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 El ritmo de la noche [Hélias]

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Posté le Ven 11 Nov - 14:51, vous pouvez
El ritmo de la noche


« Pourquoi t’acharnes-tu Luz ? Il n’est plus l’heure d’espérer, il ne reviendra pas. »
Ces mots résonnaient dans sa tête. Le souvenir douloureux revenait parfois la hanter, comme pour la narguer. Sa famille, en plus de lui tourner le dos, n’avait jamais espéré. Jamais pensé qu’il pourrait avoir eu des problèmes l’empêchant de revenir. Au bout d’une année, les recherches n’aboutissant pas, il avait été classé dans la catégorie des décès. Comme pour faire le deuil d’une personne qui ne reviendrait jamais, même vivante, il était préférable de l’enterrer au lieu d’espérer. Pourtant, maintenant qu’Hélias était en vie et en bonne santé, Luz voulait le faire revenir en France avec elle, pour que tous sache qu’il était encore là. Il serait possible alors de redevenir une famille unie, et soudée, comme à une époque maintenant oubliée, effacée par le poids douloureux des années. Ça faisait mal, et la douleur qui lui brûlait le cœur ne pouvait pas s’atténuer en deux pirouettes et l’apparition d’Hélias, souriant. Non, le temps avait besoin de passer pour cicatriser les plaies encore béantes de son cœur.

Quelque part sommeillait en elle un peu de jalousie vis-à-vis d’Hélias. Ayant lu le rapport du procès que Morgane lui avait proposé de feuilleter, quelle ne fut sa surprise d’apprendre que son cousin avait perdu la mémoire pendant une durée assez conséquente. Elle avait compris pourquoi les nouvelles n’étaient pas parvenues à elle plus tôt, seulement lui n’avait pas vécu la douleur de ne pas savoir ce qu’il était advenu d’une personne qu’elle aimait comme un frère. Difficile de lui en vouloir personnellement, mais en même temps, elle ne pouvait oublier ce qu’elle avait vécu. Si seulement le temps pouvait être réécrit, ils ne seraient pas dans cette situation actuelle. Ils vivraient heureux, jeunes insouciants dans leur appartement, Hélias avec son groupe, elle travaillant à la mairie, profitant, s’amusant sur une musique déjantée une fois la nuit tombée. Elle regrettait cette époque, la meilleure qu’elle ait vécue.

Les choses avaient pourtant évolué. Désormais ange, elle avait un métier que nombre de ses camarades de Sciences Po, lui envieraient. Hélias retrouvé, certes un peu différent maintenant qu’un loup sommeillait dans sa tête, mais présent. Elle aurait pu être seule bon nombre d’années, regardant sa vie défiler sans se sentir capable de faire quoi que ce soit pour la faire avancer. Tout était dès lors si différent que Luz éprouvait encore quelques difficultés à s’y faire. Hélias avait donné signe de vie pour accusation de meurtre et faisant partie de la résistance. Quel choc de le retrouver en commençant par apprendre que son cousin était un rebelle. Forcément, les questions sur son « mari » avaient fusées. Maintenant l’affaire était étouffée par d’autres évènements, on la laissait tranquille.

Hélias vivait chez elle maintenant. Comme avant. Presque comme avant, l’opposée d’Hélias vivait avec eux. Maintenant, ils devaient partager la même chambre pour conserver leur couverture. Elle ignorait également si quelqu’un était au courant à Réversa à propos de leur mariage et de leur relation de parenté. Hélias parlait relativement peu de son passé à Réversa, ce qui avait don d’irriter Luz, même si elle faisait comme si de rien n’était. Pas facile de le faire parler aussi facilement. C’est pourquoi elle avait répondu oui à l’appel du ministre de la Justice, alors qu’il lui proposait un entretien pour parler de son cousin. Un homme peu fréquentable, de retour dans la ville depuis peu de temps, auquel elle avait accepté d’accorder un peu de temps pour l’écouter. S’il avait des crasses concernant Hélias, autant les faire disparaître. En réalité, il s’agissait d’une nouvelle qu’elle aurait été ravie d’apprendre, s’il avait daigné le lui dire. Pourquoi le cacher ? Etait-ce un crime, y avait-il un secret par derrière ? C’est ce qu’elle voulait découvrir. Elle aimait son cousin, même si elle avait l’impression qu’il ne lui faisait pas assez confiance.

Après avoir quitté monsieur Opalinski, elle avait croisé Morgane, peu enthousiaste à l’idée de festoyer en l’honneur des anges. Luz répondit au SMS de son cousin, désireux de la rejoindre pour s’amuser avec elle. Au moins quelqu’un qui connaissait le sens du mot. Lâcher le sérieux pour pétiller de bonheur dans un lieu où l’ambiance s’y prêtait. Ce n’était pas bien compliqué pourtant, elle aurait pensé Morgane plus festive qu’elle ne l’avait paru. A croire qu’elle avait fait erreur sur la personne. Luz l’appréciait beaucoup, d’ailleurs il y avait une pointe d’admiration pour elle pour avoir exhiber son cousin et l’autre accusée de prison. Essayant de la titiller pour en savoir les raisons, elle n’en avait eu qu’une réponse bien vague. Elle mettrait sa main à couper qu’Hélias et elle étaient proches. D’ailleurs, ce monsieur Opalinski n’avait pas tardé à prouver ses hypothèses. Des choses qu’elle ne pouvait pas aborder à la maison puisqu’il y avait quelqu’un d’autre, vivant parmi eux. Les scènes de ménage concernant les sujets sensibles ne regardaient pas le vampire et Luz ne voulait pas que trop de curiosité attire Gina à poser des questions qui ne la regardaient pas. Opposée d’Hélias ou non, Luz ne pouvait pas lui faire confiance en un claquement de doigts. Ça ne marchait pas ainsi, il fallait qu’elle le sente, et qu’elle fasse ses preuves, si elle voulait partager une certaine complicité toutes deux. Quelle idée aussi d’avoir cédé à Hélias. C’était de la folie. Enfin bon, pas la peine de revenir sur ce sujet, le choix avait été fait, impossible de revenir en arrière maintenant. Il y avait certaines convenances à avoir.

Enfin, elle l’aperçut. Entre mille, elle le reconnaîtrait au premier regard dans sa direction tellement elle le connaissait par cœur. Le poids de dix années ne l’avait pas beaucoup changé. Un air un peu plus mature quand même. Et un regard semblait avoir vu des choses terrifiantes. Encore une partie de son passé auquel Luz n’aurait jamais accès. Comme toujours, elle affichait un regard pétillant quand elle l’aperçut. Il ne s’agissait pas de faire la tête, même si le sujet dont elle voulait s’entretenir avec lui, brûlait ses lèvres, elle avait encore un peu de temps avant de le poser à plat. Le temps de s’installer dans un endroit tranquille, de rire un peu, pour ensuite discuter sérieusement. Ils étaient entre eux pour la soirée, autant profiter un peu. Parvenu à sa hauteur, elle le prit par l’épaule pour l’entraîner vers une direction hasardeuse, marchant à son côté.

« Tu as une préférence pour un endroit particulier où aller ? Tu veux danser au milieu du feu de joie ? Je t’imaginerai bien en pagne imitant une danse des îles ! Même si c’est pas trop le thème de la soirée, mais pas grave ça t’irait bien ! » Petite tape amicale, suivi d’un rire cristallin. « Alors quelle direction ? La place publique ou on va boire un petit canon ? Profite c’est pas tous les jours qu’on pourra passer la soirée sans surveiller l’heure ! »
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Perséphone L. Carlton
Slaying the Dreamer
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Posté le Mar 22 Nov - 20:36, vous pouvez
Tu es en vie.
Cela veut dire que tu disposes d'un potentiel infini.
Tu peux tout faire, tout fabriquer, tout rêver.


- Neil Gaiman, extrait de l’Etrange vie de Nobody Owens –

    Réduit à néant, Hélias se fabriquait une nouvelle vie ; résultat moyen de ce à quoi il aspirait, mais on se contentait de ce qu’on avait. Un principe qu’on lui avait inculqué depuis sa tendre enfance et qu’il n’avait jamais oublié. Les maigres moyens de sa famille ne l’avaient pas empêchée d’être heureuse. Vous ne trouverez pas une once d’envie ou de jalousie vis-à-vis d’autrui chez le lycan quelle que fut sa position, ni même d’ambition. Ce qui comptait étaient ses proches. Cela en faisait une famille si unie que c’était sûrement ce qui causa le déchirement quand un membre vint à manquer. On ne pouvait concevoir que ce dernier faisait sa vie ailleurs, loin d’eux, les abandonnant sans remords. C’était simplement impossible. Il devait être mort, il n’y avait pas d’autre solution. Espérer faisait mal, surtout après des années. Accuser quelqu’un soulageait. Non, ce n’était pas leur faute, ils l’avaient toujours aimé. Il n’avait aucune raison de les fuir, aucune raison de disparaître comme s’ils ne comptaient pas. Tout était de sa faute ! Elle l’avait séduit, trompé pour l’amener dans une situation malsaine, si bien qu’il avait fui en se rendant compte de ce qu’il avait fait. Il était parti à cause d’elle et à cause d’elle, il était mort. Oh Luz, por dios, qu’as-tu fait ?

    Séparé de tout ce qu’il connaissait, Hélias avait rêvé et rêvait encore de son ancienne vie. D’abord comme d’un film qu’il aurait vu il y a plusieurs années de cela, s’en sentant proche et étranger à la fois. L’assimilant parfois à des souvenirs, se demandant d’autres fois s’il n’était pas dément. C’était tellement fort et éloigné en même temps. N’était-ce pas plus facile de venir de quelque part ? Au plus il s’y accrochait, au plus les images paraissaient réelles. Et qu’est-ce qu’elles faisaient mal. Comment avait-il pu quitter tout ça ? Pourtant, il devait à présent en rester éloigné. Leur rendre visite pour repartir une semaine plus tard ne rendrait les choses que plus douloureuses pour tout le monde ; une cruauté dont l’homme était incapable. Mais la Providence l’avait envoyée. La représentation même de sa vie passée, elle qui avait été là à chaque étape. Oh Luz, si tu savais comme je t’aime.

    Tout aurait pu redevenir comme avant, ou plus ou moins. L’amnésie du métis apportait au moins un avantage, le fait qu’il ne ressente que trois ans d’éloignement, au contraire de l’hispanique qui avait bien vécu ces douze années. En oubliant que l’un était devenu Ange et l’autre Lycan, que l’un soutenait le gouvernement qui menait la vie dure au second. Ajoutons à cela la colère de Luz, le fait que Réversa les enferme et nous avons la conclusion qu’en réalité plus rien ne sera jamais comme avant. Hélias était néanmoins décidé à ce que sa relation avec sa cousine figure d’exception. A quoi bon l’avoir retrouvée pour que les tensions les séparent à nouveau ? Il ne supportait pas ses regards accusateurs et humides à la fois, ses paroles pleines de rancœur, ses mots durs. Elle le culpabilisait et lui n’arrivait pas à lui expliquer ce qu’il s’était passé. Connerie d’ego.

    En ce soir de festivités, le lycan avait donc proposé à Luz une virée comme ils en avaient autrefois l’habitude. La raison de cette effervescence la rendait mal placée, selon Hélias, mais il ne raterait pas la seule nuit où le couvre-feu était levé, oh que non. Il avait « profité » de l’oppression du gouvernement et de sa perfidie, il profiterait de l’argent que ce dernier avait dépensé pour organiser un « N’oubliez pas, tout ce qu’on fait, c’est pour vous ! ». Mais oui, on y croit.

    Les anges étaient arrivés en novembre 2009 avec de beaux discours et des mauvais tours pour rallier la population à eux, une époque que Hélias n’avait pas connue. Où était-il ? Ah ça, s’il pouvait vous le dire… Si son ignorance lui avait évité d’avoir des préjugés et de généraliser sur cette race qu’il jugeait au premier abord simplement clinquante, la milice et Opalinski avaient vite dégradé leur image. Six mois après leur installation, il débarquait comme un touriste. Proie facile à influencer et pourtant, la première rencontre qu’il fit lui dressa un tableau peu flatteur de ces anges. La première rencontre depuis huit ans. Très étrange. Voir à présent ce que cette rencontre avait donné l’était peut-être plus encore. Morgane… Belle coïncidence.

    Et maintenant ils fêtaient leur deux ans de « règne » (comment le qualifier autrement…), rien n’avait encore réussi à les chasser de leur trône de fer. La résistance continuait à se battre, intégrant de plus en plus de monde, et Hélias priait parfois pour leur réussite. Il n’était pas croyant, c’était la conséquence d’avoir un père pratiquant. Un souvenir qu’on imitait parce qu’il rassurait, parce qu’il permettait de se rapprocher d’un être cher. Deux ans et ça faisait à peine un an et demi que lui était redevenu seulement maître de son corps. Pendant qu’ils fêtaient ça à grands renforts de musique, artistes et boissons, lui avait passé l’anniversaire de son retour et son anniversaire tout court en prison. La justice de ce monde était à l’image du ministre de la justice de cette ville.

    Néanmoins, ce n’était pas le moment de maugréer. Une chevelure, puis un visage connus comme sa poche attira l’attention du lycan qui esquissa alors un sourire. Luz était belle, elle l’avait toujours été, et les feux à proximité la rendaient éblouissante. Il rit.

      « Me tente pas, tu devrais me trouver un pagne. Malgré tout le bordel que les femmes se trimballent dans leur sac, je parie que t’en as pas en réserve, je me trompe ? »


    Nah, elle n’en avait pas, il se caillerait pas les fesses ! Effectivement, il en était bien capable, mais il faisait déjà frais à cette époque de l’année et qui savait mieux que sa cousine qu’il n’aimait pas le froid. Bien entendu, il le ferait sans broncher si elle le mettait au défi. Il ne fallait jamais mettre au défi Hélias de Herrería. Surtout quand c’était débile.

    Il passa un bras autour des épaules de sa femme pour l’entrainer vers un bar – lequel, il ne savait pas encore, il leur fallait le plus animé possible.

      « Allons boire ! Pour une fois, si on est bourrés, on aura tout notre temps pour retrouver la maison. Le travail te rend trop sérieuse à mon goût, je vais te détendre, tu vas voir. » Un sourire qui ne présageait rien de bon s’étira sur les lèvres masculines. « Au fait, tu as des nouvelles d’Alexis ? Ça fait un moment que je l’ai pas vu, c’est bizarre. »


    Ils déambulèrent dans rues et ruelles animées comme jamais. La lumière fusait de partout, une cacophonie sans nom s’élevait par les rires, cris et musiques s’échappant des scènes montées pour l’occasion. Il était peu croyable que le gouvernement sache provoquer autant la vie que la mort. Arrivant près d’un pub avec de l’animation et à première vue un concert à l’intérieur, Hélias ralentit pour demander l’avis de sa compagne.

      « Ce bar-là, ça te convient ? »




    Spoiler:
     


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Posté le Dim 27 Nov - 15:14, vous pouvez
Luz éclata de rire, un rire cristallin qu’elle ne dissimula pas. Heureuse, elle n’hésitait pas à le montrer, quitte à ce que sa manière de faire ne passe pas du moins inaperçue. « J’ai un sac plastique qui pourrait convenir, suffirait de faire un trou et tu obtiendrais ton pagne moderne ! » Riant de plus belle, elle extirpa de son sac la chose qui pourrait effectivement subir une petite transformation et ainsi ferait parti de la collection hiver 2012. « J’attendrais que tu sois suffisamment saoul pour te le mettre, tu n’y verras que du feu ! » Qu’ils soient entre eux pour la soirée incitait la quadragénaire à quelques petites bêtises. Son cousin bougonnerait, apprenant la mascarade le lendemain. Même pas dit d’ailleurs, Hélias pouvait trouver la farce amusante et en rire. Son cousin conservait encore cette facilité à faire des idioties parfois sans réfléchir, s’élançant vers des défis improbables. Le caractère plus réfléchi de Luz lui imposait quelques limites, ce qui ne l’empêchait évidemment pas de profiter comme elle allait le faire tout de suite justement.

Parfois il lui arrivait de se dire que son cousin s’occupait un peu trop d’elle. Douze années sans lui avaient appris à Luz à se débrouiller seule et à ce que personne ne se soucie d’elle. Il y avait quelque part aussi cette crainte inconsciente qu’il disparaisse de nouveau sans prévenir, et même si elle ne le montrait pas, la peur de se retrouver de nouveau abandonnée l’empêchait de trop s’accrocher. Sa nature angélique avait l’avantage de l’aider à se montrer trop émotive et sentimentale. Si Hélias avait toujours cette image d’une Luz toujours joueuse et un peu naïve, c’est qu’il avait encore dix ans de retard. Elle donnait corps et âme à son travail, il lui plaisait, et elle aspirait même à plus. Agacée, elle rétorqua. « Tu n’arrêtes pas de me le dire, arrête dont un peu ! Il y a un moment pour s’amuser et un autre pour se concentrer. J’estime que mon travail se doit d’être sérieux. »

N’appréciant l’entendre parler d’Alexis, Luz pensa qu’il valait mieux qu’elle se calme tout de suite avant de prendre la mouche inutilement. S’il parlait trop de son meilleur ami, elle finirait par se retrouver plus irritée que détendue. Il y avait des sujets où il était bon de ne pas entamer sous peine d’enclencher une bombe à retardement. Luz avait été claire avec Alexis sur certains points, lui ayant fait comprendre qu’il n’était même pas question qu’il reprenne contact avec Hélias et elle. Tout était de sa faute, et elle ne le laisserait pas tout détruire à nouveau. Hélias ne comprendrait pas son choix, aussi avait-elle décidé de ne pas lui en parler. Ne se sentant pas capable de rester calme, comme elle l’espérait, elle sortit de son sac une cigarette de son paquet, puis inhala doucement la nicotine par bouffées, tenant la cigarette du côté opposé de son cousin pour ne pas l’asphyxier avec sa fumée. Après tous ces mouvements, elle fut prête à répondre à la question de son cousin. Les gestes n’avaient pas duré plus d’une minute à Luz, mais ils étaient suffisants. « Pas de nouvelles, et je pense que s’il voulait en donner, il viendrait plutôt vers toi avant moi.»

Se laissant entraîner par son cousin à travers les rues, Luz laissa son esprit voguer vers les bruits musicaux et les cris de joie qui fêtaient l’anniversaire des anges. Tous enchantés et heureux qu’ils étaient, l’atmosphère de la ville se montrait festive comme elle n’avait jamais été depuis longtemps. Le bar présenté par Hélias contenta la quadragénaire qui acquiesça. Pénétrant à l’intérieur, la première direction qu’ils prirent se révéla être le comptoir, palais des boissons alcoolisées. Quelques verres feraient du bien à l’ange qui avait en ce moment l’impression d’avoir pris une douche glacée. Elle espérait qu’Hélias ne sortirait pas tous les sujets de conversation les plus tendus, même s’il n’en savait rien.

Le gin entre ses mains, elle le descendit cul sec avant d’en recommander un autre. Quelques minutes suffiraient à la rendre joyeuse et chasser ses idées noires. « Tu veux qu’on finisse complètement ivres ? C’est parti ! » Tenant plutôt bien à l’alcool, il en faudrait plus pour que Luz ne soit plus apte à retrouver le chemin vers sa maison. Regardant autour d’elle, elle ignora les regards curieux qui les dévisageaient, sans doute étaient-ils le couple le plus connu de toute la ville avec le procès médiatisé. Et juste à côté, Luz remarqua un regard qui pourrait être apprécié par le lycan. Le genre que l’on croise uniquement en soirée même s’il avait le culot de se présenter devant elle. Prenant son cousin sous la confidence, elle se pencha pour lui chuchoter à l’oreille quelques mots, amusée par la situation. « J’ai l’impression que la brunette à ta gauche te fait de l’œil. Pas envie de découcher pour cette nuit de frivolités ? Tu dois toujours me parler de tes conquêtes, c’est la seule chose que tu ne me racontes plus! » Amatrice de potins sur son cousin, Luz semblait bien décidée à lui tirer les vers du nez.
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Perséphone L. Carlton
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Posté le Dim 4 Déc - 23:45, vous pouvez
    Mundo querido aliviame

    Elle pouvait attendre qu’il soit suffisamment ivre, dans ce cas elle n’aurait même pas grand-chose à faire : Hélias se déshabillerait et l’enfilerait lui-même e se marrant. Il lui manquait dix ans, dix ans pendant lesquels il n’avait pas pu gagner en expériences et en maturité, alors même si la biologie disait qu’il avait quarante ans, ce n’était pas tout à fait exact. Mentalement, il n’en avait que trente-deux et comme il n’était pas de nature très sérieuse dès le départ… Il ne comprenait pas que Luz avait mûri entre-temps. Plus jeune de quelques mois, elle était cependant la plus adulte des deux. Du coup, les conneries de ce genre, il était le premier à les faire – et il n’en avait aucune honte, l’animal ! L’autre conséquence était qu’il pensait toujours avoir trente-deux ans – et ne voulait pas en démordre de toute manière car avouer son véritable âge, c’était un rappel brûlant des années qu’il avait perdues.

    Luz alluma une cigarette, ce qui lui valut un froncement de sourcils. Mauvaise habitude que son cousin n’appréciait pas, même s’il n’essayerait pas de la convaincre d’arrêter. Chacun faisait ce qu’l voulait. Il était là pour qu’elle garde de bons souvenirs de sa vie, pas pour l’enfermer dans les choix d’un autre. Du moment qu’elle ne lui recrachait pas la fumée à la figure. Sa réponse était étonnement froide, Hélias en était étonné mais ne le souleva pas, désireux d’une soirée détente plutôt que tendue. Ce soir, les Herrería montreraient aux réversiens comment on faisait la fête, les discussions sérieuses étaient prohibées, remises au lendemain. Voire à jamais si c’était possible, tant qu’on y était.

    Déambulant bras-dessus bras-dessous, le duo infernal finit par établir leur base dans un pub à l’ambiance électrisante. L’ange approuvant le choix, ils s’installèrent au comptoir et commandèrent de suite. Un coude sur le plan, Hélias était tourné vers la scène et faisait aussi face à sa femme. En attendant leur verre, il observa le groupe amateur, une pensée nostalgique pour d’anciennes années. Les boissons arrivèrent et le lycan leva son verre en direction de Luz avec un sourire étrange aux lèvres avant d’avaler une gorgée de son martini. Soyons ivres jusqu’à en perdre la tête et tout oublier ! Illusion temporaire d’une vie perdue, voile transparent vers un monde connu et chéri. L’alcool servait parfois efficacement de machine à voyager dans le temps et c’était peut-être pour cela qu’Hélias en buvait parfois démesurément, alors qu’il savait pertinemment bien passer une bonne soirée sans devoir être soûl. Du moins à présent, auparavant c’était juste parce qu’il était jeune et con. Pour que tous deux terminent à terre, il faudrait de nombreux verres forts en saveur… Que le barman s’acroche pour suivre la cadence. Au moins Luz n’avait-elle pas perdu l’art des sorties.

    Les coups d’œil que l’on ciblait mine de rien de temps à autres sur eux, l’homme s’efforçait de ne pas y prêter attention ni même d’y penser. Ca ne ferait que gâcher la soirée. Qu’ils aillent au diable ! Ils n’avaient aucune explication à donner. Se justifier était une chose que Hélias détestait, il serait même plutôt du genre à provoquer les idées conçues. Par exemple, il prenait un plaisir moqueur à ce que son comportement ne démente en rien le supposé couple qu’il formait avec Luz. C’est, entre autre, pourquoi il se contenta de jeter un regard vers la brunette en question, la détaillant au passage – désolé, les habitudes ont du mal à se défaire – puis de revenir vers sa conjointe et de poser une main sur la sienne. Il prit un faux air d’amoureux éperdu lorsqu’il prit la parole.

      « Tu sais bien que je ne te tromperais jamais, ma chérie. » Il étreignit brièvement sa main avant de reprendre sur un ton plaisantin. « Surtout que, entre nous, tu es plus jolie qu’elle. »


    Il ne faisait jamais d’effort pour cacher ses remarques, alors la culottée aurait pu entendre la remarque sans qu’il n’en éprouve aucune honte si le volume de la musique n’était pas aussi élevé. Il rit enfin, en profitant pour cacher l’hésitation qui se profilait à la demande de sa cousine. Parler de ses conquêtes relevait presque de l’impossible puisqu’il n’en avait plus. Juste une qui n’en était plus une à ce stade, mais dont il ne pouvait parler. Seulement, Hélias ne voyait pas ce qui l’empêchait d’en parler à Luz et en même temps ne voulait pas faire ce qu’il avait reproché à Morgane deux mois plus tôt. Il reprit une gorgée de son verre avec sa main qui avait quitté la chaleur féminine. Elle passa ensuite dans ses cheveux, manie qui ne l’avait pas quitté mais le perturbait légèrement depuis que les agressés n’arrivaient plus à hauteur d’épaule.

      « Voyez-vous ça ! Les anecdotes croustillantes te manquent, pourquoi ça ne m’étonne même pas ! », s’amusa-t-il à l’aide d’un sourire un brin pervers. « Je n’y ai plus droit non plus, ce ne serait pas normal qu’il n’y ait qu’un des deux qui profite. » Il gagnait du temps ? Quelle idée ! Bingo, il avait peut-être trouvé une solution. Qu’il était génial. « On se pose une question chacun à notre tour , ça te va ? Personne n’y perd, moi aussi je saurais tout ! »



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Dernière édition par Hélias de Herrería le Mer 7 Déc - 0:25, édité 1 fois
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Posté le Mer 7 Déc - 0:20, vous pouvez
Monsieur ne s’intéressait pas à la jolie brune qu’elle lui avait dégotté ! Quel comble pour un coureur de jupons. Luz se vexa faussement, elle lui avait trouvé un bon parti et la détaillait suffisamment pour l’oublier la seconde suivante. Soit son cousin pourtant bien portant venait d’être touché par une maladie bénigne pouvant frapper n’importe qui à n’importe quel moment de sa vie, ou bien sa période de libertinage s’estompait avec l’âge. Le physique avantageux d’Hélias ne lui permettait pas de s’abstenir bien longtemps, surtout que les femmes semblaient être collées à lui –la preuve sous vos yeux, la demoiselle brune- Pauvre chaton, l’homme avait plutôt dans l’idée de complimenter sa femme aimée, ce dont tout le bar devait croire à cet instant. Luz tiqua, l’occasion étant trop bonne pour prouver à son cousin que son comportement avait étrangement évolué depuis. « Mon chéri, je prends ça pour un désintéressement que je ne te connais pas ! Tu caches quelque chose ! Ceci dit, le compliment me va. »

Trop intéressée d’en savoir plus, Luz acquiesça lorsque le deal fut établi : œil pour œil, dent pour dent. Une question pour une question. L’ange n’ayant rien à dissimuler, persuadée d’être gagnante en informations croustillantes par rapport à Hélias, elle ne dissimula pas son avidité à satisfaire sa curiosité grandissante. Parfois, la télépathie pourrait lui être d’une grande utilité pour connaître tous les petits secrets que lui dissimulait son cousin. Les hommes sont connus pour se taire et ne jamais rien dire. Quelques questions bien orientées vers les réponses attendues lui délierait sans doute la langue ? Entre ses mains, la persuasion se révélait être une arme très efficace dont Luz usait à profusion. Parfois il suffisait de tourner les mots à son avantage pour découvrir de puissants secrets.

La quadragénaire avait en plus de titiller son cousin, dans l’idée de pouvoir le connaître un peu mieux : douze années les séparant, Hélias racontait bien ce qu’il voulait raconter pour que Luz le perçoive d’une certaine manière. Le Hélias intérieur l’intéressait. Pas au point de le déchiffrer comme un livre ouvert, le but n’étant pas là, mais pour regagner une confiance mutuelle et l’initier à la parole spontanée. S’il s’ouvrait sur certains sujets, sans doute lui en reparlerait-il par la suite ; une aubaine pour l’ange de voir que son cousin n’avait pas tant changé depuis ces longues années. Parfois, une part d’elle le voulait tel qu’il était, d’autres fois une part de lui plus mature et plus adulte. L’impression que les années de l’amnésie d’Hélias avaient laissé son esprit en suspens se faisait sentir. Ceci dit, les quarante balais de Luz auraient dû lui donner envie d’avoir une vie stable et rangée, et si possible se consacrer à une famille. Pourtant, Luz n’aspirait pas à la maternité. Sa carrière grandissante la comblait suffisamment pour qu’elle n’ait pas besoin d’un compagnon régulier.

« Si tu n’y a plus droit, c’est que tu n’en veux plus. » Son cousin semblait avoir été touché par la maladie de l’amour. Etait-ce une illusion ou bien une réalité grandissante ? Le connaissant, rien n’avait dû s’effectuer en vingt-quatre heures ; n’imaginant même pas cette éventualité, Luz était curieuse de connaître les détails de cette relation. Avant, Hélias aurait filé draguer la brune, et l’ange connaissait les goûts de son cousin. Il suffisait de regarder les fesses, la poitrine, les courbes et le visage détendu et gracieux, en outre, penser comme un homme.

Luz sourit dans sa barbe. Les arguments prêts, elle savait la manière dont elle a tourné la question. Si les informations d’Opalinski, étaient justes, Luz tirait droit dans la cible. « Ton comportement inhabituel me fait croire que tu t’es posé dans une relation stable. Toi et l’abstinence, ça n’a jamais fait bon ménage. Tout converge vers une femme qui hante tes pensées et qui prend tellement de place que même après une analyse complète de l’inconnue derrière nous, tu n’as même pas réagi. Tu ne t’y intéresses pas du tout, aucun compliment sur ses fesses, rien, nada. Alors crache le morceau veux-tu : Qui est l’heureuse élue ? Je veux un nom précis et les circonstances de votre rencontre. Je veux du détail pour comprendre ce revirement soudain. Et t’oublie pas de boire avant et après ta réponse, ça te donnera du courage et te fera oublier cet aveu.» Sourire satisfait aux lèvres, elle tenait son cousin, il n'avait aucune chance de lui échapper !
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Perséphone L. Carlton
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    Heureusement que le compliment lui allait ! Manquerait plus qu’elle ne l’accepte pas. D’accord, ce numéro servait à détourner l’attention de sa chère cousine, mais il le pensait quand même. N’était-elle pas magnifique, sa cousine ? Évidemment que si ! C’était sa cousine quand même. Cousine impossible à duper. Être si proches avait des désavantages tout de même, bien que ce n’en était normalement pas un pour Hélias qui détestait mentir. Mais Réversa l’y obligeait et ça l’énervait bien comme il fallait. Il ne pouvait pas décemment avouer sa liaison à Luz, puis l’annoncer à Morgane avec un grand sourire. Premièrement, ça ne se faisait pas après l’avoir engueulée pour la même raison, deuxièmement la gifle de la jeune femme claquerait fort.

    Luz avait parfaitement raison en notant que l’attitude de l’homme était inhabituelle. Le Hélias qu’elle avait connu et celui d’à peine plusieurs mois aurait sauté sur l’occasion – si vous me permettez cette expression quelque peu douteuse en ce contexte. Il aurait abordé la donzelle, lui aurait payé un verre, bref il aurait tenté une approche pour voir s’il était possible de « faire plus ample connaissance ». L’abstinence était un mot interdit de son vocabulaire, effectivement. Sa sœur le connaissait trop bien, ce qui se trouvait gênant pour cette fois. Même pas un compliment sur ses fesses, hé non. Elles ne valaient pas celles de Morgane. Et voilà, oui, la preuve du revirement. Aucun homme sain – du moins, de l’avis du lycan – n’aurait réagi comme ça. Le pire, c’est qu’il ne paniquait pas, qu’il n’essayerait pas de se guérir. Luz avait tapé dans le mille. Il aurait pu prétendre qu’il ne voulait pas gâcher une de leurs rares sorties, après tout ils avaient une décennie à rattraper. Trop facile même. Elle ne pourrait pas le lui reprocher ! Mais il était impensable qu’il regarde sa cousine dans les yeux et lui réponde « non, tu te trompes ». Les mensonges lui donnaient de l’urticaire. Celui-ci était encore plus méchant quand la cible était sa femme.

    Rah, et qu’elle affiche un sourire plus que satisfait ! Non mais, la mécréante ! Sa mâchoire se crispa, une de ses mains commença à ne plus tenir en place et ses doigts battirent le rythme sur le comptoir, une de ses jambes – dont le pied était calé sur le barreau du tabouret - fut prise de battements frénétiques. Néanmoins, ses yeux affichaient un amusement évident, malgré une contrariété sous-jacente. Il garda le silence quelques instants comme ça, avec les divers preuves de son hyper-activité. Une main passa à nouveau dans sa tignasse avant de se poser sur sa cuisse où ses doigts débutèrent une danse au rythme des percussions.

      « Rah,bueno, ganaste ! », lâcha-t-il, sa gorge nouée par la contrariété. « Oui, je vois quelqu’un. Savoure bien l’info parce que tu auras bientôt ma mort sur la conscience, demonio. »


    Vile démone. Il sentait qu’il allait passer un bon moment à devoir répondre aux questions de sa cousine en plus. Bien entendu, Morgane ne saurait rien de ce qu’il lui aurait dit. A vrai dire, elle ne saura même pas que Luz était au courant. Comme le lui avait recommandé l’ange, Hélias avala une gorgée de sa boisson, après avoir levé le verre pour lui montrer qu’il appliquait ses conseils.

      « Cependant, je tiens à préciser que forcément que j’ai pas couru vers cette femme : elle n’a rien de spécial, elle a pas de courbes, ses fesses sont plates, sa poitrine n’en parlons pas. Bref, pas mon genre. De plus, on a beaucoup de temps à rattraper, autant ne pas se séparer pour une fois qu’on sort. » Il fit une mini-pause. « Et voilà, je suis trop con. Pourquoi j’ai pas répondu ça avant de me vendre ? »


    Il tapa sa cuisse de sa main en disant cela. Les doigts avaient arrêtés de taper dans tous les sens sur le comptoir ou sur la cuisse, mais la jambe avait toujours l’air d’être montée sur ressort.

      « A mi toca ! Je ne pense pas que tu sois casée, t’es trop dans ton travail, alors comment était ton dernier coup ? Dis-moi son nom, ce serait drôle que je le connaisse. » Il la regarda pensivement avant de poursuivre. « De mon côté, si je te dis qui c’est, elle va vraiment me trucider… »


    Il pourrait mimer un tranchage de gorge, presque. Enfin, lui couper la tête, ce serait surtout ceux qui avaient une dent contre les anges ou les anges eux-mêmes.


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Posté le Dim 11 Déc - 22:06, vous pouvez
Avec Hélias, il était facile de lui arracher les informations qu’elle voulait savoir. Il suffisait qu’elle le coince, en allant droit au but, sans passer par des subtilités. Plus elle irait franco sur le sujet, plus il finirait par lâcher le morceau. Cette petite astuce était connue d’elle seule depuis des années. Pas question de le divulguer à quiconque. Et comme prévu, son cousin commença quelques confidences ! Il ne dit pas tout, il ne fallait pas non plus rêver, mais elle espérait lui en fait sortir un peu plus qu’il ne lui en disait. Bien qu’elle sache les grandes lignes, elle souhaitait juste que son cousin lui en parle comme avant, que leur complicité mutuelle revienne, comme lorsqu’ils étaient adolescents et étudiants. Pas encore un nom, mais bien une fille dans sa vie ! Ils avançaient dans les confidences ! « Mais quel mélodrame ! Comme si ta chérie allait te tuer pour cette confidence ! Dis-moi, croit-elle que je suis vraiment ta femme ? Dans ce cas je pourrais comprendre.» Riant, s’amusant de tirer les vers du nez à Hélias, elle poussait les questions un peu plus. D’ailleurs, il n’avait même pas mentionné son nom, ni donné de détails quel cachottier !

Depuis quand aimait-il les femmes plates et sans courbes lui ? Comme si elle allait le croire ! D’ailleurs Morgane était bien taillée, face à l'inconnue, elle gagnait haut la main ! Luz rejoignait les goûts de son cousin pour cette fois. Lui donnant une tape sur l’épaule, elle ne put s’empêcher de faire semblant de se frustrer.
« Et dire que je te l'avais choisie pour toi seul ! Je reconnais qu'elle est filiforme, tu n'as rien perdu de tes bons goûts ! Ta chère et tendre doit avoir tout ce qu'il faut dans ce cas. » Comment aurait-elle fait pour le mettre dans la relation stable si la fille n'était pas à tomber ? Bon, maintenant assez parlé de lui comme il le montra en voulant changer le sujet de la conversation, c’était son tour de passer au bucher. La question lui sembla enfantine, ou presque. Terminant son verre cul-sec, elle en recommanda un autre, puis s’alluma une autre cigarette. Perchée sur sa chaise haute les jambes croisées, elle balayait du coin de l’œil la salle pour ensuite reposer ses yeux chocolat sur ceux de son cousin.

« La dernière fois, c’était il y a une semaine je crois. J’ai flirté avec un homme bien embêté par le lycan dont il avait la charge, apparemment, il émettait quelques réticences à rencontrer son tuteur. Finalement nous avons terminé dans une chambre. Ce qui est dommage, c’est que je ne me rappelle plus son nom. Avec l’alcool que j’avais bu, ce n’est même pas sûr qu’on se soit donné nos identités. » Ce qui restait dommage puisqu’ils avaient bien sympathisés. Réversa étant une petite ville, un jour ou l’autre, ils se recroiseraient bien. Bon eh bien au tour d’Hélias de subir la suite de l’interrogatoire sur la mystérieuse demoiselle ! « Je ne vois pas pourquoi elle te tuerait, tu es mon cousin je te rappelle ! Alors qui de ton entourage a de belles formes … voyons … Morgane ? J’aurais aussi pensé Gina, mais il manque entre vous ce regard qui indiquerait que tu serais fou d’elle, j’ai donc éliminé. A moins que ce ne soit quelqu’un d’autre dont j’ignore l’existence ? »

Luz s’amusait à faire des suppositions, savourant déjà sa victoire. Il allait lâcher à coup sûr, ne pourrait pas mentir à sa cousine adorée ! Elle se considérait comme une privilégiée et allait profiter de ce pouvoir là ! Tant que le fer était chaud, elle allait bien le battre pour connaître les moindres détails sur cette relation mystère –mystère puisque Hélias n’en disait pas un mot !-
« Vous vous connaissez depuis combien de temps ? Rencontrés comment ? Allez, mais parle-moi d’elle ! Je veux tout savoir sur ce que j’ai raté ! Et puis si elle fait partie de la famille maintenant ! Tu n’aurais pas une anecdote sous la main ?» Ce que l’ange recherchait, était de voir Morgane à travers les yeux de son cousin, pour comprendre ce bouleversement. Et ce n’était pas des fesses plates qui le rendraient fidèle, impossible !
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Posté le Mar 20 Déc - 9:52, vous pouvez
    Mélodrame, mélodrame… Il en faisait s’il le voulait d’abord ! Il ne fallait pas être avare sur les moyens qui arrêteraient l’interrogatoire de Luz, avait-il décidé. Au moins, personne ne pourrait lui reprocher de n’avoir émis aucune résistance – n’est-ce pas mademoiselle Pen’malak ? Ce n’était pas de sa faute si sa cousine était persévérante, douée et le connaissait par cœur. De plus, elle avait de bonnes raisons de l’apprendre, elle. C’était la famille quand même ! La seule famille qui lui restait par ailleurs et Hélias ne prendrait pas un risque de la perdre. Le fil qui les reliait était déjà ténu, secoué par diverses tensions. Il fallait le consolider et l’homme décidait alors, progressivement, que c’était un bon moyen.

      « Au début, elle y a cru. »


    Un bref rire s’échappa de sa gorge, les yeux pétillant de malice. Morgane avouant ses craintes avait été hilarant – pas forcément pour elle. Non, parce qu’elle avait cru être à la place de la maîtresse et ça allait contre sa morale. Ils venaient de se retrouver après sa sortie de prison et l’ange lui annonçaient qu’ils devaient arrêter de se voir, du moins en tant qu’amants, par respect pour sa femme. Il aurait pu se contrarier, mais l’idée que Luz soit réellement sa femme – dans les faits aussi bien que par la signature – lui était tellement impensable qu’il ne prit pas la peine de réagir sérieusement. Heureusement, Morgane l’avait cru tout de suite. Qu’elle persiste aurait été con.

      « Pour rigoler, je pourrais lui dire que tu es une cousine très jalouse et que tu auras deux mots à lui dire. »


    Sourire con. Il n’y avait pas plus loin de la vérité, évidemment. Encore heureux, Hélias aurait eu du mal à le supporter si elle l’était à ce point. Mais ils étaient deux indépendants qui allaient où bon leur semblait ; des inséparables qui ne mettaient pas de bride autour du cou de l’autre. Tant qu’ils se voyaient, tout allait bien.

    « Ta chérie », « ta chère et tendre », elle enchainait. Le faisait-elle exprès ? Ce n’était pas le genre de sobriquets qu’utilisait l’homme. Ca ne lui viendrait même pas à l’esprit d’appeler Morgane comme ça, et il n’était pas non plus certain que celle-ci apprécierait. C’était bizarre d’entendre quelqu’un d’autre les employer ainsi, comme si Luz sondait au fond de lui pour déceler la nature de ce qui se passait. Elle avait pourtant déjà bien deviné grâce à des indices éloquents. Avec un regard étrange, il se contenta d’acquiescer à sa dernière remarque : l’élue avait tout ce qu’il fallait, bien entendu.

    Hélias profita de ce que sa cousine s’allume une nouvelle cigarette pour lui retourner la question de ses conquêtes. Elle ne s’investissait pas dans une relation sérieuse, il en était pratiquement sûr. L’adjointe travaillait trop, pensait trop à son boulot. Il le sentait de toute façon dans son comportement – mais s’en rendrait-il seulement compte si cela arrivait ? En réalité, ce n’était pas du tout certain, surtout si elle la jouait discrète. A sa réponse, le métis arqua d’abord un sourcil, puis sourit.

      « Ca me dit quelque chose, tiens… T’as rencontré mon – Jude, si ça tombe. »


    Accroc sur le « mon tuteur ». Il n’aimait pas du tout ce système. Cela dit, pour une fois, la chance l’avait accompagné et ce tuteur n’était pas chiant ni à cheval sur les règles – bien que ça aurait été encore mieux que ça soit Luz elle-même évidemment. Un membre de la famille d’Edana d’ailleurs, drôle de coïncidence. Cependant, il ne lui avait pas encore parlé de la jeune femme, ne sachant pas quelle relation ils entretenaient. Ce n’était pas trop le truc du lycan d’entamer des sentiers glissants. Il ne connaissait pas son âge exact mais Jude était jeune, non ? Enfin plus que Luz, bien sûr qu’elle n’était pas vieille ! On ne déforme pas les propos pour foutre le bordel, attention. Après, il était mal placé pour juger et il ne le faisait pas. Ce n’était même pas étonnant, Luz était toujours aussi séduisante. Ce devait être de famille.

    Déterminée à savoir, elle ne lâcherait pas l’affaire. C’était donc à sa femme qu’Ariane lui avait fait penser quand ils s’étaient vus en septembre. Inutile de préciser qu’il ne l’avait pas dit à l’elfe : elle aurait pété un câble « je ne ressemble pas à un ange » et l’aurait frappé à coup sûr. Ils s’étaient suffisamment pris la tête ce soir-là. Non ! Hélias reposait son deuxième verre quand Luz tapait en plein dans le mille. Sa pomme d’Adam se souleva et ses yeux firent un aller-retour rapide du verre à l’ange et de l’ange à la main qui déposait le verre. Elle était au courant, c’était pas possible autrement. Sinon pourquoi penser à elle en premier ? Elle était sa supérieure et une ministre – en sachant les ennuis qu’il avait eus avec le gouvernement… Mais Morgane avait surtout bossé pour les faire sortir de prison, Eryn et lui, pas faux. Ca voulait dire que tout le monde s’en doutait ? Ben vive la discrétion ! Personne n’avait soulevé le sujet jusqu’à présent, c’était déjà ça. Gina, il était fou d’elle, mais d’une toute autre façon.

      « Bingo, vous avez gagné une montre RTL. Tant pis, j’en ai marre de résister, tu sauras tout… ou presque. » Il y avait certaines choses qu’il ne pouvait pas se permettre de dire quand même. « On s’est rencontrés il y a… wouaw, plus d’un an. Je venais d’émerger, je passais ma première nuit à l’air libre… » Regard à la fois triste et pétillant, un mélange entre la rage d’avoir perdu tant d’années et le soulagement d’être « revenu ». « Bref, elle s’est incrustée sur le banc à côté de moi, on a commencé à parler, je l’ai envoyée chier et ça s’est arrêté là. Je l’aurais jamais cru, mais je l’ai revue pour passer mon entretien d’embauche. C’est là que Morgane m’a fait du pied, des propositions et voilà ! Je sais pas trop comment on en est arrivé là. » C’était clair que c’était pas grâce à leur première rencontre qu’ils avaient forgé des liens. Il but une gorgée avant de reprendre. « Comment t’as su ? »



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Posté le Dim 25 Déc - 20:02, vous pouvez
Bien évidemment non, elle n’était pas du tout jalouse de Morgane. Juste un peu, au point de rêver être à sa place. A son âge, elle avait atteint des objectifs que Luz n’avait même pas, la quarantaine passée ! Elle s’estimait suffisamment expérimentée pour être ministre et Morgane aurait dû être adjointe. Cette femme avait surtout conquis le cœur de son cousin au point de le décider pour une relation, chose qu’en quarante ans elle n’avait jamais vu chez lui ! Elle seule avait un pouvoir de dissuasion suffisamment fort pour convaincre Hélias, et maintenant qu’elle venait d’en perdre l’exclusivité, la quadragénaire enviait Morgane au point de vouloir être à sa place. Alors, non la jalousie ne la connaissait absolument pas. « En effet, je l’envie un peu. Tu pourras lui dire » Petit sourire qui suivit, Luz ni ne mentirait, ni ne dissimulerait le fond de sa pensée. E toute évidence, si elle ne le disait pas aujourd’hui, l’ange l’apprendrait un peu plus tard. Envier ne signifiait pas qu’elle ne l’aimait pas attention ! Seulement, il y avait chez Luz, cette ambition à être comme elle, avoir un travail aussi bon que le sien, un homme aussi merveilleux qu’Hélias… tout ce qu’elle avait et que Luz voudrait bien avoir également. Pas qu’elle se lasse des aventures d’un soir, mais rencontrer un homme comme son cousin ça elle aimerait bien. Pas de relation rangée, juste du bon temps ensemble. Qu’est ce qu’elle donnerait pour un type pareil.

Jude, ainsi donc il pensait que c’était le nom de son coup du soir, comme ça aurait pu être Patrick ou James. A quoi servait le nom puisqu’il ne servait à rien en cette circonstance ? Un coup avec un inconnu, puis retour dans sa vie normale où la nuit serait rapidement oubliée. Une chose dont se fichait éperdument Luz ; l’identité des hommes qui ne croiseraient son chemin que le temps d’une étreinte. Risque minime de se recroiser voire même de se souvenir de la personne : alors, à quoi bon connaître son nom ? Un trait du caractère qui avait accru chez Luz lors de sa transformation en ange : si elle ne s’intéressait pas à la personne, elle ne cherchait même pas à savoir qui elle était.
« Aucune idée, son nom, je ne le connais pas et il ne m’intéressait pas »
Il aurait pu attirer sa curiosité à parler de ses problèmes avec son lycan mais non, pas plus que ça.

Nous y voilà. Il avait fallu le temps, mais avec un peu de patience, son cousin avait été suffisamment frit aux petits oignons pour passer aux aveux. Quel grand garçon. Elle connaissait l’identité de la fille, attendant juste qu’Hélias veuille bien le prononcer. Tout ou presque ? Voulait-il en plus lui faire manquer des exclusivités ? Tous les mêmes, ils ne voulaient rien dire, rien ! Des tombes. Incrédule face aux révélations d’Hélias, elle sentait qu’il ne disait pas tout. Morgane lui fait du pied et lui se décide à se caser avec une fille avec qui il a couché comme ça. Soit il était le dernier des cons, soit il dissimulait une vérité plus profonde. « Tu commences par l’envoyer chier et après tu t’envoies en l’air avec elle et hop tu as décidé sur un coup de tête de te mettre avec elle ? Tu es sûr au moins que tu l’aimes ? Venant de toi, ce comportement m’étonne. »

Fronçant les sourcils, elle commença à se dire qu’il lui faudrait partager Hélias. La fille n’aurait pas été gênée si elle était oubliée après une soirée, mais dans ce cas, la fille semblait rester de manière permanente. Bien évidemment qu’il pouvait faire ce qu’il voulait, rien ne l’empêchait de partir de son côté fonder une famille, Luz pourrait également demander le divorce si nécessaire. Mais,-il y avait toujours ce mais- elle préférait avoir son cousin rien qu’à elle, sans avoir à le partager avec quiconque. Ça, c’était difficile à imaginer, même les autres filles ne l’avaient pas enchaîné comme Morgane était en train de le faire petit à petit. Elle n’en avait pas terminé avec ses questions. Une dizaine d’années sans Hélias laissait au fur et à mesure de nombreuses questions en suspens. Il y avait du reproche dans sa voix. « Pourquoi ne m’as-tu rien dit ? Pourquoi a-t-il fallu que je t’arrache les vers du nez ? Tu aurais au moins pu penser que cette information te concernant aurait pu m’intéresser. »
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Posté le Mar 3 Jan - 22:00, vous pouvez
    Luz avait le don de soulever les incohérences. Enfin peut-être que cela semblait incohérent de la manière dont il avait raconté les évènements, ça ne l’était pas pour l’homme. Ça s’était juste enchainé et c’était arrivé, point. Il ne cherchait pas plus loin. A quoi ça servait ? Suffisamment de choses dans la vie étaient règlementées et encadrées pour éviter d’en rajouter soi-même. Hélias se contentait de vivre, c’était le plus important. Analyser l’évolution de sa relation avec Morgane ne l’intéressait pas : il savait que maintenant il l’aimait, le chemin parcouru pour en arriver là était ce qu’il était. C’était con, parce qu’il aurait pu s’éloigner d’elle après l’annonce de l’avortement – et c’était ce qu’il avait fait d’ailleurs. Fuir celle qui avait failli lui donner des responsabilités ainsi que la douleur qu’il lisait dans ses yeux. A l’époque, Hélias n’avait surtout pas envie de rester là-dessus, désireux de l’oublier, l’évènement et Morgane. Leur relation ne pouvait pas continuer alors qu’elle ne se basait que sur la coucherie. Mais le hasard en avait décidé autrement. Ils s’étaient revus, encore et encore, ils s’accrochaient l’un à l’autre sans raison apparente. Comment expliquer ça à Luz ? Il fallait essayer en tout cas, parce qu’elle avait le droit de savoir et qu’il avait besoin de lui parler comme au bon vieux temps, qu’elle reprenne confiance en lui. Il haussa les épaules ; elle aussi l’étonnait depuis leurs retrouvailles.

      « J’en suis sûr. » Il n’avait pas besoin d’y réfléchir, manquer de la perdre plusieurs fois avait éclairé la situation. La confidence serait-elle au goût de madame ? « Dis comme ça, ça a l’air invraisemblable. Disons qu’on s’est revus dans des circonstances différentes, je n’étais plus sur mes gardes. Et tu me connais, j’ai pas décidé un truc pareil sur un coup de tête ! C’était juste un bon coup au début, je n’avais pas prévu que ça vire à l’exclusivité… Mais j’ai plus envie d’aller voir ailleurs, tout simplement. J’y crois pas, elle m’a lobotomisé. »


    Il lança un regard de chien battu à sa cousine avant de changer complètement de masque en accord avec ses paroles suivantes.

      « Mais elle a un de ces corps ! C’est autre chose que la brune là, je t’assure… Une de ces paires de fesses, impossible de dormir à côté d’elle. » Pause. « Enfin bref. »


    Oui bon, ça n’intéressait pas une femme. N’empêche qu’il était entouré de femmes sexy, le chanceux ! Ce n’était pas le moment de fantasmer sur Morgane, pas du tout même. D’autant plus qu’il aurait l’occasion de les réaliser plus tard dans la nuit. En plus, l’ange prenait mal que son mari lui ait caché son aventure jusque là… Oups.

      « Et toi, comment tu l’as appris ? Si t’évites la question, c’est que ça doit pas être glorieux. Je pensais à t’en parler, mais je voulais prévenir Morgane avant ; je tiens mes promesses, lo sabes, et on s’était promis de garder le secret. En septembre, tu me reprochais ma nature et mes problèmes avec le gouvernement, tu te souviens ? J’ai eu peur ensuite pour elle, à cause de l’explosion qu’elle a pris dans la gueule, je me suis retrouvé moi-même aux urgences… Alors nan, je te l’ai pas dit plus tôt, désolé. »


    Elle ne lui répondait pas, c’est que la réponse ne lui plairait pas, il le sentait. De son côté, il avait exposé ses raisons, même si elles n’étaient pas forcément bonnes. Buté le type, c’était comme ça qu’il le voyait, point. La nouvelle aurait pu être annoncée durant l’hospitalisation de la jeune femme, justement, peut-être cela lui aurait-il fait du bien d’en parler. Peut-être, tant pis.

      « En y repensant, te le dire m’aurait évité tes reproches quant à ma soi-disante activité résistante… J’espère que tu es rassurée maintenant. »


    Ton plus sec. Elle lui faisait des reproches, lui aussi. Il n’appréciait pas la manie de Luz à faire virer les conversations en confrontations depuis qu’ils s’étaient retrouvés. Ça l’énervait même qu’elle ne pense qu’à morigéner alors qu’il ne voulait qu’une chose : rattraper le temps avec elle.


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Posté le Sam 7 Jan - 12:25, vous pouvez
Frustrée de ne savoir que maintenant, frustrée de se retrouver devant le fait accompli bien après le drame, frustrée encore que son cousin lui fasse aussi peu confiance pour lui cacher certaines choses. Toutes les excuses du monde ne valaient pas à ces yeux le comportement d’Hélias. L’amnésie lui avait fait oublier combien de temps elle avait attendu, combien d’années. Il ne serait jamais revenu la voir, elle s’était déplacée pour lui, et ce qu’elle récoltait, un manque total de confiance. Ses secrets il fallait les lui tirer, Luz savait évidemment qu’elle finirait par se lasser de son comportement puéril. S’il n’appréciait plus sa cousine, s’il entre eux existait maintenant une trop grande distance, qu’il ait les couilles pour le dire en face à face. Pour l’instant, tout n’était que suppositions et hésitations, Luz se demandait parfois si les choses pourraient redevenir comme avant. Idée absurde. Ils étaient adultes, l’heure n’était à au retour aux enfantillages. Même si elle refusait de le perdre, l’ange se disait que les choses avaient évolué d’une manière différente, dont elle devait dorénavant faire face. Imaginer une journée sans conflits n’était pas une journée normale : vivre ensemble ne se révélait pas une si bonne idée après tout. Sourire ironique sur le visage, Luz profita du moment pour le narguer. Regard insolent, sa cigarette entre les lèvres. Pour le provoquer, elle était douée.

« Je l’ai appris par la bouche de celui qui t’a condamné. On dirait qu’il est beaucoup plus fiable que toi. Je comprends mieux pourquoi tu as disparu de la circulation en passant par la maison pour me filer ton linge sale et prendre à manger. » Sa voix se fit basse, changeant d’un coup de tonalité. Presqu’un regret de ne pas avoir su. « Si tu m’avais dit que tu étais chaque jour en train de veiller sur Morgane, j’aurais peut-être pu aider.» Faire autre chose que le voir passer en coup de vent sans pouvoir lui arracher un traitre mot. Se sentir pour une fois utile au lieu de servir d’hôtel-restaurant. Pouvoir le soutenir moralement, lui changer les idées. Elle avait toujours su s’y prendre avec lui alors pourquoi avoir tout caché ?

« Je ne suis pas rassurée pour autant Hélias. » Comment pouvait-il en être autrement. Pour l’instant, son cousin semblait tiré d’affaire, cependant rien ne prouvait que les accusations ne reviendraient pas à la charge d’un moment à l’autre. « Tu n’es pas bien placé pour me faire des reproches. Tu ne serais pas revenu pour me revoir, toi. » Ce même reproche visait à le faire culpabiliser. L’ange agissait exprès de cette manière. Elle pouvait bien lui faire des reproches, elle n’avait pas disparu une dizaine d’années sans donner de nouvelles elle, ne supportait pas qu’Hélias lui en fasse. Si elle était venue à Réversa, c’était dans le but de le retrouver. L’opportunité de devenir un ange s’était présentée par la suite. Lui, il n’était parti que pour se faire de l’argent, pour n’en jamais revenir. Elle continuerait à lui en vouloir encore un moment, la rancœur restait tenace. Sa disparition lui avait brisé le cœur, comme une trahison. Le besoin de lui faire des reproches se faisait sentir également depuis qu’ils vivaient ensemble. S’ils ne se voyaient uniquement lors de soirées ou de sorties improvisées, nul doute qu’ils profiteraient mieux de se voir, plutôt que de se tirer des pics sans cesse l’un l’autre, jusqu’à ce que le premier abandonne l’entêtement de l’autre. Ecrasant sa cigarette contre le cendrier, Luz termina son verre cul sec. « Je rentre. Tu n’as pas besoin de moi, il n’y a pas de couvre-feu. »


TERMINE
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El ritmo de la noche [Hélias]

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