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 /!\-16 Tonight, we will hang you, in the name of democracy [RP Pendaison]

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Posté le Dim 19 Sep - 22:00, vous pouvez
A l'attention de mes chers compatriotes Réversiens.

En ce samedi 28 août 2010, Aleksanteri Opalinski, ministre de la justice, a le privilège et l'honneur de vous convier à une pendaison le dimanche 19 septembre 2010, à 22h sur la place publique de Réversa (ou un autre lieu).
Seront pendus haut et court des traitres du gouvernement, après avoir été arrêtés, jugés, et emprisonnés. Ces individus n'ont plus le mérite de vivre. Après, leur carcasse finira brûlée en tas de cendres.
Toute la population est cordialement invitée.
Cependant, toute émeute, injure, opposition, attaque, ou autre type de violence envers un membre du gouvernement est interdit, sous peine de pendaison immédiate et sans jugement. (Vous avez de la chance, le matériel se situe juste à côté)
Veuillez indiquer votre présence ou votre absence avant le 18 septembre 2010 20h.

Sincères salutations,

Aleksanteri Opalinski, ministre de la justice.



Placardée sur les murs de toute la ville, l’annonce les visait tous. Anges, Humains, Lycans, Sylvestres, Vampires. Il avait besoin de représentants de chaque race, pour qu’ils voient de leurs propres yeux ce dont il était capable. Sans doute détestaient-ils le maire, mais lui était haïssable. Il aimait la souffrance, et rien que de voir quelqu’un hurler de douleur le berçait. Il avait découvert cette facette de sa personnalité lorsqu’il était devenu ministre de la justice et qu’il avait fait installer une salle de torture sous son entrepôt.

L’endroit n’était connu que par un nombre minime de personnes (distraction oblige) mais il savait pertinemment que beaucoup en avait entendu parler, sans jamais parvenir à savoir si c’était une légende ou une réalité. Quand aux curieux qui voulaient le savoir et s’aventuraient au rez de chaussée, espérant ne pas se faire pincer, eux ne revenaient jamais. Le système d’alarmes et de pièges fonctionnait à merveille. Aucun doute là dessus. Il contrôlait toujours la situation.

Chaque accusé venait de passer six mois en prison, avec pour ration un bouillon de légumes par jour le tout accompagné de séances de torture deux fois par jour.

Ils seraient quatre pendus. Un de chaque race, comme ça pas de jaloux, ni de discrimination. Chacun égal, côte à côte dans la mort. Un ange, qui avait hautement trahi le gouvernement en vendant des informations à la résistance et en parlant trop, un humain, cette espèce beaucoup trop faible pour avoir le mérite de vivre, un lycan et un elfe. Il aurait aimé tuer un vampire aussi mais ses appareils n’étaient pas assez efficaces pour eux. C’est qu’elles étaient coriaces ces créatures. Difficile de s’en débarrasser.

Aucune ne mourrait ce soir, mais Alek leur avait quand même réservé le clou du spectacle : la vente au litre du sang des pendus. Bien évidemment, il ferait incinérer ces pauvres malheureux, et puis il ferait des économies de cercueils. Il suffirait ensuite de souffler sur le tas de cendre et terminé, on n’en parle plus. 10£ le litre de sang, et avec les bénéfices, il alimenterait l’achat de machines de torture. Et l’odeur du sang attirerait les vampires qui ne se ferait pas priés pour tout acheter. Après tout, il aurait un stock pour l’hiver…

Il était allé voir un de ses « collègues » pour effectuer le sale boulot, celui qui était affreux au plus haut point. Edward Teach n’avait pas refusé l’offre d’incarner le bourreau lors de cette « cérémonie » et il était très fier d’avoir cet honneur. Au moins un qui serait content ce jour là. Toujours aussi odieux et ignoble du haut de ses cinquante ans, Edward. Alek l’aimait beaucoup en ce qui concernait ses capacités et sa docilité.

Il avait invité ses amis pour l’occasion. Ils seraient très heureux d’assister à une pendaison plus affreuse encore que celles du temps de Robespierre. Pas de guillotine non, trop difficile à transporter en plus, et trop encombrant. Le sabre et un tranchant sur la gorge net, clair, précis, rapide.

Il avait prévu toute la garde possible et imaginable. Pas d’émeutes, pas d’échappatoire pour les prisonniers. Au moindre geste suspect de la part d’un membre ou d’une partie de la population, il y aurait malheureusement plus de morts que prévus ce soir là. Alek ne chercherait pas à comprendre, il proclamerait les mots qui lui donnent du pouvoir « Trahison envers le gouvernement » et Edward serait comblé d’avoir un peu plus de travail que prévu ce soir. Et Alek récolterait en plus du sang en plus. Mieux valait des résistants morts, ils participaient activement à la torture des traitres.

Il grimpa sur l’estrade, surplombant toute la place, afin de voir les Réversiens arriver et histoire de montrer tout de suite qu’il était en position de force et de pouvoir. Quoi de mieux pour intimider ? Il était un peu moins de 22h, heure fatidique.

Tonight, we will hang you, in the name of democracy...


Dernière édition par Aleksanteri Opalinski le Mar 26 Oct - 19:22, édité 2 fois
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Posté le Lun 20 Sep - 7:14, vous pouvez
Diamond s'était réveillée pile à l'heure. Pile a l'heure de quoi ? De la pendaison sur la place public bien sûr. Comment rater l'évènement ? N'importe où ou l'on allait, des pancartes étaient suspendus ou le bouche à oreille exercé son travail. Le gouvernement avait bien réussit son coup, il n'y allait sûrement pas n'y avoir qu'un petit comité là-bas, avec tout le remue-ménage qu'ils avaient fait... Même si les places étaient réservés au plus courageux, nombreux était ceux qui étaient terrifiés par le mot même "gouvernement". Cette nuit, allait se produire un évènement qui pourrait bouleversée pas mal de choses, et ce n'était sûrement pas la soirée à louper. La belle vampirette décida donc d'être au rendez-vous, et ce non pas pour jouer les super héros ou quoi que ce soit d'autre. Tâter le terrain et surveiller les invités pourraient pour l'instant s'avérer utile. Ensuite, elle improvisera probablement... Le déroulement de la soirée pourrait devenir intéressant.

Emmitoufler dans une veste noire, essayant de ne paraître qu'une ombre, Diamond arpenta lentement les rues en direction de cette fameuse place publique. La ville était.. Étrangement silencieuse. La plupart des lumières étaient éteintes, et la rue était quasi déserte. Seul au loin, une vive lumière attira son regard. Elle la suivi, d'une démarche toujours lente, le ventre nouée. Heureusement, aucun vampire n'allait être exécuté ce soir, à ce qu'il paraissait, voila qui était déjà un premier soulagement, mais cela ne voulait pas dire qu'elle ne comptait pas participer à l'exécution. Elle n'avait jamais été fermée au point de renier les autres espèces. Pour elle, ce n'était que des gens différents de plus, elle ne se focalisait pas sur la race. C'était un représentant "traître" (pour le gouvernement bien sûr) de chaque races ici, cela aurait pu être des vampires. Non, il ne fallait pas se défiler, pas ce soir.

Arriver sur place, il y avait une petite foule pour l'instant, qui murmurait en jetant des regards en coin aux personnages du gouvernement. Diamond huma l'air... A sa grande surprise, il y avait quand même des humains qui étaient venus, des humains, sûrement très courageux. Elle ne s'enfonça pas dans la foule, elle garda ses distances, inspectant froidement l'estrade où se tenait un homme. S'il pensait que c'était en faisant son grand personnage du haut de son estrade qu'il allait impressionner qui que ce soit... A part les humains, peut-être. Jetant un regard circulaire, elle vit la présence de plusieurs "gardes de sécurité". Eux aussi se tenaient à l'ombre et n'hésiterait pas à faire un carnage au moindre faux mouvement de la foule. A peine arrivée elle se sentait déjà espionner. Cette soirée promettait... Diamond fixa ses pieds en espérant qu'il n'y aurait pas plus de morts qu’annoncé ce soir.
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Posté le Mar 21 Sep - 0:15, vous pouvez
    Alphée se trouvait stupide.

    Elle ne pouvait pas exprimer le sentiment qui s'était emparé d'elle lorsqu'elle avait réalisé quel jour nous étions. Depuis quelques jours, une sorte de fébrilité malsaine régnait sur Réversa. Tous ne savaient que penser par rapport à l'exécution publique de quatre "traîtres". Pro-gouvernement ou résistant jusqu'à l'os ? À l'hôpital, Alphédixia avait souvent surpris des phrases laissées en suspens, des mots murmurés, chuchotés. Personne n'osait se prononcer avec fermeté sur le sujet, bien trop effrayés d'attirer l'attention ou la désapprobation de son entourage.

    Des "invitations" au carnage avaient été placardées un peu partout en ville et la jeune elfe s'était promis de rester bien caché au fond de son appartement. Jamais elle ne viendrait spectactrice d'un tel crime, jamais elle ne participeraìt à un tel outrage envers la liberté et la justice. C'était absolument hors de question !

    Et pourtant, Alphée était maintenant piégée au milieu de la foule qui attendait le massacre. À la seule pensée de ce dont elle allait être témoin, elle sentait son estomac se contracter, l'envie de vomir se faisant de plus en plus forte. Fermer les yeux, détourner la tête, voilà ce qu'elle allait faire sans attendre...

    Mais que fait-elle au milieu de cette foule ? En vérité, elle avait besoin de faire une course de dernière minute, quand elle s'était retrouvée coincée dans la masse se dirigeant vers cette exécution. Impossible de s'échapper, si elle bougeait trop ou poussait les gens, il y avait le risque qu'on l'arrête. Bref, elle ne voulait pas faire de quoi de stupide pour risquer des complications imprévues. Alphée n'avait aucune envie de se retrouver en avant et de se faire trancher la tête comme les autres condamnés.

    Les minutes s'écoulaient et la foule attendait en silence. Des paroles faibles étaient échangées entre ceux qui entouraient la jeune femme, mais elle ne parvenait jamais à entendre ces murmures tant ils étaient à peine chuchoter. La tension montait, l'attente devenant insoutenable.

    Elle n'était pas là par choix et elle avait du mal à comprendre comment les témoins présents avaient pû choisir d'assister à un si macabre spectacle.

    Soudainement, il lui sembla que l'air manquait. Peut-être était-ce le fait qu'elle se trouvait dans une foule très compacte ? Mais voyons ! À qui mentait-elle ? L'elfe allait être malade, jamais son estomac ne tiendrait devant cela. Alphédixia devait sortir de cette masse, elle ne pouvait pas assister à cela. C'était au dessus de ses forces.

    Elle se mit dos à la plateforme où les quatre traîtres seraient pendus et elle tenta de quitter les lieux. Alphée poussait les gens, tentant tant bien que mal de se frayer un chemin parmi eux. Son teint avait passé au vert et de la sueur perlait sur son front. Ça n'allait pas, mais pas du tout !


    "Vite... Hors d'ici... Besoin d'air... Doit quitter cette foule... Vite..."


Dernière édition par Alphédixia Hermèste le Lun 25 Oct - 23:36, édité 1 fois
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Posté le Mar 21 Sep - 14:37, vous pouvez
    "Jake, il n'y a pas une pendaison ce soir?"

    L'ange grogna en entendant cette voix, sa jambe passée par dessus une hanche forte d'une femme. Cette ange, une simple secrétaire de la mairie qui avait accepté de passer le début de soirée avec lui. D'un côté, il ne s'était pas trop cassé la tête pour la convaincre de coucher avec lui. L'ange grogna une seconde fois alors qu'une main glacée toucha son épaule. Qu'elle ne le touche pas que Diable! La jeune femme s'assit dans le lit, tournant le dos à son compatriote, elle avait des ailes grandeur nature tatouées dans le dos. Elle ne supportait pas de ne pas avoir d'ailes, cela le rendait malade pour dire vrai. Jake se redressa à son tour, nu comme un vers, il observa l'horloge digital. Vingt-une heures trente, il y avait en effet une pendaison dans une demie-heure.

    "Mer**...Je vais être en retard..."

    Il y allait même si on l'avait refusé à la sécurité. Trop dangereux avait dit un des gardes quand il s'était proposé. Il allait lui en servir du dangereux tiens! Non, il devait rester tranquille, il ne voulait pas que ce ministre de justice l'envoie se faire pendre. S'il devait choisir sa mort, alors cela ne serait pas ainsi qu'il mourrait. Jake attrapa son boxer qui était sur sa lampe de chevet, l'enfilant rapidement, il chercha le reste de ses affaires. Où est-ce que cette tigresse les avait lancé? Il dut constater qu'il n'avait pas le temps de jouer à cache-cache avec ses vêtements, alors autant faire autre chose. Jake ouvrit une armoire, et attrapant un jean et un t-shirt, il les jeta sur le lit. L'ange femelle le suivait du regard sans broncher alors que l'homme aux yeux verts clairs enfila un jean bleu foncé sur ses jambes.

    Il mit par dessus un pull sombre qui le rendait pâle, et faisait ressortir la teinte électrisante de ses yeux clairs. Sans un mot, il passa une main rapide dans ses cheveux courts, sans se doucher, sans se raser, mais un chewing-gum dans la bouche. Qu'il n'ait pas l'air totalement dépravé non plus...Jake marcha rapidement dans Forturna Street, il possédait un appartement dans ce quartier. Appartement que Katherina avait acheté avant sa mort. L'ange à l'âme sombre soupira longuement. Si elle avait été là, qu'aurait-elle pensé de sa venue à la pendaison? Katherina avait très vite compris que son époux était un être dérangé qui avait été brisé durant son adolescence. Elle avait accepté pourtant sa mentalité et pas qu'un peu. Mais Jake savait au fond de lui que l'ange avait regretté des fois de l'épouser. Il n'était pas le meilleur époux.

    Secouant la tête, il chassa ses drôles de pensées de son esprit et se dirigea vers la place publique. Des gens s'amassaient, mais surtout s'écartaient au passage de l'ange. Il dégageait une aura charismatique, mais aussi gravitait une aura de mal autour de lui. Cette aura il la tenait à son passé d'humain, de vulgaire humain. Jake repéra très vite les vampires affamés et grinça des dents. Il observa quelques secondes le ministre sur la place et contourna des personnes pour s'enfoncer plus dans la foule. Il ne manquerait plus qu'on le tape! Car oui, il voyait bien les regards mauvais qu'on lui jetait. A la bonne heure va, les gens n'étaient que des sauvages au final. A ses yeux surtout. Jake fut par conte attiré par une elfe. Elle se voyait comme le nez au milieu de la figue et semblait vouloir fuir. En attendant, avec ses bêtises, elle faisait beaucoup trop agiter la foule au goût de l'ange sombre. Il s'approcha à grandes enjambées, et l'attrapa doucement par le bras.

    "Hey! Qu'est-ce que vous faites ici?!"

    Les elfes étaient connus pour leur pureté, au contraire des anges qui réunissaient les pêchés capitaux. Alors bon, que faisait cette femme ici? Elle semblait légèrement plus jeune que lui, mais difficile à dire. Elle avait les traits si purs, si sublimes. Jake sentit sa prise se desserrer autour de ce bras. Il était impressionné par cette elfe, elle imposait le respect. Et discrètement, il desserra sa prise pour lever légèrement ses mains pour s'excuser. Miracle...C'était la première fois qu'il était poli. Au loin l'horloge de Réversa sonna vingt-deux heures. La foule s'agita soudainement, le spectacle macabre allait bientôt commencer, n'est-ce pas? Mais il n'y avait pas encore les dix coups, nous étions à peine à cinq...Cela laissait cinq coups de plus à la foule pour se déchaîner, et complètement pour dire la vérité.
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Posté le Mer 22 Sep - 10:00, vous pouvez
Vêtu de ses habituels vêtements pour les temps frais, Will se dirigeait vers la place publique. Ses yeux verts-gris apercevaient déjà l'estrade et les poteaux. L'idée de voir ces quatre malheureux se balancer au gré du vent, le temps d’être incinérés, le rendait malade. Surtout qu’ils seraient saignés, le sang récolté étant vendu aux vampires. Alors, me demanderez-vous, que venait-il y faire ? La réponse était très simple. Il venait assister à cette foutue pendaison en qualité de résistant.

C’était donc une sorte de cérémonie professionnelle pour lui ? Voilà, vous avez saisi l’idée ! Excepté que Will, grâce à ses voyages, avait été plus que confronté à l’injustice et que cette pendaison en était une de plus… malheureusement. Il était là pour pouvoir être ensuite à-même de présenter des arguments percutants et infaillibles aux neutres, afin de les enrôler dans la résistance. C’était un recruteur. La propagande était son arme.

Il y assistait à contre-cœur. Will était une « âme sensible », si l’on pouvait ainsi le dire. Il trouvait que tout cela était vain. Pour lui, c’était les êtres à l’esprit atrophié, à l’instar de ces anges, qui avaient pourri le monde. Enfin, si on parlait uniquement de Réversa, la faute incombait à ces scientifiques. Toutes ces personnes, à l’esprit aussi grand qu’un petit pois et aussi ouvert qu’une porte verrouillée, étaient des boîtes de Pandore en puissance et qui se reproduisaient, en plus ! Comment donc réussir à se débarrasser de pareils malades mentaux, surtout lorsqu’ils étaient à la tête d’une ville… ?

Il ferait la même chose que lors de la première exécution, peu après son arrivée en ville : il fermerait les yeux et tournerait la tête. C’était dans les contes de fées que les anges pleuraient du sang * et avaient des ailes. Dans la réalité, ils n’en possédaient pas et le faisaient verser avec une jouissance rageuse.

Il y avait déjà foule autour de l’estrade. Will se glissa à l’intérieur. Trop près était suspect d’une part, surtout pour un humain, et bien trop morbide pour lui. Trop loin était également suspect et cela serait peu judicieux en tant que résistant. Il se devait de pouvoir s’imprégner de cette funeste ambiance, pour que ces mots aient ensuite un fort impact sur les neutres. Plus il serait précis, plus il en convertirait.

Il fut sur le point de se cogner à un ange, qui tenait une elfe par le bras. Heureusement, il eut le réflexe de s’écarter sur sa gauche à temps. C’était la lie, autant ne pas se faire contaminer. Il plaignait sincèrement la jeune femme, en revanche. Cerné par les anges, cernés par les vampires. Il n’avait pas peur des nocturnes du tout, il tenait juste à ne pas leur servir d’en-cas, ni se faire transformer. Etre un humain lui allait bien, sinon parfaitement, bien que cette race fusse considérée comme faible et inutile pour les anges et certains vampires. Ils reniaient une partie d’eux-mêmes, à dire vrai, mais c’était leur problème. Le passé était le passé, mais il restait néanmoins une partie de nous-mêmes.

Opalinski avait tout prévu, Will devait le reconnaître. Méticuleux, le mec. Pour un peu, on se serait cru à un concert en plein air, avec cette foule et ces gardes de sécurité, si ce n’était la présence malsaine de ces poteaux. Des représailles… elles ne viendraient pas de Will, qu’Opalinski ne craigne rien. Justement, celui-ci trônait sur l’estrade, fier comme un coq de dominer la foule.

No, dude, you’re not the boss, keep that in mind.

Il avait plutôt l’air idiot, aux yeux de Will, de parader ainsi. Le seul à pouvoir le faire était l’adorable maire de Réversa, Michael Fell. Si Opalinski n’était déjà pas piqué des hannetons, il ne valait mieux pas mentionner Fell. Will espérait qu’il n’y aurait personne d’assez stupide pour venir brailler des âneries qui pourrait coûter la vie de n’importe qui, ou bien d’avoir un geste vain qui aurait le même résultat. Il y aurait quatre morts ce soir, et c’était déjà bien trop. De plus, il ne tenait pas à perdre la vie par la faute d’un crétin. Il voulait fêter ses vingt-six ans dans deux mois.

L’horloge se mit à sonner. Bleed well in hell. **


[* : traduction de 'When angels cry blood...', HIM - The funeral of heart
** : HIM - Bleed well]
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Kyle A. Lewis
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Posté le Ven 24 Sep - 21:32, vous pouvez
Un choc vint s'abattre sur la vitrine principale de ma galerie dans un bruit sec et sourd. Surpris, je levais les yeux afin de voir de quoi il en retournait, et là je fus forcé de constater qu'une bande de bras cassé bossant pour l'état venait de placarder leur saloperie sur la façade extérieure. L'éclat de leur voix ainsi que leur intonation juvénile me foutait encore plus en rogne, ces petits merdeux étaient fiers de leur coup.

*Hun elle est belle la jeunesse angélique*

Je finissais dans un premier temps le travail qu'il me restait avec mes collaborateurs. Dieu que cette journée avait pu être longue et à ce que je pouvais entendre, elle était loin d'être fini. L'un des agents artistiques qui travaillaient pour moi était assez agité, son travail qui d'ordinaire se voulait méticuleux et structuré était là désordonné et approximatif. Et le deuxième n'en parlons pas, il s'était shooté à la caféine pour pouvoir tenir le coup :

- Hey dis, je sais que la journée a été assez mouvementée mais quand même, c'est pas une raison. On a presque fini dépêche toi un peu.

- Oui je sais... Désolé, c'est juste que...

- Bah... C'est qu'on est tous assez stressés à cause de cette fichue pendaison...

- Fais gaffe à ce que tu dis !

La discussion suivit son cours, mes deux assistants étaient vraiment angoissés par cette "nouvelle", personnellement je ne voulais pas y croire... Une pendaison, et puis quoi encore ? C'est bon la chasse aux sorcières du 17e siècle est révolu, il serait temps d'atterrir...

Je les libérai avant l'heure, ils étaient bien trop à côté de la plaque pour faire du bon boulot. Et puis, j'avais besoin d'une pause moi aussi. J'enfilais rapidement mon trench coat noir, ne prenant pas la peine de le fermer. J'arrangeais avant de franchir le seuil de la porte ma chemise blanche ainsi que le gilet de mon costume, puis, en ajustant mon foulard gris irisé en soie Hermes mon regard vint se visser sur la fameuse affiche. Je l'arrachais sans attendre et la survolais en même temps que je marchais. Mes pas étaient vifs et fermes, je me mouvais avec aisance parmi les passants, mon allure qui alliait confiance et puissance devait surement jouer pour beaucoup. En moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire je me retrouvais sur la place publique. Aucune échappatoire n'était possible ni envisageable, même si nous voulions nous rendre ailleurs nous étions obligés de passer par la case pendaison...

- Fuck

Et ils étaient là, tous ces Réversiens à avoir les yeux rivés vers un seul et unique point. L'échafaud. L'élément central de tout ce cirque, la pièce motrice qui articulait ce théâtre morbide et qui donnait le ton des hostilités. Et nous, nous étions là, à attendre passivement que la justice des anges soit rendue comme les pauvres pêcheurs que nous sommes. De simple mortel assemblé en un amas d'hommes et de femmes respirant la trouille à plein nez pour la plupart. Et ces maudit vampire, suceur de sang à la limite de l'increvable... Eux aussi étaient présents, à rôder, à attendre patiemment la fin de ces quatre pauvres types afin de se délecter de leur sang tel des charognards guettant la mort d'une proie déjà au bout de sa vie. Je fis sauter une cigarette de son étuis, la mena à ma bouche et l'alluma dans un geste des plus nonchalant. Je me mis un peu en retrait et lus à nouveau l'affichette sur la pendaison :

- Du grand n'importe quoi...

Je pris mon zippo et la fis flamber. Pendant que le bout de papier s'embrasait à vive allure je scrutais l'horizon, balayant la foule du regard. Et cet ange pourris jusqu'aux confins de lui-même était là, à nous regarder de son air dédaigneux, affichant un sourire des plus funeste... Je jetais le reste de la feuille avant qu'elle ne me brule, laissant ces cendres se consumer au gré du vent.

- Tss...Pauvre con.

Je continuais à fumer ma cigarette, alors que l'horloge avait déjà sonné ses dix coups. Les pions qui avaient préalablement été placés sur l'échiquier commençaient à bouger... Opalinski, en bon maître de cérémonie entama un discours à notre attention, son bourreau adoré, lui, affûtait sa lame tandis que la population, elle, commençait à s'agiter. Ça y nous y sommes, le carnage va pouvoir "enfin" commencer...
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Posté le Mar 28 Sep - 0:22, vous pouvez
Elle avait reçu l’invitation comme tout le monde, mais en tant que ministre, un courrier officiel lui avait été adressé. Aleksanteri Opalinski, évidemment. Qui d’autre dans cette ville pouvait se permettre de faire de pareilles infamies ? Le gouvernement allait perdre son image glorieuse qui depuis pas mal de temps se dégradait progressivement, d’ailleurs peu de Réversiens avaient foi en les anges et leurs changements pour un monde plus juste. C’était fini tout ça, l’âge d’or des anges, c’était au moment où ils avaient pris le pouvoir qu’ils auraient du faire quelque chose pour garder leur image glorieuse.

Aujourd’hui, ils inspiraient méfiance. Elle en faisait partie. Elle était un ange et elle devait vivre avec sa race. Elle ne pouvait pas totalement la renier, même si bien des fois, elle l’avait voulu, elle aimait son travail, reconnaissait avoir commis des erreurs et ne s’était pas forcément excusée ou tentée de réparer les dégâts.

Cette nouvelle concernant une pendaison sur la place publique l’amenait à réfléchir, sur ses objectifs, ses véritables intentions, son camp : Resterait-elle fidèle au poste ou trahirait-elle sa race ?
Difficile de se mettre dans les deux camps, mais elle n’était pas neutre, pas du tout. Elle y avait pas mal réfléchi pour enfin se rendre à l’évidence : elle n’était ni pour l’un, ni pour l’autre camp, tout ce qui avait un intérêt à ses yeux devenait intéressant.

Le reste lui semblait bien futile voire banal.
Elle ne se trahirait jamais elle-même. Et si un jour les anges seraient amenés à sombrer, elle se sauverait elle-même d’abord. Egoïste, égocentrique, fière. Voilà ce qu’elle était. Etre bien vu par un maximum de personnes et par celles qui lui permettraient d’avancer.

Bien sûr qu’elle se rendrait à la pendaison. Elle y assisterait, de manière à observer les réactions de tous, et de savoir comment la population acceptait ce genre d’humiliation, de souffrance et de perversion. Le gouvernement avait bien changé depuis son ascension au pouvoir. Dans le bien ou dans le mal ? Certains diraient en mal, comment regarder ces gens souffrir ? Comment laisser passer de tels actes ? D’autres diraient en bien. Le gouvernement désire un monde plus juste en éliminant les gêneurs. Cependant est ce que le gouvernement serait accepté de cette manière ? Y aurait-il guerre, émeute, révolte ?

Morgane arriva un peu avant 22h, et se plaça près de l’estrade, où aurait lieu la pendaison. Elle apercevait toute la foule qui s’approchait mais eux ne pouvait pas vraiment la voir, d’où elle était perchée. Elle avait une place réservée, étant ministre, mais refusa de s’y installer.
Il avait tout prévu. La garde rapprochée, les prisonniers enchainés, tout. Rien ne pourrait empêcher ces personnes de mourir. Pour montrer l’exemple. Pour leur montrer à tous que s’ils désobéissaient…

Qu’en avait-elle à faire de ces personnes ? Rien. Elle s’en fichait royalement. Elle ne leur avait rien, ils ne lui avaient rien fait et elle se fichait de savoir pourquoi on les condamnait. De toute façon, Opalinski ferait un discours tout en appuyant bien sur les faits et actes qui accusaient les criminels.
Quelle cruauté dans son regard et quelle satisfaction. On voyait naître en lui une soif irrémédiable de pouvoir.
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Posté le Ven 1 Oct - 17:40, vous pouvez
La nuit n'était pas encore tombée et l'elfe voulait finir son travail avant que la lumière du jour ne commence à disparaître totalement. Il finit donc de creuser son trou, enfin non pas le sien à lui , non il est pour quelqu'un d'autre mais c'est lui qui le fait parce que bon, faut quand même l'avouer, le locataire y il met pas du sien pour l'aider, même pas un petit coup de main, surtout que vu l'état dans lequel il a fini sa main il pourrait lui donner facilement.

Une fois sa besogne finie, il alla ranger sa pelle, donna deux trois instructions à son employé et alla prendre une douche, se changea. Il mit un pantalon en jeans noir, un long manteau en cuir noir retombant jusqu'à ses chevilles et des chaussures noires parfaitement cirées. Il se recoiffa en vitesse et sortit de chez lui.

Direction la place publique. Malkavian avait entendu partout qu'il y avait une pendaison là-bas. Le grand noir avança à grand pas vers le lieu de l'exécution.

Ah il va se passer quelque chose de divertissant ici. Enfin un peu d'action.

Une fois là-bas, il remarqua une grande foule autour d'un grand échafaud et sur lequel une personne se tenait. Visiblement c'était une personne importante, l'elfe le regarda attentivement. Connais pas, se dit-il.

Il arriva dans la foule et commença à la traversée, il voulait être aux premières places. Il était amusé de voir tous les badauds regroupés autour de lui, il avançait sourire aux lèvres, il était là, imposant au milieu de tous ces gens. Certains le fixaient d'un drôle d'air, d'autres s'écartaient de peur. On pouvait lire sur son visage une certaine trace de folie.

Une fois devant il sourit encore plus. Ahhh la meilleure place. Il ne me manque plus que des pop corns et une petite boisson. Malkav' fit craquer son cou et ses autres os possible. Il était amusé à la perspective d'une exécution, il regrettai juste que l'on ne fasse pas appel à lui pour les corps, il pouvait faire une fosse commune ou un petit trou pour y mettre les cendres. Enfin soit, il avait une idée en tête et il comptait se faire remarquer.

Alors qu'il attendait le début un homme arriva et le bouscula pour avoir une place.

Oh! On te conseille de faire gaffe et de t'excuser toi!

Quoi? c'est à moi que tu causes? Tu penses vraiment que je vais m'excuser auprès d'un mec comme toi?

Bon écoutes, soit tu t'excuses et tu dégages soit tu vas regretter de pas être parmi les types qui vont être exécutés, parce que crois moi ce que tu vas subir sera bien pire.

L'homme fit un pas en arrière et finalement il est reparti. L'elfe le fixa un moment puis il se tourna à nouveau vers l'échafaud. Il remarqua ensuite plus loin un visage familier et se rapprocha de celui-ci. Il avait vu Miss Pen'malak et voulait savoir si elle savait quelque chose à propos de ce qu'il va se passer, enfin non ça il le savait mais il voulait savoir pourquoi tout ça.


[Désolé du temps de réponse et de la mauvaise qualité du rp mais je suis encore un peu malade^^]
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Posté le Mer 6 Oct - 19:15, vous pouvez
Pendaison. Le mot sonnait comme ce qu'il était, mortel. Le supplice de l'échafaud. Depuis le temps qu'il était à Reversa, un bon moment maintenant, il n'avait jamais assisté à une exécution en publique. Sa surprise avait atteint son comble lorsque six jours plus tôt, en sortant d'un café, il avait vu une affiche placardée invitant les concitoyens à participer à l'évènement. Comme s'il s'agissait d'une sorte de cirque macabre où les animaux finissaient pendus à la fin de la représentation. C'était donc avec une envie plutôt morbide qu'il avait abordée cette journée. Rien de spécial. Il avait erré au Manoir, attendant l'heure fatidique. Quelques classiques y étaient passés, comme Baudelaire, qu'il connaissait par coeur, mais aussi un peu de Wilde, et pour varier, du Poe.

Lorsque la pendule avait sonné les neufs heures dans sa chambre, il s'était hâté d'enfiler les premiers habits sous la main. Un tee shirt à col en V profond, et un jean noir. La discrétion était de mise lors de ce genre de..rassemblement. Il s'observa rapidement dans une grande vitre, et décida d'enfiler un blouson court de cuir noir. C'était assez sobre, et il était assuré de ne pas vraiment être visible dans la foule. Il se passa rapidement une main dans ses cheveux bruns, ne prenant pas la peine de réellement se coiffer. Une fois estimé sortable, il prit la route de la place publique.

Les gens s'agglutinaient sur la place. Une masse compacte de têtes, visages, corps, de toutes couleurs, et, sensiblement, de toutes races. Une dominance humaine. Quelques flagrances animales. Des gens du gouvernement, au charisme presque palpable, tellement plus brillant que les ternes humains du quotidien. D'autres plus raffinées qu'il avait appris à assimiler aux Elfes.

Jetant des regards aux alentours, il se dit que si une de ces créatures était ici, elle devait être plus à plaindre que les pauvres malheureux. Le vampire se fraya un chemin au milieu de cette marée vivante, se servant de son agilité naturelle pour éviter de toucher trop de monde. Quel amas de sanguinaire. Curiosité malsaine, un peu comme lui. Ca lui rappelait la Révolution, en France, sauf qu'en lieu et place de l'échafaud, c'était une guillotine. Il avait assisté à la descente de la lame sur le cou gracile de sa mère, de son père, et lorsque son frère s'était avancé à son tour, il avait fermé les yeux. La foule était la même. Une soif de sang tangible, une cruauté presque visible, qui étendait ses tentacules sur presque tous le monde. Un instant, il revit les tricoteuses, ces femmes qui attendaient les exécutions tranquillement sur leur siège, au premier rang, en faisant leur tricotage . Un instant seulement, car la personne du premier rang n'avait pas réellement une tête à tricoter..

Il détourna les yeux vers le supplice. Les cordes pendaient mollement, et si les têtes ne tombaient pas, le jeune homme les imaginait sans peine être enserrées avec une brusquerie par les noeuds coulants. Cet appareil était pire que les guillotines de son enfance. Si on n'avait pas la chance d'avoir les cervicales rompues lors de l'ouverture de la trappe, c'était une mort par strangulation, une asphyxie lente et douloureuse qui était à suivre. Il ne savait combien de personnes devraient sentir le baiser rugueux de la corde sur leur cou, mais il les plaignait presque. De meilleurs façon de mourir existaient...

Un premier coup, un premier glas. Aux oreilles sensibles du brun, le bruit grave de l'horloge était une ouverture, une introduction d'une symphonie aussi sombre que dansante. Les corps seraient les personnes sur la piste, et eux seraient le public, admirant le ballet des cadavres pendus jusqu'à ce que leur soif de mort atteignît sa satiété. La valse de la faucheuse, ses compagnons dansante sur leur gibet, au gré de la corde oscillante. Ses atours revêtus autour du cou, une cravate pour vêtement, la voilà qui vient, paradant, chercher ses quatre camarades de ballet. Une musique infernale, qui se joua au rythme des secondes..Un deuxième coup, une deuxième note. Un accord parfait. Puis un troisième. Bientôt l'heure, bientôt. Le temps semblait pourtant d'une lenteur extrême. Le quatrième..

Ses yeux se posèrent sur la silhouette debout, sur l'estrade. Admirable bourreau. Un paon noir. Ou plutôt un coq. Et eux étaient la basse cour. Superbe métaphore, se comparer à un poulailler. Un soupire s'échappa de ses lèvres, audible pour les personnes autours, qui lui lancèrent du coin de l'oeil un regard légèrement intrigué.

Cinq....

Ses oreilles, qui n'avaient de cesse de lui rapporter le vacarme ambiant depuis son arrivée, semblèrent un instant perdre de leur acuité. Non, se dit le noble, c'était la foule qui cessait progressivement de parler. les visages se tournaient vers l'estrade, et les voix s'éteignaient, noyées par l'envie de neuf, de sang, de corps, de charogne. Rien de tel qu'une petite mort pour calmer tout le monde. Exemple et prévention. Une pierre, deux coups..ou plutôt, une corde, un cou..

Six...

Sept..

Et ainsi sonne le glas.
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Posté le Dim 17 Oct - 11:12, vous pouvez
U
Un quart d'heure plus tôt, dans Black Alley, l'ambiance n'était pas à la déprime ou aux jérémiades. Au rythme de jouissances, la traditionnelle fête du sexe battait son plein à la maison close. Les murs vibraient des ondes de ces messieurs dames qui s'offraient, malgré cette sombre époque, les plaisirs les plus outrageux. Sans doute pour oublier le terrible voile, plus sombre encore que cette nuit d'automne, qui allait s'abattre sur la ville, un peu après vingt-deux heures.

Dans sa tenue d'Eve, Regina laissa ses compagnes de jeux à leur nuage du Nirvana et déambula dans la petite chambre afin d'aller ouvrir la fenêtre. Après un tel effort physique, même la brise à dix degrés, agonie estivale, lui procurait un bien immense, prolongeant encore son orgasme. Ses jambes tremblantes ne la soutenaient guère en cet instant, aussi choisit-elle de poser son royal postérieur sur le tissu corrompu d'une bergère. C'est contre un dossier de soie pourpre qu'elle se laissa tranquillement aller, dans un soupir plein de liesse. Machinalement, elle tâtonna afin de trouver sa pipe, avant de se rappeler qu'elle avait du la laisser dans une de ses poches, lesquelles, nichées dans ses habits, se baladaient un peu partout dans la pièce, à la suite du l'attaque sauvage de ses congénères.

Une proche d'opale se détacha d'un nuage de passage et un rayon de lune se jeta sur la peau blanche de la jeune Vampire. La brise gagna en intensité, et les battants de la fenêtre s'ouvrirent davantage, dans un grincement éloquent, bientôt renchérit par les plaintes de ses compagnes d'un soir. Quoi ? Froid, déjà ? Elle ne pouvait pas s'en rendre compte. Lorsque la plus féroce, une humaine en chaleur, finit par se redresser, Gina laissa échapper un soupir muet - réflexe conservé de sa vie d'humaine - et, préférant éviter la gueulante, esquissa un geste pour fermer la fenêtre.

C'est en se relevant qu'elle constata que la Place Publique, située à quelques dizaines de mètres de là, de l'autre côté de la Black Alley, était illuminée de toutes parts. On eût dit qu'elle était enfermée dans un dôme scintillant, où il faisait encore jour. Le halo frétillant des lampadaires avait été renforcé par le ronflement des torches. Au centre de ce cercle de feu se pressait déjà une petite foule, nourrie chaque seconde par un maillon de plus. Devant eux, une scène. Ah, tiens, il y avait une représentation de théâtre ce soir ? si tard ?
La vision aiguisée de Regina lui permit de reconnaître des potences. Des bouts de cordes, lambeaux lamentables, pendaient dans le vide, assortis d'un nœud coulant, certainement.

L'estomac inerte de la Vampire réussit néanmoins à se tordre malgré sa condition. La pendaison. Des souvenirs qu'elle était certaine d'avoir enfoui au plus profond de son crâne ressurgirent tout à coup. Non, elle ne l'avait pas oublié. Elle n'avait pas oublié sa rencontre avec Johannes, à la sortie de la maison close. Elle n'avait pas oublié l'émeute qu'avait suscité l'accrochage des affiches dans la ville entière. Les mains de la demoiselle se crispèrent. Tant de monde, pour quatre simples exécutions ? Qu'espérait le Kiki, comme elle l'appelait ? Réunir cette population apeurée et déstructurée le temps d'une soirée, pour partager le spectacle de mise à mort d'un ennemi commun ? d'un ennemi dont on avait certainement pas la preuve de culpabilité ? Gina se sentit révoltée. Pourquoi Diable Mme Blue n'avait-elle pas prévu d'attaque ?!


- Qu'est-ce qu'il se passe ? s'étonna l'une de ses compagnes qui s'était finalement approchée. Tu sais qu'il caille au moins ?

Gina ne lui laissa pas le temps de poursuivre. L'évènement, qu'elle désigna d'un signe du menton, coupa court aux jérémiades de la gonzesse en rute. Elle plaqua ses mains sur sa bouche, comme si elle découvrait l'évènement, attirant l'attention des deux autres filles de joie, qui se pressèrent à leur tour à la fenêtre. L'une d'elle décida de s'y rendre, bientôt suivie par l'autre. Lorsqu'elles demandèrent à Gina de les accompagner, celle-ci secoua fermement la tête, avant de fermer la fenêtre d'un geste brusque et sourd. Puis elle se tourna vers elles, les mains sur les hanches.

- Que je me rende en place publique, alors que mon visage est placardé sur tous les murs de la ville ? Je prends déjà assez de risques. Et puis, pourquoi faire ? Rien ne les empêchera de pendre ces malheureux, nous aurons toujours tort !

- Ton visage aura été recouvert par les affiches de la pendaison, se moqua la première, qui connaissait la vanité de Regina.

- Tu t'es teint les cheveux, on ne te reconnaîtra pas. Il te suffira de ne pas trop t'approcher, ajouta la seconde.

- La place publique est le noyau de Reversa,
lâcha la dernière. Nous serons toutes obligées de passer par la Place Publique pour rentrer chez nous.

Ce fut le dernier argument, le plus intelligent, qui fit ployer l'avis de la jeune femme, en plus de tous les autres. Elle profiterait de sa nouvelle apparence et de l'attirance de la pendaison pour s'y faufiler et ainsi rentrer saine et sauve chez elle.

- - - Dix minutes plus tard - - -
Elles se joignirent à la foule murmurante, toutes les quatres, emitoufflées dans leur manteau, n'ayant pas pris la peine de retirer leurs sous vêtements obscènes. L'essoufflement de trois d'entre elles indiquaient qu'elles avaient couru pour se rendre à la Pendaison. Déjà des dizaines de personnes de toutes races - les Elfes en minorité - se pressaient devant les potences. Le ministre Kiki se tenait à côté de l'estrade et conversait avec son bourreau. Les yeux de la jeune femme, dissimulés sous sa capuche, embrassèrent la foule. Deux Vampires, un masculin, un féminin, se démarquaient déjà par leur taille et la blancheur de leur peau. Morgane Pen'Malak n'allait certainement pas tarder, et, se faufilant tant bien que mal vers la sortie - sa gorge se serra - Gina reconnut Alphée, qui fut très vite accostée par un ange.

Il y aurait plus de morts que prévu, ce soir.

Elle sentit l'anxiété la gagner, et préféra rester à l'écart afin de tirer sa pipe de sa poche. Elle la cala entre ses dents avant de l'enflammer. Un volute de couleur terne tournoya bientôt au dessus de sa tête. Une de ses compagnes lui donna un coup de coude en désignant un petit stand dressé à côté de l'estrade. Gina tira une bouffée sèche et froide.

- Je ne suis pas encore dépendante du gouvernement. Je préfère chasser moi-même. Et je n'ai pas d'argent sur moi.

La cloche résonnait sur la place dans un son grave et imposant.

Huit...

Neuf...

Démocratie, mon cul.
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Edana J. May
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Posté le Lun 18 Oct - 10:51, vous pouvez
    Edana se massa durement les tempes, une main accrochée à son front, l'autre battant démesurément un rythme imaginaire, énervant, énervé, sur la table de bois de sa cuisine. Elle poussa un profond soupir avant de regarder l'heure. 20h. Cela faisait plus de deux heures qu'elle était dans la même position, culpabilisant pour l'événement qui allait avoir lieu et revoyant elle-même ses positions dans le gouvernement en place. Ses lèvres se pincèrent tandis qu'elle sentit une larme rouler le long de sa joue. Devenait-elle aussi insensible que pour n'avoir même pas tenté de remuer le petit doigt pour sauver ne serait-ce que l'un des condamnés?

    Elle essuya ses joues d'un geste rageur, avant de se lever et de se diriger vers l'armoire où elle rangeait ses alcools. En prendre une petite dose ne lui ferait pas le moindre mal. C'était à présent un besoin immense que de boire un verre, si elle ne voulait pas s'effondrer ce soir. Et encore si cela lui garantissait de ne pas s'effondrer. Elle n'en était pas sure du tout.

    Elle regarda l'heure à nouveau. 20h30... Encore une heure et demie à tenir. Si elle était sure de ne pas tourner folle dans son appartement, elle y serait rester, mais elle n'y arrivait pas. Les murs l'oppressaient doucement et si elle continuait à tourner ainsi en rond, elle finirait complètement folle. Enfin pas plus qu'à présent ce serait dur.

    Elle se rendit dans sa chambre, où elle enfila ses bottes à talons. Remettant un pull par dessus son chemisier, se sachant particulièrement frileuse, elle redescendit les escaliers et se dirigea vers la cuisine pour remettre un peu d'eau et de lait à son chat. L'attrapant dans ses bras, elle calina un instant la bestiole, avant de la déposer sur le sol. Elle attrapa ensuite son sac et ses clés, puis enfila sa veste et sortit, non sans avoir fermé la porte à clé.

    Ses talons résonnaient sur le trottoir tandis qu'elle marchait sans but précis. Elle avait fait un détour pour éviter la place publique, alors que de loin, elle s'apercevait que beaucoup de monde était déjà là. Elle soupira à nouveau, et secoua la tête. Elle fut un instant tentée de passer par la galerie de Kyle, mais se détourna rapidement de cette idée. Non ce n'était pas vraiment la soirée à passer faire une visite de courtoisie à qui que ce soit.

    De loin, alors qu'elle s'apprêtait à tourner, elle s'aperçut qu'ils avaient déjà amené les condamnés. Un élan de culpabilité la submergea tandis qu'elle observait Opalinski parader lentement sur l'échafaud.

    " Connard..."

    Elle pinça les lèvres et se décida à passer dans Black Alley. Elle s'arrêta un instant devant le Pandemonium, posant la main contre la porte, s'apprêtant à la pousser. Mais sans jamais le faire. Elle se fit bousculer par quelqu'un, l'engueulant presque de ne pas rentrer, et lorsque la porte s'ouvrit, toute la fumée et l'ambiance étouffante du Pandé l'emprisonna. Non décidément, ce n'était pas le lieu le plus intéressant ni le plus calmant pour elle.

    Elle secoua la tête, et se détourna, angoissée. Son téléphone vibra dans son sac, et elle l'attrapa. Décidément, c'était vraiment la soirée idéale. Un message de sa secrétaire, lui demandant de se rendre en avance sur la place publique, la milice intervenant un peu trop brusquement avec des humains... Forcément à elle de gérer.

    Elle se mordit les lèvres et se hâta, retraversant la rue en sens inverse... Les mains dans les poches, pour tenter de les garder un peu au chaud, la brunette s'approcha des troubles fêtes. Soupirant, elle se fraya un chemin parmi le petit groupe, fronçant les sourcils.

    " Il vous serait possible de vous calmer? Vous voulez vraiment finir à la même place que ces cinq là?!"

    Elle désigna les condamnés de la main, tout en regardant le plus effronté droit dans les yeux. Mentalement, elle le suppliait de se calmer, et de partir, ne désirant pas avoir à se battre avec un quelconque membre de la milice ce soir. Il dut comprendre rapidement parce qu'ils s'écartèrent, ne faisant plus que des commentaires entre eux.

    Elle poussa un léger soupir, ne sachant quoi faire. Il ne restait qu'une demie heure avant le spectacle final. Où était réellement sa place? Parmi les anges ou parmi la population de la ville? Elle n'en savait pas grand chose...

    Finalement, elle décida de rester en retrait... Au pire, elle s'avancerait par la suite. Mais là, le courage lui manquait. Elle était comme clouée sur place... Et l'église de la ville sonna pour indiquer l'heure... 10 coups avant que le glas ne sonne.

    10 coups pour que la culpabilité ne puisse que l'étreindre. Et à Opalinski de continuer à faire sa parade. Elle ferma lentement les yeux. Puis les rouvrit, au bord de la nausée...

    The show must go on...**


** Queen


You know I love it when you say you're afraid But you hate it when I'm making you shake Hang the truth from a noose Put a hit man on the loose Now you're countin' on me makin' you dead Shinedown, it all adds up

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Posté le Sam 23 Oct - 21:27, vous pouvez
Un. Devant la foule qui arrivait de toutes les directions et qui s’amassait telle une fourmilière, Aleksanteri reconnut sa chère ministre du commerce avec qui il avait eu bien des querelles ces temps-ci. Disons qu’ils s’entendaient aussi bien qu’un chat et un chien. La trouvant d’un caractère plus faible que les autres ministres, elle était tout de même venue, avait eu le courage d’assister à un massacre. Bon point pour elle.

Deux. Tiens, un autre visage familier… il avait vu ce visage dans un dossier où il n’était pas recommandé d’y figurer. Elle, oui elle, était une résistante. Il fouilla rapidement dans sa mémoire, se remémorant le dossier avec les photos : Regina Mc Arthur, 21 ans physiquement, 56 en réalité vampire résistante. Elle n’avait pas peur elle non plus de se pointer aux yeux et à son nez. Surtout que celle-ci semblait particulièrement engagée contre le gouvernement. Même s’il savait de source sûre que ces anti-gouvernementaux était sans leader, néanmoins cette vampire continuait sa lutte. Un esprit rebelle, et assez plaisant à regarder. Résisterait-elle à la vente du sang des pendus ? Ou craquerait elle et ferait en sorte de s’en procurer ?

Trois. Il se retourna et fit rapidement signe à un des gardes qui croisa son regard, tout en observant Edward Teach, qui préparait son sabre et qui s’occupait en affutant pour la énième fois la lame.

Quatre. Regardant de nouveau la foule en attendant le garde, Il aperçut une elfe qui se démarquait de la foule, au bras d’un ange. Décidément, il suffisait de dire « pendaison » et les plus sensibles ayant l’esprit fragile ne tenaient plus le coup. Et dire que pas une seule goutte de sang à cet instant n’avait été encore versé…

Cinq. Il sentait l’angoisse qui émanait des Réversaiens. Certains avaient l’air au contraire très excités, en particulier les plus cruels de ces collègues. La tension montait, l’attente était insupportable. Ceux qui voulaient une place bien orientée vers la scène -d’ailleurs au XVIIème siècle, on jouait des pièces de théâtre sur les places publiques, belle époque en comparaison avec celle-ci puisque maintenant on pend les traitres.- étaient là depuis bien une heure au moins. Pas d’agitation, rien que des chuchotements, pas de fond très sonore, comme ci la population voulait se faire petite et discrète face au massacre qui allaient en découler.

Six. Le garde remontait et se rapprochait de lui. Il ne restait plus beaucoup de temps… Enfin, lui avait tout son temps, plus ça durait mieux c’était non ? Il était cruel effectivement, un monstre, assoiffé de sang. Mais il faisait ça pour eux, et pour le gouvernement. Il allait laver la population réversienne des traitres et des crapules. Et puis, même un ange y passait.

Sept. Quelques mots soufflés au garde, sans montrer du doigt ou avec les yeux l’objet de sa requête. Qu’elle ne se doute, même si elle était méfiante au plus point, surtout en territoire ennemi. Il ne voulait pas qu’il agisse tout de suite. Il patienterait et la cueillerait au bon moment, mais surtout le garde ne devait pas la lâcher des yeux et en informer toutes les unités. Aleksanteri la voulait vivante. Il voulait la rencontrer, la voir, et lui parler aussi. Elle ne viendrait certainement pas d’elle-même.

Huit. Les ordres donnés, l’autre disposa et lui resta au même endroit où il était. Il avait jusqu’à dix, autant profiter des deux coups de cloche qui restaient. On les entendait de l’horloge de Réversa. Il fut assez heureux du lieu choisi. Rien de tel qu’une place publique pour se faire voir et montrer ce dont on était capable en cas de désobéissance. La pendaison était la punition ultime, celle qui amenait à la mort. Certains trépassaient avant, dans la salle des tortures. Trop fragiles, pas assez résistants. Ceux là avaient vu la mort de près, et aujourd’hui, ils la verraient en face.

Neuf. Tout était fin prêt. L’ordre de passage des prisonniers, qu’ils avaient eux même choisis –c’était la moindre des choses qu’Aleksanteri pouvait exaucer avant leur mort- le temps que durerait la pendaison, pas plus d’une demi heure afin de minimiser au maximum les malaises et autres cris provenant de la foule. Edward Teach avait fini d’affuter sa lame, il semblait fin près.

Dix. Enfin. L’heure H. Le moment était venu. D’un coup, les chuchotements de la foule disparurent. Pas un bruit n’émanait d’eux. Un silence de mort régnait. Aleksanteri se plaça au centre de l’estrade, à côté d’un gros rondin où l’on placerait la tête de chaque prisonnier avant le coup final. Il n’avait pas pris de papier ni quoi que ce soit pour prononcer son discours, il savait ce qu’il avait à dire. Il eut alors le sentiment de tout contrôler.

Mes très chers Réversiens,
En cette nuit du 19 septembre, un évènement va marquer vos vies à jamais. Vous allez assister pour la première fois dans l’histoire de Réversa à la pendaison publique de quatre traitres, qui ont hautement trahi le gouvernement, ainsi que vous. Ils ont mis le désordre dans cette ville si prospère, c’est pourquoi leur vie s’arrête aujourd’hui ici. Ils sont quatre personnes, de quatre races différentes.
Chace Andrews, sera le premier à passer, il l’a désiré, je ne peux que respecter sa dernière volonté. Ancien résistant, cet humain a manipulé et mené un trafic de substances illicites et travaillait au marché noir, faisant baisser l’économie de cette ville à son profit.


Il marqua une courte pause, laissant le temps à l’humain de monter sur l’estrade et d’être vu par la foule. Certains le huèrent, l’insultèrent et le traitèrent de traitre. En réalité, Chace avait bossé avec Aleksanteri mais lorsque ce dernier découvrit qu’il trafiquait aussi pour lui, et tirait de très importants bénéfices, parfois plus importants que ceux d’Aleksanteri, il l’avait fait arrêter. Aujourd’hui, il était maître de la situation.
Il reprit son discours :

Ensuite, viendra Julian Cramson, lycan résistant. Il a tout simplement exécuté des actes terroristes contre le gouvernement et a trahi sa ville.
Puis ce sera au tour de Rebecca E.Masterson pour avoir assassiné un ange ministre en s’introduisant chez lui. Enfin Riley Nicolson, un ange corrompu qui a trahi le gouvernement. Ces quatre personnes n’ont plus le mérite. Aussi avons-nous jugé bon de ne pas les pendre changement de programme de dernière minute, comme il était indiqué sur les affiches ou les invitations que vous avez reçues. Finalement, les traitres vont mourir la gorge tranchée au sabre d’Edward Teach, notre cher bourreau.
Et je suis navré pour les cordes que vous voyez devant vous, c’est en fait un leurre, pour vous tromper. Les traitres n’ont plus le droit de mourir avec un corps entier.
Bon spectacle.


Il se décala sur le côté pour laisser la place à Edward qui s’avança, sabre à la main. Le condamné humain se dirigea lentement vers lui et s’arrêta devant le rondin de bois, se mit à genoux, leva une dernière fois les yeux vers le ciel en espérant que quelqu’un entende ses prières, puis posa sa tête sur le bois froid. Teach leva le sabre vers le ciel, et le plaça juste au dessus de la tête du malheureux, et d’un geste rapide et sec, lui trancha la gorge. La tête coupée tomba par terre avant de rouler jusque devant l’estrade, sous le regard de la foule bouche bée. Aleksanteri contempla son œuvre dans toute son horreur.
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Posté le Mar 26 Oct - 0:19, vous pouvez
    Après quelques instants à faire son chemin au travers de la foule, Alphée fut arrêtée par un homme. Elle ne le connaissait pas, mais présuma qu'il était ange. Il avait aggripé son bras, freinant l'elfe dans son élan. Malheureusement, l'air manquait toujours cruellement et la panique empêchait toute pensée cohérente chez Alphédixia. Elle ne songea même pas dégager son bras de l'emprise de l'homme et l'entendit à peine quand il s'exclama :

    "Hey! Qu'est-ce que vous faites ici?!"

    Heureusement, l'ange la lâcha.

    Il lui fallait respirer, se calmer et au fond, Alphédixia en était pleinement consciente. Elle haletait, son visage rouge par l'effort que lui demandait le simple fait de respirer. Les gens la regardaient sans comprendre le mal qui l'affligeait. Quelqu'un aurait dû réagir, faire reculer la foule pour lui permettre de se calmer et de reprendre son souffle. Pour une raison obscure, soit on observait la jeune elfe avec une fascination immobile, soit on fixait fermement l'échafaud dans l'attente du massacre. L'elfe sembla reprendre momentanément ses esprits et leva la tête vers le ciel. Tout son bagage médical lui revint et elle comprit ce qui lui arrivait. Une crise d'hyperventilation. Une stupide crise d'hyperventilation...

    Au bout de quelques instants, elle fut calmée. Sa respiration était toujours saccadée et laborieuse et son visage rouge, mais elle était bien plus détendue qu'auparavant. Quant à savoir pourquoi Alphée avait eu un malaise dans une situation aussi embarrassante, c'était un mystère, mais au moins elle allait mieux et c'était sans doute le plus important. Maintenant, Alphédixia savait exactement ce qu'elle allait faire. Maintenant qu'elle avait retrouvé son calme, tranquillement, elle ferait son chemin hors de cette foule et rentrerait bien chez elle. L'elfe se coucherait dans son lit, fermerait les yeux et oublierait que cette soirée s'était produite. Elle ferait tout pour oublier l'attitude horrifiante de ses concitoyens qui allaient observer cette pendaison et elle ferait comme si ...

    Comme si rien ne s'était passé.

    Car Alphédixia ne serait pas complice d'un tel crime, envers la justice et l'égalité et contre ces valeurs qui tenaient tant à coeur à la elfe.

    Mais avant qu'elle puisse quitter la foule, le Ministre de la justice prit la parole et Alphédixia figea sur place. Sa voix s'éleva, les chuchotements et les murmures se turent.


    "Mes très chers Réversiens, en cette nuit du 19 septembre, un évènement va marquer vos vies à jamais. Vous allez assister pour la première fois dans l’histoire de Réversa à la pendaison publique de quatre traitres, qui ont hautement trahi le gouvernement, ainsi que vous."

    Foutaise ! Mensonges ! C'était odieux que de croire la population entière de Réversa aussi stupide ! Ils n'étaient pas des gens sans jugement et sans bon sens ! Alphédixia se sentait presque brûlée de colère. Pourquoi personne ne faisait-il rien ? Pourquoi personne ne révoltait-il pas ? Ils allaient tous attendre que les condamnés à mort rendent leur dernier souffle pour agir ou quoi ? Mais évidemment, l'elfe n'était pas stupide. Ce soir, personne n'agirait, car le risque de finir de la même façon que les condamnés étaient trop grands. Mais après cette exécution publique, nul doute que des actions seraient prises pour entraver le gouvernement. Ho oui, les choses allaient changer après ce soir ! Soyez prêts, Messieurs les anges...

    "Et je suis navré pour les cordes que vous voyez devant vous, c’est en fait un leurre, pour vous tromper. Les traitres n’ont plus le droit de mourir avec un corps entier. Bon spectacle."

    Bon spectacle ? Aucune chance que Alphée ne regarde. Elle allait fermer les yeux ou baisser la tête, mais jamais elle ne regarderait cela... Mais étrangement, quand elle vit le premier condamné, un humain, se préparer à mourir, et qu'elle aperçut le bourreau avec son sabre s'approcha, elle ne put détacher ses yeux. Et lorsque la lame s'abattit et trancha le cou, et lorsque la tête roula, Alphédixia regardait toujours, une étrange lueur brillant dans ses yeux verts...
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Posté le Mar 26 Oct - 11:43, vous pouvez
    L'elfe l'oublia, Jake siffla avec rage entre ses dents et fendit la foule, chat réincarné en ange. Il repéra une ange, Morgane quelque chose. Une belle ange collée à Fell, youpi là! L'ange continuait de marcher, on le bousculait, on l'insultait, mais quand il relevait son regard de chat, on cessait de le malmener. Jake bondit sur un petit muret, il se tint à un lampadaire, surplombant la foule, il les observait tous, chacun, petit félin qui observait le spectacle macabre. Un ange de la milice passa, et tendit une bière à Devan qui l'attrapa et leva son alcool vers Edana May. Un sourire mauvais sur les lèvres, il but une première gorgée d'alcool alors qu'au même moment un félin noir bondit sur le muret. S'asseyant aux côtés de l'ange, sa queue mince s'enroula autour de ses antérieurs, droit comme un i, le regard vert perçant. Jake avait le même regard, il regarda la foule s'agiter, il écouta leur murmure, il écouta la cloche. Les coups tombèrent, faisant pleurer des gens, les faisant se taire, les faire devenir furieux. Le ministre s'avança, roi du moment, Jake eut un sourire méprisant. Personne ne faisait attention à l'ange à l'apparence féline, et il parla, le roi de la scène ouvrit la bouche et parla.

    Mes très chers Réversiens,
    En cette nuit du 19 septembre, un évènement va marquer vos vies à jamais. Vous allez assister pour la première fois dans l’histoire de Réversa à la pendaison publique de quatre traitres, qui ont hautement trahi le gouvernement, ainsi que vous. Ils ont mis le désordre dans cette ville si prospère, c’est pourquoi leur vie s’arrête aujourd’hui ici. Ils sont quatre personnes, de quatre races différentes.
    Chace Andrews, sera le premier à passer, il l’a désiré, je ne peux que respecter sa dernière volonté. Ancien résistant, cet humain a manipulé et mené un trafic de substances illicites et travaillait au marché noir, faisant baisser l’économie de cette ville à son profit.

    Vive le roi les enfants! Jake reprit une gorgée de son alcool, il avait des flash de son passé alors que l'autre continuait de parler. Sa tête était lourde, et son estomac menaçait de se vider. Pas de dégout, mais d'adrénaline, quand l'ange était trop excité, il n'avait envie que d'une chose, vomir au final, et pas qu'un peu. Il voyait son passé alors que l'autre parlait, il voyait son père le battre, et lui préparer son plan pour le tuer. Le silence devint sa seconde maison, et il ferma les yeux alors que le liquide amer fila sur sa langue et entra dans son gosier vide. Le rendant allumé, heureux, euphorique, fou, bref tout ce que vous désirez mes agneaux.

    Ensuite, viendra Julian Cramson, lycan résistant. Il a tout simplement exécuté des actes terroristes contre le gouvernement et a trahi sa ville.
    Puis ce sera au tour de Rebecca E.Masterson pour avoir assassiné un ange ministre en s’introduisant chez lui. Enfin Riley Nicolson, un ange corrompu qui a trahi le gouvernement. Ces quatre personnes n’ont plus le mérite. Aussi avons-nous jugé bon de ne pas les pendre changement de programme de dernière minute, comme il était indiqué sur les affiches ou les invitations que vous avez reçues. Finalement, les traitres vont mourir la gorge tranchée au sabre d’Edward Teach, notre cher bourreau.
    Et je suis navré pour les cordes que vous voyez devant vous, c’est en fait un leurre, pour vous tromper. Les traitres n’ont plus le droit de mourir avec un corps entier.
    Bon spectacle.


    Bon spectacle à toi aussi. Jake avait ouvert les yeux en entendant le mot "ange". Au début il n'y avait pas cru, mais il avait compris que c'était vrai. L'humain s'avança, et l'ange se vit à travers lui, quand lui aussi était humain, humanoïde. Sa bouche se tordit, alors qu'il vit la scène où il avait tué son père. La tête de l'humain tomba, le sang coula, et le sang appela le mal. Comme une lourde plainte, cela s'éleva dans l'air, résonnant dans Réversa tout entier. Le chat aux côtés de Jake Devan feula violemment, observant les humains ne devenir que des bêtes et il sauta en bas du muret, abandonnant l'ange félin qui resta sur son muret. Il s'y assit même, les jambes dans le vide, sa paire de fesses sur le béton glacé, il s'y sentait bien, terriblement bien même. Il observa le sang couler sans broncher, les gens vomirent, certains vomirent, d'autres reculèrent, d'autres devinrent fous, affrontant cela. Jake les repéra, les uns après les autres. Il avait envie d'aller embêter Edana May, mais autant laisser la représente des humains dans le cambouis sans venir en rajouter une couche. L'ange observa la police et la milice se mêler à tout cela. Retenir la foule qui gronda sourdement, et ça qu'on ne venait d'abattre qu'un humain.

    "Bon sang, faut pas venir si on n'est pas foutu de respecter l'harmonie de la mort."

    L'harmonie de la mort. La mort planait, reine de ce festin, elle se nourrissait et les accompagnait en cette nuit morbide. Jake respectait la mort, son rôle, ce qui ne semblait être le cas de personnes. Pourquoi venaient-ils alors? Des troubles-fêtes, ce qui foutu en rogne l'ange mais on lui avait dit de bien se tenir. Alors, il se tiendrait bien, et pas qu'un peu. Il grogna entre ses dents, certains tournèrent la tête vers lui mais il resta indifférent, froid et...Félin. Il les toisa avec rage et posa son regard sur l'estrade. Une tête allait encore tombée, n'est-ce pas? Il attendait sagement, brave garçon. L'alcool amer ne cessait de couler dans sa bouche. Il n'éprouvait aucune peur, aucun dégout d'avoir affaire à cela. Pourquoi? Peut-être parce que c'était l'un des anges qui s'amusait à ouvrir des lycans dans les rues, qui avait tué son père quand il n'était qu'un très jeune adulte. Après ce genre de chose, on ne peut pas avoir une mentalité au top pour dire la vérité.
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Posté le Jeu 28 Oct - 10:16, vous pouvez
Les coups s'égrenaient, la foule s'agitait. Will se tournait pour essayer de voir des têtes connues. Il ne vit que deux résistants, Alphédixia Hermèste et Regina McArthur. Il se sentait moins seul, bien qu’il pensasse que Regina n’aurait pas dû venir. Sa tête circulait dans toute la ville, elle n’était pas prudente. Enfin, en parlant de Regina, il fallait noter son tempérament entier et assez fonceur.

Cela grouillait d’anges, mais ce n’était pas très étonnant, en même temps. Ils salivaient de voir des gens mourir et cette ordure d'Opalinski… un des plus pourris, même s'ils l'étaient tous, dans le fond. Le bourreau se préparait et affûtait une lame. A ce moment, Will comprit. Cette pendaison était une mascarade! Les soi-disants coupables n'allaient pas être pendus. Ils allaient être décapités! Misère… Dans quoi s'était-il embarqué ?

Will vit Opalinski montrer du doigt la foule et chuchoter quelque chose à un garde. Il était énervé. Que préparait donc encore cette pourriture ? Avait-il décidé de s'en prendre à une personne de la foule? Ou même plusieurs ? Neuf coups venaient de sonner et le bourreau en avait fini avec sa lame. Bon sang, il ne voulait pas voir cela ! Tout ce sang qui allait couler inutilement. Il se dit qu'il n'était pas fait pour devoir endurer ce genre de choses et faillit partir avant de se ressaisir. Il était là, alors autant y rester. Il ne devait pas oublier sa fonction dans la résistance. Ce mauvais moment, cet instant immonde l'aiderait à soulever les foules, du moins, il l'espérait, bien qu'il se sentisse coupable de se servir de la mort de ces quatre personnes pour pouvoir essayer d'enrôler des gens dans la résistance.

« Mes très chers Réversiens,
En cette nuit du 19 septembre, un évènement va marquer vos vies à jamais. Vous allez assister pour la première fois dans l’histoire de Réversa à la pendaison publique de quatre traitres, qui ont hautement trahi le gouvernement, ainsi que vous. Ils ont mis le désordre dans cette ville si prospère, c’est pourquoi leur vie s’arrête aujourd’hui ici. Ils sont quatre personnes, de quatre races différentes.
Chace Andrews, sera le premier à passer, il l’a désiré, je ne peux que respecter sa dernière volonté. Ancien résistant, cet humain a manipulé et mené un trafic de substances illicites et travaillait au marché noir, faisant baisser l’économie de cette ville à son profit. »
, annonça Opalinski après le dixième coup.

Will avait vraiment besoin de fumer. Ce pseudo Ministre de la Justice lui tapait sur les nerfs, lui pourtant si cool. Enfin, lorsqu’il s’agissait de la résistance, il était capable de soulever des montagnes, lui pourtant si indécis. Il secouait doucement la tête en écoutant les âneries d’Opalinski. Finalement, heureusement qu’il n’avait pas de cigarette entre les doigts, il aurait été tenté de lui balancer son mégot dans la figure, lui pourtant si paisible.

Chace Andrews grimpa sur l’estrade, les mains ficelées dans le dos. Il fut conspué par une bonne partie de la foule, des ‘Traître !’ fusèrent, ainsi que des insultes.

« Ensuite, viendra Julian Cramson, lycan résistant. Il a tout simplement exécuté des actes terroristes contre le gouvernement et a trahi sa ville.
Puis ce sera au tour de Rebecca E.Masterson pour avoir assassiné un ange ministre en s’introduisant chez lui. Enfin Riley Nicolson, un ange corrompu qui a trahi le gouvernement. Ces quatre personnes n’ont plus le mérite. Aussi avons-nous jugé bon de ne pas les pendre changement de programme de dernière minute, comme il était indiqué sur les affiches ou les invitations que vous avez reçues. Finalement, les traitres vont mourir la gorge tranchée au sabre d’Edward Teach, notre cher bourreau.
Et je suis navré pour les cordes que vous voyez devant vous, c’est en fait un leurre, pour vous tromper. Les traitres n’ont plus le droit de mourir avec un corps entier.
Bon spectacle. »


Moron! I knew it!

Will se sentit alors partir. Comme si une partie de lui se détachait de son corps. C’était sa manière de se protéger. Il possédait le tempérament d’un artiste, il était sensible et savait d’instinct qu’il ne supporterait pas tout cet étalage de violence gratuite. Riley Nicolson était probablement le seul ange qui valait la peine d’être connu et fréquenté. Dommage qu’il se soit fait pincer... Will aurait bien voulu faire sa connaissance.

Comme dans un rêve trouble, Will vit Chace Andrews s’avancer vers le rondin de bois, après qu’Opalinski se soit écarté pour lui laisser la place. Il le vit s’agenouiller, lever les yeux au ciel dans une prière muette, puis poser sa tête contre le bois et fermer les yeux. Il vit aussi Edward Teach lever son sabre terriblement affûté et... il ferma les yeux, entendant le bruit de la tête tranchée. Une bonne partie de la foule était horrifiée par le spectacle, d’une morbidité sans nom.

Il avait fermé les yeux, oui. Il avait ses limites, résistant ou pas. Il voulait bien faire son travail et ramener le plus de personnes possible, mais il fallait qu’il se protège avant tout et c’était ce qu’il venait de faire.
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Posté le Sam 30 Oct - 23:11, vous pouvez
Avant que la pendaison ne commence, Morgane aperçut son opposé qui réglait une petite affaire avec une autre personne qui lui était inconnue. En espérant qu’une bagarre n’éclate pas, l’ange ne voulait en aucun cas que Malkavian finisse pendu lui aussi. S’il mourait, alors une partie d’elle aussi rejoindrait le monde des morts…

Finalement le pépin occasionnel ne dura pas et le conflit fut réglé assez rapidement. Morgane émit un soupir de soulagement. Elle n’en avait pas l’air comme ça mais elle était assez tendue et stressée aussi. Si le gouvernement commençait à faire des horreurs de ce genre, en le transformant en grand spectacle, soit le peuple le suivait, en approuvant ou en se taisant, soit il se révoltait.

L’ange craignait surtout de vives réactions de la part des Réversiens. Enfin, ce ne serait pas aujourd’hui qu’ils agiraient, ils risquaient le massacre collectif.

Dix coups. Aleksanteri patienta jusqu’à ce que le dixième coup se fit entendre. Entretemps, il avait donné un ordre à un de ces sbires, il manigançait encore des coups fumants par derrière. Il se leva, tel un grand acteur ou une grande personnalité pour prononcer son discours, et en même temps apparaissaient un par un les futurs pendus, qui en fait ne seraient pas pendus, même si l’on apercevait les cordes au fond de la scène.
Monsieur avait changé d’avis, préférant le sabre, les traitres ne méritant pas de mourir avec un corps. Allons donc il avait de ces idées lui !

Morgane détestait ce genre de massacre. Pourtantelle regardait, attentive au moindre geste, moindre mouvement, ne reculait pas devant sa propre peur, alors que d'habitude, elle préférait fermer les yeux et oublier. Au contraire, elle regardait droit ce qu'elle avait
choisi. Son engagement dans le gouvernement. Et quelque part, elle était responsable de ce qui se passait en ce moment. Elle était en quelque sorte complice. Oui, là se révélait la véritable nature des anges, celles qu'ils oublient vite quand on leur en parle.

Tout ne se passa pas comme prévu. Sans savoir pourquoi et sans prévenir, le sabre coupa la deuxième tête, et le geste du bourreau ne s’arrêta pas là. Le sabre poursuivit sa descente vers le sol, brisant en deux le rondin sur lequel les deux prisonniers précédents avaient posé leur tête auparavant. Le sabre percuta le sol mais celui-ci se tordit à son contact.

Le coup porté à la deuxième avait été d’une force assez impressionnant pour que le sabre fasse une descente pareille. Le bourreau releva le sabre, qui apparut avec une lame complètement tordue. Morgane ne voulut pas trahir ces sentiments à ce moment là, aussi resta t-elle impassible, mais elle mourrait d’envie d’éclater de rire. Il ne valait mieux pas, si elle voulait rentrer chez elle au moins en bon état.

Comment Aleksanteri allait-il réagir face à cette situation un peu cocasse ? Finalement les cordes qui n’étaient qu’un « leurre » serviront peut être à quelque chose…

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Posté le Ven 5 Nov - 21:41, vous pouvez
Au dixième coup, ce fut le début de l'autodafé. Le ministre de la justice se leva, auréolé d'une vague d'autosuffisance, et clama devant la masse de personne désormais silencieuse ce qui allait être le discours d'ouverte de la pendaison publique. Louis tâcha de se décaler sur le côté, préférant éviter de se trouver pile au centre de la foule, où sa pâleur le ferait presque immédiatement repérer. Lorsqu'il atteignit les dernières personnes, il se retourna. Les condamnés avaient débuté la procession qui allait voir leur corps pendu comme des loques aux macabres poteaux.

C
hose étonnante, le bourreau ne vérifiait pas les nœuds, mais aiguisait sa lame. Ce n'est que lorsque les oreilles du vampire captèrent la suite des paroles du ministre qu'il comprit qu'il n'allait pas y avoir de ballet mortel. Ce serait une décapitation, rien de moins. C'était peut-être pire au final. Certes, si la pendaison ratait, on finissait par mourir de strangulation, mais si le premier coup échouait, c'était sentir la lame mordre dans son cou une fois, puis une autre, et encore une autre, jusqu'à ce que l'acier tranchant parvînt à faire tomber la tête. Un frisson parcourut l'échine de Louis. C'était comme au dix-neuvième siècle. Le plus étonnant était que ce n'était pas les Révolutionnaires qui coupaient des têtes, mais le gouvernement. Il fallait voir cette scène comme une sorte de remaniement d'Alice. L'abominable reine de coeur criait pour voir des têtes tomber, et ça n'allait pas tarder.

Le premier supplicié prit place sur billot. L'arme se leva. La tête tomba. L'odeur du sang, écoeurante pour des humains mais qui sentait si bon aux narines du français, emplit l'air de ses flagrances métalliques. Le bois s'imbiba du nectar vital, et des trainées écarlates coulèrent le long du rondin. Pauvre humain. Il avait eu de la chance. Un seul coup. Un. C'était une mort rapide. Quoiqu'à bien y penser, pas tellement.

Les souvenirs de Louis défilèrent tandis qu'il regardait la tête chuter. Il revoyait la tête du Roi brandie, attrapée par les mains avides de sang des bourreaux. On racontait que pendant de brèves secondes après la séparation, le système nerveux fonctionnait encore. Les dernières images que verrait cet homme serait un sol rougit par ses propres humeurs. Un tableau immonde où le sang coulait sur l'asphalte de la place.

Le noble fixait l'endroit où la Mort patientait avec un air absent. Cette abominable mise en scène avait déjà frappé son esprit de ses horribles images. Les souvenirs restaient vivaces, certes, mais Louis les prenait pour ce qu'ils étaient. Des souvenirs. Des bribes de passé qui refont surface lorsque le présent devient, pendant un court instant, une copie d'évènement antérieur. La boucle temporelle fut interrompue lorsque le second condamné s'avança à son tour.

S'agenouillant, ce Julian posa sa tête sur le billot sanguinolent. Son visage se couvrit à moitié du liquide vital du précédent occupant. Fermant les yeux, il attendit que la Mort s'abattît. La lame ne tarda pas à venir, et la caresse froide de l'acier entacha à nouveau le sol d'éclat de vie d'une autre personne. La tête tomba à son tour sur le sol, dans un "sprotch" nauséabond. Se produisit alors une chose à laquelle le vampire ne s'attendait pas. Une chose à laquelle personne ne s'attendait. La lame continua sa trajectoire, fendant le bois en deux, et venant frapper durement le sol. Trop durement. Elle se tordit. Moins efficace qu'une guillotine, ne put s'empêcher de noter froidement Louis. Le bourreau avait tellement mit de coeur à l'ouvrage, sans mauvais jeu de mot, qu'il n'avait pas mesuré sa force.

Un flottement. Que faire ? Les organisateurs se regardèrent, parlèrent, murmurèrent entre eux. Agir. Nul doute, il fallait agir. Vite. Avant que la foule n'ait le temps de se remettre de l'horreur des premiers morts. Au final, il semblerait que la danse allait commencer. Après avoir décollé les premiers, voilà qu'on allait balancer les deux derniers. Ca apporterait une touche d'originalité. Le décors de fond, les sinistres gibets finiraient par servir. Pour l'instant, ils étaient restés perchés, au fond, comme des oiseaux de mauvaises augures, mais désormais, eux aussi allaient pouvoir montrer qu'ils connaissaient les pas de danse.

Il ne restait qu'à ce que l'orchestre se mît en route, et ce soir, les cordes se tendraient.
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Posté le Dim 7 Nov - 18:35, vous pouvez
E
lle le regarda s'avancer sur l'estrade, lui, l'oiseau de mauvais augure. Il dominait la foule d'une aura extrêmement malsaine et Regina se doutait bien que son plumage lisse cachait quelques armes. Ce n'était pas le moment de tenter quelque chose, et pourtant, que n'aurait-elle pas donné pour se jeter à son cou avant de l'égorger comme une cannibale ? Elle l'aurait laissé ici, crevant dans son hémoglobine bleue, alors que la panique envahirait les citoyens qui se hâteraient de quitter la place. Mais elle aurait eu tout le Gouvernement aux trousses et...
Bawrf, au bout d'un moment, qu'est-ce que ça changeait de d'habitude ? Au moins, ils auraient là une raison valable de l'accuser ! Et qu'ils essaient de la tuer, nom de nom, qu'ils essaient, on ne vient pas à bout d'un Vampire d'une façon aussi grotesque que la pendaison !
Bien que la rage l'animât, elle ne pipa mot et, brillante d'indifférence, entendit le discours sans l'écouter.

Tout se passa très vite, la première victime s'avança en direction de la mort. Celui-ci ne semblait pas avoir peur. Au contraire, c'était d'un pas résigné qu'il avait approché le bourreau. Lorsqu'il s'agenouilla, la vie l'avait déjà quitté ; plus aucune lumière n'habitait ses yeux.
Les éclaboussures de sang se répandirent sur l'estrade, quelques unes atteignirent les mieux logés. L'odeur caractéristique de l'hémoglobine, cette vapeur métallique et suffocante, gagna bientôt l'atmosphère. Au début, un silence de mort, presque respectueux. Puis les murmures parcoururent l'assemblée, et bien qu'elle fût logée au fond de la place, Regina les sentait trembler de terreur. Plusieurs têtes vacillèrent ; certains s'évanouirent dans la foule. Une balle de chair chuta de la souche et roula sur l'estrade avant de s'écraser a terre. La jeune Vampire tressaillit. Pourvu que le sang ne l'attire pas...Elle commençait certes à avoir de l'expérience, mais comme tout Vampire, elle devait se nourrir.

La foule explosa soudain en une gerbe d'exclamations apeurées. Regina, avide, se dressa pour mieux voir. Sans succès. Elle envoya un coup de coude dans les côtes de l'un de ses voisins, jusqu'à qui la rumeur avait finit par parvenir. Il lui rapporta, agacé par la peur, que le Bourreau, emporté par son allégresse morbide, avait tranché la souche avec la tête du condamné.
Une chaleur vigoureuse, presque humaine, gagna le cœur de Gina et elle se sentit aussitôt très excitée. La souche était désormais inutile, et les membres du Gouvernement devraient désormais se servir des cordes. L'avaient-ils prévu ? Les cordes étaient-elles réellement une plaisanterie ? Ou au contraire était-ce un véritable accident ? La foule s'agita, tant impatiente que terrifiée. Regina, au contraire, faillit éclater de rire. Quelle honte. Le Gouvernement était pris au dépourvu devant des centaines de personnes. Voilà qui était absolument jouissif. C'était le moment d'agir.

Un éclat malicieux traversa la foule jusqu'à Gina qui se retourna délicatement. Un regard. Un geste. Les ordres. La jeune femme acquiesça, prête à mettre à exécution les exigences de sa supérieure. Un dernier regard vers ses compagnes, et elle se sentit vaciller.
Avec une brutalité maladive, les jambes de la Vampire se dérobèrent sous son corps, et tel un bloc de pierre, elle s'écrasa sans grâce sur le sol. Personne ne prêta attention à sa chute, et cela lui était profitable. Maintenant, un objectif : ne pas se perdre dans cette forêt de jambes. Quelques mètres à droite, puis tout droit, le tout en faisant attention de ne gêner personne et surtout, surtout, de ne pas s'approcher de l'estrade. Vite, elle n'avait que quelques dizaines de secondes !

Sous les cris d'exaspérations de ses compagnons citoyens, la jeune femme se glissa sous les robes de ces demoiselles, entre les jambes de ses messieurs, fit tomber les sacs de l'une, se heurta aux cuisses de l'autre. Elle fut heureuse de ne plus appartenir à la race humaine car le souffle aurait tôt fait de lui manquer. L'odeur du sang, de la sueur et de la poussière s'infiltra bientot dans ses narines et lui prodigua une migraine affreuse.
Tout droit ! Là, à quelques mètres !
Ce fut sans aucune politesse qu'elle saisit les jambes de Mr H. Ce dernier fumait une clope et ne l'avait certainement pas vue venir, étant donné sa surprise. Elle se reposa sur ses genoux quelques instants avant de prier au jeune homme de se baisser afin qu'elle puisse lui adresser la parole.


- Vous êtes bien Will Helton ? Vous ne vous êtes pas engagé pour rester sans rien faire. Venez, servez à quelque chose : suivez -moi.


Elle lui intima de s'accroupir et de se faufiler à sa suite. En quelques minutes, il avaient atteint le pôle opposé de la place publique, derrière l'estrade. En apercevant les vigiles, la jeune femme plongea en hâte derrière un buisson, espérant que le jeune homme l'avait suivi.
La Résistance allait frapper. Ce serait le début d'une stridente harmonie.
Ce serait une très, très longue nuit.
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Edana J. May
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Posté le Lun 8 Nov - 18:51, vous pouvez
Malade... Elle était littéralement malade. Elle se sentait partir dans les vapes, alors qu'elle suivait des yeux la tête roulant sur le sol. Sa respiration se saccada, tandis qu'elle s'accrochait au muret le plus proche. Elle allait faire un malaise, elle en était certaine. Et elle se bénit de n'avoir rien manger... Le souffle qui devenait de plus en plus heurtant, se coupa littéralement lorsque la lame du sabre se brisa. Elle ferma les yeux sous le choc. Une larme roula, sans qu'elle ne puisse la retenir. Elle se sentait si mal... Pourquoi donc était-elle venue? Une poussée de masochisme.

Elle rouvrit ses deux paupières douloureusement, tandis qu'elle sentait un poids s'asseoir encore plus puissamment sur ses épaules. Non... Ils n'allaient pas continuer, c'était impossible. Elle se laissa doucement partir en arrière, pour s'asseoir sur le muret. C'était ça ou elle se retrouvait par terre. Tout tournait autour d'elle et lorsqu'elle distingua une forme se baisser dans la foule et qu'elle la reconnut, son coeur rata un battement. Son amie allait se faire tuer si elle se faisait prendre.

Elle soupira difficilement, se demandant quoi faire. Elle n'allait pas laisser son amie se faire avoir. Mais bouger n'était-ce pas la mettre en danger? Aussi elle ne préféra rien faire... Mais se dirigea plutôt vers l'espion du gouvernement... histoire de lui détourner l'attention de la jeune vampire. Décidément, elle cumulait Gina.

Elle soupira difficilement en se mettant à marcher. Un pas, un deuxième, et faire semblant de ne pas entendre le cou du lycan qui craquait sous la corde, ainsi que les cris et parfois supplications de la foule. Elle s'avançait, sans pour autant faire attention à ce qui l'entourait. Elle allait perdre le contrôle, sans nul doute, elle le savait.

Une dame la bouscula, tandis qu'elle se reculait elle-même pour partir de ce spectacle affligeant, la faisant trébucher et tomber. La jeune femme retint un cri, tandis que son pied se tordait. Ca faisait légèrement mal quand même. Elle se releva difficilement, mais son pied la faisait tellement souffrir qu'elle ne préféra pas abuser. Et le long de sa jambe, elle sentait un liquide couler, et aussitôt s'affola légèrement.

Ca c'était pas super malin.

Elle se releva et vacilla, mais tint bon cette fois-ci. Voir Devan dans cet état n'était peut-être pas le plus malin. Une voix s'éleva, tandis qu'un autre résistant se faisait pendre. Elle se retourna, le temps d'apercevoir les légers tressaillements du corps, puis pris de convulsion violente. Elle se plia légèrement. C'était une humaine... Comme elle. Et en elle, une rage rougeoya cependant. Ses lèvres se plissèrent en même temps que ses yeux, tandis que l'image semblait s'être imprimée sur ses rétines.

Elle eut un haut le coeur et ne put que se retourner. Retenant la bile qui montait dans sa bouche, elle se redressa et se raccrocha à la première personne qui passait...


You know I love it when you say you're afraid But you hate it when I'm making you shake Hang the truth from a noose Put a hit man on the loose Now you're countin' on me makin' you dead Shinedown, it all adds up

Spoiler:
 
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Posté le Sam 13 Nov - 16:59, vous pouvez
Crétin. Incapable. Même pas fichu de trancher la tête de quatre prisonniers. Heureusement qu’il y avait du matériel de secours. Teach avait de la chance. Qu’il n’essaye d’aller lui parler après, il n’était pas d’humeur et il risquait de s’en prendre une, quelque chose de méchant. Le leurre avait été en fait une merveilleuse idée puisqu’il allait servir à quelque chose.

Les deux derniers prisonniers furent présentés devant les cordes. Le nœud fut enroulé autour de leur cou. Au signe d’Aleksanteri, le plancher qui tenait leur pied et leur permettait de se tenir debout sur l’estrade dévoila des trappes. N’ayant plus de sol comme appui, les pauvres malheureux se retrouvèrent pendus sur le coup. Même pas le temps de crier. Le ministre de la justice avait avant laissé la foule se divertir et les huer. Tous complices. Ils participaient tous au massacre.

Il vit la milice qui fouillait les environs pour chopper la fille. Morte ou vive, il la voulait. Il serait embêté qu’elle soit morte, il ne pourrait même plus la torturer et lui soutirer des informations. On débarassa la scène des cadavres tandis qu’Aleksanteri se relevait afin de parler de nouveau à la foule :

Mes chers Réversiens,

Vous venez d’assister à une décapitation suivie d’une pendaison, je vous remercie d’être venu. Pour les intéressés une vente de sang aura lieu dés que l’on aura vidé les cadavres de ce nectar exquis pour vampires. Il est tout frais et sera vendu au prix unitaire de 10£ le litre. Avis aux amateurs. Les groupes sanguins proposés sont A+, O+ et A-. Venez nombreux.

Je voudrais remercier toute l’équipe des anges qui ont permis le bon déroulement de la cérémonie ainsi que monsieur Edward Teach pour son aide précieuse, sans vous oublier, cher public, sans qui cette cérémonie n’aurait pas eu le succès recherché. Vous pouvez dés à présent allé boire un verre dans les bars situés à proximité. La vente de sang aura lieu sur cette estrade. Le stock est limité à 20 litres, pas plus. La prochaine fois prévoyez quelques traitres de plus aux festivités. Merci de votre attention et bonne soirée.


Aleksanteri salua le public et quitta l’estrade sous le bruit des applaudissements. Il fila derrière la scène pour voir où en était le vidage de sang des cadavres. Il ne fallait pas décevoir la clientèle. Il sourit. Un sourire plein de mauvaises intentions. Les vampires qui financent l’Etat ? On aura tout vu. Il était vraiment doué. Il avait la fierté de rendre la population réversienne pour le gouvernement actuel en les rendant tous complices. Si certains se rebellaient un jour, il serait là pour leur rappeler qui a insulté et assisté à la mort de traitres sur la place publique. Il savait qu’il était un monstre, un ange dénué de compassion de sentiments, blablabla … mais il voulait rendre cette population vidée de tous les sales traitres. Il voulait des Réversiens pro-gouvernementaux.

Des hommes et des femmes qui seraient capables de se sacrifier pour le gouvernement. C’était son autre plan. Installer la propagande et créer une élite. L’appât ? L’argent. Ou la drogue, s’il arrivait à avoir des gens de son côté complètement drogués, il gagnerait en plus de l’argent. Rien à perdre, tout à gagner. Il voulait faire changer cette ville.

Le sang était préparé, et mis en bouteille. Le personnel de la mairie qui aidait au rangement et à la préparation des stands avait préparé les tables pour disposer le sang. Aleksanteri tenait personnellement à vendre le sang. Il s’installa sur une chaise sur l’estrade et les intéressés s’avancèrent pour acheter.
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Posté le Jeu 18 Nov - 16:37, vous pouvez
    Lorsque la lame se brisa, Alphée n'en crut pas ses yeux. Ses dents s'enfoncèrent dans sa lèvre inférieure, la mordillant doucement pour empêcher un éclat de rire. D'ailleurs, elle n'était pas la seule. L'elfe jeta un regard autour d'elle, apercevant plusieurs autres personnes qui échangeaient des regards, tentant de ne pas rire tout haut. Puis, ses yeux se posèrent sur Opalinski. Il semblait furieux à cause du contre-temps, évidemment.

    Alphédixia frissonna. Aleksanteri Opalinski, ministre de la justice, lui faisait froid dans le dos. Il avait agi ce soir comme un metteur en scène qui présente avec fierté sa nouvelle prestation théâtrale. Et dans un sens, c'était presque ça. Opalinski avait tout orchestré, avait "animé" la soirée et maintenant que le spectacle était terminé, il mettait en vente les souvenirs de la soirée. C'était dégoûtant, répugnant.

    Elle se préparait à quitter lorsqu'elle vit une jeune femme qui semblait avoir un malaise plus loin. Personne ne semblait prêt à l'aider et Alphée, avec son cours en médecine, ne pouvait passer outre. L'elfe s'avança lentement en direction d'elle, avant de la reconnaître. Il s'agissait de Edana May, qu'elle avait rencontré dans l'église un peu plus tôt cette année. Ce serait étrange de lui reparler. Malgré elle, Alphédixia lui avait révélé des détails sur son passé que même Vaiata, sa demi-soeur, ignorait. Mais bon, Edana semblait atteinte d'un malaise et il était impossible pour Alphée de ne pas aller à sa rescousse.

    L'elfe fendit la foule en sa direction, avançant avec douceur afin de ne pas bousculer personne, les yeux fixés sur Edana. Une autre femme la bouscula et Edana trébucha. Lorsqu'elle arriva à la hauteur d'Edana, cette dernière se retourna dans sa direction et s'agrippa soudainement sur elle. Alphédixia encaissa en glissant un bras autour de la taille de Edana. Elle ignorait ce qu'avait la jeune humaine, mais quelque chose n'allait pas, c'était certain.


    "Edana ? Edana ? Vous m'entendez ? Dites-moi ce qui ne va pas..." dit Alphée à l'humaine, espérant recevoir une réponse.

    Le teint de l'humaine était blafard et l'interne en médecine avait bien l'impression qu'elle allait être malade. Elle devait sortir Edana de cette foule au plus vite, mais à la quantité de gens rassembler autour d'eux, cela allait être compliqué. Soudainement, la voix de Opalinski se fit entendre.


    "Mes chers Réversiens, vous venez d’assister à une décapitation suivie d’une pendaison, je vous remercie d’être venu. Pour les intéressés une vente de sang aura lieu dés que l’on aura vidé les cadavres de ce nectar exquis pour vampires. Il est tout frais et sera vendu au prix unitaire de 10£ le litre. Avis aux amateurs. Les groupes sanguins proposés sont A+, O+ et A-. Venez nombreux. Je voudrais remercier toute l’équipe des anges qui ont permis le bon déroulement de la cérémonie ainsi que monsieur Edward Teach pour son aide précieuse, sans vous oublier, cher public, sans qui cette cérémonie n’aurait pas eu le succès recherché. Vous pouvez dés à présent allé boire un verre dans les bars situés à proximité. La vente de sang aura lieu sur cette estrade. Le stock est limité à 20 litres, pas plus. La prochaine fois prévoyez quelques traitres de plus aux festivités. Merci de votre attention et bonne soirée."

    Maintenant que c'était terminé, les gens allaient sûrement quitter et Alphée pourrait aider Edana. C'était du moins ce qu'espérait la jeune elfe...
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Posté le Dim 21 Nov - 13:32, vous pouvez
    Jake n'avait pas vu le sabre se tordre, car le chat était passé sous lui. Le félin noir le regarda droit dans les yeux, et l'ange rendit son regard, les deux yeux se mêlèrent et l'espion regarda autour de lui. Le chat feula et fila de nouveau, tel un fantôme infâme. L'employé du gouvernement regarda le ministre de la justice, et les dernières têtes tombèrent, mais furent pendues. Des gens s'agitaient, des anges se manifestaient. L'espion sauta en bas de son perchoir, abandonnant sa bière, il étouffa son aura. On pouvait encore la sentir, mais si faible, perdu parmi les humains, il devint espion entièrement. Il ne faisait pas ce métier pour des prunes non plus, hein!

    Jake fendit la foule, bousculant plusieurs humains, les auras s'entremêlèrent, certains humains le ressentirent, des vampires qui montrèrent leurs crocs et l'ange fit un sourire mauvais alors qu'il vit Edana May venir vers lui. Il accéléra ses pas, les gens bousculaient, le sang coulait, les vampires devenaient agressifs, les lycans restaient en arrière alors que des coups plurent, que des gens dégoulinèrent de sang. La violence. Cela excita Jake qui continua d'avancer, infatigable alors que soudainement Edana May s'effondra et que l'elfe la rattrapa. Se fut à ce moment-là que l'ange vit une vampire ramper au sol, suivit par un homme. Une drôle d'impression le traversa quand son regard passa de l'humaine au sol à la vampire qui rampait...

    *Bande de chiens.*

    Il se mit à les suivre, et quand il passa à côté d'Edana, il fit un sourire mauvais, genre "bien fait sale humaine". Il connaissait son petit secret, représente des humains. Il la vendrait en temps voulu, que sa tête soit aussi coupée. Cela ne serait que justice à la longue. Il ne pouvait pas la sentir, et quelque chose lui soufflait que si Edana l'avait atteint, ce n'était pas pour l'embrasser. Jake continuait de s'avancer, infatigable, plus têtu que prévu. Les gens s'écartaient, s'éloignaient alors que la voix du ministre s'éleva.

    Mes chers Réversiens,

    Vous venez d’assister à une décapitation suivie d’une pendaison, je vous remercie d’être venu. Pour les intéressés une vente de sang aura lieu dés que l’on aura vidé les cadavres de ce nectar exquis pour vampires. Il est tout frais et sera vendu au prix unitaire de 10£ le litre. Avis aux amateurs. Les groupes sanguins proposés sont A , O et A-. Venez nombreux.

    Je voudrais remercier toute l’équipe des anges qui ont permis le bon déroulement de la cérémonie ainsi que monsieur Edward Teach pour son aide précieuse, sans vous oublier, cher public, sans qui cette cérémonie n’aurait pas eu le succès recherché. Vous pouvez dés à présent allé boire un verre dans les bars situés à proximité. La vente de sang aura lieu sur cette estrade. Le stock est limité à 20 litres, pas plus. La prochaine fois prévoyez quelques traitres de plus aux festivités. Merci de votre attention et bonne soirée.


    Et il partit alors que l'espion accéléra le rythme de ses pas. Il fila derrière le lieu de décapitation. Les gardes se retournèrent vers lui, armes en poing, il leva alors ses mains et dévoila son aura. Fausse alerte, et les gardes évitèrent de le tuer. L'espion marcha de long en large, le sang coulait de chaque pore du bois. Il s'arrêta devant un buisson, ignorant que dans ce buisson, se trouvait cette vampire qu'il avait senti. Ses baskets noires se détachaient sur le sang, il enfonça les mains dans ses poches alors que son regard félin traversa l'endroit sans rien trouver. Le chat noir revint, se frottant contre les jambes de son homologue, il miaula, comme s'il allait vendre les traitres, mais pas encore, non...Oh que non.

    "Vous n'auriez pas vu une vampire?
    -On a rien vu Devan. Tu devrais retourner dans la foule.
    -J'ai pourtant vu quelqu'un.
    -T'as bu, encore une fois."

    Il était vrai que l'ange buvait énormément depuis la mort de sa femme, ce n'était pas un secret en soit. Ironisa le garde qui regarda de façon brûlante l'ange. De la rage s'éleva le désir, Jake fit un pas vers le garde. Leurs lèvres s'effleurèrent, et les autres gardes grognèrent, des purs hétérosexuels homophones. Pitié! L'espion se lécha le contour des lèvres alors qu'il recula de quelques pas. Il se gratta la joue alors que les gardes l'abandonnèrent, ne voulant pas jouer avec le catin du groupe. L'espion posa sa main sur le bois couvert de sang. La retirant, il observa le sang entre chaque ride de sa main alors que le chat lécha le liquide carmin au sol. Ses yeux jaunes se posèrent sur la vampire dans le buisson. Sa langue rose cessa de happer le liquide, et le félin gronda sourdement. L'ange ne l'entendit pas, pas encore. Il grogna.

    "Où sont-ils?"

    Ses deux mains étaient hors de ses poches, les jambes bien écartées pour se stabiliser, il tournait le dos au buisson. Personne en vue et cela rendait fou Jake. Il était à côté de la plaque mais quand même pas à ce point. Il n'avait pas rêvé, il avait vu deux personnes se diriger ici...L'ange s'éloigna quand soudain le chat cracha en direction du buisson. Ses poils hérissés, Jake se retourna vivement. Une lueur de rage s'alluma dans son regard, et un sourire mauvais naquit. Le chat ne venait-il pas de montrer la direction? Le meilleur ami de Jake n'était pas un chien, mais un chat, oh que oui!
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Posté le Dim 21 Nov - 17:24, vous pouvez
Du mouvement dans la foule. Will rouvrit les yeux et vit le sabre de Teach complètement tordu. Il fut partagé entre l'envie de rire, moqueur envers ces imbéciles d'anges, mais avait aussi envie de pleurer pour Cramson qui finissait ainsi ses jours... Sa tête quasiment envoyée dans le public morbidement venu assister à son dernier souffle. Le rondin était en deux, Teach ayant porté un furieux coup pour décapiter le lycan. Quel besoin, s'étonnait le Californien, de frapper un homme avec autant de rage ? Will ne comprenait pas.

Il entendait la foule s’agiter encore et toujours plus. Il se demandait ce qu’allait advenir deus deux autres condamnés. Les relâcher ? Même légèrement utopique d’ordinaire, Will n’y croyait pas. Opalinski était détenteur d’un cœur bien trop immonde pour faire cela. Le modèle eut sa réponse rapidement. Les cordes, pourtant qualifiées plus tôt par le pseudo-Ministre de la Justice comme étant des « leurres », allaient servir.

Will referma ses yeux, vivement, pour ne rien voir. Lorsque la pendaison, qui ne devait pas avoir lieu, se termina, il les rouvrit et fusilla Opalinski du regard. Les désormais cadavres venaient d’être emmenés et cette pourriture s’avançait, tout content. Will, pourtant pas violent du tout, devait contenir une brutale envie de faire une tête au carré à cet ange.

« Mes chers Réversiens,

Vous venez d’assister à une décapitation suivie d’une pendaison, je vous remercie d’être venu. Pour les intéressés une vente de sang aura lieu dès que l’on aura vidé les cadavres de ce nectar exquis pour vampires. Il est tout frais et sera vendu au prix unitaire de 10£ le litre. Avis aux amateurs. Les groupes sanguins proposés sont A+, O+ et A-. Venez nombreux.

Je voudrais remercier toute l’équipe des anges qui ont permis le bon déroulement de la cérémonie ainsi que monsieur Edward Teach pour son aide précieuse, sans vous oublier, cher public, sans qui cette cérémonie n’aurait pas eu le succès recherché. Vous pouvez dès à présent aller boire un verre dans les bars situés à proximité. La vente de sang aura lieu sur cette estrade. Le stock est limité à 20 litres, pas plus. La prochaine fois prévoyez quelques traitres de plus aux festivités. Merci de votre attention et bonne soirée. »

Do you know where you can put your « nice evening »?! About which « success » are you talking? Poor guy, you’re completely off the track!

Will fulminait, lui si calme habituellement. Il était plus que temps de s’en aller, il était resté bien assez longtemps sur cette fichue place publique. Une cohue eut lieu, ce fut rapidement le foutoir. Will était bousculé dans tous les sens et, énervé, il rendait les coups de coudes qu’il recevait.

Each of them are savages!

Il n’aspirait vraiment qu’à rentrer chez lui, dans sa maison en bois qui ne payait pas de mine, envahie de chats, située entre la forêt et le lac, non loin du Eden’s Manor. Soudain, il sentit qu’on lui attrapait les jambes et sursauta. La poigne ne pouvait que celle d’être un nocturne. Il baissa alors les yeux, le cœur battant encore de la frayeur qu’il venait d’avoir. Une femme et belle, en plus. Il l’a connaissait. C’était sa collègue résistante, la seule vampire de la résistance. La plus recherchée dans toute la ville.

N’était-elle pas cinglée de rester ici ? C’était juste bon pour finir comme ces quatre malheureux ! Mais telle était Gina, comme il l’avait déjà pensé plus tôt, elle était impulsive et très engagée. Elle semblait vouloir lui dire quelque chose, alors il se baissa de son mètre quatre-vingt-cinq pour entendre :

« Vous êtes bien Will Helton ? Vous ne vous êtes pas engagé pour rester sans rien faire. Venez, servez à quelque chose : suivez-moi. »

Impertinente, avec ça ! Il était vraiment détendu, en temps normal, mais avec les anges et ses collègues résistants dans les parages, Will ne l’était certainement pas ce soir. Inutile d’espérer qu’il vous regarde de ses yeux verts-gris avec un sourire chaleureux pour calmer le jeu. Il voulait s’en aller et retrouver son calme et ses chats. Il lui obéit pour ne pas se priver de lui faire savoir le fond de sa pensée, une fois cachés dans le buisson.

« Dites donc, Regina McArthur, pour qui vous prenez-vous ? Mon rôle est de faire de la propagande ! Vous trouvez que c’est le moment de la faire, en plein dans cette cohue qui mêle anti et pro ? Je tiens à ma tête ! Vous sabotez, n’est-ce pas ? Vous comptez faire quoi, au juste ? Faire sauter l’estrade ? », lui asséna-t-il, avant de grommeler en se frottant les chevilles. « Vous pourriez faire attention, quand même, je suis un humain, pas un vulgaire sac de pommes qu’on attrape à la volée ! »

Il entendit des bruits de pas, alors il se serra contre sa collègue qu’il venait de rabrouer.

« Un ange… », murmura-t-il.

Le même qu’il avait failli tamponner au début de la soirée… Ca commençait à sentir le roussi très fort.

Il arrivait à entendre aussi la voix de Halt qui vociférait ses ordres à ses subordonnés. Ordure d’Opalinski qui avait tenu la milice prête…

« Vous n'auriez pas vu une vampire? », s’enquit l’ange non loin d’eux.

« On a rien vu Devan. Tu devrais retourner dans la foule. », répondirent les gardes.

« J'ai pourtant vu quelqu'un. », insista-t-il.

« T'as bu, encore une fois. »

Will entendit les gardes s’éloigner ensuite, après des grognements, et soupira très légèrement de soulagement. Il regarda Gina, inquiet, sans rien dire. Le froid de la peau de la vampire le dérangeait un peu, mais il avait besoin de la sentir contre lui, parce qu’il se sentait vraiment vulnérable en cet instant précis. Tournant la tête, Will intercepta le regard d’un chat à travers le buisson. C’était ses animaux préférés et il y avait une sorte de lien entre eux et lui, alors il était plutôt content de le voir ici, même s’il n’était toujours pas rassuré. Pourtant, il ronfla.

Horrifié, Will se souvint que différentes hormones de chats étaient sur ses vêtements et celui-ci devait être un mâle dominant… Trahi par son animal préféré… Ironique.

« Où sont-ils? », bougonna l’ange.

Il l’entendit finalement s’éloigner deux longues minutes après, lorsque le chat noir cracha en ronflant méchamment, comme s’il avait un autre mâle qui se trouvait sur son territoire et qu’une bagarre était sur le point d’éclater. Les intestins de Will se tordirent sous l’effet de la peur. Il fallait être vif. Extrêmement vif.

« A un, on court sans se séparer, okay ? Le seul lieu où on pourra se faire oublier un petit moment, c’est chez toi. », dit-il le plus bas possible, de façon à ce que seule l’ouïe très fine de Gina puisse l’entendre.
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Posté le Mer 1 Déc - 14:45, vous pouvez
Finalement Aleksanteri avait tout de même su tirer profit de la situation comme toujours. Il s’en sortait toujours, quoi qu’il advienne, comme si cet homme était indestructible, et qu’il tirait sa force de la faiblesse des autres. Il pendit les deux autres malheureux. Au moins, elle n’aurait pas à supporter la vue du sang encore une fois. Non pas qu’elle craigne le sang mais ce spectacle était tout simplement répugnant. De la haine, du dégoût. Même elle ne faisait rien. Rien qui aurait pu empêcher ça et rien qui arrêterait le ministre de la « justice ».

Quel choix adopter ? Elle pouvait se taire, se rendant alors complice, et acceptant en quelque sorte la situation comme toute cette population qui assistait à l’évènement ou alors elle agissait pour faire cesser ce genre de spectacle public. Ils n’étaient plus à l’époque de l’Antiquité, pas besoin de faire autant d’horreur à ces personnes. Tôt ou tard, elle devrait choisir de quel côté elle se trouvait réellement, et Morgane aurait énormément de mal à faire ce choix, elle voulait aider sa ville du mieux qu’elle pouvait, pas diviser les races entre elles, et c’est ce qui se passait en ce moment.

Pourquoi était-elle dont venue ? Elle aurait eu un comportement encore plus lâche, confortablement installée dans son canapé sans se soucier des évènements présents et aux yeux d’Aleksanteri, il doit sûrement avoir l’impression qu’elle adhère complètement à ses idéaux pour être présente en ces lieux. Quoi qu’elle ait fait, elle trouvait son comportement mauvais. Envie de renier sa race, son humanité étant beaucoup trop présente à cet instant. Et si elle en parlait à la résistance ? Qu’elle agisse dans l’ombre pour rendre Réversa un peu meilleur ? Elle jouerait à un jeu très dangereux, surtout que sa carrière serait sacrément remise en jeu. Elle risquait aussi la pendaison comme ces malheureux.

Le ministre de la justice ferait peur à beaucoup c’est certain, mais il réveillerait aussi chez certains cette soif de liberté qu’ils revendiquent. Ils agiraient, pour que ces horreurs cessent. Elle le savait. Tout cela ne faisait que commencer. Il faudrait des conflits pour faire avancer l’avenir, faire changer les choses. Les yeux du gouvernement ne s’ouvriraient pas du jour au lendemain. Pour cela, il aurait besoin de voir et avec un regard extérieur.

La vente de sang. Il voulait ajouter de la grandeur à son spectacle, en faisant payer le sang des victimes. Il serait certain alors qu’une partie de la population adhère à son jugement, qu’il aurait en quelque sorte un certain soutien de la part des Réversiens. Petits moutons de Panurge. Piètres moutons qui se jettent dans la gueule du loup. Intelligent, manipulateur, cynique, odieux … sous ses airs de rockeur, le ministre de la justice en avait un peu dans la cervelle. Un peu beaucoup même, pour avoir un tel pouvoir de manipulation sur les autres. Il pouvait être fier.

Elle n’avait plus rien à faire ici. Elle était déjà restée trop longtemps. Elle aperçut des têtes qu’elle connaissait, mais n’avait pas la tête à venir leur parler. Elle vit aussi de l’agitation, des anges de la milice qui se dirigeaient en hâte vers la population. Avaient-ils repéré des suspects ? Ça ne relevait pas de ses fonctions. Ministre de la culture et de l’éducation c’était bien assez. Elle n’allait pas se mêler de ce qui se tramait, elle n’en récolterait que des ennuis, et il valait mieux éviter de se faire remarquer … Elle quitta sa place, se fondit dans la foule et rentra chez elle.


[HJ : Mo' se retire du rp pendaison]
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Posté le Ven 3 Déc - 21:24, vous pouvez
La nuit était bien avancée à présent et le grand noir n'avait strictement rien raté du spectacle, au contraire il s'était approché au maximum du l'estrade pour être au premier rang. Autant de sang devant lui, il était aux anges (sans mauvais jeu de mot). La tension était à son paroxysme dans l'assemblée, on sentait la révolte, le dégout, la peur, tant de sentiment différents étaient mélangés en ce lieu, des mouvement à gauche et à droite, les résistants étaient là prêt à frapper et la milice prête à intervenir au moindre débordement.

Une fois les traîtres au bout de la corde et en train de balancer dans le vide, il attendit quelques minutes, une petite dizaine exactement, histoire d'être plus ou moins sur qu'ils soient bel et bien mort, après tout on est jamais à l'abri d'un gars plus résistant qu'un autre et qui se "relève parmi les morts".

Une fois le temps écoulé, le noir avança vers l'estrade lentement mais surement, sa main droite dans sa poche. Une fois devant les deux gorilles devant le petit escalier en bois, il les fixa droit dans les yeux et essaya de passer mais les deux hommes l'arrêtèrent en se plaçant juste devant lui.

Désolé mais tu crois aller où l'elfe? Tu pense peut-être que n'importe quoi peut monter là-haut hein?

On sentait le dégout envers Malkavian dans la voix du type et bien sur cela ne lui plaisait guère. Il attrapa rapidement le gars à la gorge et le souleva légèrement de la main droite, ensuite il sorti de sa main gauche une lettre de sa poche et lui planta devant les yeux et commença à lui dire lentement et froidement :

Tu vois ça? C'est une lettre d'Aleksanteri Opalinski me datant d'il y a deux semaines me demandant de confirmer la mort des traîtres et de prendre toutes les mesures nécessaire envers les corps alors soit vous vous bouger soit je vous bouge c'est aussi simple que ça compris.

Le gorille ouvrit la bouche pour répliquer mais avant d'avoir pu dire quoi que ce soit l'elfe prit la feuille et lui enfonça dans le fond de la gorge et envoya l'homme par terre sur le côté, il poussa l'autre et monta les marches de l'estrade.

Avec les compliments de l'Elfe, crétin! lança-t-il aux deux hommes qui n'ont pas bougés suite à la surprise de la situation.

Une fois en haut il s'approcha du premier homme ou plutôt du corps, mort sans aucun doute, il n'y a rien à vérifier là et l'autre là non plus, impossible de vivre quand on n'a plus la tête sur les épaules. Il remit juste les têtes près de leurs corps respectifs et sorti son mètre de sa poche, prit les mesures deux deux premiers et les nota dans un petit carnet qu'il venait de sortir de la poche arrière de son pantalon :

Chace Andrews : 1,83 m => cercueil 1,90 m
Julian Cramson : 1,76 m => cercueil 1,80 m


Il alla ensuite vers le troisième, pris son pouls et une fois bien constaté que celui-ci était inexistant l'elfe le décrocha rapidement et mesura celui-là également.

Rebecca E.Masterson : 1,94 m => cercueil 2,00 m

Et pour finir il se dirigea vers le dernier pendu et exécuta le même "rituel", mort aussi, dommage, une pseudo résurrection aurait été amusante.

Riley Nicolson : 1,61 m => cercueil 1,70 m

Il se releva, descendit les marches et s'approcha du gorille encore debout sur les deux, le toisa, soupira et lui lâcha finalement :

Voilà tout est fait, ils sont bel et bien tous mort, vous n'aurez plus de problèmes...avec eux du moins. Gardez les moi au frais, je passerai avec mon employé une fois la place dégagé pour venir embarquer les corps et mettre dans ma chambre froide avant de les enterrer dans un coin du cimetière comme on me l'a demandé. Maintenant si vous voulez bien m'excuser, j'ai deux trois choses à préparer pour accueillir mes futurs locataires.

Malkavian salua avec un léger sourire, presque sadique, les deux hommes et partit doucement sous les regards de la foule.
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/!\-16 Tonight, we will hang you, in the name of democracy [RP Pendaison]

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