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 03/02/11 - « L’amour s’enfuit, le temps s’envole »

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Narrateur
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Posté le Jeu 27 Jan - 16:58, vous pouvez
    Va dire aux étrangers que tu nommes tes maîtres,
    Que nous foulons aux pieds leur pouvoir inhumain.

    N’insulte plus, toi qui nous braves,
    A des maux trop long-temps soufferts.
    Tu crois parler à des esclaves,
    Et nous avons brisé nos fers.


    Le soleil de milieu d’après-midi n’arrivait pas à réchauffer l’atmosphère glaciale, les gens traversaient une rue de Wilde’s Avenue repliés sur eux-mêmes dans leurs beaux habits pour contrer le froid. Seize heures trente approchait, l’animation propre à ce moment de la journée se manifestait par les enfants qui sortaient de l’école, les étudiants – heureux soient-ils de finir à cette heure – qui comptaient profiter du peu qu’il restait du jour, les salariés qui rentraient chez eux, allaient chercher leurs enfants, se rendaient à une réunion, comptaient faire leurs courses, bref tout ce qui rendait une ville vivante. Certaines choses ne changeaient pas, même à Réversa.

    Soudain, de la musique résonna à travers le quartier, et plus particulièrement devant le théâtre. Elle était calme, pesante et intrigante, tout pour attirer l’attention. Une fois l’objectif atteint, des percussions annoncèrent une action à venir à travers l’oppressant brouillard que créaient les instruments accompagnateurs. Peu importait que la plupart des véhicules continuaient à circuler, les piétons ralentissaient, leur curiosité titillée ; le plus important était de gagner l’attention de la foule. Le volume de la mélodie baissa.

    Un cri retentit.

    Une douleur déchirait la voix, mais il était impossible de discerner sa cause : mal physique, peine ou rage ? Peut-être les trois en même temps. Le son torturé s’éteignit sans qu’on n’ait pu repérer sa source et laissa la place à des cuivres triomphants.

    Une haute silhouette, qui dépassait la foule de deux têtes, fit alors son entrée ; elle venait d’une porte de service du théâtre, mais c’était comme si elle apparaissait. Une couronne de laurier ornait sa tête et révélait un visage légèrement doré, aux perfections mises en valeur par des touches de maquillage plus marquées. L’homme était vêtu d’une chemise blanche, d’un pantalon et d’une veste de costume crèmes ; il devait sa grande taille à des échasses. Une de ses mains était parée d’une bague de type médiévale qu’utilisaient les seigneurs pour apposer leur sceau sur les actes officiels, mains également légèrement dorées. La silhouette avançait, fière et indifférente, obligeant les badauds à s’écarter pour ne pas se faire marcher dessus.

    Un seul profil se dessinait surplombant la mer de têtes que formaient les personnes présentes, mais ce n’était que temporaire : deux individus apparurent à leur tour, venant du côté opposé au théâtre, chacun à quelques mètres l’un de l’autre. Eux aussi montés sur des échasses, ils restaient cependant plus petits que le premier protagoniste. Le nouvel arrivant darda ses prunelles d’un vert brillant et artificiel sur la foule, les baissa sur ses vêtements déchirés et ensanglantés et, finalement, repéra l’être lumineux. La femme arrivée en même temps que lui, pleurant, se coupa une mèche de cheveux en signe de deuil et sécha ses larmes avant de croiser le regard de son compagnon. Elle était habillée d’une robe simple en lin beige, une fleur avivait sa chevelure sombre... si différente d’apparence de son allié.

    L’attention leur était toute acquise. La rue était à présent barrée, plus aucune voiture ne pouvait passer. Comme l’obscurité nocturne s’intensifiait, des projecteurs installés sur les toits de plusieurs maisons s’allumèrent. Le personnage doré était particulièrement illuminé, le reste de la scène improvisée n’étant éclairé que pour la visibilité.

    D’un même mouvement, ses deux vis-à-vis tournèrent le regard vers lui. Celui-ci leva un sourcil, puis les gratifia d’un sourire ironique et d’un geste dédaigneux. Il se baissa ensuite pour faire mine de s’adresser à la personne se trouvant à sa droite et lui désigna du doigt ses adversaires. Lorsqu’il ouvrit sa main, on put voir la noirceur de sa paume.

    Le couple n’attendit pas, il se dirigea vers l’hautain accompagné d’un passage martial, éclairé à son tour. Lorsque seuls quelques mètres les séparaient encore, chacun des protagonistes s’empara d’un bâton attaché dans leur dos jusque là. Un cercle s’était formé autour d’eux de façon à laisser une marge de manœuvre aux acteurs qui se toisaient. Défi et provocation dans les deux camps. Mépris et arrogance chez l’un, haine et passion chez les autres. L’homme au costume blanc toucha l’épaule de la femme du bout de son arme avec un sourire sarcastique. Premier éclat : l’autre homme frappa le bâton moqueur du sien et fit un pas menaçant vers l’offenseur. La femme, comme sortie de sa torpeur, suivit son complice.

    Soudain, une voix s’éleva de la foule : « Allez-y, abattez ce putain d’ange ! »
    L’intervention ne faisait pas partie du spectacle.

    La caricature angélique, car oui c’en était une, en profita pour lancer son arme entre ses vis-à-vis qui s’écartèrent brusquement. Sifflement de l’air, rien de plus. Quelques pas plus loin, l’attaquant avait rattrapé le projectile et se moquait des révolutionnaires.

    Le combat fictif se prolongeait, silencieux mais animé.

    Finalement, l’Ange fut mis à genoux. L’un de ses opposants arrachait la veste et la chemise pour dévoiler le torse peint de noir et sur lequel des cicatrices ressortaient tandis que l’autre clamait :

    « Tu n’es pas ce que tu prétends être. Montrons à tous de quoi tu es réellement fait : de désirs aussi noirs que ton cœur ! »

    De nombreuses personnes, dispersées dans la foule, huèrent alors d’une même voix. La comédienne tourna son regard ardent vers la population amassée dans la rue et s’adressa directement à eux.

    « Ouvrez les yeux ! Les Anges ne pensent pas à vous, au peuple ni même à la ville ! Tout ce qui leur importe sont leurs idéaux de pouvoir et de confort ! Croyez-vous... »

    Non, personne ne pouvait croire à la bonté des Anges. Si ? Une balle s’enfonça dans l’abdomen de la femme, qui tomba lourdement ; elle se vidait rapidement de son sang. Le responsable baissait seulement son arme lorsqu’il reçut un coup de poing dans la mâchoire.

    Un affrontement débutait. Certains se vengeaient de leur consœur sur son tueur, d’autres venaient prêter mains fortes à ce même tueur, d’autres encore, pris dans leur fièvre, s’attaquaient à tous les Anges qu’ils repéraient, mais ceux-ci et leurs complices avaient bien l’intention de se défendre. Et la milice qui allait bientôt débarquer...

    La comédie avait-elle réussi à ouvrir les yeux à quelques personnes ?

    De cela soyez-en sûrs : la Résistance n’avait pas terminé son combat.




- Titre et extrait de la Muette de Portici, opéra de Daniel-François-Esprit Auber. Extrait de l'Acte Troisième, Scène IV. -


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Perséphone L. Carlton
Slaying the Dreamer
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Opinions Politiques : L'ordre, alors gare aux mécréants!
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Posté le Lun 7 Fév - 22:44, vous pouvez

    Aller au cinéma tout seul, c’était triste. Vous ne trouvez pas ? Hélias le pensait en tout cas. On avait l’air égoïste à manger son paquet de pop-corn seul et, après la sortie de la salle, pas moyen de discuter du film, de partager son avis et ses impressions. Ouais, c’était triste. En plus, la dernière fois qu’il avait été seul au cinéma, une petite fille lui avait lancé ses chips dans les cheveux en signe de protestation : le monsieur, il était trop grand, elle voyait pas bien à cause de lui ! Je ne vous décris pas l’état des cheveux... Bref, être accompagné ne dissuadera pas de petite fille à lancer ses chips si elle l’a décidé, mais il pourrait changer de place avec son compagnon plus petit pour que la petite fille ne pète pas complètement un câble – et pour préserver ses cheveux. Et qui était mieux placé que Laly pour s’occuper d’enfants ? De plus, elle avait la taille idéale... Mais n’allez pas le lui répéter ou elle frapperait Hélias (un homme battu !). Tout ceci pour en venir au fait : le lycan allait retrouver la jeune femme à son travail et de là, ils se rendraient directement au paradis des cinéphiles. Il avait insisté pour le plus tôt possible car il était hors de question que l’éducatrice rentre chez elle en pleine nuit. L’homme était protecteur et il ne se soignait pas. Il était à même de savoir les risques encourus...

    Passer Noël ensemble les avait rapprochés comme jamais. Si avant Hélias évitait Laly de peur de déceler le reflet de l’autre dans ses pupilles, il n’en était plus question à présent. Elle lui avait prouvé qu’elle ne resterait pas dans le passé et acceptait son changement, s’y adaptait, enlevant le costume d’éducatrice pour revêtir celui de l’amie. Cette barrière détruite, apprécier la jolie brune à sa juste valeur ainsi que sa présence se révélait bien plus facile. Il la considérait d’ailleurs comme sa meilleure amie, un membre de sa famille même ; peut-être parce qu’elle avait toujours été un visage rassurant, que cela se répercutait à présent inconsciemment dans son esprit, lui qui se sentait plutôt seul, soyons honnête. Ça lui faisait un bien fou d’avoir quelqu’un avec qui tout se passait bien, avec qui tout était « normal » (ou presque)... Entre les gens qui voulaient le tuer, à qui il faisait peur et ceux accrochés à leur méfiance comme des rats à leur fromage, ça ne courrait pas les rues.

    Côte à côte, ils descendaient Wilde’s Avenue en bavardant. La vue d’une poussette rembrunit l’homme, des pensées peu joyeuses qui concernaient un bébé, une mort, une femme, des cauchemars et d’autres choses affluant. Laly eut peut-être le temps de remarquer son trouble, Hélias ne saurait le dire, mais il avait en tout cas chassé toutes ces idées au fond de son esprit et reprit comme si de rien était. Il faisait bien la comédie quand ça l’arrangeait, le garnement.

    Il devait approcher les dix-sept heures quand ils arrivèrent à plusieurs mètres du théâtre. La route barrée éveilla de la surprise, ensuite la foule amassée devant le bâtiment, les projecteurs. Le théâtre organisait-il un évènement spécial ? Il fallait dire que la population avait d’autres choses à penser que d’aller voir des pièces dans la situation actuelle. C’était peut-être un moyen publicitaire avec des « évadez-vous pendant deux heures » et ce genre de slogans aguicheurs. La supposition du lycan semblait se confirmer alors qu’il apercevait de hautes silhouettes extravagantes. Il lança un regard curieux à Laly, comme pour lui proposer d’assister au numéro.

    Toujours des mauvaises idées, ce gars ! C’était à croire qu’il n’avait rien dans la tête... ou vraiment pas de chance. Par ailleurs, comment aurait-il pu deviner qu’il s’agissait d’un spectacle organisé par la résistance ? Comment aurait-il pu se douter qu’il se terminerait comme ça ?... A peine arrivaient-ils aux abords de la foule qu’une détonation retentit. Des cris s’élevèrent. Certains étaient rageurs ou satisfaits, d’autres incrédules, paniqués, effrayés. La comédienne du trio venait de se faire abattre. Complètement stupéfait, Hélias la regarda tomber, démuni, impuissant. Des bruits de bagarres qui débutaient attirèrent à leur tour son attention. Mais putain, c’était quoi ce bordel ?!, pensa-t-il.

    Ce bordel, c’était une foule en colère et affolée. Ce bordel, c’était des gens qui s’entretuaient parce que leurs opinions politiques divergeaient. Enfin, ce bordel, c’était l’expression de tant d’émotions refoulées ; peur, rage, mépris, rancoeur, haine, loyauté... L’effroi même poussait à s’enfoncer dans la violence qui naissait sauvagement dans un instinct de survie.

    Hélias reçut un coup dans les côtes ; il put à peine se plier comme de nombreuses personnes passaient autour de lui, reculant malgré lui avec la vague. S’enfuyaient-ils ou avaient-ils trouvé une nouvelle cible ? Le lycan avait autre chose à faire qu’à y penser à ce moment-là. L’homme qui venait de le cogner se retourna vers lui et l’apostropha :

      « T’es de quel côté ? »


    C’est comme ça que le métis put deviner le motif de l’embrasement des spectateurs.

      « Ça te regarde pas. »


    Et il se fraya un chemin jusqu’à un espace vide tout en cherchant Laly des yeux. Où avait-elle bien pu passer ? S’il lui était arrivé quelque chose... Toute à sa recherche et son inquiétude, il repéra à la dernière seconde le poing qui filait vers sa mâchoire. Ses réflexes de lycanthrope le lui firent éviter de justesse, ce qui eut pour effet de contrarier son agresseur qui retenta sa chance en affirmant : « T’as pas l’air net, toi ! » Hélias attrapa le poing menaçant, le serra et fit tourner le bras du belliqueux afin de lui faire suffisamment mal pour qu’il se baisse, puis se pencha vers lui.

      « Va emmerder quelqu’un d’autre. »


    Agressif et menaçant, il savait qu’il n’y avait que cette solution-là. L’influence du loup aussi qui allait certainement augmenter... Il lâcha l’homme qui lui adressa un regard fulminant. Pas le temps de répliquer, Hélias était parti en courant : il avait cru voir une silhouette féminine familière...


Lost count of the wars You lost count of the score, returned to the trenches each time to fight more. Thought you escaped your nightmare - your curse - to find you were waking from one to a worse. Your living hell, it's right here on Earth.
❝It's night here on Earth❞

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Posté le Mar 8 Fév - 16:08, vous pouvez
L'apres-midi avait deja une odeur agreable. Le genre d'odeur qui donnait a Laly l'envie de sauter un peu partout. Non pas que ce soit une grande excitation d'aller au cinema, mais cela lui faisait plaisir d'y aller avec Helias. En verite, les salles sombres, entoures de monde qu'on ne connaissait pas, ce n'etait pas specialement fait pour lui plaire, au contraire. Mais voila, la presence d'Helias a ses cotes changeait tout. Elle se sentait toujours plus en securite lorsqu'il etait dans les parages de toute facon. Plus ca allait depuis qu'il avait retrouve toute sa maturite mentale, mieux cela se passait entre eux. Au depart, elle devait avouer qu'elle avait eu enormement de mal a faire la difference. A se dire qu'Helias serait un homme et non pas l'homme au coeur de petit garcon a qui elle pouvait raconter des histoires d'enfant afin de le calmer. Cependant, cela avait ete beaucoup plus facile qu'elle ne le pensait de l'accepter comme il l'etait. Cela avait meme etait d'un naturel etonnant. Elle se sentait prete a se detacher du petit cocon qu'elle leur avait cree meme si elle n'en restait pas moins protectrice.

Forcement, il l'avait oblige a le retrouver avant la tombee de la nuit. Elle avait donc demande a terminer plus tot que d'habitude. Par plus tot que d'habitude, elle entendait l'heure normale. Laly avait l'habitude de faire des heures supplementaires, de rester dans son bureau et d'etudier des eleves afin de savoir comment les aider au mieux. Ce soir, elle ne le ferait pas. Cela voulait-il dire pour autant qu'elle n'y penserait pas, c'etait moins sur. Laly avait toujours du mal a s'enlever son boulot de la tete, elle voulait aider le plus d'enfants possibles. Pourtant, alors qu'elle retrouvait Helias en sortant de son lieu de travail, devant la porte, un grand sourire aux levres, elle avouait, malgre elle que cela lui faisait le plus grand bien. Elle passait son echarppe autour de son cou et se hatait pour le rejoindre. Elle posait un baiser furtif sur sa joue et marchait avec lui jusqu'au cinema.

Dans un discours enjoue, elle lui racontait meme, et c'etait rare, un cas particulier qu'elle avait eu aujourd'hui. Un enfant qui avait perdu sa mere mais qui croyait dur comme fer qu'elle venait lui parler, lui rendre visite sous differentes formes. Parfois un chien, parfois une autre femme. Bien sur, il voyait un pedo-psychiatre en meme temps mais cette dernier etait sure qu'il avait besoin de quelqu'un reellement present pour s'occuper de lui. Evidemment, Laly avait saute sur ce cas, pensant, esperant surtout qu'elle pourrait lui venir en aide. Pendant ce discours neanmoins, elle ne put s'empecher de remarquer le regard sombre qu'il lancait sur une poussette. Laly ne savait pas pourquoi il reagissait comme cela et n'oserait surement pas lui demander au milieu d'une conversation, pas si intime, mais elle pouvait le voir et cela l'inquietait. Discrete, mais amicale, elle s'accrochait a son bras, le frottant un peu, comme pour le rassurer sans qu'il n'en ait conscience. La preuve, elle ne le regardait deja plus et continuait son histoire.

Tout cela, c'etait avant qu'il ne jette un regard curieux vers le theatre. Laly savait elle, ce qui s'y passait aujourd'hui. Elle l'avait oublie, mais ce serait interessant de voir la representation a propos des Anges. Elle souriait a Helias. Parce qu'elle pensait Helias neutre, elle disait doucement en le suivant.

- Tu vas surement trouver ca barbant mais...

Un coup de feu retentit. Laly n'en etait pas sure, et pourtant, en voyant la foule qui commencait a s'affoler, alors qu'ils approchaient a peine, elle pensait bien que cela ne pouvait rien etre d'autres. Immediatement, elle pensait a tous les enfants qui avaient affirme qu'ils viendraient a cette representation parce qu'elle leur avait dit que ce serait enrichissant. Inconsciemment, elle lachait le bras d'Helias, foncant a l'avant de la scene. Non seulement elle se demandait qui etait la femme qui avait ete touche, mais pas dessus-tout, elle devait dire aux enfants de s'eloigner. Il ne devait rien leur arrivait. Se rendant compte qu'elle avait perdu Helias et qu'il ne l'avait pas du tout suivi, elle paniquait. Elle regardait son bras, comme s'il allait reapparaitre, mais c'etait bien impossible.

Elle voulait faire demi-tour, Helias etait plus important, mais elle le vit, la, sur le sol, l'enfant dont elle parlait avec Helias quelques instants plus tot. Il pleurait, effraye, presque accroche aux barrieres qui separaient la scene de la population. Laly se dirigeait vers lui, elle se fit poussee plusieurs fois, ne pouvant meme pas voir par qui. Elle attrapait le petit, le serrant contre elle, essayant de se frayer un chemin, elle chuchotait.

- Ca ira, ca va aller... Je vais te sortir de la d'accord. Il va falloir que tu cours tres rapidement et que tu rentres chez toi sans te retourner. On est d'accord?

Elle le sentait hocher doucement la tete, elle, continuait a lui chercher une porte de sortie. Elle l'aurait accompagne, mais il etait hors de question qu'elle s'en aille d'ici sans avoir retrouver Helias et sans avoir aider le plus de personne possible. Elle le posait, assez loin de la foule, et lui intimait de rentrer chez lui a present. Encore effraye, le gamin prenait neanmoins les jambes a son cou, ne se faisant pas prier pour s'enfuir de cet enfer. Laly, au contraire, etait deja en train d'y entrer a nouveau, cherchant des yeux partout le lycan. La cause semblait pourtant perdue, ils etaient beaucoup trop nombreux.

- Helias...

Lachait-elle dans un souffle, allant dans le sens inverse a la plupart des personnes qui cherchaient a fuir, elle poussait egalement a present, les yeux se promenant sur toute la foule. C'est a ce moment qu'elle entrait de plein fouet avec quelqu'un qui ne regardait pas sa route. Le choc frontal fut violent, au point que Laly se retrouve sur le sol, un peu sonnee. Elle s'etait rattrapee sur ses coudes, ce qui n'etait pas la meilleure idee, mais le plus dur allait surement etre de se relever.
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Posté le Mer 9 Fév - 18:37, vous pouvez
Louanne venait de passer une journée des plus ordinaires. Elle avait eu cours toute la journée et s'était interessée aux propos des professeurs. Elle ne s'était pas inscrite dans cette formation pour rien. Si elle avait tout fait pour convaincre sa famille qu'étudier était un bon moyen pour rencontrer de nouvelles personnes et pour sembler plus cultivée encore au milieu des assemblées, c'était bien parce qu'elle était motivée et curieuse d'apprendre tous les savoirs que l'on mettrait à sa disposition.

Durant la pause du midi, elle avait déjeuné avec un jeune aristocrate qui avait lui-même entrepris des études dans l'une des facultés proches de son école. Son oncle était le meilleur orfèvre de Reversa, et comme Louanne dépensait énormément de temps et d'argent en ce lieu, elle s'était dit qu'avoir quelques contacts de ce côté là pouvait être un avantage agréable. D'autant plus que cette famille avait nettement la possibilité de faire à quelques clients et amis des cadeaux de courtoisie.

Puis en sortant des cours, elle s'était rendue du côté de la galerie d'art. L'exposition sur les musiciens était malheureusement terminée, mais la jeune femme voulait se renseigner sur les dates et thèmes des vernissages à venir. Et surtout, elle n'avait pas envie de rentrer chez elle trop tôt. Elle avait même hésité à appeler quelques connaissances pour leur proposer de se rejoindre dans un quelconque restaurant.

Mais avant qu'elle ne fasse cela, un moment de foule avait attiré son attention ailleurs. Un spectacle de rue se produisait devant ses yeux à sa plus grande surprise, car elle était habituellement au courant de toutes les animations respectables de la ville. Rapidement cependant, elle comprit la raison pour laquelle elle n'était pas au courant de cette reproduction. Il s'agissait probablement d'un coup monté par de peu respectables personnes. Mais il était trop tard, la foule s'était refermée sur elle et elle pouvait difficilement en sortir.

Tout s'enchaina alors irrémédiablement et rapidement. La violence s'installa, la foule paniqua. Et elle se retrouva bloquée entre tous ces gens courant en tout sens. Elle ne pouvait pas rester là et espérer sans sortir dans un bon état. Si elle restait immobile dans cet amas de gens remuants il y avait de forts risques qu'elle se prenne un coup perdu ou que son coeur ne résiste pas à l'oppression. Puis elle n'avait rien à faire dans ce genre d'endroit et préférait éviter d'y être vue et surtout d'être mêlée au désordre ambiant.

Alors, elle se mit à marcher à longues enjambées vers une issus possible, slalomant entre les hommes et les femmes. Mais elle se rendit compte qu'éviter les contacts ne faisait que la retarder et que si elle voulait fuir rapidement de cet endroit, il valait mieux ne pas faire de manières. Alors elle fonça dans le tas en observant ses pieds. La progression vers la sortie était ainsi beaucoup plus rapide tant la tactique faisait ses preuves. Jusqu'à ce qu'elle percuta quelqu'un de plein fouet.

Il s'agissait d'une femme qui s'était retrouvée à terre à cause du choc. Mais que faisait-elle dans ce sens là? Elle se dirigeait vers le lieu des affrontements. Etait-elle une idiote, ou l'une des personnes qui avait préparé ce complot? Le coeur de Louanne battait à un rythme bien supérieur à la normale. Elle n'était pas dans les bonnes dispositions pour réfléchir, il lui fallait un peu d'air et de repos.

Alors plutôt que de se poser une dizaine de question, elle tendit par automatisme la main à la femme qu'elle venait de faire tomber. Même si elle en ignorait l'identité. Ce geste la surprit elle-même, qui ne se pensait pas du genre à aider des inconnues suspectes alors qu'elle avait son propre cas à sortir d'affaire. Surtout lorsque l'inconnue en question n'était pas d'une famille assez connue pour que Louanne ne la reconnaisse. Mais y avait-il seulement une seule personne de bonne famille dans l'assemblée? La jeune femme tenta d'observer la foule mais celle-ci étant en constant mouvement, elle ne parvenait pas à dissocier les visages et encore moins à définir qui faisait parti de ses connaissances habituelles. Puis dans la situation actuelle, ce n'était pas vraiment important.

Elle regarda de nouveau la jeune femme face à elle puis leva les yeux. Ce n'était pas son rôle de la convaincre de faire demi-tour, et l'endroit n'était pas vraiment approprié pour entamer une conversation. Louanne décida donc de reprendre son chemin à travers la foule avant qu'elle n'en vienne à se sentir mal et à faire un malaise parmi cette horde de barbares.
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Posté le Mer 9 Fév - 21:49, vous pouvez
« Cela va faire bientôt trois mois … vous devriez tourner la page.

- C’est facile à dire pour vous, vous ne l’avez pas vécu, vous n’y étiez pas. Vous n’avez même pas ressenti cet immense vide en vous après l’opération, sans pouvoir discerner si vous aviez fait le bon choix ou le mauvais.

Silence

- Avez-vous fait ce que je vous avais conseillé ?

- J’ai tout fait, à chaque fois j’en ai profité, mais dés que cela se termine, ça recommence.

- Morgane, depuis que nous nous connaissons et depuis que vous m’avez fait part de votre vécu, j’ai remarqué que vous étiez une personne très précoce. Trop précoce devrais-je dire, vous vivez votre vie à une vitesse fulgurante. Rendez-vous compte : Vous devenez ministre à peine âgée de vingt ans alors que d’autres étudient et profitent de leur jeunesse, vous subissez un avortement, votre enfance je me doute qu’elle ait été heureuse par votre refus catégorique de m’en faire part, et vous passez de grosses journées au bureau. Votre emploi m’apparaît bien chargé mais en l’occurrence, vous êtes dépassée par les évènements, vous vivez tellement vite qu’en fait vous ne prenez guère le temps de les vivre. Je me trompe ?

- Je n’en sais rien, j’aime mon travail et je dois avancer, je ne peux pas me permettre de tout lâcher du jour au lendemain.

- C’était pour votre carrière que vous l’avez fait ? Uniquement ? Quelqu’un vous y a contraint ? Ou bien était-ce votre choix, celui où vous ne teniez compte d’aucun facteur extérieur ?

Silence

- C’était mon choix, l’erreur que j’ai faite a été de le prendre trop vite et de ne pas en mesurer les conséquences.

- Morgane, soyez prudente : j’ai l’impression que vous vous sentez prisonnière de votre vie, et vous risqueriez de vous autodétruire à trop vouloir en faire. Essayez également de parler à quelqu’un en qui vous pourriez avoir confiance, même si ce n’est pas moi. Nous en terminerons là pour aujourd’hui. Nous nous reverrons dans deux semaines. »

Il regarda la jeune femme sortir de la pièce et soupira. Il la voyait deux fois par mois depuis novembre, et il ne parvenait pas à la comprendre. Elle dévoilait à chaque fois une facette morcelée d’elle-même, et il se demandait toujours si c’était bien la même patiente qu’il avait vu deux semaines auparavant. Cette femme semblait secrète, elle ne se dévoilait pas si facilement et pourtant un sujet très intéressant. Il avait testé toutes les méthodes pour qu’elle se dévoile, par l’émotion, en faisant remonter les souvenirs douloureux, auquel il n’avait jamais eu accès, toutes les possibilités pour aider l’ange. Elle ne laissait pas faire cependant, ne dévoilant que peu de choses sur elle, celles qui sont banales surtout. Il avait eu du mal à lui demander de parler à quelqu’un.

Il était psychologue, il avait l’habitude que l’on se confie à lui, jusqu’aux plus douloureux secrets que l’on voudrait savoir à jamais enfouis. Brillant élève et avec l’art de parler, il parvenait à mettre ses patients en confiance et à les amener à parler d’eux en profondeur. Il tenait des informations très intéressantes, capable de détruire la personne le jour où elles seraient révélées, seulement il était tenu au secret professionnel et ne le trahirait, même si parfois, l’envie le démangeait de le faire. Pour son travail, il refusait de prendre parti d’un des deux camps de Réversa, demeurant neutre. Sa manière d’acquérir du pouvoir ? En connaissant ses patients par cœur, même mieux qu’eux-mêmes.

Avec elle pas moyen de déceler des parties de sa vie compromettantes pour sa personne. Elle souffrait de son avortement, elle était surmenée au niveau de son travail, ça d’accord. Tentative de connaître son passé ? Echec. Découvrir sa vie privée, ses relations avec les hommes ? Echec également. En savoir plus sur les personnes en qui il accordait toute sa confiance ? Echec encore une fois. Il parlait à un glaçon parfois, dénué de sentiments (un glaçon ne ressent rien bien évidemment) et incroyablement distant. Le psychologue tourna en rond dans son bureau avant de faire entrer le patient suivant, l’installant au même endroit que l’avait été Morgane une dizaine de minutes avant.

Morgane sortit du cabinet, retrouvant la fraicheur des rues de Réversa. On était en hiver, le froid régnait encore, mais le temps se faisait un peu plus doux que courant décembre, les doigts ne bleuissant plus seulement au contact de l’air frais. L’ange avançait d’un pas rapide, elle avait une réunion dans un peu moins d’une demi-heure et elle devait se hâter avant d’arriver en retard. Les mots du psychologue résonnaient dans ses oreilles.

Tourner la page . Bien sûr qu’elle devait le faire, évidemment, mais comment oublier ? Comment être en paix avec ses pensées qui la tiraillaient d’images de gosses joyeux à chaque fois qu’elle en croisait un, la rendant également maussade et de mauvaise humeur. Ironie du sort, elle était ministre de l’éducation et passait de plus en plus de temps au bureau tentant de réparer son erreur d’une autre manière, pour cesser de culpabiliser. Avoir une meilleure conscience, c’était peut être cela.

Dépassée . Sans doute, mais elle ne pourrait pas s’arrêter du jour au lendemain. En tout cas, il faudrait qu’une force extérieure l’y contraigne, elle désirait faire tellement de choses pour montrer même un tout petit peu, qu’il n’y avait pas que des pourris dans ce gouvernement, sachant que pour beaucoup c’était déjà peine perdue, elle ne serait jamais crédible à leurs yeux.

Chemin faisant jusqu’à la mairie, Morgane restait plongée dans ses pensées, qui tournait un peu en boucle, son esprit répétait inlassablement ce qui la tracassait, sans pouvoir donner une solution convaincante. Elle avait libéré un peu de ce poids pesant en discutant un peu avec Hélias, mais seul le temps parviendrait à guérir toutes les plaies.

Coup de téléphone. Elle sortit son cellulaire de son sac pour répondre à l’appel. Une de ses employées lui signalait se trouver à Wilde’s Avenue, devant une représentation de théâtre de rue. Elle appelait sa patronne pour savoir si elle était intéressée, étant ministre de la culture. Morgane annonça son arrivée d’ici une dizaine de minutes à sa collègue et raccrocha.

Elle n’avait vraiment envie d’y aller, mais bon, elle espérait se changer les idées en arrivant. Elle finit par arrêter de faire cogiter son esprit et marcha d’un pas mécanique, la tête vide. Elle ne pensait plus à rien, elle ne changerait pas le cours des choses tout de suite, c’était impossible. En espérant qu’elle réussisse à retrouver une humeur un peu plus positive d’ici ce soir.

Elle arriva sur les lieux un peu avant la fin de la représentation. Elle n’avait pas rien suivi de la pièce mais s’en fichait complètement, se demandant pourquoi elle avait accepté de venir. Elle aurait très bien pu attendre un compte rendu de sa collègue, qu’elle faisait toujours d’ailleurs, à chaque fois qu’elle assistait à une manifestation culturelle. L’ange observa la fin de la pièce avec un regard vide complètement vide et dénué de tout sentiment. Allez savoir à quoi elle pensait…

Un coup de feu, qui se logea dans la femme. Un appel à la réaction du public face au gouvernement. Attendez, elle faisait partie du gouvernement ! Cela ne lui avait même pas effleuré à l’idée ? Morgane vit la femme s’effondrer, avec ces yeux bleutés très pâles, incapable de réagir face à la situation qui se présentait et à ce qui se tramait autour d’elle.

Le public commençait à se battre autour d’elle, assenant des coups aux personnes jugées dans le camp opposé. Elle n’avait aucune chance, son aura la trahissait, un résistant aurait vite fait de la tuer s’il la croisait sur son passage. Au fond, s’inquiétait-elle de son sort ? Nullement. Ni amusée, ni triste, complètement indifférente, comme si ce qui arrivait autour d’elle ne la concernait pas.

Elle marchait là au milieu de la foule, cherchant à sortir de l’endroit, car évidemment, elle ne comptait pas passer la nuit ici. Maintenant que la représentation semblait terminée, elle repartait, les voyait tous se battre, certains s’effondrant, morts. Alors c’était cela Réversa aujourd’hui ? Tous ses gens s’entretuant ? La ville baignerait dans une mare de sang et ça n’effleurerait pas le gouvernement qui dirigerait une citée fantôme à force. Morgane ne comprenait pas cette haine des races.

Peut être que sa mort aujourd’hui lui éviterait de vivre toutes les horreurs qui arriveraient à l’avenir. Elle serait libérée de cette ville pour de bon, ce serait terminé. Pourquoi tenter de se faire un minimum apprécier, alors que la vue de votre race vous catalogue déjà au rang des anges hypocrites et manipulateurs ? Est-ce que cette vie, ça valait vraiment la peine ? Finalement celui qui ne verrait jamais le jour avait eu de la chance …

Le vide faisait place aux idées noires. Un homme assez grand s’avança vers elle prêt à l’attaquer. Il n’était pas bien costaud, sa taille représentait un atout pour lui puisqu’il voulait se montrer impressionnant. Il avait l’air menaçant, sans doute un résistant. Morgane ne lui laissa pas le temps de la toucher, elle lui prit calmement les deux bras fermement, la mauvaise humeur lui donnait plus de force, puis elle fit une clé de bras avant de regarder son agresseur dans les yeux :

« Laisse-moi. »

Pas un conseil, mais un ordre. Elle le lâcha aussitôt et disparut dans la foule, se frayant un chemin pour sortir, pas pressée du tout, ça prendrait le temps qu’il faudrait, elle finirait bien par sortir de là … ou pas.
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Posté le Jeu 10 Fév - 15:37, vous pouvez
Quel est ce bruit assourdissant ! Mais quel bordel ! Il était à peine 17 heure que la vampire fut sortit de son profond sommeil. Ce n'était pas Summer qui l'avait réveillé, mais un vacarme pas possible qui provenait de la place. En effet, Annabel habitait dans la quartier, située juste à côté du théâtre.
Elle s'était habituée aux nombreuses représentations que pouvaient offrir les artistes de rue, puisque c'était ici qu'ils se rassemblaient tous. Mais aujourd'hui, c'était différent. Une foule s'était avancée et une monstrueuse vie était en train de naître au sein de cette manifestation.

La vampire finit par se lever, frottant durement ses yeux comme à son habitude. Summer était déjà réveillée et regardait la scène. Annabel lui ordonna d'ouvrir la fenêtre pour mieux comprendre les évènements qui étaient en train de se dérouler. Alors que la jeune humaine ouvrit la fenêtre, un coup de feu retentit. La créature de la nuit se mit à sursauter, son regard se posa sur la nuit tombante. Elle avait comprit. Il était en train de se passer quelques choses d'anormal. Annabel s'approcha de la fenêtre. Elle ressentait une sensation bizarre. Son coeur se mit à battre de plus en plus fort, sa respiration s'accéléra.

La main posée sur le rebord de la fenêtre, elle passa l'autre sur l'épaule de sa compagne pour chercher du réconfort. Son regard scruta la foule quand d'un seul coup, une femme attira son attention. Ses vêtements lui rappelaient quelque chose. Son coeur se pressa à nouveau quand cette inconnue perdit connaissance.


" Louanne... "
Murmura la bête. De sa respiration, elle sentait l'odeur de son opposée, oui c'était Louanne, et elle avait des ennuies c'était claire. Des cris perçaient, des gens commençaient à se battre alors que la jeune humaine était toujours sur le sol à agoniser. Annabel ne pouvait pas laisser son opposée dans cet état. Instinctivement, elle enfila une chemise, un pantalon. A toute vitesse, elle plongea les pieds dans ses bottes noires qui l'attendait devant la porte de sa chambre. La vampire lança un dernier regard à Summer.

" Il faut qu'on parte, j'ai une vie à sauver. Dépêche-toi Summer, c'est urgent ! "

Annabel se saisit des clés tout en enfilant son long manteau en cuir. La créature n'avait pas besoin de réfléchir. La foule qui se tramait en bas était en train d'étouffer son opposée, au point qu'elle ressentit les sensations d'étouffement autours de son cou. De sa main droite, elle s'appuyait sur la porte tout en toussant. Prenant son cou de sa main, elle suffoquait à moitié. Elle avait l'impression de crever, faisant comme si qu'elle allait vomir. C'est dans un souffle haletant qu'elle exprima ses dernières volontés :


" Dépêche-toi mon amour ! "

La vampire dévala les escaliers en hurlant. Summer ne devait pas comprendre ce qui était en train de se passer. Annabel lui tenait fortement la main. Il ne fallait pas que sa jeune humaine ne la lâche. La créature sentait ses doigts crispés entre les siens, heureusement. Elle ne se perdrait pas. De sa force sur-humaine, la vampire repoussa les inconnus qui se trémoussaient devant sa personne. L'odeur de Louanne se faisait de plus en plus présente. Annabel finit par trouver son opposée qui était allongée sur le sol.

" Louanne ! "

C'est machinalement que la vampire saisit la jeune humaine dans ses bras. Des gens poussaient de chaque côté, mais grâce à ses hautes bottes, Annabel réussissait à garder les pieds sur terre. Elle espérait sincèrement ne pas perdre Summer. Il était impensable de faire un choix, surtout dans ce genre de situation. Le regard de la vampire croisa celui de sa compagne, essayant de lui faire comprendre qu'il fallait partir. D'une petite sourire, elle essaya de la rassurer.
" Il faut qu'on parte.
- Un vampire !!! "


Un inconnu qui avait vu ce sourire avait remarqué la scène. Annabel le regarda avec stupéfaction. C'est de son pied droit qu'elle le repoussa pour essayer de trouver la sortie. La main de Summer lui caressait le bras. Ouf, sa compagne avait confiance en elle. Rentrons... du moins, essayons...

Louanne respirait toujours, c'était le principal...
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Posté le Dim 13 Fév - 0:14, vous pouvez
Après sa rencontre avec Len Morgan, Elliot avait pris quelques jours de congé. Il faut dire que les choses ne s'étaient pas produites comme il l'avait espéré. Quand il avait pénétré le Eden's Manor ce soir-là, quelques semaines plus tôt, c'était avec la ferme intention d'être transformé en vampire. Malheureusement, l'immortel qu'il y avait rencontré n'avait pas apprécié son attitude et l'avait mordu férocement avant de le jeter dehors du manoir. L'humain en gardait encore des cicatrices.

Comme il l'avait d'abord cru, la morsure avait légèrement une cicatrice sur son cou et l'avait fait souffrir pendant plusieurs jours. Judy, l'assistante de Elliot, avait paniqué en le voyant en si mauvais état le lendemain matin et avait pris soin de lui. Étrangement, elle n'avait même pas cherché à savoir ce qui lui était arrivé. Elle avait forcé le photographe à rester au lit et avait géré elle-même le studio en attendant que son patron aille mieux.

Lorsque l'humain avait recommencé à se sentir mieux, il s'était senti inspiré. Il n'était presque jamais présent pour recevoir des clients ou faire des transactions... Elliot était toujours en ville ou dans les environs de la forêt ou du parc à photographier. Il reprenait goût à l'art qu'était la photographie, comme s'il l'avait oublié dans les semaines précédant sa rencontre avec Len. Le photographe se sentait mieux, comme s'il se retrouvait enfin, comme s'il s'était cherché sans se trouver pendant un moment.

Ce jour-là, Elliot était sorti avec son appareil photo sur Wilde's Avenue. S'il avait cherché parfois la solitude dans des lieux déserts, il souhaitait maintenant se mêler à la foule et sentir l'énergie qui animait ces endroits.

Il marchait dans la rue, au milieu des gens. Elliot s'arrêta et ferma les yeux un instant. Toute cette frénésie était comme un pouls, le pouls de la ville. Elliot le sentait battre en lui et, soudainement, il avait envie de faire partie de cette énergie, de s'y mêler.

Une musique s'éleva dans la rue, attirant l'attention des gens qui circulaient. Sans que Elliot ait le temps de comprendre ce qui se passait, la rue était fermée aux automobilistes et des gens sur des échasses se promenaient. Le jeune photographe ne perdit pas une seule seconde et se mit aussitôt à photographier la scène. Son visage ne trahit aucune expression alors que ses yeux étudiaient ce qui se déroulait devant lui.

Du coin de l'oeil, il aperçut un mouvement furtif à sa gauche. Il n'y prêta pas attention et continua à capturer le spectacle en clichés avec son appareil. Puis, le coup retentit. Le mouvement qu'avait perçu Elliot était en vérité un homme qui sortait une arme de son manteau. Il l'avait ensuite dirigée en direction de la femme dans le spectacle et avait tiré. Sans réaliser ce qu'il faisait, il photographia la femme recevant la balle, le sang sur ses vêtements, sa chute, l'horreur et la douleur sur son visage...

Puis, ce fut le chaos.

Beaucoup se jetèrent sur le tireur, l'attaquant. Il échappa son arme sur le sol et sans réaliser ce qu'il faisait, Elliot le ramassa. Pas question de laisser ça sur le sol, et puis, une bagarre semblait sur le point d'éclater. Valait mieux être en mesure de se défendre si quelqu'un s'approchait trop.

Tout en jetant un regard autour de lui, l'humain réalisa que fuir était sans doute la meilleure solution. Avec son passé douteux, être arrêté ici par la milice ou la police et mêlé dans le même panier que les résistants, ce n'était pas une très bonne idée. Le photographe tenta donc de s'en sortir sans trop manger de coups. Malheureusement, il évita un homme qui s'avançait dangereusement vers lui. Ce dernier balança un coup de poing que Elliot n'eut pas le temps de prévoir et qui le frappa sur le nez. Le choc l'étourdit un peu et il sentit qu'un filet de sang s'échappait de ses narines.

Incapable de rester sans rien faire, Elliot riposta. En moins de deux, il était plaqué sur le sol par son attaquant, qui était bien plus gros et bâti que lui. Le photographe ne se rendait plus compte de ce qui se passait autour de lui, jusqu'à ce qu'un bruit lui parvienne aux oreilles... On aurait dit une sorte de craquement. Il releva les yeux pour apercevoir l'objectif de sa caméra qui s'était brisé.

"C'est de l'équipement professionnel de qualité ! As-tu une idée de combien ça coûte, idiot ?!" s'écria l'humain à son agresseur, ses mains se glissant pour le prendre par le collet.

Animé par la colère de voir son équipement si coûteux en morceau, il reprit rapidement le contrôle sur son attaquant. Il lui envoya quelques coups bien placés au visage avec de se relever. Elliot jura avant de reprendre son chemin dans la foule.

Arriverait-il à partir avant l'arrivée de la milice ?
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Posté le Mer 16 Fév - 0:14, vous pouvez
Le Crépuscule.

Le moment de la journée qu’elle préfère. Celui où elle, jeune Humaine espiègle, peut contempler sa compagne dans les dernières minutes de sommeil, celles où son visage reste doux malgré le plissement dur qui vient parfois plisser son front marmoréen. Summer aime cet instant, elle aime être la première chose que verra Annabel. Si elle en avait l’opportunité, elle aimerait aussi être regardée tendrement à son réveil, se sentir enveloppée d’amour sans même avoir pu dire une parole. Quelle sensation bienfaisante cela devait être…Et pourtant, ce genre de moment, Summer ne le vivra jamais avec Annabel. Humaine s’étant adaptée de son mieux au rythme de vie de sa compagne, elle était toujours debout avant elle. Et au final, ce n’était pas plus mal. Elle avait ainsi l’occasion de la regarder, calme, posée…des adjectives qui ne s’accordent à Annabel que lorsqu’elle dort.

Et ce soir, c’est comme tous les autres soirs. Summer s’était extirpée du lit, éveillée par un bruit de foule, la cacophonie typique des peuples qui se rassemblent et avait enfilé un t-shirt pour voir de quoi il s’agissait. Les bras croisés devant la fenêtre, elle observait l’étrange scène qui se déroulait sous ses yeux en silence, d’un œil suspect. Qu’est-ce que c’est que ça ? Une représentation en plein air ? Et ces acteurs…Elle eut un petit sourire de moquerie.
Un bruit en provenance du lit lui indiqua que Annabel venait de sortir des brumes de l’inconscience. Elle eut un sourire. Le doux masque de sérénité venait de disparaître, la vampire, chasseresse et prédatrice redoutable venait de se réveiller enfin. Pas de bonsoir, juste un ordre sec d’ouvrir la fenêtre pour voir ce qui se passe en bas, sur la place. Peut-être s’était-elle aperçue du ton vif avec lequel elle venait de parler, car elle vint passer ses bras sur son épaule. Un emportement vite pardonné, quand elle posa un baiser sur sa joue. Et tout aurait très bien pu continuer sur le même ton douceâtre si elle n’avait lâché un nom, avec stupeur, après un coup de feu se répercutant sur la façade de l’immeuble.

Louanne...
-Louanne ? Mais…C’est qui Louanne ?

Summer jeta un nouveau regard sur la foule tentant de percevoir la personne dont parlait Annabel, le cœur mordu par un début de soupçon, saupoudrée de jalousie. Était-ce cette femme là bas ? Evanouie et au sol alors que tous semblaient succomber à la panique et à la peur ? Elle ne le savait pas mais vu la réaction de sa compagne, elle devait effectivement être importante. Les seules fois où elle avait vu Annabel aussi inquiète, c’était pour elle, parce qu’elle était en danger. Rongeant son frein, ne préférant pas poser de question, et dissimulant un nouvel accès de jalousie, elle s’habilla rapidement d’un jeans, d’une chemise rouge et noua ses cheveux grossièrement, avant d’enfiler une paire de bottes. Elle aurait le temps de lui poser des questions plus tard. Ainsi vêtue, elle suivit la vampire dans l’escalier et sortit, ne pipant mot.

C’était un beau capharnaüm là dehors. Les gens couraient dans tous les sens, s’agressaient sans raison, se frappaient aussi. Elle n’avait pas peur non, mais elle ne comprenait pas. Oui une femme a été abattue. Les mots « résistance », « Ange », « politique » se faisaient entendre à ses oreilles, entre les cris et les chocs mous des gifles qui se multipliaient. Restant auprès de la vampire, pour sa sécurité, elle fut un instant attirée par le regard insistant d’un gars. Elle détourna très vite la tête pour voir avec stupéfaction sa douce porter une femme inconnue dans ses bras. La jalousie l’aiguillonna cette fois. L’inconnue ne semblait pas morte, elle pouvait voir sa poitrine se soulever à intervalle régulier. Annabel aurait-elle daigné expliquer ? Non, bien sûr, elle voulait rentrer. Summer serra ses poings et allait dire quelque chose de bien senti quand…

Un vampire !

C’était allé beaucoup trop vite pour elle. Elle eut juste le temps de voir la vampire lever son pied droit pour repousser l’homme qui l’avait observée un peu plus tôt. Il tomba oui, mais dans sa chute, il entraîna Summer qui ne put agir autrement que de tomber aussi, se retrouvant séparée de sa compagne par la foule qui s’engouffrait à présent dans l’espace qui les éloignait l’une de l’autre. L’inconnu, lui, serra Summer par le poignet droit. La jeune fille lui décocha une gifle bien sentie qui lui fit lâcher prise mais il était trop tard. En se redressant, Summer fut happée par un mouvement de foule et tout ce que put voir Annabel fut une main qui s’agita frénétiquement avant de disparaître au milieu d’un vacarme infernale et d’une foule compacte.
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Posté le Sam 19 Fév - 16:24, vous pouvez
Après sa longue nuit passée auprès de son mentor, Will avait dû faire de fréquentes allées et venues entre Réversa, Londres et d’autres destinations, en raison de son travail. Il avait donc été assez contrarié avec toute cette maudite paperasse à remplir et n’avait jamais autant haït les anges, même s’il avait dû faire bonne figure face à eux. Il avait craint pendant un bon moment qu’ils lui feraient des difficultés à cause de son statut, mais son travail de modèle nécessitait tous ces déplacements, les justifiant également, par la même occasion.

Il avait loupé la réunion des résistants la plus importante, celle qui allait conditionner les événements qui se déroulaient en ce moment-même dans Wilde’s Avenue. Will, après s’être occupé des chats qui venaient lui rendre visite, ainsi que de Sierra et de Nevada, sortit prendre l’air, en ce début de mois de février. Il décida d’aller voir Eryn au musée, histoire de la saluer. Il ne voulait pas la déranger si elle était en pleine visite, mais il avait envie de la voir, même juste quelques minutes.

Will se rendit donc à Wilde’s Avenue et, une fois parvenu jusque-là, il vit l’avenue noire de monde. Il faisait nuit, à présent, il était dans les environs de dix-sept heures. Pourtant, de gros projecteurs, installés sur les toits, éclairaient la foule et la rue était désormais interdite aux véhicules. Intrigué par tout cela, Will se faufila aisément jusqu’au cœur de la foule, qui lui révéla un spectacle. Une bataille entre deux hommes et une femme. L’un des hommes était en blanc et un combat fictif semblait avoir été engagé entre lui et les deux autres.

Alors, quelque chose revint à la mémoire du modèle. A la dernière réunion à laquelle il avait participé, ce sujet avait été évoqué. Forcément, puisque ce genre de choses ne se montait pas comme ça, en claquant des doigts. La Résistance était un mouvement sérieux et bien hiérarchisé. Si cela n’avait pas été le cas, Will en serait déjà parti. Il était certes en bas de l’échelle, mais c’était ce qu’il voulait et c’était déjà bien assez dangereux.
Will, pris dans ses réminiscences, sursautant en entendant une voix de femme. Il n’avait pas entendu l’autre homme parler, ni la foule huer. Ainsi était le Californien lorsqu’il était ailleurs.

« Ouvrez les yeux ! Les Anges ne pensent pas à vous, au peuple ni même à la ville ! Tout ce qui leur importe sont leurs idéaux de pouvoir et de confort ! Croyez-vous... »

La femme s’arrêta nette, coupée dans sa tirade par une balle dans le ventre, qui la fit se vider de son sang. Will ferma les yeux, atteint par cet acte gratuit et par respect pour cette femme. La mort était quelque chose de sacré pour lui et regarder quelqu’un mourir n’était ni dans son tempérament, ni une façon correcte d’agir vis-à-vis de la personne, selon lui. Réalisant ce qui commençait à se passer, il rouvrit les yeux, commençant à s’inquiéter. Où était Eryn ? Participait-elle à tout cela ? Il fendit la foule en sens inverse, cherchant à sauver sa peau, mais aussi à tenter de savoir si son… opposée s’y trouvait.

If anything happens to her… I know that I wouldn’t bear it and not only because of our link.



[Si quoi que ce soit lui arrive... je sais que je ne pourrais pas le supporter et pas seulement à cause de notre lien.]
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Posté le Lun 21 Fév - 18:01, vous pouvez
Murmurant ardemment les paroles que la comédienne récitait, j'étais prise d'émotions. Pourquoi donc s'émouvoir devant quelques lignes énoncées ? Simplement parce que je me sentais infiniment heureuse de voir les pensées les plus intimes des résistants étalaient ainsi dans une petite pièce de théâtre.

Installée confortablement sous le perron d'une vieille boutique d'antiquité, je ne ratais pas une miette de la fabuleuse fantasmagorie qui s'offrait devant mes petits yeux avides. C'était si beau, si merveilleux. La révélation de la vraie nature des anges, devant ces dizaines, ces cinquantaines ou que dis-je, ces centaines de personnes. Le fruit de nos nuits blanches, dont je gardais quelques traces violacés sous les yeux. De nos litres de cafés déversés, dont je suis présentement devenue littéralement accroc. De nos rires perpétuels, qui raisonnent encore dans ma tête. C'était vraiment fantastique.

Regardant la partie crucial du spectacle, Faith, l'une de nos talents les plus prometteurs, que ce soit en explosifs ou en comédie, désignant du doigt le résistant peinturluré de gouache noire. Ouvrez les yeux ! Les anges ne pensent pas à vous, au peuple ni même à la ville ! Tout ce qui leur importe sont leurs idéaux de pouvoir et de confort ! Croyez-vous...

Abruptement, un bruit de détonation coupa la musique joviale qui chantait à l'autre bout de la rue. Assise dans un angle où je ne pouvais pas rater un seul morceau de la pièce, je vis de mes yeux, de mes propres yeux.. Je vis des mes propres yeux, une balle traçant son chemin au sein de l'abdomen de Faith. Non, non. NON ! Je ne veux pas y croire ! Cela faisait parti du spectacle ? Oui ? Non ? .. OUI ! Je ne sais plus.. Non !

La panique s'infiltrait en moi, créant une torpeur au plus profond de mon être. Je n'avais pas peur. J'étais choquée.. Juste choquée. De voir cette balle argentée pénétrait si brutalement son thorax. Voir son sang se répandre sur l'asphalte. Une véritable cascade de globules rouges. Une chute de sang s'écoulant, tout autour d'elle, créant ainsi une sorte de flaque sanguinolente, une seconde peau sanglante. C'était si rouge, si rouge. Encore quelques litres de sang à rajouter à l'océan de liquide rouge qui a déjà coulé, à cause des anges.

C'était si douloureux à regarder, elle était morte les yeux grands ouverts. Figée à jamais dans une expression de surprise et de.. joie ? Était-ce une ébauche de sourire ou bien un rictus de douleur, de colère ou de tristesse ? Je ne savais pas, et je n'avais pas envie de le savoir. Je voulais juste.. juste.. arrêter de voir tout ce sang. De percevoir cette couleur, si rouge, si intense. Il fallait que je reprenne mes esprits, mais je n'y arrivais pas.. Je l'avais envoyé à la mort. Je l'avais tuée. Non.. Je n'ai pas pressé la détente. C'était un ange, ou bien un pro-gouvernement. En tout cas, une personne malintentionnée, liée aux anges.

La vie à Réversa ne tenait qu'à un fil, tôt ou tard, il cédera. Celui de Faith a cédé. Quand cédera le mien ? Ou bien celui de cette personne infligeant un coup de poing à son homologue ? Je détournais la tête, ne pouvant plus supporter cette prestation, cette horrible fin qui avait été ponctuée devant mes yeux. Je ne pouvais pas la voir, la voir se vider de son sang, se noyant dans la flaque de son liquide vital, à jamais paralysée dans cette posture.

Cherchant le regard d'un de mes subordonnés, je regardais une scène inattendue se déroulait devant mes yeux. Une bagarre. Aux prémices, je ne croyais pas que cela allait dégénéré ainsi. Les femmes, enfants, hommes, personnes âgées, tout le monde se battait. Près à assener le premier coup. Je ne pensais pas que cela allait tourné ainsi. Une bagarre ? La.. milice !

Comment avais-je pu oublier ? Je pleurerais plus tard pour Faith, je ne pense pas qu'elle se soit sacrifiée pour que nous puissions raté notre coup. Non ! Secouant la tête, je reprenais mes esprits, et calmais mes émotions. Trouvant un résistant du regard, je lui fit signe, de la tête, de ramasser la dépouille de Faith. Il le fit aussitôt, et j'entrepris de disparaître sous ce nuage de colère qui s'abattait sur la Wilde's Avenue. Et surtout de commencer « l'opération ». Quittant ma cachette sous le perron obscure, je traversais la bataille, afin de tenter une évasion en catimini. Mais je sentis une de mes mèches de cheveux tirée en arrière.

Brusquement, je fis volte-face. Devant moi, se trouvait une femme d'une quarantaine d'années, une broussaille de boucles blondes parcourant son visage rond. Je remarquais tout de suite quelques hématomes sur son visage, je voulais la repousser, mais je ne le fis pas. A la place, je l'intimais de me relâcher, en lui administrant mon regard le plus menaçant.

La crainte prit d'assaut son faciès. Elle relâcha rapidement mon bras, comme si elle venait de se brûler. Un petit sourire candide suspendu aux lèvres, je la remerciais et partis sans cérémonie. Mon changement brutal d'attitude avait dû la dérouter, tant mieux. Je n'avais plus une seule minute à perdre. Je déboulais, courant avec hâte à travers la foule enragée. Évitant, au passage, quelques uppercuts, crochets du droit et autre coups de pieds. Essoufflée, je me retrouvais à la naissance de Gallows Path. Je sortis de la poche de mon jean mon petit cellulaire, et composais le numéro de téléphone de Gina.

« Gina ? ... C'est moi ... La milice va pas tarder à arriver .. Je dirais une dizaine de minutes ... On a une heure. Pas une minute ni une seconde de plus. … Lançons l'Opération. .. Et, bonne chance. »
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Edana J. May
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Posté le Lun 21 Fév - 20:32, vous pouvez
Edana tournait en rond dans son appartement. Enfin l'idée était là, puisqu'elle était désormais alitée presque jour comme nuit. Ne se levant que pour le strict minimum, la jeune femme commençait à devenir folle, enfermée comme elle l'était. Pour parfaire le tout, les médicaments l'assommaient tellement qu'elle ne se permettait que de rares écarts, ce qui la rendait pas mal irascible. Profondément, la brune était reconnaissante envers son opposé d'avoir été là, suite à ce qu'il s'était passé... Elle ne se souvenait pas de grand chose si ce n'était d'avoir été enterrée, déterrée et envoyée à l'hôpital. Ils avaient juste prévenu la jeune femme qu'elle avait été violemment torturée, qu'elle présentait quelques séquelles, mais que le tout pourrait rapidement se faire réparer si elle y mettait suffisamment de volonté et de patience. Hormis la jambe, elle nécessiterait une prise en charge longue et une rééducation une fois le plâtre retiré.

Bien entendu, l'identité de son bourreau ne lui était pas inconnue. Qui donc aurait pu lui faire ce genre de choses sinon lui? Opalinski de malheur.

La brune zappa la chaine de la télé, rageant contre le manque de programmation. D'ailleurs, tout la faisait râler ces temps-ci, et la perte de mémoire n'arrangeait rien. Lorsqu'elle recevait un appel, la jeune femme ne prenait pas la peine de répondre, hormis à Darian, Kyle ou encore lorsqu'elle appréciait vraiment son interlocuteur - c'est à dire pas grand monde . Azura n'avait pas été mise au courant de son accident de parcours et la jeune femme ne désirait pas spécialement que sa mère ne le soit.

Elle laissa un soupir s'échapper de ses lèvres avant de se relever difficilement, et en regardant son bras désormais intact se saisir d'une béquille, puis de l'autre. Il fallait avouer, cela lui facilitait quand même la vie. Edana vérifia rapidement sa tenue pas très sophistiquée, un jeans et un sweat, fourra son porte-feuille, son portable et ses clés dans sa poche et entreprit de se rendre hors de son appartement. Kyle n'allait pas vraiment lui en vouloir d'une petite visite à la galerie?

De son pas lent, elle prit l'ascenceur, puis se rendit dans la rue, où elle arriva à héler un taxi. Chose rare dans sa rue que les taxis, étant principalement une avenue résidentielle. Montant dedans elle donna l'adresse de la galerie de son opposé, et se laissa bercer par la voiture, fermant à demi les yeux, complètement groggy par les calmants... Au moins ça attendrirait le coeur de la plupart des gens qui pourraient être présents.

Tout à coup le chauffeur ralentit et la brunette fut surprise de se réveiller au milieu d'un vacarme impossible. Ses yeux s'ouvrirent seuls et elle observa le conducteur pester sur la population de Réversa qui semblait se ranimer. Merde mais c'était quoi encore ce foutoir? La brune regarda à droite et à gauche, n'apercevant qu'un mélange de races. Tendant un billet au conducteur, elle s'extirpa tant bien que mal de la voiture, et attrapa ses béquilles pour se soutenir, avant de claquer la portière. Son regard se fit perçant tandis qu'elle observait le grabuge autour d'elle, à une distance raisonnable cependant de la foule.

Okay... Ils lui faisaient quoi là les Réversiens? Tout ça allait finir dans un bain de sang, elle le pressentait.

La représentante humaine ferma les yeux deux minutes avant de prendre son courage à deux mains et de se déplacer vers le théâtre. La nuit tombait lentement et la brune se demandait si elle pourrait vraiment passer au travers du filet et rejoindre la galerie de son opposé. Galerie à présent bouchée par des dizaines d'hommes scandant des débilités. Enfin non, pas vraiment, mais la jeune femme était d'une telle humeur que tout la gonflait royalement. Sauf si l'ange en question était Aleksanteri Opalinski...

Finalement l'idée était assez amusante, il fallait l'admettre... Mais la brune sentait que ça allait tourner au désastre. Tout à coup la brune se sentit bousculer et bénit réellement les béquilles qui la soutenaient, sinon elle serait surement tombée.

" Oh, faites attention!"

La brune adressa un regard noir à son vis-à-vis avant de retrouver une certaine stabilité. Puis repoussée une deuxième fois, elle finit par tendre une béquille et faire tomber l'un des hommes armés qui allait à son tour la bousculer si elle ne faisait rien. Roh tant pis... Edana se disait bien qu'elle n'était plus à un coup près de toute façon...



You know I love it when you say you're afraid But you hate it when I'm making you shake Hang the truth from a noose Put a hit man on the loose Now you're countin' on me makin' you dead Shinedown, it all adds up

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Posté le Lun 21 Fév - 22:02, vous pouvez
    - Il ne faut pas le réveiller...
    - Tu rigoles Alexandra? Dorian doit intervenir! La milice doit bouger!
    - Il est malade...
    - Pas assez pour les buter, et nous le savons tous. Si tu ne vas pas réveiller Halt, je le ferai. Se sont des gosses, et faut sortir le Croque-Mitaine, tous les enfants ont peur du Croque-Mitaine...

    Tous les enfants ont peur du noir. Un ange fit un sourire mauvais face à la hautaine Alexandra, bras droit de Dorian Halt. Elle était furieuse, ses cheveux blonds en tresse serrés semblaient se dresser sur sa tête comme des serpents. Son chef était malade, refusant de voir Julianna Hardwell. Cette rencontre avec la population était trop dangereuse, il devenait dangereux, un fléau qui commençait à exploser. La semaine dernière il avait violé une fille, l'avait mutilé puis tué un de ses hommes...Quand je vous dis qu'il pétait un câble, c'était bien le cas! Alexandra soupira, et se dirigea vers le bureau de son chef, mais elle se figea quand la porte s'ouvrit sur une table vide, la fenêtre ouverte, le vent soulevant les feuilles...Elle se mit à courir aussitôt dans la mairie, comprenant aussitôt que son chef avait pété un câble...

    Une fille pleurait, silencieuse, elle ne devait pas le réveiller. Acculée contre un mur, son t-shirt ne cachait plus rien de sa poitrine et de son soutient-gorge brisé. Son jean avait le bouton et la fermeture éclair arrachés. Combien de fois? Trop de fois pour qu'elle ne compte plus, il l'avait violé un nombre incalculable de fois, lui faisant payer la rebellion de ces frères et sœurs. Marta se prit la tête dans les mains, elle n'avait que vingt ans, une petite fille de deux ans et pourtant elle était une jeune femme brisée. Sur son matelas soigné dormait un ange, Dorian Halt, il se reposait. Les mains couvertes de sang, il avait fermé son pantalon, sa chemise ouverte pendant le long de son torse maigre mais couvert de muscles. Marta leva la tête quand la porte s'ouvrit, Alexandra soupira en contemplant le spectacle.

    - Sauvez-moi...

    L'ange blonde ne dit rien, elle roula des hanches, même son pantalon militaire ne pouvait couper son charme étrange. Elle s'accroupit devant son chef, elle avait elle aussi eu plusieurs rapports sexuels avec lui, mais pas de viols, mais violents si. Il était une cocotte minute qui voulait se traverser sur quelqu'un. Alexandra espérait qu'il le ferait sur son opposée, et sur plus personnes d'autres. Lentement, elle attrapa l'arme de son chef qui se réveilla aussitôt, radical! Enlevez le jouet de Dorian Halt et il réagit, forcément...Alexandra se redressa, elle toisa la femme qui se collait encore plus contre le mur, comprenant qu'elle n'obtiendrait aucune aide de cette femme qui couchait avec le Diable...Dorian se leva, imposant, son aura remplit la pièce et la femme hurla, se prenant la tête entre les mains, son corps s'arqua avec violence et l'ange la regard avec toute la rage du monde. Il sortit alors de la pièce sans demander son reste, Alexandra secoua la tête, et ferma la porte sur Marta qui éclata d'un rire hystérique...Morte de l'intérieur, et l'extérieur ne tarderait pas à faire de même...Dorian Halt surgit dans son bureau et toisa la carte de la ville sur son bureau.

    - Chef! Une rebellion sur wilde's avenue. Des taupes nous ont annoncé qu'une femme était morte, un ange l'a tué apparemment. Des personnes connus ont été localisé. Représente humaine, Edana May, Morgane Pen'malak, une jeune noble humaine, Louanne Callwood et une vampire monsieur...
    - Des gosses, tous des gosses. Je ne suis pas un baby-sitter pour des adolescents bouillonnants!

    Dorian envoya voler sa lampe dans la pièce, l'ange se raidit aussitôt face à la rage de son chef. Alexandra posa sa main sur l'épaule de l'ange fou qui ne dit rien. Il se massa le front, il aurait pu dormir plus, les laisser tous crever comme des chiens, bande de gosses! Ils avaient toujours, TOUJOURS besoin de foutr* la mer**. Ils s'ennuyaient tellement...Cette pensée le fit éclater d'un rire psychopathe, les hommes se raidirent et Alexandra leur fit signe de sortir du bureau, de suite même! Dorian cessa de rire, secouant la tête, il abattit paumes ouvertes ses mains sur la table. Il empestait la rage, cela ressortait de chaque pore de son corps, promettant mort au premier qui lui cherchait des noises.

    - Chef?
    - Envoyez des unités, petites, on y va, tous. On les prend, et si ils résiste on les bute. ON BUTE CETTE BANDE DE CONAR* QUI M'A REVEILLE! Suis-je clair Alexandra? Ou je vous l'enfonce celle-ci?!
    - Très clair monsieur.

    Alexandra se dit alors qu'ils étaient dans un trou profond et que Satan venait de se réveiller. Elle allait devoir éviter une bavure énorme et se dit que finalement, elle aurait dû le laisser dormir. Dorian enfila son double holster, attrapa un fusil à pompes, le pire? Il ne rigolait pas! Il enfila son blouson de faux-cuir ouvert, et sortit de son bureau. Sa chemise noire était fermée, saillante sur son corps plus que mince, il portait un jean bleu foncé avec des rangers. Il ne dit rien, les hommes avaient tout entendu, prêts, ils sortirent tous de la mairie. Alexandra réussit l'exploit de prendre le fusil à pompes des mains dans son chef quand ils montèrent en direction du quartier. Disant qu'il n'en n'avait pas besoin, étrangement Dorian ne dit rien et continua son périple. Si personne ne se faisait tuer par le chef de la milice fou furieux...Tournez général alors mes choux! Mais c'était beau de rêver, pas vrai?

    Dorian faisait éclater son aura comme un chef, comme un maître furieux de voir que les petits enfants n'étaient pas restés le cu* sur la chaise et qu'ils faisaient les c**. Forcément! Les enfants, ça faisaient toujours des bêtises quand les adultes disparaissaient. L'ange se stoppa une fois sur la place, observant le chaos. Des murmures s'élevèrent alors que des miliciens commencèrent à apparaître, demandant papiers, avec une douceur que le chef n'aurait jamais. Dorian toisa une manifestante qui se ratatina sur elle-même, comme si elle voulait lui échapper. Il fendit la foule, les gens reculèrent, ayant peur de se faire prendre, torture et le pire, violer par le chef de la milice, le garde-fou. Dorian s'approcha de quelqu'un, une chevelure blonde et il attrapa Morgane Pen'malak avec une douceur presque étonnante par le bras.

    - Je crois que tu ne te rends pas compte où tu es Morgane...

    Il la lâcha doucement et fit signe à des miliciens de venir, sans rien rajouter, il s'éloigna, observant ses hommes, bloquant de temps en temps des coups et frappant aussi. Il ne s'était pas occupé plus que cela de la ministre, parce qu'il avait autre chose à faire mine de rien hein! Il faisait son boulot même si cela pouvait étonner tout le monde. On pouvait être payé pour buter des gens, et être taré à la fois. Comme quoi, certains avaient des petits avantages et d'autres pas...La foule se rebellait, se calmait mais grondait sourdement. Dorian se stoppa face à la représente humaine et soupira longuement. Edana May, il ne pouvait pas la sentir à dix kilomètres à la ronde. Surtout qu'elle avait une sale mine, elle voulait se suicider ou quoi la petite dame?!

    - Vous voulez mourir? Il était temps! Sortez de cette foule bord**, vous allez vous faire buter!

    Dorian pivota la nuque, dégaina son arme et la colla contre le front d'un résistant qui croyait avoir gagné la loterie! Le petit malin l'avait pris à revers mais l'ange avait senti son aura, son approche. Le chef de la milice fit gonfler son aura, faisant couiner des gens de peur. L'aura d'anges, rien de mieux pour tétaniser une foule, et remettre un esprit à l'endroit! L'homme se tétanisa, lâcha son arme et l'ange tira, la cervelle se rependit au sol, le corps tomba mollement et l'ange toisa la foule toute entière, n'ayant aucune crainte de tous les canarder et il le montra. Les gens reculèrent, se turent, murmurèrent, que faire, que dire? Se jeter sur Dorian Halt et tuer celui qui dirigeait la milice, car une armée sans chef n'est rien, pas vrai?! L'ange attendit patiemment, le froid sur le visage, le regard n'affichant que la folie naissante.

    - Mesdames et messieurs, ayez l'obligeance de présenter vos papiers, et je ne me répèterai pas.

    Des cernes étaient sous ses yeux, ce qui était sûr, ce n'était pas le moment d'enquiquiner Dorian Halt. Certains s'y plièrent, d'autres jouèrent les rebelles. Dorian soupira, des gosses qui faudrait mater à coup de bâtons, ou plutôt à coup de balles oui! Il secoua la tête, s'éloigna de la représente humaine, et se balada dans la foule calmement. Car il n'avait pas peur de la Mort, rien à perdre, et ça, c'était la pire saloperi* au monde! Le mec qui n'a rien à cirer de mourir...Car il n'attendait que cela, au fond...
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Posté le Sam 26 Fév - 20:20, vous pouvez
Regina Mc Arthur attendait.
Sournoise, hypocrite et dissimulée sous ses vêtements sombres. Une nouvelle actrice, dont le grotesque masque blanc cachait le visage, s'était recroquevillée autour de sa choppe de bière de la taille d'un seau. L'obscurité d'un coin du Drunk Café semblait la dévorer depuis des heures, si bien qu'elle paraissait mourir. Ses jambes étaient repliées contre sa poitrine immobile, souplesse contrastant avec la vieillesse d'une âme que l'Enfer n'avait pas voulu accueillir. Ses longs doigts fins, d'un blanc laiteux, même recouverts d'une mitaine en résille, se serraient sur la hanse de la choppe, comme pour la briser. Ses longues boucles blondes roulaient sur le velours de sa longue cape, dont les pans soyeux récoltaient une poussière trop longtemps cultivée. Le Café avait revêtu son voile de silence habituel à ces heures de la journée. Rien ne semblait vouloir perturber le calme printanier de cet après-midi terriblement ennuyeux. Non, vraiment.

Et pourtant...

Quelqu'un entra en trombe dans le bar et se jeta contre le zinc, haletant, luisant de sueur. Lorsque le barman émergea de l'arrière boutique, le visiteur s'empressa de l'accoster.


- Viens voir ! Une bagarre, devant le théâtre !

Regina sourit ; elle ne fit pas le moindre geste, elle n'en avait pas besoin. La venue de cette commère suintant la sueur indiquait que cette après-midi n'allait finalement pas être si reposante que cela. D'ailleurs, quelques secondes plus tard, une vibration naquit au niveau de sa cuisse, et remonta jusqu'à ses hanches. La jeune femme plongea sa main dans sa poche et en fit jaillir un minuscule portable qu'elle colla précipitamment à son oreille ; elle n'était plus en sécurité ici. Dès que le nouveau venu expliquerait la situation, il fallait qu'elle déguerpisse, et très vite. Mais pas trop. Discrétion, discrétion, elle avait dit, la Riley.

« Une heure. Pas une minute, ni une seconde de plus. »

La jeune femme ne répondit pas ; inutile. Elle se contenta de raccrocher, au même moment que sa supérieure, qui devait, elle aussi, oublier de se faire remarquer. Inutile de gaspiller du temps. Une heure, soixante stupides secondes, se révélait être une piètre durée pour une telle opération. Une heure, ce serait le temps qu'il lui suffirait pour mourir. Une heure, ce serait le temps qu'il lui suffirait pour foutre une merde royale à la mairie.
Un rictus agressa son visage, sous son masque tragédien. Ils devaient réussir. Riley n'était pas de bonne humeur.
Nouveau numéro. Temps qui s'étire, puis qui s'accélère. Tonalités dans le vide. Longues, très longues. Deux secondes interminables.


- Robb ? L'Opération est lancée. Envoie-moi quelqu'un, et file. Une heure.

Une ombre noire parcourut le plancher du Drunk Café, ne laissant derrière elle qu'une traînée de poussière. Une paire de lunettes noires, presque opaques, chevauchèrent le nez du masque et se calèrent imperceptiblement derrière ses oreilles, à côté d'une subtile oreillette. Tous ses sens en alerte, la jeune femme parcourut la Black Alley en silence. Cette route qu'elle aurait pu remonter en long en large et en travers, ne lui avait jamais parue si étendue. Ses vêtements se faisaient terriblement lourds sous le soleil timide, et le temps sembla filer plus vite qu'elle ne courait. Les sombres boutiques défilèrent devant ses yeux, et l'on se retournait sur son passage. Elle s'en satisferait plus tard ; pour l'instant, se faire remarquer était une très mauvaise idée. Une réalité horrifiante s'imposa à elle : il fallait qu'elle apparaisse comme un être humain, et donc qu'elle s'expose au soleil, à ses risques et périls.

Alors qu'elle crut que les rayons solaires allaient l'asphyxier, elle se jeta sous un porche. Au coin de la rue commençait Reversa Square, théâtre des prochains évènements. Attendre la sortie de la milice, puis filer.
La Résistante s'enveloppa dans le tissu étouffant qui composait son déguisement burlesque, avant de se dissimuler dans une impasse, derrière de larges poubelles. Là, elle dégaina un miroir, retira son masque, pour s'en confectionner un nouveau. Son comparse n'allait pas tarder à arriver.

Une heure.
Soixante stupides secondes.
Pas une minute, ni une seconde de plus.
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Posté le Jeu 3 Mar - 15:47, vous pouvez
Robb était assis dans son bureau du Casino, au téléphone, préparant les derniers détails du plan. La pièce de théâtre devait avoir lieu en ce moment même, et elle ne devrait plus tarder à se terminer. C'était ce moment-là que Robb avait choisi pour agir, le final. Pourtant, il était contre l'idée de la pièce de théâtre et l'avait fait savoir à Riley. Mais, sur ce coup là, il n'avait pas eu assez d'influence pour la faire changer d'avis. Il l'avait prévenu pourtant que cela se passerait mal, et qu'un "toutou" du gouvernement ferait sans doute en sorte de mettre un terme à ce qu'il considèrerait comme des propos absurdes. Mais rien n'y avait fait, Riley était restée sur son idée et voulait "frapper un grand coup", en tentant de raisonner la population reversienne. Pour lui, c'était peine perdue et les grandes causes amenaient forcément aux grands moyens. Or, une pièce de théâtre ce ne serait qu'un simulacre d'agissement, au mieux cela pouvait servir de diversion pour quelques minutes, si tout se passait bien.

N'étant pas d'un naturel altruiste, ce n'était pas la perspective que les choses tournent mal qui le dérangeait, mais le fait que cette perspective ne puisse être contrôlée. Riley avait vite fait de lui répliquer qu'il n'avait cas faire en sorte que cela le soit même au pire des cas. Et n'ayant pas d'autre choix, Robb avait bien du s'y mettre. Ainsi, en assistant pas à la représentation, il montrait et persistait dans son désaccord à propos de cela. Mais ce n'était pas la seule raison, tôt ou tard durant la pièce de théâtre, ils devraient passer à l'acte et peu importait ce qui arriverait, Robb ne voulait pas être déconcentré par les évènements en cours. Il garderait donc, l'esprit focalisé sur l'objectif en faisant abstraction du reste.

D'autre part, l'organisation pour veiller au bon déroulement du plan lui avait demandé beaucoup de temps. Entre autre, il avait du contacter un mercenaire espagnol qui s'occuperait du "sale boulot". Ce dernier aurait donc à recruter des hommes qui, lorsque l'opportunité se présenterait ce jour-là, organiseraient une sorte de bataille générale. Ces hommes étaient un peu tout le monde et n'importe qui, la seule chose qu'ils auraient à faire serait de se revendiquer comme faisant partie de la Résistance. Car Riley n'avait pas voulu mettre en danger ses hommes, lycans et vampires de la Résistance. Robb avait donc du improviser avec les moyens du bord, tout en sommant à l'homme qu'il avait recruté de payer le prix fort ceux qu'il devait rallier au mouvement. Robb n'avait donc pris aucun risque, on aurait beau interroger les personnes impliquées, ils ne sauraient rien.

En effet, car le mercenaire était lui aussi passé par des intermédiaires qui eux-mêmes étaient passés par d'autres intermédiaires. De plus, une fois le travail fait, il s'était exilé dans un autre pays. De la sorte, il serait impossible pour le gouvernement,de remonter à qui que ce soit. En ce qui concernait les vrais hommes de la Résistance, eux étaient sur le "vrai" plan. Certains devraient s'occuper de couper la télésurveillance des rues de la mairie lorsqu'ils passeraient à l'action, alors que d'autres seraient assignés à d'autres types de missions. Mais, aucun n'auraient pour mission de retenir la milice. Riley ayant jugé que cela serait trop dangereux pour eux.

Le plan était donc quasiment parfait, à une exception près. Il avait une faille et une grosse faille. En effet, à aucun moment Robb n'avait prévu la protection des comédiens qui jouaient la pièce, et d'ailleurs, il n'avait trouvé aucun moyen pour le faire. Il fallait dire qu'il n'avait pas vraiment cherché, cela n'étant pas son idée, il s'était dit qu'il n'avait pas à s'en mêler. Même si, en faisant cela, il prenait le risque de se le faire reprocher plus tard si quoique ce soit arrivait aux comédiens. Mais lui, ne leur avait pas demandé de jouer à découvert, il aurait donc des arguments pour convaincre du contraire si jamais on en venait à lui rendre des comptes. Et puis, cette faille n'était peut-être pas tout à fait inutile ni anodine. En effet, s'il y avait bien un endroit où l'ennemi frapperait se serait sans aucun doute là. Ainsi, loin de vouloir faire des comédiens de la chair à canon, Robb y voyait surtout l'opportunité recherchée pour créer la confusion.

Il n'en était pas à souhaiter que la pièce tourne mal, encore que cela arrangerait ses affaires, mais il fallait bien admettre que le pourcentage de chance pour que cela se passe sans encombre était très mince. Faire une telle pièce dénonçant les Anges, dans la rue, c'était comme brandir la hache de guerre et la déclarer au gouvernement mais aussi aux pro-gouvernementaux. Mais après tout, cela avait été le choix de la Cheftaine et de sa position Robb n'avait pas à en redire. Dans tous les cas, il serait tenu au courant de l'avancer des choses. Il mit alors sa veste et sortit du Casino pour se diriger vers Reversa's Square. Lui faisait partie de la mission visant la mairie et il savait pertinemment que tôt ou tard il devrait s'y diriger lorsque le signal lui serait donné, alors il valait mieux prendre les devant. Au même moment, il reçut un coup de téléphone, c'était Regina qui lui disait que l'Opération et le compte à rebours avaient commencés. Ils avaient une heure pour s'emparer de toutes les informations possibles qu'ils trouveraient au sein de la Mairie.

*Lui envoyer quelqu'un? Mais je n'ai plus personne sous la main. De toute façon, il était prévu que je sois sur le coup.*

Il ne lui avait rien répondu et raccroché aussitôt, on ne savait jamais, au cas où ils pourraient être sur écoute, chose qui paraissait très peu probable sachant que leur ligne était sécurisée, mais prudence était mère de sûreté. De toute manière, tous deux connaissant le point de rendez-vous ils n'avaient pas à divulguer ni s'échanger la moindre information. Une fois arrivé à l'endroit prévu, Robb emprunta une petite allée sans issue et sans surveillance. Il aperçut alors les poubelles qui étaient leurs "point de repère". Il entendait des bruits non loin de là, et il savait que ça ne pouvait être qu'elle. Il fallait préciser aussi que le fait que Regina soit une vampire n'inspirait pas à Robb une totale confiance. Ainsi, bien que le plan soit prévu d'avance, et que tous deux soient de la Résistance, l'entente et la collaboration des deux n'allait pas de soi. De part son passé, Robb n'était pas très à l'aise avec les vampires et même si depuis quelques années déjà cela s'était estompé, il n'en restait pas moins qu'elle restait une vampire, et à ce titre il devait s'en méfier. D'un air toujours aussi assuré que d'habitude, les mains dans la veste, il s'approcha de la vampire et des poubelles, avant de l'apercevoir. Elle semblait bricoler un masque, sans doute pour se protéger du soleil et cette théorie était confirmée par le fait qu'elle était emmitouflée dans son déguisement.

" Me voici, je n'avais personne d'autre sous la main et puis je ne suis jamais contre un peu d'action. Ne perdons pas de temps et allons-y. Dès que tu seras prête je donne le signale et on coupera les caméras de surveillances."

Bien que Robb avait une forte tendance à établir des stratégies, il n'en restait pas moins qu'il restait un homme de terrain qui aimait l'aventure et les risques. Les Résistants étaient en place sur la Mairie, et ils ne faisaient qu'attendre le départ de la milice. Lorsque ce fut fait, ils s'étaient aussitôt mis en place. Ainsi, dès qu'ils passeraient à l'action, personne ne se rendrait compte qu'ils étaient venus et tout serait exactement comme il l'auraient trouvés. Tels des fantômes, ils devraient être invisible...

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Posté le Lun 7 Mar - 0:02, vous pouvez
Une journée comme les autres, une matinée comme les autres, un après-midi pas comme les autres. Ou comment pimenter votre journée qui s’annonçait banale, morne et inintéressante. Pas de nouvelles tortures à tester, pas de résistants à arrêter, personne à qui faire un procès. Une journée des plus ennuyeuses où les Réversiens pouvaient la passer en paix, sans craindre le ministre de la justice. De quoi énerver Aleksanteri au plus haut point. Il était méchant et il voulait le revendiquer, tout le temps ! Faire de la rondelle de résistants à la sauce Robert…

Il allait être servi, lui qui croyait passer sa journée à s’emmerder, il allait enfin pouvoir se dégourdir les jambes ! Enfin un peu d’action et de nouveauté dans cette ville ! Il reçut l’alerte assez rapidement, où un de ses espions lui envoyait un rapport rapide concernant le meurtre de Wilde’s Avenue. Allez hop, pas le temps de chômer, résistants à portée ! Tiens, il utiliserait bien cette phrase comme Maxime. Avec des rimes, un phrase qui lui allait comme un gant : « Pas le temps de chômer, résistants à portée » il dit cela à ces hommes et ils obéissent comme par magie. Pratique, pas besoin de gueuler comme un dingue, et beaucoup plus classe comme ordre que « Bougez votre cul tas de chiens galeux » et encore il utilisait la phrase de Jack Sparrow la classe n’empêche. Quoi ? Vous n’avez jamais vu un ministre de la justice aimer un Disney ? Eh ben voilà c’est fait bande de moules !

Appel des troupes : parées à l’action ! Pas de le temps de rigoler, il fallait rétablir l’ordre au plus vite ! Eviter au maximum les débordements qui avaient l’air bien entamés, faire en sorte qu’il y ait des prisonniers pour les torturer et les faire parler ! Associer travail et plaisir, il faut ! Très important pour le moral !

Bref, ses hommes partirent sur le champ de bataille, ou la Wilde’s avenue, appelez là comme vous voulez, pour remettre de l’ordre et rejoindre son pote qui faisait le même job que lui à savoir Dorian Halt. Aleksanteri l’aperçut au loin, plutôt occupé à casser la gueule à ceux qui l’approchaient de trop près, tiens la petite ministre de l’éducation avait l’air complètement à l’ouest, de toute façon, il n’avait pas le temps de s’occuper d’elle, il y avait un massacre à faire !

Fumant sa clope tranquillement, comme si il marchait dans la rue, il se dirigea vers le chef de la milice. Comment faisait-il pour ne pas recevoir de coups ? Probablement les personnes qui se battaient s’écartaient lorsqu’il passait. C’est qu’il était tout puissant et que personne ne voulait lui faire de mal !

Un type lui barrait le passage qui le mènerait à l’ange fou. Bon ben, il fallait l’abattre. Il sortit son magnum et tira dans la tête du type. Mort sur le coup, net. Rengainant son arme, il se dirigea vers Dorian, l’air calme, posé, il était dans son élément, comme un poisson dans l’eau.

« Tu as un plan spécial ? On leur casse la gueule ? Je veux des prisonniers à torturer tu m’en laisses ? Du genre des résistants, ou des personnes qui ressemblent à des résistants, au choix tu fais comme tu vois. On se revoit pour faire le bilan de l’après-midi ? Putain t’imagines pas comme ça m’avait manqué une baston pareille ! Ah au moins on sert à quelque chose ! »


Ils s’étaient vus une fois, mais pour lui, Aleksanteri avait senti qu’ils allaient être copains tous les deux. Unis pour le meilleur et pour l’empire.

Tiens mais qui voilà donc ? Edana May ! Et salement amochée ! Tiens mais qui lui a fait ceci ? C'est lui ! Il n'a pas réussi à la tuer mais au moins elle porte des traces de son passage, beau travail ! Il était fier de son coup pour ainsi dire très fier. Il la héla au loin :

"Alors Edachou ? Pas trop cabossée ?
puis se tournant vers Dorian :
"Tu ne trouves pas qu'elle est belle comme ça la fille ? Faut dire que je l'ai bien fait souffrir."
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Perséphone L. Carlton
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Posté le Mar 8 Mar - 19:18, vous pouvez

    Dans l'obscurité naissante, le danger réveillait une adrénaline violente qui affluait dans les veines, aussi vitale en l'instant que l'oxygène. Message nerveux qui préparait le corps à l'urgence. L'instinct de survie n'était pas doux, tempétueuse volonté prête à tout, une lame qu'on aiguise pour mieux l'abattre. C'est toi ou moi, alors ce sera moi. Peu importe ce que j'en pense, mon corps n'a pas fini de vivre, il se défendra jusqu'au bout. Au milieu du chaos, l'esprit se réduisait à un artifice dont peu faisaient cas. Instincts, réflexes, c'était tout ce qui comptait, parce que face aux pulsions la raison n'avait aucune arme. La loi du plus fort et vae victis !

    Hélias courait vers Laly, du moins le croyait-il. Vision trahie par l'inquiétude, non, ce n'était qu'une pauvre femme qui essayait de s'échapper. La frayeur décomposait son visage alors qu'il attrapait un de ses bras et la retournait vers lui. Elle se tassa, tira sur son bras et comme il ne la lâchait pas tout de suite, ses yeux s'humidifièrent. Ce furent ses supplications qui lui firent lâcher prise. La réaction de l'inconnue était légitime, et c'est ce qui avait paralysé une seconde l'homme. Non, pas l'homme, le lycan. Un monstre déguisé. En temps normal, c'était les siens, et les vampires, qui provoquaient la panique. La politique avait supplanté l'horreur des mythes, mais ceux-ci étaient toujours là, arrière-fond sur lequel s'appuyait le gouvernement pour légitimer ses actes. Combien de personnes aussi perdues cherchaient-elles à s'enfuir ? Tellement semblaient prendre part à la confrontation. Tour sur lui-même, Hélias observait, toujours à la recherche de sa meilleure amie, et en même temps pensa aux personnes qu'il connaissait qui pourraient se trouver embourbé là-dedans. Pas le temps de s'y attarder, la milice était arrivée.

    Sa présence n'étonnait pas, mais elle suffit à faire lâcher une série d'injures à Hélias qui commença à avancer sans destination précise ; retrouver Laly, amocher autant de miliciens que possible et on aviserait après. S'il était coincé, il pouvait dire adieu à sa liberté, Halt ne le laisserait pas s'échapper, accord avec Opalinski ou pas. Ça ne contrarierait pas plus que ça le ministre, au pire il essayerait de lui tirer les vers du nez et, que ça marche ou non, repartirait ensuite, peut-être même en proposant au chef de la milice de l'accompagner en salle de torture. Ils avaient tout pour s'entendre, ces deux connards.

      "Vos papiers, monsieur."


    C'était con, des anges, quand même. Évidemment, il allait sortir tranquillement son porte-feuille de sa poche et lui présenter sa carte d'identité, lui parler de la météo aussi ? Les gens s'écartaient des agents, ne voulant pas avoir affaire à eux, ou au contraire, s'attaquaient à eux. Personne n'avait encore touché à celui qui toisait Hélias et lui répétait, autoritaire, de montrer ses papiers ou il serait embarqué. Le métis put ainsi laisser libre court à son instinct de survie : une droite, un coup de tête et l'homme fut à terre. Pour combien de temps ? Aucune idée, mais au moins il n'ennuierait personne pendant un moment. Une pensée insidieuse lui souffla de l'achever ; le temps de trancher la question, une voix connue se fit entendre et le lycan se dirigea vers sa source.

    On le frappait, ou essayait ? C'était simple, il frappait. Pas de la rage ni de la haine, juste un réflexe. Néanmoins, ses coups possédaient plus de ferveur quand il s'agissait d'un milicien. Pour les autres, s'il espérait que les résistants réussiraient à y gagner quelque chose - le pourraient-ils dans un tel chaos ? - les camps étaient indéfinissables. Obscurité, menace et lui n'avait plus peur, sinon pour d'autres. Il avait été une proie il y a neuf ans, pauvre proie sur le territoire des prédateurs nocturnes, à présent il avait les moyens de se défendre. Si c'était un atout, Hélias aurait tout de même préféré en avoir peur toute sa vie. Loin de Réversa. A présent qu'il était devenu ce qu'il avait craint, une autre menace face à laquelle il n'avait pas d'arme s'était levée, la politique. Cycle infernal.

    Et Laly, toujours indiscernable... Cependant, il avait entendu Edana, la laisser dans ce merdier était impensable. Rapidement, il l'aperçut, avec des béquilles en plus. Pas loin, Halt et Opalinski tapaient la causette, comme quoi il avait vu juste sur ces deux-là. De plus en plus pressé, le lycan arriva finalement à la hauteur de la jeune femme, posa ses mains sur les bras de la demoiselle. L'idée même de rassurer, ridicule. Mis à part ce qu'elle avait déjà, elle ne semblait pas blessée.

      "Eda, tu n'as rien ?"


    Rien à foutre que les salopards d'anges n'étaient pas loin ! Peut-être devrait-il même aller provoquer Halt ? Pour mourir, autant que ça soit par la main de ce taré, ce serait plus rapide qu'avec le drogué. Sauf qu'il n'avait pas l'intention de mourir et mettre Edana en sécurité était plus important, comme retrouver Laly pour faire de même avec elle. Une chevelure blonde passant à vive allure le fit penser à Morgane. Se trouvait-elle coincée là-dedans aussi ? On ne peut pas tout à faire en même temps, alors même si on panique pour plein de monde, une chose à la fois. D'abord, s'occuper d'Edana. Trop de choses à penser, à faire, capharnaüm mental. Quand je vous disais que l'esprit dérangeait plus qu'autre chose dans ces situations, un milicien profita de quelques secondes d'inattention pour le frapper à l'arrière du crâne. Hélias percuta le sol, sonné. Sous le choc, son nez se mit à saigner et il se mordit la langue, elle aussi saignant légèrement. Le temps de retrouver ses repères, il se releva tant bien que mal le plus vite possible...

    Edana, où était-elle ?


Lost count of the wars You lost count of the score, returned to the trenches each time to fight more. Thought you escaped your nightmare - your curse - to find you were waking from one to a worse. Your living hell, it's right here on Earth.
❝It's night here on Earth❞

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Posté le Mar 15 Mar - 21:31, vous pouvez
La folie, voila ce a quoi elle avait l'impression de faire face. De la pure folie. Ils auraient pu le prevoir franchement. Ils auraient meme du le prevoir mais, personne n'avait pense que cela ferait autant de remue-menage, autant de desordre. Meme Laly n'en revenait pas. Les Resistants y etaient peut-etre alles un peu fort cette fois, il y aurait des morts et ce serait egalement de leur faute. La personne qu'elle haissait le plus neanmoins, c'etait celle qui avait tire le coup de feu. Un Ange, elle aurait pu le parier, ou une de ses personnes qui pensent que le gouvernement est parfait tel qu'il l'est. Elle n'en revenait reellement pas. Elle avait l'impression d'etre en plein cauchemar, ce genre de cauchemar auquel on repense pendant des journees entieres tant il paraissait reel. Le genre de cauchemar qu'on prefererait oublier mais que, malgre tous les efforts du monde, rien. Pourtant, au milieu de cette folie, une main s'etait tendue vers elle. Amicale ou pas? Laly n'avait pas vraiment eu le temps d'y penser.

Lorsque l'on se retrouve sur le sol avec l'impression etrange, affreuse qu'on va sous peu se faire ecraser par des milliers de personnes, on a pas le temps de reflechir au visage a qui appartient la main qui se tend. On la prend. C'est ce que Laly fit sans hesiter une seule seconde. Elle se releva, avec une tres legere difficulte. Il semblait que le choc lui avait fait un peu de mal. Elle se frotta delicatement le bas du dos en grimacant. C'est alors qu'elle croisa le regard de la fille qui lui avait tendu la main gentiment. Elle sentit le moment, tres leger de conseil dans le regard de cette inconnue. Elle sut a ce moment la, que malgre tout, et peu importe qui etait reellement cette fille, dans cette foule. Elle lui devait une fiere chandelle.

- Merci!

Hurla presque Laly a l'inconnue qui s'eloignait deja, ne prenant, heureusement pas la peine de lui dicter sa conduite. Elle n'eut malheureusement pas le temps de se poser plus longtemps que deja, cela se bousculait de tous les cotes. Il y avait un changement, c'etait certain. Ceux qui l'entouraient etaient encore plus affoles et maintenant, certains semblaient meme boycotter la sortie. Elle fut donc bloquee entre ceux qui souhaitaient fuir et ceux qui s'etaient arretes sans comprendre. Cette fois, elle n'avait plus le choix, elle devait faire demi-tour et voir ce qui se passait. Ne pas trouver Helias etait d'ores et deja une torture qu'elle avait du mal a endurer. Elle esperait qu'il ne lui soit rien arrive de mal. Mais pire encore que de ne pas le voir, c'etait de ne voir personne. Les Resistants etaient censes etre la aujourd'hui. Elle en etait persuadee, seulement voila, elle ne voyait aucun d'entre eux pour le moment. Elle esperait sincerement qu'ils soient en securite, pour la plupart d'entre eux et qu'ils n'avaient pas ete blesse sur la scene.

Elle s'avanca dans la foule, poussant et se faufilant parmis les autres pour voir la raison de ce ralentissement, de ce faux calme. Les Anges. Elle eut une veritable mine de degout en les appercevant, tels des heros qui venaient s'occuper d'un vieux betail. C'etait bien simple, elle n'avait qu'une envie, faire bouger de nouveau la foule pour qu'on les ecraser comme les mecreants qu'ils etaient. C'etait la seule place qu'ils meritaient en realite. Sous leurs pieds. Mais voila, au lieu des Anges, quelqu'un d'autre avait choisi le sol. En realite, ce n'etait surement pas la seule personne, mais celle-la avait decide d'etre sur la route de Laly. Son pied se prit contre le corps humains et elle eut un mouvement leger de recul. Autant que lui permettait ceux qui l'entouraient tout du moins. Et c'est a ce moment qu'elle ressentit une pointe de soulagement melee a une peur immense. Helias. Elle s'entendit crier, ne fut pas vraiment certaine que c'etait sa voix tant le stress etait present. Elle plongea immediatement sur le sol, retirant vivement sa veste pour la poser sous la tete d'Helias, le proteger au possible et surtout essayer de le relever rapidement. Elle s'etait faites tellement de soucis, qu'elle aurait aussi bien pu rever le retrouver, sans que cela ne soit reellement le cas.

- Helias... Bon sang... J'ai cru que je ne te retrouverais pas. Allez! Fais un effort. Je m'occuperais de toi apres mais d'abord, il faut que tu te leves. Ou on est bon pour la casse...

Dit-elle en le tirant vers elle pour qu'il se leve. Elle avait surtout peur qu'il ait eu un coup si violent qu'il ne se releve pas. En verite, elle tentait de rester calme face a lui, mais au fond d'elle, son coeur battait si vide qu'elle eut l'etrange impression qu'il sortirait dans quelques minutes. C'etait bien simple, si Helias ne se relevait pas maintenant, elle serait prete a rester par terre, pour qu'il ne se fasse pas ecraser. Elle faisait la femme forte, mais elle n'etait ni rassuree, ni forte. Juste morte d'inquietude.
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Posté le Ven 18 Mar - 22:29, vous pouvez
Se frayant un chemin parmi les personnes, elle ne faisait pas attention à son entourage. Les yeux neutres, fixant droit devant. Ils restaient à leur hauteur, ils n’étaient ni baissés, ni élevés, juste inexpressifs.

Elle sentit un bras qui la retenait, l’empêchant de s’avancer plus. Elle dut se retourner vers la personne qui la tenait pas le bras. Etonnamment, elle n’avait pas mal, et elle aperçut le visage de l’homme. Dorian Halt. Elle lui darda ses prunelles complètement insignifiantes à ce qu’il venait de lui dire, le regardant un peu de haut et ayant l’air de se ficher éperdument de ce qu’il pouvait bien lui dire. Et alors ? Si elle ne se rendait pas compte où elle était, c’était bien son problème.

Il n’émit aucune résistance pour la retenir ou quoi que ce soit. Etrange. Tant, elle n’aurait pas à se battre avec lui pour qu’il la laisse tranquille. Il la lâcha et repartit. Il pouvait vraiment être sympathique quand il voulait ! Ce comportement étrange venant de sa part ne l’effleura même pas. Rien à foutre de ce que tu me dis. Cause toujours, tu m’intéresses.

Elle ne regardait personne directement dans les yeux, ce qui évita de devoir affronter plus d’adversaires qu’il n’en fallait. Elle évitait ainsi les emmerdes, comme si elle paraissait transparente aux yeux de tous. Tant mieux si personne ne s’occupait d’elle, elle s’en porterait mieux. Un homme lui tomba dessus. Surprise, elle perdit l’équilibre et atterrit sous lui. S’attendant à ce qu’il se relève, elle se rendit compte qu’il était mort. Elle le poussa sans état d’âme pour se relever. Une partie de son manteau était recouverte du sang du type.

Elle continua à marcher vers une direction aléatoire. Bon sang, combien de personnes y avaient-ils ? On eût dit que tout Réversa se tenait dans Wilde’s Avenue. La publicité de cette pièce de théâtre à l’extérieur, ou quelle que soit cette manifestation en ce lieu, avait eu droit à un sacré coup de publicité auparavant où chacun devait ramener du monde. On ne pouvait pas attirer pareille foule, ce n’était pas possible à moins que tout soit prémédité, sans forcément prévoir que la fin de la pièce se terminait ainsi…

Morgane crût reconnaître des visages plutôt familiers. Avançant au pas d’escargot, même si ce mollusque ne possède pas de pieds, elle aperçut une jeune femme qui lui paraissait familière, une femme aux cheveux foncés, de son âge et qui semblait avoir besoin d’aide. Il avait dû lui arriver quelque misère pour qu’elle se retrouve dans un état pareil. S’émouvoir, quelle faiblesse. Elle aurait dû être désolée pour Edana proposer son aide, faire quelque chose comme cela, mais rien, elle n’en avait pas la force, c’était creux c’était vide.

Hélias se trouvait devant Edana, ainsi, il la connaissait ? Pas le temps de se poser la question de qui connaît qui, ça n’était pas le moment. Que devait-elle faire ? L’appel. Oui l’appel, très important, il fallait absolument qu’elle le fasse. Ne pas oublier de composer le bon numéro. Pourquoi agissait-elle ainsi ? Cela ne relevait pas de son ressort, elle s’en foutait, elle n’avait pas à se mêler de tout cela.

Elle aperçut pourtant au loin, le visage assez inquiet du lycan. Ce dernier avec lequel elle avait passé trois jours loin de ce carnage et de l’horreur. Un temps plutôt éloigné, un état d’esprit déjà dans le passé. Elle avait ri, elle s’était sentie bien, d’ailleurs, elle avait osé le lui dire. Temps révolu, terminé. La jeune femme ne voulait pas sourire, ni ressentir quoi que ce soit. Elle s’en foutait complètement. Complètement. Un souvenir. Pourquoi cet appel ? Pourquoi la simple vision d’Edana lui faisait penser à ce numéro qu’elle devait composer ?

Elle devait le faire, même si elle n’en ressentait pas la nécessité. Elle allait le faire. Que dirait-elle ? Juste où Edana se trouvait, rien d’autre, pas de ressenti, rien concernant son état, elle ne savait pas quoi dire. A lui de voir comme ça irait quand il se trouverait sur les lieux, il constaterait lui-même, elle ne pourrait pas faire mieux.

Ses doigts tremblaient légèrement lorsqu’elle chercha le numéro dans son répertoire. Elle devait le faire, dans sa tête, c’était programmé, comme un automatisme. Elle venait de perdre les deux personnes de vue. Tant pis, elle restait certaine de les avoir vu, c’était ce qui comptait. Entendant le bruit infernal qui s’agitait, elle se demandait si son interlocuteur l’entendrait. Tant pis, elle délivrerait le message une seule fois, parlant assez distinctivement. Qu’il réponde ou pas, quelle importance ? Elle n’arrivait pas à raisonner comme elle l’aurait fait pour aider quelqu’un.

« Edana se trouve à Wilde’s Avenue, vous devriez venir. »

Il comprendrait.

Elle raccrocha aussitôt, ayant entendu une réponse auquel elle ne répondit pas. Quelle importance ? Elle avait fait ce qu’il fallait faire. Essayant de ressortir de la foule, et n’ayant plus rien à faire ici, elle n’eut pas le temps de le faire puisque quelqu’un lui prit le bras et l’entraîna dans le sens opposé. Ami ou ennemi ?
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Posté le Dim 27 Mar - 23:48, vous pouvez
Elliot circulait dans la foule, se faufilant au travers des gens qui s'attaquaient et se frappaient sans ménagement. Le chaos régnait. La panique semblait maître de ce qui se passait sur Wilde's Avenue, mais le jeune photographe ne s'en inquiétait pas. Il était à peine nerveux, très rarement stressé. Après avoir plusieurs supermarchés et dépanneurs, plus rien ne l'angoissait. Cependant, la tension dans l'air, la panique qui se dégageait autour de lui, l'anarchie qui régnait lui rappelait le dernier vol qu'il avait commis avec le gang avec lequel il avait traîné, adolescent. Cette soirée fatidique où toute la bande avait été arrêtée par la police. Oui, il y avait définitivement quelque chose dans l'air qui recréait, dans la tête d'Elliot du moins, le surréalisme et la folie de cette nuit-là.

Il comprit rapidement que la milice avait débarqué. L'humain grimaça. Il avait récupéré plus tôt l'arme utilisée pour tuer la résistante. Si on le trouvait avec le fusil, il ignorait complètement ce qui allait lui arriver.

Elliot aperçut plus loin un homme, au sol, visiblement blessé et une jeune femme qui tentait de le relever, sans grand succès. Il déglutit et voulut continuer son chemin, pour partir le plus vite possible, mais quelque chose l'en empêchait et il ressentit le besoin d'aider cette femme. Il accourut, mais ne fit que quelques pas avant qu'il soit agrippé. Lorsqu'il se retourna vers celui qui le tenait en place, il tomba nez à nez avec un ange.

"Ça te dérangerait de me lâcher, dude ?" dit le photographe avec son arrogance habituelle. "J'ai autre chose à faire que de rester planter ici, moi."

L'ange lui jeta un regard noir avant de le lâcher. Il tendit une main dans la direction de l'humain, s'exclamant :

"Tes papiers !"

Elliot regarda l'ange, se demandant ce qu'il vaudrait mieux de faire. Fuir ? Sortir ses papiers ? Il n'avait rien à cacher... ou plutôt si. Il ignorait si l'ange pourrait savoir pour son passé criminel et pour être honnête, il préférait ne pas tenter sa chance. Jusqu'à présent, personne à Réversa ne savait pour son passé trouble, pas même Judy qui travaillait avec lui chaque jour, et c'était ainsi qu'il avait l'intention de garder les choses. Fuir devient donc la meilleure solution.

Heureusement pour Elliot, un homme frappa par erreur l'ange qui l'avait arrêté et le photographe en profita pour s'éloigner en courant. Malheureusement pour lui, l'ange s'en était rendu compte et il avertit d'autres anges non loin à grand renfort de cris.

"Hey ! Reviens ici ! Hey les gars, arrêtez-le !"

Ainsi, Elliot n'avait pas eu le temps de franchir une grande distance qu'il se retrouva plaqué sur le sol, le visage dans l'asaphalte. Il grogna lorsque des anges lui tourna le bras dans une position inconfortable. Un autre se mit à le fouiller. Il trouva tout d'abord son portefeuille.

"C'est Elliot Turner, celui qui possède le studio de photo sur Longroad
Avenue."


Puis, un ange trouva le fusil...

"Ho... Et il est armé en plus... Savais-tu qu'aucun citoyen n'a droit de porter des armes ? Je crois que celui-là est bon pour le Ministre Opalinski, les gars..."

Ses compagnons acquiescèrent. Un d'entre eux partit prévenir Opalinski qu'ils avaient trouvé un citoyen armé et les autres le maintenèrent au sol après l'avoir menotté. Elliot serra les dents.

Tout se présentait très mal pour le jeune photographe...

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Posté le Sam 9 Avr - 14:50, vous pouvez
Will s’éloignait, sentant un guet-apens qui se préparait. Comme il n’avait pu se rendre à la réunion la plus importante de la résistance, il ne savait pas ce que ses collègues fomentaient au même moment, mais le meurtre de cette résistante avait déclenché un signal de survie en lui, le même qu’il avait ressenti à Caracas. Il se dirigea vers le musée en poussant les gens, chose qu’il ne faisait pas d’ordinaire.

Plus il s’approchait du musée, plus il sentait Eryn. Elle travaillait, elle était à l’abri. Il aurait voulu pouvoir lui dire simplement de ne pas sortir, mais entrer au musée serait se faire remarquer. Rester devant aussi, d’ailleurs. Il fallait qu’il file, à présent qu’il était rassuré !

Il aperçut le chef de la milice, ce malade de Halt. Mais Will ne savait pas qu’il était à tout juste vingt-trois jours d’un drame que ce fou provoquerait en brisant sa douce Eryn et lui aussi, par la même occasion. Il ne savait pas qu’il perdrait sa joie de vivre et devrait porter le masque du Will avenant et ouvert, un masque qui le pèserait et qui ne l’empêcherait pas de tomber dans un gouffre sans fond en cherchant à se raccrocher tant bien que mal à Eryn et Erwan. Pour l’heure, il rayonnait, bien que stressé.

Il ferma les yeux en le voyant plaquer le canon de son arme sur le front d’un de ses collègues. Halt faisait bien son travail, il n’y avait rien à redire là-dessus. Enfin, si. Il le prenait un peu trop à cœur, aux yeux de Will. Lorsqu’il rouvrit les yeux, son collègue résistant avait disparu. Halt l’avait descendu et Will soupira. Un de plus ! Comme si cela ne suffisait pas ! Bon sang, qu’est-ce qui lui avait pris de sortir ? Il aurait dû rester tranquillement chez lui, oui !

Il fallait qu’il s’en aille et vite ! Mais par où aller ? Tout était cerné et les miliciens réclamaient les papiers des gens et les frappaient lorsqu’ils refusaient. Cet abus de pouvoir révulsait le Californien. Au moins, Eryn était sauve, c’était le plus important, au fond. Après, il fallait s’en sortir sans dommages, pour ne pas la tuer à petit feu et aussi parce qu’il tenait à sa propre vie ! Il prit quelques instants pour bien observer la foule et, dans la diagonale droite, vit un passage libre. Il se mit donc à marcher assez vite dans cette direction, profitant du fait qu’ils étaient tous occupés à se taper dessus.

Soudain, une vilaine aura et un sourire barbare lui barrèrent le passage.

« Tes papiers ! »

Et puis quoi encore ?! Will crispa ses lèvres, attrapa vivement le bras du milicien et le tordit violemment, avant d’attraper l’arme, de projeter l’homme au sol et de se sauver avec l’objet dangereux. Il courut, zigzaguant dans les rues et ruelles de la ville pour semer ses éventuels poursuivants et rentra chez lui où il se barricada.

Ca allait bien cinq minutes, toutes ces âneries ! Même pas aspirer en paix à l’envie de voir Eryn ! Non, il fallait encore tomber sur ces foutus anges !
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Edana J. May
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Posté le Dim 17 Avr - 15:49, vous pouvez
Son regard se tourna vers le chef de la milice... Bordel qu'est-ce qui se passait ici? L'agitation était monstre et apparemment la résistance était descendue dans la rue. Enfin réveillée, celle-ci avait réussi à manifester son mécontentement de façon plus ou moins pacifiste même si tout ceci tournait au bain de sang total. La tête tournée vers Halt, il avait déjà changé d'avis et se dirigeait plus loin, se lançant dans la débandade. Pauvre idiot... A part le sang et la violence qu'est-ce qui pouvait réellement l'intéresser.

Elle détourna la tête et son souffle se figea avant de repartir douloureusement. Aleksanteri Opalinski se tenait là, devant et la narguait ouvertement. Serrant les poings autour de ses béquilles la brune réprima la remarque acide qui lui brûlait les lèvres. Cette pourriture la faisait déjà chier qu'il ne l'avait qu'à peine aperçue.

Il fallait qu'elle refoule sa rage et son envie de lui arracher la gorge. Cependant elle sentit des mais se poser sur ses bras et retint un cri. Se reprenant et regardant l'homme en face d'elle, la brune poussa un discret soupir de soulagement. Secouant négativement la tête devant sa question la brune lui sourit légèrement avant de lui répondre.

" Non ça va, rassures-toi... Et toi?"

A peine avait-elle prononcé ces mots qu'il s'effondrait au sol, frappé par un milicien qui s'était pourtant déjà détourné et achevait de frapper un autre homme. La jeune femme voulu se pencher et l'aider à se relever, mais elle fut violemment bousculée et attrapée par le bras. Se débattant quelques secondes, ce fut cependant suffisant pour l'éloigner du lycan, et la brune se retourna, avant de lâcher dans un grognement.

" Bordel mais vous allez me LÂCHER!"

Avant tout, il lui fallait se calmer et se débarrasser de cet énergumène. Soupirant la brune enleva violemment son bras de l'étreinte de ce qui lui semblait être un lycan. Se retournant face à lui il finit par reprendre doucement son bras et lui dire.

" Miss May, on m'a demandé de vous mettre à l'abri, veuillez me suivre."

Un coup de feu retentit, puis une dizaine d'autres. La jeune femme pivota et laissa échapper un cri qui mourut bien vite dans sa gorge cependant. Ils étaient en train de faire un véritable massacre! Ces pourritures étaient en train de tirer dans la foule sans même prendre garde sur qui le feu se dirigeait. Halt ou son bras droit avait certainement dû donner l'ordre d'entamer les tirs et la rue allait bientôt être couverte de sang.

" Je vais rentrer chez moi. Mais il faut que vous trouviez mon ami... mes amis. Je vous en prie... trouvez les..."

C'était simple, soit elle suivait sa logique et y allait, soit la jeune femme déléguait. Et aucune chance de s'en sortir au vu de son état. Edana ferma les yeux avant de se retourner vers le policier et de lui lancer un regard de supplication. C'était la seule solution...

Des cris résonnaient autour et la brune frissonna violemment en se sentant propulsée vers l'avant, rattrapée par l'homme de loi. Il fallait qu'il les retrouve, il fallait qu'ils soient en bonne santé. C'était signé la résistance, la brune espérait seulement que Gina puisse s'en sortir. Et Hélias... Qu'en fait tous puissent s'en sortir tout simplement. Il la fit passer derrière lui et la propulsa vers la sortie de la rue, là où l'agitation était encore mineure.

La jeune femme suivit le conseil presque obligé, et la jeune femme se rendit difficilement vers le début de la rue.

Partir était la meilleure solution au vu de la situation. En espérant que les coups de feu qu'elle entendait encore ne soient pas trop annonciateurs.



You know I love it when you say you're afraid But you hate it when I'm making you shake Hang the truth from a noose Put a hit man on the loose Now you're countin' on me makin' you dead Shinedown, it all adds up

Spoiler:
 
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Posté le Dim 17 Avr - 17:08, vous pouvez
    Dorian soupira longuement, tout cela lui cassait les bonbons à dire vrai. Il ne devrait pas se trouver ici mais entrain de dormir. La rage pulsait dans son corps comme une chanson. Tuer, tuer, tuer ! Il grinça des dents de colère. Il sentit son talkie-walkie grésiller et écouta ce qu'Alexandra lui disait. Les résistants s'enfuyaient, pardon les gens s'enfuyaient. Oui il voyait bien, des nuées de guêpe s'agiter – les guêpes étaient les gens - . Des gens se cabrèrent, se rebellèrent et les coups continuaient de tomber alors qu'Aleksanteri à côté demandait ce qu'ils allaient faire.

    - Cinq, je t'en laisse cinq Alek. Le reste je bute. Ils sont entrain d'agiter toute la ville. On se retrouve à la fin pour faire la liste du beau monde. Jolie gueule May, plus belle ainsi je trouve.

    Railla Dorian mais il partit, les laissant entre eux, laissant Ed s'occuper de son bourreau. Le chef de la milice traversa la foule, il ne vit pas Hélias, tant mieux pour lui, hein ? Il ne vit pas Helton qui s'enfuit comme un rat, la queue entre les jambes. Le talkie-walkie grésilla, des morts chez les anges, parfait ! Il y avait de la réplique, enfin ! Dorian se stoppa net devant un lycan qui grognait, entouré d'ange, il ne ressemblait à plus rien d'humain. Son regard était celui d'un loup, le corps humain, il semblait réfléchir comment bondir. L'ange brandit son arme, tira une première balle, dans la cuisse. Le lycan hurla, s'effondrant, il continua de hurler. Du sang, l'odeur de la mort. Dorian lui tira une balle dans le poumon droit, suffoquant, l'animal rua, il toussa du sang violemment.

    - Apportez-le à Opalinski, faites une compresse pour le maintenir en vie.

    Sadique ? Oui. Il souhaitait que le ministre de la justice le charcute, c'était le but quoi ! Un cadeau entre potes, logique, hein ? La bête fut soulevée et il fut fait comme le chef avait demandé. Dorian posa une main sur son front, une douleur lancinante le traversa alors que les gens se faisaient arrêter, contrôler, tuer. La place devenait un bain de sang, les anges n'avaient-ils pas gagné d'une certaine manière, ou était-ce le but de la résistance ? Dorian se le demanda quand il voyait tous les corps, mais les pertes commençaient à se faire sentir chez les miliciens. Quelque chose d'étrange flottait dans l'air et une voix soufflait à l'ange fou de se tirer, mais il ne pouvait pas écouter son instinct. Il devait rester ici et nettoyer ce foutoir.

    Deux blessés par balle chez les anges, un grave qui dix minutes plus tard rendit son dernier souffle. Dorian se remit en marche mais les douleurs se firent plus fortes dans son corps et il se stoppa. Il donna un coup de cross à un passant, l’assommant, le corps tomba et aussitôt des miliciens le ramassèrent. Bon finalement Aleksanteri aurait plus que cinq personnes... Il pensa inconsciemment à Julianna, non elle n'était pas ici, sinon il l'aurait senti, pas vrai ? Il la chercha du regard, aucune Julianna, tout allait bien... Dorian tourna son regard quand Alexandra surgit, elle était couverte de sang mais pas du sien.

    - Monsieur ! On a un problème...

    C'était quoi encore cette connerie ?! Le chef de la milice allait parler quand une douleur traversa son crâne comme une traînée de poudre, il posa sa main sur son front, super une migraine ! Alexandra se mit à parler et à dire le problème tandis que Dorian la foudroya du regard... Finalement ce n'était pas si simple que cela, finalement, mater la population était plus compliquée que cela. La mairie était vide de la milice et Dorian le comprit, un ange lui avait soufflé cela ? Non, suffisait d'être tactique. Il grogna, bord** de non ! Il se trompait, forcément, hein ! Ils allaient faire quoi les résistants à la mairie, la brûler ? Oh voyons ! Alors ici, pourquoi les avoir rassemblé ici ? Dorian aurait dû mieux étudier le terrain mais il n'était plus lui-même juste parce qu'il avait boudé son opposée de chienne. L'ange regarda la place vivement alors qu'Alexandra distribuait des ordres. Un foutoir, un foutoir tout entier...
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Posté le Dim 17 Avr - 19:09, vous pouvez
Regina pénétra dans un pub malfamé au bras de Robb. Elle se faufila entre les tables et demanda le chemin des toilettes qu'on lui indiqua sans la regarder. Les clients en revanche, furent assez surpris de voir son supposé compagnon l'accompagner dans un tel lieu. Lorsqu'ils pénétrèrent dans les toilettes si sales qu'ils paraissaient désaffectés, Regina poussa Robb dans la cabine la plus proche et ferma le verrou derrière eux. La petite taille du lieu les obligeaient à se serrer l'un contre l'autre ; la chaleur dégagée par le corps du Lycan ferait fondre le maquillage de la jeune femme s'ils ne se hâtaient pas. La jeune femme s'excusa rapidement et, serrée contre Robb, entreprit de grimper sur la cuvette des toilettes dévorée par le tartre. Ses bottes à talons glissèrent si bien qu'elle se rattrapa à son compagnon. Le bruit du faire écho car une jeune femme les héla dans la cabine voisine.

La jeune femme réprima un rire. La situation se révélait tellement ironique dans un tel contexte !
Mais pressons, pas le temps de rire ! La Vampire dégaina un lourd couteau suisse de l'une de ses poches et entreprit de dévisser la grille rouillée qui tenait lieu de fenêtre et débouchait sur une une petite ruelle. Par celle-ci, ils pourraient accéder à la Mairie sans se faire remarquer. La créature déposa la grille à terre et saisit les rebords de la fenêtre avant de glisser sa mince carcasse à travers le petit carré, sans la moindre difficulté. On eût dit qu'elle avait opéré le même stratagème toute sa vie ! Elle déchira son manteau dans sa chute mais n'en avait cure ; cela laisserait un petit souvenir à la femme de ménage. Robb se plaignit de sa corpulence, certain que cette dernière l'empêcherait de passer par le trou. La jeune femme lui avait rétorqué qu'il fallait de toute façon se faire discrets et que s'il voulait passer par l'entrée principale, autant qu'il ne l'accompagne pas.

Evidemment, cela ne plut pas à son compagnon.
Regina se tourna vers le bâtiment qui lui faisait face dans la petite impasse. Dans le mur de pierre décrépi s'incrustait une porte de bois sombre, entourée de poubelles qui déversaient sur le sol le contenu de leur gosier en putréfaction. Une telle odeur ambiante lui donna la nausée. Elle découvrit qu'il y avait parfois des inconvénients à posséder des sens sur développés. Elle ne pouvait s'empêcher de respirer puisque cette faculté lui était déjà interdite. Surmontant son dégout, elle s'avança vers la porte et posa la main sur la poignée.
Le panneau ne bougea point, évidemment : cela aurait été trop facile. A son poignet, sa montre cliquetait au fil des secondes. Elle aurait aimé qu'il cesse de se poursuivre, comme sa propre vie. Une heure. Pas une seconde de plus. Et surtout : discrétion.

Regina décrocha le panneau de la porte. Ce dernier s'abattit sur le sol avec fracas. Elle entendait déjà les cris de Riley à ses oreilles.
Ils avaient déjà perdu un quart d'heure et on ne sabotait pas tout un système informatique en dix minutes. Le temps ne lui portant pas atteinte, elle n'en avait pas conscience, ce qui se révélait d'autant plus dangereux. Désormais, la vitesse prendrait de l'importance sur la discrétion, peut importe ce qu'avait dit Riley. La demoiselle glissa sa fine carcasse noire dans l'embrasure de la porte et pénétra dans le local où se trouvaient toutes les pieuvres électriques qui amenaient gaz et électricité dans le bâtiment. Le nécessaire de ménage s'y trouvait également mais Regina n'en tint pas compte.

Ils gravirent l'escalier et débouchèrent dans un couloir dénué de vie. Inutile de préciser que les bureaux, dont les portes s'alignaient sur les murs, l'étaient également. Devaient sûrement rester les secrétaires, dans le hall d'entrée et bien sûr, les serrures. Cependant ni les unes, ni les autres n'inquiétaient la Cheftaine de l'escouade Bêta. Elle demanda à Robb de lui fournir le plan et trouva la salle des archives au fond du couloir. L'une de ses mains chercha une mèche de cheveux qu'elle replaça derrière son oreille, signe de son anxiété particulièrement élevée.
Les Anges s'apercevraient bientôt que la Mairie était sans défense ; ils ne demeuraient pas stupides au point de les laisser tranquillement faire leurs petites affaires dans leur propre bureau. C'était trop facile.
Et ce silence inquiétant n'avait rien de hasardeux.


- N'allons pas dans la salle des archives, il n'attendent que cela. Les bureaux d'Opalinski et de Halt sont normalement vides. Il doit rester les secrétaires...elles ne sont pas armées.

Elle se tourna vers Robb et lui adressa un sourire doucereux.

- Faisons diversion, très cher. Va la chercher et tire-la de ce bureau, n'importe comment. T'es secrétaire, non ? T'es directeur aussi pas vrai ? Tu dois savoir y faire avec les relations humaines, allez, vas-y !

- - -

Un dossier. Deux dossiers. Trois dossiers.
Après avoir habilement contourné le mot de passe de l'ordinateur du Ministre de la Justice et de celui du Chef de la Milice, la jeune femme les falsifiait un à un. Le nom, ou l'âge. La profession, ou même la photo. Les clics s'enchaînaient, l'heure passait. La jeune femme voyait avec angoisse cette furieuse église se déplacer sur le cadran.
Trente minutes...

Regina se redressa, le ventre noué. Trois fichiers étaient intouchables.


Quinze minutes...

Celui de Riley, celui de Ahren.


Dix minutes...

Elle se prépara à sauter par la fenêtre.


Cinq minutes...

Et le sien.

Une légère explosion retentit, presque inaudible. Un tout petit explosif consuma le disque dur de l'ordinateur. Opalinski aurait sauvegardé ses renseignements ailleurs mais pas Halt. Mais elle avait tenté.
Quelques minutes plus tard, la petite pièce était vide. Seule trace de son passage : les rideaux voletant qui entouraient la fenêtre ouverte.
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Posté le Sam 23 Avr - 17:58, vous pouvez
Wilde’s Avenue devenait vraiment un gros bordel. Carnage qu’Opalinski avait plaisir à observer. Les miliciens étaient un peu partout parmi la foule, assommant ou tuant les gêneurs sur leur passage. Il fallait rétablir l’ordre à tout prix, bain de sang ou pas. Il s’amusait plutôt bien. Certains passaient leur temps à jouer au football, d’autres se plaisaient à voir les gens tomber. La deuxième catégorie de personnes devait être particulièrement troublée psychologiquement. Sans doute avaient-elles besoin de consulter un psychologue pour calmer leurs pulsions meurtrières.

Il perdit May de vue. Dommage, mais à en voir la gueule qu’elle avait tirée, il savait qu’elle l’avait parfaitement entendu et repéré dans tout ce brouhaha. Dorian trouva une belle mine à May, ça lui allait bien d’être dans cet état. Elle devrait l’être plus souvent non ? En tout cas il ne manquerait pas recommencer dés qu’il aurait choppé le mec qui l’avait sorti de sa tombe…

Une vraie boucherie qu’il allait avoir. Regarder ce spectacle au bout d’un moment ça lasse. Aleksanteri n’était pas un milicien mais un ministre, ne se battait que lorsqu’il se sentait menacé. Il ne considérait même pas les miliciens comme des anges à part entière, puisqu’il écoutait leurs chefs comme des toutous sans discuter les ordres. Où se dissimulait leur soif de pouvoir ? A croire qu’ils l’avaient reniée. Des moutons ouais qui buvaient les paroles de leur bon berger. Pathétique.

Halt lui apporta quelques hommes en mauvais état. Il ferait avec pour les interroger, au moins avait-il pensé à lui. Il ordonna à ces hommes d’embarquer tout ce petit monde dans sa salle de torture il s’en occuperait plus tard.

Il y avait un truc qui clochait dans cette histoire, un truc qui ne tournait pas bien rond. Pourquoi tuer une femme dans cette avenue lors d’une représentation théâtrale ? Les rangs de la résistance n’avaient pas besoin d’un coup de publicité public de cette manière pour que les membres affluent. Alors quoi ? Pourquoi ici et pourquoi comme cela ? Chose qu’il avait oublié, le fait d’amener la milice ici rendait certains lieux en sécurité minimale voire quasi-inexistante. Et si ?

La résistance était capable de tout pour parvenir à ses fins. Le ministre s’éclipsa discrètement, de toute manière l’ordre ne tarderait pas à se remettre en place. : direction la mairie. Il se hâta d’y aller, en voiture ce serait rapide, à peine dix minutes. Vite, vite, ça sentait mauvais tout cela. Vraiment mauvais, sans doute avait-il de l’intuition pour ce genre de choses. Il le saurait bien assez tôt.
Beaucoup de choses finissaient par atterrir aux oreilles d’Opalinski. Beaucoup trop peut-être.

Franchissant les portes de la mairie, il se hâta en direction de son bureau. Première chose louche : pas de secrétaire à son poste. Ça puait le truc louche. Pénétrant dans son bureau, l’air frais de l’extérieur l’embauma : fenêtre ouverte. Il n’ouvrait jamais la fenêtre, surtout en janvier. Une fuite ? Passant la tête pour scruter le bas de l’immeuble, il aperçut une silhouette qui courait. Scrutant les alentours, regardant si un élément étranger ne s’était pas intégré dans SON bureau.

L’ordinateur était encore là. En même temps, personne n’a idée de filer en courant un ordinateur de bureau sous les bras. S’installant sur son fauteuil, il l’alluma. La machine refusa de s’allumer. Tapant comme la brute épaisse qu’il était sur le bouton, il dut bien se rendre à l’évidence qu’elle ne s’allumerait pas de sitôt. Il ouvrit le boitier de la tour qui laissa une odeur de cramé s’élever dans l’air. Tout avait brûlé, plus de disque dur. Sabotage fut le seul mot qui lui traversa l’esprit. Résistance le suivit de peu. Il avait certaines informations sur son netbook chez lui, mais pas tout le dossier qu’abritait son ordinateur de bureau. Ils le paieraient ces salopards. Ils retrouveraient ces connards, eux ou d’autres, suivant ce que l’enquête révèlerait il accuserait les plus vulnérables ce serait plus simples.

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Edana J. May
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03/02/11 - « L’amour s’enfuit, le temps s’envole »

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