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 Des arguments convaincants

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Posté le Mer 24 Déc - 16:58, vous pouvez
Putain de merde !

Aussitôt qu’il ouvre les yeux, tout un tas d’idées lui passent par la tête, certaines claires, d’autres plus indistinctes. Deux, notamment, le font bondir de sa chaise à roulettes assez vivement pour qu’il manque de perdre l’équilibre et de rejoindre le sol, et clairement, il a pas besoin d’une nouvelle fracture aujourd’hui. Deux pensées qui le tirent efficacement de ses songes imprécis. Premièrement, le service du midi qu’il fait à l’essai sera peut être déterminant pour un job d’étudiant, et lui permettrait de se fier à une rentrée d’argent plus régulière que les missions qui lui sont confiées au black grâce au bouche à oreille. Pas droit à l’erreur. L’obligation de se montrer irréprochable pour décrocher ce taff qui fait envie à tant d’autres, et qu’il ne prendrait que par nécessité. Deuxièmement, il est irrécupérablement à la bourre.

C’est vraiment se foutre de la gueule du monde. Lui insomniaque pendant plus de vingt ans, alterne nuits courtes et sommeil incroyablement profond depuis quelques semaines. A croire que son organisme se venge d’avoir été privé de repos pendant toutes ces années, comme si son cerveau en était volontairement et joyeusement responsable. A croire qu’il récupère d’un coup toutes ces heures creuses passées à lézarder, ou que par peur d’une nouvelle privation prolongée son corps met à profit tout ce qu’il peut grappiller. Pire, chaque nouvel écart, encore existant bien que légèrement moins fréquent, est désormais sanctionné par une sieste doublement abyssale. Trop peu de temps allongé sous les draps, et le sommeil lui tombe dessus sans prévenir, généralement l’après midi, parfois le matin aussi. Black out complet, extinction brutale. Manquerait plus qu’il vire narcoleptique …

Sans prendre le temps de s’apitoyer sur son sort, trait de personnalité qui ne l’a de toute façon jamais défini, il fonce vers la salle de bain pour aviser la tronche qu’il a. Et c’est pas joli joli. Nerveux, il passe une main sous la flotte pour la glisser ensuite dans sa tignasse, se rappelant une fois de plus qu’il devrait quand même prévoir un passage prochain chez le coiffeur. Il dégage ses cheveux vers l’arrière tout en sachant qu’ils tomberont sur son front à mesure qu’ils sècheront, et se brosse les dents pour tout préparatif supplémentaire. Avec de la chance – et la chance n’est pas non plus ce qui le caractérise – les traces posées sur sa joue par les replis de son pull auront disparu sur le trajet qu’il fera à pieds, et ses yeux clairs seront cerclés de blanc et non plus de rouge.

Verrouillage de la porte – les clés font un affreux boucan quand ses doigts les laissent malencontreusement filer –, descente des marches, traversée du trottoir puis de la route. Le coup de klaxon qui résonne dans l’environnement sonore le fait à peine ralentir, et il s’excuse d’un revers de bras balancé en une direction approximative. Ses pas s’accumulent sur le bitume, bruit de semelles qui n’iront jamais assez vite alors qu’il espère ne pas se planter de chemin, puisqu’il avait prévu de vérifier sur Google Maps avant de partir. Et enfin, la devanture apparaît. Signe du ciel ou mauvaise blague du karma. Début de journée pourrie, ça au moins c’est certain.

C’est le souffle court qu’il franchit l’embrasure de la porte, et à peine entré, son regard croise celui du pote qui l’a pistonné auprès de sa patronne. Une fille cool, selon lui, mais qui tolère moyennement les retards de plus de trente minutes à en juger la moue que l’employé lui adresse. Répondant à la grimace par un haussement d’épaule entre l’excuse et la négation de sa propre culpabilité, William cherche des yeux celle qui pourrait tenir lieu de gérante, et en profite pour découvrir l’endroit. Il croit être déjà venu ici. Pas souvent, peut être même pas plus d’une fois. C’était peut être … Oh putain. C’était la fois où il accompagnait un trio de garçons décidés à fêter la rupture de l’un d’eux, et pour qui le célibat allait de paire directe avec l’ivresse. Il a eu beau leur assurer toute la soirée que branlette en solo ne rimait pas avec alcoolisation, ces trois là ont bu verre après verre après verre, jusqu’à se faire remarquer de toute la clientèle alors que le geek les matait, hilare. En gueulant, bien sûr, mais surtout en étant chassé des lieux lorsqu’ils ont fait des tables leur support de combat pendant un spectacle donné par il ne sait plus qui, et de leurs chaussures une arme toute désignée pour déséquilibrer leurs adversaires. Avant qu’ils n’aient pu attraper les couverts pour les jeter aussi, un blond baraqué les a fait sortir, et Will avec. Un baraqué envoyé par la patronne. La patronne qui discute à présent avec celui grâce à qui il est ici, et avec qui il échange un regard incrédule et blasé.

Fuck.


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Cassandre E. Nealson
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Posté le Sam 3 Jan - 19:05, vous pouvez
Petit à petit, la vie commençait à reprendre son cours. Cassandre sortait de plus en plus du manor. L'autorisation lui avait été accordé, vu qu'elle n'avait massacré personne. Son contrôle était loin d'être total et complet. Mais lentement il commençait à se faire. Les conseils de son mentor et ses exercices semblaient porter ses fruits. Puis elle avait appris à canaliser sa colère. Certes, elle était toujours en colère, mais celle ci la rongeait moins. Elle en voulait toujours aux lycans de la terre entière pour sa transformation, cependant elle avait pris conscience qu'elle ne pouvait pas tous les haïr à la fois et qu'avoir des alliés dans ce camps pouvait être utile en tant voulu. Donc elle essayait de les traiter moins souvent de monstres. Bon, elle n'allait pas jusqu'à être amie avec eux, elle les évitait pour la plupart. Travailler sur sa colère et son contrôle lui avait permis de sortir du Hunter. Elle y passait encore les nuits, moment ou la louve arrivait à reprendre le contrôle. A moins, qu'elle faisait exprès de libérer la louve pour qu'elle ne la court-circuite pas en plein jour. Elle préférait perdre le contrôle la nuit avec des lycans à ses cotés, qu'en plein jour.

Bref, la louve était assez sereine aujourd'hui. Cassandre avait décidé de retourner dans son établissement. Elle s'en était tenue éloignée volontairement, pas peur de blesser les personnes auxquelles elle tenait. Mais depuis deux ou trois jours, elle leur rendait visite discrètement. Son retour ne devait pas non plus être clairement annoncé. Son absence avait été remarqué, elle n'était pas prête à répondre aux curieux. Pour le moment, ses employés avaient opté pour dire qu'elle était malade. Cela lui convenait parfaitement ! Elle était encore en convalescence, donc il fallait y aller doucement.
On l'avait mis au courant de tout ce qu'il s'était passé, des altercations, des tags sur la vitrine, de la présence régulière de Kyle. Certaines informations l'énervaient un peu. Elle devrait revoir la sécurité du bar. Mais il était aussi évident qu'il leur manquait un employé. Un recrutement s'imposait ! On lui proposa de rencontrer un étudiant qui cherchait un boulot d’appoint. Cela pouvait aussi convenir pour l'établissement. Cassandre accepta la rencontre. D'ailleurs, cela faisait plusieurs minutes que le rendez vous aurait du commencé... Mais pas de quidam pour se présenter. Elle voulait bien lui donner quelques minutes de battement, mais c'était déjà beaucoup là.

Écoutant son autre employé, qui lui parlait des potentielles nouveautés pour la nouvelle année. Il lui indiqua que son ami était arrivé. Enfin. D'un geste la gérante le salua et l' invita à la suivre, elle s'éloigna s'éloigna un peu pour se mettre dans un endroit plus calme, non loin de son bureau.

" Monsieur Bower ! Hormis votre flagrant manque de ponctualité, quelles sont vos autres défauts ?"

Le ton était assez sec. Mais Cassandre avait décidé de ne pas faire de cadeaux. Puis c'était intéressant de savoir quels défauts les gens avouaient. Demander les qualités était beaucoup moins amusant. Les bras croisés, elle attendait sa réponse, souriant quand même au potentiel employé.

Mais son attente fut perturbé par un brouhaha vers le comptoir. Elle reconnut la voix d'un gratte papier qu'elle ne cherchait à éviter depuis son retour. Et aujourd'hui comme les autres, elle n'avait pas envie de le voir, enfin de causer avec lui. Cassandre se plaqua contre le mur, espérant qu'il ne soit pas trop tard. Le barman certifiait que la gérante était absente, mais l'homme ne semblait pas convaincu. Tout les employés savaient qu'elle ne voulait pas lui parler pour le moment. Contre le mur, Cassandre fit un geste à l'étudiant pour qu'il se rapproche. Il s'était pas assez rapproché, alors elle lui choppa le bras, pour l'attirer jusqu'à elle et pouvoir lui parler en chuchotant. Heureusement, il n'y avait pas trop de client dans ce coin du bar, pour constater du bizarre de la situation.

" Le râleur, là qui en fait des tonnes et qui pue l'eau de Cologne, ne doit pas me voir ni même savoir que je suis ici... "Chuchota t' elle à l'étudiant d'un ton tout à fait serein, comme si la situation était normale. Votre mission, si vous l'acceptez, est de faire en sorte qu'il ne soupçonne pas ma présence. Prenez ça pour un test !"




...
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Posté le Mar 24 Fév - 23:10, vous pouvez
Le regard qu’il envoie à son pote coule naturellement vers le visage de la jeune femme juste à côté. La tête penchée, moue concentrée, elle écoute les infos que le serveur lui donne avant de s’intéresser à lui, alors qu’il aurait donné cher pour quelques secondes de battement. Genre, pour reprendre son souffle et ne pas lamentablement foirer un entretien déjà mal amorcé. S’efforçant de se forger une expression plus neutre que la grimace d’inconfort lui décorant les traits – pas enjouée, même en le voulant il en serait incapable – William se racle la gorge sans y songer et s’avance vers celle qui lui tourne aussitôt le dos pour l’entraîner à l’écart. Oui, bon. Il est pas très regardant sur les horaires, mais est ce que ça justifie de ne même pas lever les yeux vers lui ? Une fille cool, hein ? …

"Monsieur Bower ! Hormis votre flagrant manque de ponctualité, quelles sont vos autres défauts ?"

Surprise. Le jeune adulte marque un temps pendant lequel il se demande s’il n’a pas pris un mot pour un autre, pendant qu’un tas de données visuelles franchissent les connexions de ses neurones gonflés à bloc par habitude des réveils mouvementés. Elle joue les dures, mais un air mutin la trahit, sournoise gentillesse qui ne dupe pas lorsqu’elle est vainement masquée par un voile de supériorité hiérarchique. Elle croise les bras après s’être vivement postée face à lui, mais à nouveau, c’est son cou qu’elle reluque fixement sous ses paupières mi closes. Pas un coup d’œil vers la mine étonnée qu’il arbore, pas une réaction alors qu’il se tord pour mettre son propre visage à hauteur du sien et oser une provoc’ pour confirmer le doute qui l’assaille. Comme un gosse, il tire la langue et se réjouit de ne pas avoir été repéré par cette fille censée représenter l’autorité dans ce lieu. Bizarrement, et bien qu’il garde cette sensation pour lui, il imagine difficilement la prendre au sérieux après ça. D’autant qu’elle doit pas être plus âgée que lui, ou de peu.

« … Je suis particulièrement attachant ? » tente-t-il avec un demi sourire en se redressant alors qu’elle ne l’écoute déjà plus. Ca risque de rapidement devenir une sale habitude, ça. Pourtant il en a, des défauts à exposer, de quoi satisfaire sans se lasser la tournure incongrue et surréaliste qu’elle donne à leur entrevue. Mais l’esprit rouqu’moute s’est envolé ailleurs, vers le bazar simplement causé par l’arrivée d’un type dans le bar. Presque déçu de se voir voler l’attention qu’il semblait sur le point d’obtenir, il suit le mouvement et tourne le regard vers le type en question, se positionnant en spectateur désagréablement invisible. Et pas certain de vouloir se mettre à genoux pour reprendre la vedette. C’est vrai, quoi. C’était qu’un retard de quarante minutes, bordel !

Un geste dans le coin de son champ de vision lui permet de s’apercevoir du recul de la fille. Un autre, directement lancé dans sa direction, profite de sa surprise pour l’attirer sans qu’il ait la présence d’esprit de résister. D’instinct, il cale sa main libre contre le mur, et se penche en avant pour capter les mots qui font peu à peu se hausser ses sourcils. Il sait pas comment cette nana s’appelle, mais Surprise lui ferait vraiment un magnifique deuxième prénom.

"… Votre mission, si vous l'acceptez, est de faire en sorte qu'il ne soupçonne pas ma présence. Prenez ça pour un test !"

Forcément, la position qu’il a adoptée incite ses yeux à s’orienter vers le peu de décolleté qu’il devine de sa hauteur et forcément, la connerie qui franchit ses lèvres aurait mieux fait de mourir dans sa gorge. Mais il ne réfléchit pas avant d’ouvrir la bouche. Jamais. C’est pour ça que Lyle le kiffe, et c’est pour ça que beaucoup d’autres le rejettent.

« Vous savez ce que ça veut dire, bleubleuter ? »

Il se marre intérieurement, elle se crispe en anticipant sans doute le pire. Alors comme il est con mais pas salaud, il garde un sourire vissé sur la trogne et déloge son bras de la petite poigne apeurée pour le nicher dans le dos de la rouquine, amenant en douceur le corps féminin contre le sien. Haut du dos enroulé, il l’amène près de lui comme il enlacerait une amante, cherchant à la soustraire aux regards tout en mettant assez d’impassibilité dans ce contact pour qu’elle ne se méprenne pas sur son compte.

« S’il veut vraiment vous trouver, c’est pas un couloir qui va l’arrêter … » affirme-t-il au vu de l’insistance dont l’indésirable fait preuve. Will fait un signe de la tête qui ne sera de toute façon pas remarqué, et fait glisser leurs corps serrés vers la porte à proximité, qu’une poussée de pied suffit à entrebâiller. Ahuri par la chance qui se décide enfin à lui sourire, il savoure à peine le goût de la victoire et pousse sans force la gérante dans cette pièce qu’il ne connaît pas, pour refermer la porte derrière eux. Verrou compris.

« C’est comme ça qu’on se débarrasse d’un amant qu’on veut absolument éviter. Ou d’un revendeur aux tarifs trop élevés, notez bien que ça me regarde pas. Et donc, on parlait de mes innombrables qualités ? »

Ironique. Moqueur, un peu, mais pas pour blesser. La situation l’amuse, lui que la poisse aurait pu piéger à la place de l’aveugle s’il n’était pas aussi franc avec ceux qu’il refuse de côtoyer. Voir la malchance l’oublier cinq minutes et s’en prendre à quelqu’un d’autre a une saveur assez sympa, en cet instant. Maintenant, c’est à lui de croiser les bras sans s’en rendre compte et d'attendre une éventuelle explication qu’il n’est même pas en droit d’espérer.

C’est peut être pas évident à voir, comme ça, mais il n’est pas un habitué des entretiens d’embauche et des codes relationnels qui les régissent ...


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Cassandre E. Nealson
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Posté le Dim 1 Mar - 22:30, vous pouvez
Faire passer des entretiens n'était pas sa tasse de thé, mais Cassandre n'avait pas le choix, si elle voulait embaucher du personnel. Celui là avait débuté en retard, faisant naitre un doute certain sur la motivation du candidat. Attachant ? Elle aurait pu l'interroger davantage, si un type cherchait absolument à lui parler, alors qu'elle ne le voulait pas. .

Caler contre le mur, Cassandre comptait sur le candidat pour se cacher, elle lui proposa même un test. Du moment, que le gratte papier lui lâchait les baskets, Cassandre voulait bien faire un geste pour Bower. La proximité avec cet homme avait quelque chose d'étrange, mais elle ne s'attarda pas sur son ressenti et encore moins sur celui de la Louve. Elle eut un moment d'arrêt quand il parla de bleubleuter ? En quoi il parlait ? Cassandre se promit de lui demander. Mais pour l'instant, elle se laissa guider par l'humain.

Mains posées sur le torse masculin, Cassandre pouvait y deviner des abdos, bien qu'assez peu dessinées. Puis elle avait comme une étrange sensation, de déjà touché. Cette impression augmenta quand elle se concentra sur l'odeur de Bower. C'était fugace et perturbant. La rouquine hocha la tête pour montrer qu'elle était d'accord avec l'histoire du couloir. Elle allait lui parler du bureau, mais le jeune homme semblait avoir trouvé la solution de lui même. Le verrou du bureau lui signifia que le danger était écarté. Le test était fini !

« Merci. Vous m'avez permise d'éviter un sacré emmerdeur qui allait me tenir la jambe pour le reste journée. »

Et elle n'était pas d'humeur à supporter ça. Après, elle ne voulait pas rentrer dans les détails, sans compter qu'elle se souvenait du but de leur rencontre. La rouquine s'éloigna de lui, elle arrivait à s'orienter dans ce bureau. D'ailleurs, elle vint poser son derrière à même le bois de la table.

« Je ne saurais dire si vos qualités sont innombrables. Mais vous semblez débrouillard, c'est un bon point. D'autres qualités à ajouter ? Ah et vous vous débarrassez souvent d'amants ou d'amantes ? »

Son ton s'était adoucie depuis leur rapprochement. D'ailleurs, elle se souvenait de cette impression de déjà touché /sentie.

« On se serait pas déjà croisé quelque part ? J'ai l'impression de vous avoir déjà touché.. Ouh cette phrase sonne bizarrement à haute voix... »

Et pas qu'un peu, la gérante s'en était rendue compte, en même temps qu'elle le disait. Cassandre était aux aguets, elle essayait d'entendre si le type venait vérifier dans le bureau, mais son équipe devait faire barrage.

« Et sinon, ça veut dire quoi bleubleuter ? »


La rouquine n'avait pas oublié de poser la question. Elle était même curieuse et amusée de savoir la réponse.


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Posté le Dim 15 Mar - 23:35, vous pouvez
Les experts en discours publics vous diront que les silences sont de même importance que les mots prononcés, sinon plus. Que les temps de pause permettent d’assimiler ce qui vient d’être dit, et qu’ils peuvent même faire naître une amorce de réflexion dans votre oratoire. William y connaît rien en discours. Les répliques lui viennent si vite qu’il n’est pas en mesure d’analyser les structures et les ruses d’un flux verbal. Mais il est tout à fait capable de cerner les silences qui rythment leur dialogue, la tonalité insufflée dans ces phrases qu’il échange avec la rouquine.

« Merci. Vous m'avez permise d'éviter un sacré emmerdeur qui allait me tenir la jambe pour le reste journée. »

Premier silence. Elle lui fait comprendre qu’il n’en saura pas davantage sur la situation dont il l’a pourtant extraite, qu’en effet ça ne le concerne pas au-delà de l’échappatoire qu’il a su lui offrir. Elle recule, lui tourne le dos. Déambule dans la pièce sans rien y voir pendant qu’il ne la quitte pas des yeux. Peu lui importe, au fond, de savoir qui est celui qu’elle ne veut pas rencontrer. Il attend, sans trop savoir s’ils vont continuer l’entretien après ça.

« Je ne saurais dire si vos qualités sont innombrables. Mais vous semblez débrouillard, c'est un bon point. D'autres qualités à ajouter ? »

Deuxième silence. Cette fois, c’est lui qui le laisse s’installer quelques courtes secondes. Des défauts, il aurait pu en énumérer à la pelle, des véridiques ou des plus exagérés, des ironiques ou des vraiment farfelus. C’est facile, ça lui serait venu tout seul. On a souvent tendance à mettre en avant ce qui ne nous plait pas chez nous, et à passer le positif au second plan. Pour ne pas sembler vantard, ou parce que le regard qu’on porte sur nous même n’est pas assez bienveillant. Chez le geek, c’est encore plus vérifiable. C’est à lui de prendre la parole pour se vendre, il comprend bien qu’ils en sont à la partie de l’entretien où l’éventuelle patronne veut avoir un aperçu de pourquoi l’engager lui et pas un autre, pourquoi lui donner sa chance, est ce qu’il ne sera pas simplement un boulet qui fera fuir toute sa clientèle. Mais franchement ? Il est totalement infoutu de sortir le plus petit point fort en sa possession.

« Ah et vous vous débarrassez souvent d'amants ou d'amantes ? »

Il croit pas en un dieu quelconque, mais là il veut bien le remercier en silence pour cette diversion inespérée. Avec du bol, elle oubliera même qu’elle n’a eu, en réponse à sa première question, qu’un vide sidéral qui ne l’aura absolument pas renseignée. Si elle est assez perturbée par l’arrivée du type et par le sauvetage, par exemple.

« Seulement ceux qui s’accrochent à moi. Pour les amants des autres, vous êtes la première, c’est un honneur. »

« On se serait pas déjà croisé quelque part ? J'ai l'impression de vous avoir déjà touché.. Ouh cette phrase sonne bizarrement à haute voix... »

« Ouais … » confirme-t-il tout en riant à la dernière remarque. « Mais non. Enfin, je crois pas. J’ai quitté la ville plusieurs mois, et franchement … Avant ça c’était assez le bazar pour que je me souvienne pas de tout et de tout le monde. Rien de bien dépravé, hein ! » s’exclame-t-il en réalisant l’étrangeté de ses propres paroles. « Ca, je m’en souviendrais … » s’achève-t-il lui-même.

Et alors que la conversation a déjà pris une tournure en complet décalage avec ce qu’on peut officiellement attendre d’un entretien d’embauche, la demande tombe, lui faisant écarquiller les yeux comme si la folie avait gagné le cerveau de la jeune femme. Mais de quoi elle … ? Oh. Got it. Faut dire, à force de dire les premières conneries qui traversent son esprit, y’a forcément des choses qui atteignent les oreilles de ses interlocuteurs alors qu’il capte même pas les avoir énoncées, et un temps de réflexion lui est nécessaire pour faire le lien.

« Ca veut dire, bah … Se sortir d’une situation qu’on pensait impossible à résoudre. Genre là, vous saviez pas du tout comment vous en sortir, et … tadaaam ! »

Coup de talon sur le sol. Bras écartés et sourire débile sur la trogne. C’est même pas crédible comme mensonge, mais il peut quand même pas lui avouer que l'idée de fourrer le visage entre ses seins pour les faire vibrer lui a effleuré l'esprit, sérieusement !

« C’est un pote qui a inventé l’expression » continue-t-il malgré tout. « Me demandez pas d’où il tient ça, mais j’ai trouvé ça marrant alors je l’ai gardée. »

Et là, alors que rien ne le justifie, ça fait tilt. Quelque chose dans sa façon de se tenir, tête légèrement penchée pour écouter les mots qu’il envoie à son intention. Ou bien dans la moue dubitative qu’elle adopte, et qui lui rappelle vaguement un visage vu parmi une multitude d’autres, au milieu d’un évènement que beaucoup, lui également, voudraient pouvoir oublier. Ou mieux, effacer.

« Dites, vous étiez pas dehors, quand Prometheus a foutu le bordel avec son lycan déchainé ? … Mais siii ! La rouquine avec sa canne de majorette ! Alors vous en avez assomés combien, au final ? »


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Cassandre E. Nealson
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Posté le Lun 6 Avr - 14:58, vous pouvez
Le nuisible avait pour le moment été évité. La rouquine était bien contente d'avoir retrouvé l'abri momentané de son bureau. Cette pièce dont elle ne s'était plus servie depuis des mois, mais qui a été usité par ceux qui gèrent cette affaire avec elle. Cassandre leur devait une fière chandelle d'avoir tenue la barre, alors qu'elle bataillait avec le monstre qui était venue squatter. L'établissement n'était pas en ruine, cela ne l'étonnait pas, elle était bien entourée dans cette histoire. Arrivée dans cette pièce grâce à William, elle attendait d'en savoir un peu plus sur lui avant de prendre une décision sur sa potentielle embauche. Après tout, c'était la raison pour laquelle il était venu jusqu'à elle et non pour participer à une partie de cache-cache surprise.

Cassandre écoutait tout ce qui l'entourait. Le silence de la pièce, la respiration de l'homme était bien distincte et nette à ses oreilles. C'était impressionnant, mais l'aveugle commençait à s'y faire. Elle pouvait aussi contrôler que l'indésirable n'approchait pas de la pièce refuge. Il continuait à vociférer au comptoir, au risque de perturber les clients, l'idée dérangeait un peu la gérante. Mais elle ne voulait pas se montrer, sous peine de perdre son calme. Elle sentait que son contrôle serait assez faible face à ce type. Puis cela lui permettait d'écouter la réaction de ses employés. Une sorte de mise à l'épreuve qu'elle leur infligeait involontairement. Son attention était portée outre les murs, parce le candidat à l’embauche ne prononçait pas le moindre mot pour ses qualités. Serait ce un nul ? Un homme sans la moindre qualité ? Bon, afin d'éviter que le silence s'éternise, la demoiselle pose une question pour voir si il n'est pas muet. Et miracle, le Bower retrouve la parole. L'idée que le financier puisse être son amant, était déroutant et assez nauséabond.

« Bien. Et ce type n'est pas mon amant, il ne le sera surement jamais. »

Que dieu la préserve. Elle aurait plus tendance à l'étriper que de l'étreindre. Il parait que de la haine à l'amour il n'y a qu'un pas. Mais ce pas là ne sera jamais franchi, ça elle en était certaine. En tout cas, Cassandre avait préféré préciser. Même si elle ne comptait pas non plus faire la liste de ces amants. Un employé ou potentiel futur employé n'avait pas à le savoir. Et c'était très bien ainsi. La gérante avait tendance à compartimenter sa vie, gardant un fossé entre sa vie professionnelle et sa vie privée.

Tentant de ce souvenir du lieu et de l'instant, où elle aurait pu croisé cette homme. L'impression de déjà vu était à la fois tenace et légère. Leur rencontre si elle a eu lieu, ne pouvait pas s'être déroulé dans les 3 mois passés. Elle espérait qu'il lui permette de savoir. Elle sourit en l'entendant parler du bazar en ville.

«  C'est souvent, pour ne pas dire toujours, le bazar dans cette ville. » Cassandre préféra garder le silence, quand à la suite de la phrase. Elle aussi se souviendrait si il y avait eu quelque chose de dépravé entre eux. En général, elle se rappelait des gens avec qui elle était dépravée. Mais elle sourit à cette idée. Parce qu'elle même ne l'avait même pas imaginé.

Cassandre n'était pas du coup convaincue par l'explication de Bower. Ce n'était pas limpide du tout et cela manquait de cohérence. Une moue dubitative se dessina sur son visage. Elle décida de ne pas aller chercher plus loin. Après tout, chacun pouvait bien avoir ses expressions. Tant qu'elle ne revenait pas souvent, ça irait. Sinon, elle demanderait une autre explication. Cet entretien ne se déroulait vraiment pas classiquement. Et dans le fond, elle ne savait pas quoi penser du jeune homme.

« Si j'y étais.» répondit elle, alors qu'elle se souvenait très bien de la situation. «  Ma canne de majorette ? Je ressemble donc à une majorette ? En tout cas, c'était bien moi, même si j'ai rien d'une majorette... » C'était bien la première fois qu'on voyait sa canne blanche comme une canne de majorette. « Aucun malheureusement. J'me suis faite piétinée par le lycan enragé et j'ai failli par la force des choses servir d'apéritif à tous les nocturnes à la ronde..Mais je m'en suis tirée ! En tout cas, si je me rappelle bien, vous m'avez retenue à un moment m'évitant ainsi une chute, un vrai chevalier servant ? Ou vous avez agi par réflexe ? Et vous personne ne vous a attaqué ?»

D'après ce qu'elle sentait il était humain, une cible de choix pour la plupart des nocturnes, surtout avec les événements actuels. La louve réagit à cette idée, oui elle pourrait bien s'amuser avec cette proie, Cassandre chassa cette idée de son esprit. Non, aucun humain ne sera attaquée par elle si elle peut l'éviter.

«  C'est après ces événements que vous avez quitté la ville ? Vous comptez repartir ou vous installez pour de bons ? »

La gérante cherchait à savoir si elle pourrait compter sur lui ou non. Après tout, il fallait bien que les questions continuent, c'était le but de l'entretien, puis ça l'amusait d'en poser autant.


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Posté le Dim 10 Mai - 17:20, vous pouvez
« Dites, vous étiez pas dehors, quand Prometheus a foutu le bordel avec son lycan déchainé ? »
« Si j'y étais.»
« … Mais ouiii ! La rouquine avec sa canne de majorette ! »
« Ma canne de majorette ? Je ressemble donc à une majorette ? En tout cas, c'était bien moi, même si j'ai rien d'une majorette... »

Y’a vraiment qu’ici qu’on peut passer un entretien en parlant de plein de choses, sauf de l’entretien en cours. Ou quasiment. C’est aussi bizarre que reposant, et loin du stress qui l’accompagnait lorsqu’il a franchi la porte de l’établissement, William se laisse à présent aller à suivre le rythme enjoué de la discussion. Il revient dans son élément, enchaînement de phrases à la profondeur toute relative, et saisit le premier objet à sa portée pour le scruter sous toutes ses formes pendant qu’ils conversent. Si la décoration décalée, reproduction de la Reine d’Angleterre en petite figurine qui se dandine et agite la main pour peu que le capteur soit sous un rayon de soleil, n’a rien de réellement passionnant, il lui permet d’évacuer les dernières traces d’anxiété qui l’habitait à son arrivée. Le tout, avec un sourire en coin qui accueille la réponse de la gérante, tant pour la confirmation de son hypothèse que pour la correction qui, manque de bol, lui fait imaginer la fille affublée d’un magnifique costume de majorette tout en paillettes et en tissu rose fluo.

« Alors vous en avez assomés combien, au final ? »

« Aucun malheureusement. J'me suis faite piétinée par le lycan enragé et j'ai failli par la force des choses servir d'apéritif à tous les nocturnes à la ronde..Mais je m'en suis tirée ! En tout cas, si je me rappelle bien, vous m'avez retenue à un moment m'évitant ainsi une chute, un vrai chevalier servant ? Ou vous avez agi par réflexe ? Et vous personne ne vous a attaqué ?»

« Oh si, je me suis pris des coups ! Mais seulement de la part de non-Nuisibles. C’est fou ce que la panique peut faire à un cerveau supérieur … »

Le sarcasme s’entend tellement dans ses mots qu’un sourd pourrait le déceler. Riant à moitié, les yeux levés vers son interlocutrice le temps de ce dernier échange, il repose la Queen aussitôt sa phrase terminée et attrape l’objet suivant. Et à voir les couleurs et motifs du mug qu’il tient dans la main – un chien à la couleur douteuse s’empiffrant de chocolat jusqu’à s’en tartiner les babines – soit la rouquine a des goûts étranges en matière de déco dans un bureau pro, soit elle a aucune idée de ce qu’elle entrepose dans sa pièce, soit elle n’ose pas refuser les cadeaux pourris qu’on lui fait. Une bonne option à retenir, ça.

« Je sais plus vraiment comment ça s’est passé. Je crois que j’étais juste là où vous avez mis les pieds, et que quelque part je me suis dit que ça me faisait une alliée, avec tous ces gens devenus cinglés. Une fois qu’un autre type vous a emmenée, j’ai pris la direction opposée en espérant trouver mes potes. J’ai su qu’ils avaient rien seulement le lendemain. »

La trouille qu’il a ressentie, à ne pas pouvoir s’endormir alors que la chute de l’adrénaline mettait son organisme au supplice. L’incrédulité qu’il a effleurée, à se voir planté là par des inconnus que son sort n’intéressait pas, avant de se rappeler que dans la vie c’est chacun pour soi. Pendant quelques jours il en a voulu à cette fille de s’être barrée alors qu’il lui avait évité de se vautrer, mais ça a pas duré. Elle a fait que suivre ceux qu’elle connaissait et qui pouvaient la guider, et c’est pas comme si elle était la seule à avoir agi de la sorte. Quand même, apprendre qu’elle aurait peut être mieux fait de suivre ses conseils à lui, connaisseur de quelques ruses et comportements à adopter pour limiter les dégâts quand on ne peut pas totalement les supprimer, sonne suffisamment comme une forme de justice pour qu’il ne lui envoie aucune animosité lorsqu’il résume la suite de sa soirée.

A aucun moment, l’idée qu’elle puisse avoir été transformée à la suite de ces altercations ne lui caresse l’esprit.

« C'est après ces événements que vous avez quitté la ville ? Vous comptez repartir ou vous installez pour de bons ? »

« Entre autres à cause de ça, ouais. J’ai toujours vécu ici. Je pense que j’avais besoin de voir autre chose, en fait. Mais j’ai mes études à reprendre, sans ça je pourrais pas faire ce qui me plait autant que ça me plait. Seulement, j’ai déconné. J’ai quitté la fac sans prévenir, et si je veux reprendre ça sera pas avant l’année prochaine. Enfin, si je peux reprendre, c'est même pas sûr. En attendant j’ai besoin d’un boulot, et sûrement même quand j’aurais repris. J’ai besoin de ce boulot. »

Alors, voilà. C’est ça, la sensation qu’on ressent quand on demande de l’aide. Cette honte à l’idée d’être redevable parce qu’on est pas capable de réussir tout seul, cette boule dans la gorge parce que les mots l’écorchent, ce nœud dans le ventre à la possibilité d’être refoulé. C’est nouveau, pour Will. Nouveau et particulièrement désagréable.

C’est donc plutôt logique que le stress refasse son apparition, dans cette ambiance à part. Et donc tout à fait prévisible que son geste soit mal assuré lorsqu’il essaie de reposer la tasse si ridicule. Le bruit de la vaisselle qui éclate parait assourdissant, vu le contexte. Flottement dans la salle voisine. William ose à peine respirer, ses yeux écarquillés dévisagent l’aveugle dans l’attente de ce qui va suivre. Il envisage brièvement l’éventualité que l’indésirable croie à une hallu auditive et reprenne ses affaires de son côté, voire s’en aille pour de bon. Juste après, il se souvient du karma pourri qui pimente sa vie pourrie.

Élévation de voix. Coups forts à la porte.

« Mlle Nealson ! Je sais que vous êtes là ! Mlle Nealson ! »

Soupir.

« Je me trouve un autre plan, pour le boulot ? »

C’est même pas vraiment une question. Will sait pas ce que le mec veut qui nécessite tant d’insistance, mais il sait qu’il a foiré toutes ses chances pour le taff, juste à cause d’un mug et de son chien accro au chocolat.


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Cassandre E. Nealson
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La discussion allait de bon train, bien loin de celle d'un entretien d'embauche, la gérante laissait faire par amusement. Tout le monde avait pris des coups lors de ce nuit étrange de juillet. Les non-nuisibles étaient loin d'être des anges ou des êtres innocents en toute circonstances. Les gens étaient souvent pourris dans cette ville , Cassandre en était venue à cette conclusion récemment. Se rappeler des souvenirs de cette soirée était étrange. Elle se demandait si elle revivait une autre esclandre de ce genre comment elle réagirait... sûrement différemment, surtout avec la louve avec qui elle partageait son corps.
La jeune femme saisissait qu'on puisse avoir envie de faire une pause avec cette ville. Avec du recul, elle était assez contente d'avoir pu passé une partie de sa vie à Londres. Cela lui avait permis d'élargir son horizon et de se construire sa vie plus sereinement.

« Je comprends. Vous étudiez quoi ? Peut être que cette coupure vous permettra de mieux réussir. Parfois c'est bénéfique de faire une pause pour se remettre d'aplomb et retrouver la motivation. »
Elle finit par hausser les épaules avec la sensation d'avoir donner un conseil bateau. En tout cas, elle avait bien saisi la partie «  j'ai besoin de ce boulot ». au moins il était motivé, enfin si on croyait ses paroles. Mais l'intuition de Cassandre lui disait que le jeune homme était sincère. La lycane trouvait même qu'il avait quelque chose de touchant, comme si la première fois depuis l'entretien il était sérieux sans chercher à faire le pitre ou des traits d'humour.

Le bruit de la tasse se fracassant au sol, la fit sursauter. Elle ne l'avait pas vu venir celle là...- oui elle était facile-. Cela n'aurait été qu'un détail, qu'une maladresse, si le gratte papier de tambourinait pas à la porte. L'indésirable était encore dans le bar. Celui qui l'avait poussé à s'enfermer dans le bureau avec William. Un soupir contrarié s'échappait des lèvres de la rouquine. Elle prit le partie de se diriger vers la porte, prenant un instant, de lever l'index en direction de l'humain, pour lui faire comprendre d'attendre. Agrippant la poignée du bureau, elle inspira un grande bouffée d'air, comme si elle cherchait à puiser des ressources importantes.

Une fois la porte déverrouillée, elle fut ouverte rapidement, si brutalement que l'homme manqua de se vautrer. L'odeur de la sueur masculine et de son eau de Cologne à bas prix sauta aux narines de la lycane. Elle se plissa le nez, se retenant de lui dire qu'il puait..

«  Monsieur Tuck, puis je savoir pourquoi vous faites autant de bruit?dans mon bar ? » demandait elle d'un ton impérieux.
Parce que vous êtes injoignables depuis des semaines et que vous refusez de me recevoir, préférant vous enfermez avec un jeune homme...
L'homme était mauvais, cherchant à troubler la gérante. Mais cette dernière avait juste envie de se débarrasser de lui, avant de lui sauter à la gorge..
J'ai du m'absenter quelques temps pour raisons personnelles, et en effet, je me suis « enfermée » avec monsieur Bower, puisque j'avais rendez vous avec lui. Ce qui n'était pas le cas avec vous, non ?
Je.coupant la parole à l'indésirable. «  vous voulez me parler ? Bien, prenez un rendez vous comme nos précédentes entrevues... Sur ce, je vous invite à programmer auprès de mon adjoint, une réunion dans les jours à venir et à quitter mon établissement, dès à présent. Neal, je te laisse t'occuper de lui. » La gérante n'avait pas laissé la parole au gratte papier, se permettant d'être directive à son encontre. Cette courte entrevue l'avait énervé, la louve était agitée. Elle n'était pas contre l'idée de planter ses crocs dans la jugulaire de l'indésirable.

Cassandre referma la porte, s'appuyant contre, à la fois pour calmer la louve et mettre un obstacle entre elle et l'autre. La présence de l'humain n’avait pas été oublié.
«  William. Vous me devez une tasse ! J'espère que vous n'êtes pas toujours aussi maladroit. En général, les mugs ont essayé de les garder intact. »

Essayant de faire de l'humour, alors qu'elle écoutait les bruits au bar, rassurée de ne plus avoir la voix de Tuck.

« Avez vous des contraintes ? Des obligations qui vous empêcherez à travailler à certains moments ? En quoi pensez vous être le plus...habile ?   J'ai bien envie de vous laisser une chance.  »

Le pourquoi de la chose, elle ne le saurait l'expliquer. Peut être qu'elle voulait suivre son intuition, ou se fier à l'employé par qui il avait été recommandé. Mais il fallait prendre des risques.

Spoiler:
 


...
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Bonjour! =D

Le sujet n'a pas eu de réponse depuis plus de quinze jours. Merci d'y remédier rapidement ou de demander son archivage s'il est terminé/abandonné!

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Posté le Lun 25 Jan - 21:54, vous pouvez
« J’étudie l’informatique, à la fac de Réversa. » Ca lui fait drôle de prononcer ces mots, même si elle en aura pas conscience. Un vague souvenir de ressentis couchés sur clavier, quand il pensait encore que tous les psys n’étaient que des escrocs mais qu’il avait voulu donner sa chance à l’une d’eux, à retardement. Et en vain. « Je suis en dernière année, et si j’ai pas de diplôme je risque de pas pouvoir continuer là-dedans. Bon, après, je pux pas dire que je l’ai pas cherché … »

Fracas. Tambourinement. Cris et opposition ferme. La suite se déroule en le plaçant automatiquement en arrière plan, et puisqu’il a lui-même anéanti tous les efforts mis en place pour ne pas en arriver à la confrontation dont il est témoin, se fondre dans le décor lui convient parfaitement. Et puis sérieux, elle gère la rouquine !

Un p’tit bout de femme. C’est l’appellation qui lui semble convenir le mieux à l’aveugle, compte tenu de la scène dont il est le spectateur fasciné. Loin de se laisser démonter par les grands airs de l’intrus, elle mène l’échange d’une main de maître, s’affirme sans hausser le ton ni céder du terrain. C’est à se demander pourquoi elle l’évitait, si ce n’est pour simplement ne pas avoir à se coltiner ce style d’individu. Faut dire qu’il a l’air gratiné, dans le genre pénible …

Pas sûr qu’il serait resté calme, à la place de la patronne.
Pas sûr qu’il aurait envie de se risquer non plus à l’énerver, s’il avait encore une chance d’être accepté.

« William. Vous me devez une tasse ! J'espère que vous n'êtes pas toujours aussi maladroit. En général, les mugs ont essayé de les garder intact. Avez vous des contraintes ? Des obligations qui vous empêcherez à travailler à certains moments ? En quoi pensez vous être le plus...habile ? J'ai bien envie de vous laisser une chance. »

Le sourcil relevé et le sourire en coin attestant d’un sincère amusement, il met quelques instants à comprendre ce qui lui est demandé et proposé, une fois qu’elle se souvient de sa présence et reporte son attention sur lui. Et de rieur, son visage devient interloqué. Le genre de visage que t’as quand t’es persuadé de ne rien valoir et qu’on te montre que tu vaux quelque chose. Parce que c’est bien de ça dont il est intimement question. Etre imparfait, déconner, et se voir accorder le bénéfice du doute. Se planter, et avoir quand même le droit d’être considéré. Malgré les années, il s’y fait toujours pas.

« Non ! Je suis dispo quand vous voulez. Ce soir, si vous voulez. Pour l’instant j’ai que ce travail, et je m’en fous de finir tard. J’ai encore jamais fait ça mais je vais apprendre, faut juste pas me demander de danser ou chanter sur votre scène, là. » Hésitation. « Vous demandez pas à vos serveurs de faire ça, si ? »

Et je sais très bien jeter les gens dans les bureaux.
Faut juste que je rentre pas avec eux.


« Ah c’est cool ! … Merci ! »


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Cassandre E. Nealson
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Posté le Lun 1 Fév - 18:11, vous pouvez


L'entretien prit un tour tout à fait original avec l'enfermement dans le bureau, tout cela pour éviter ce Tuck. Elle écoutait William lui répondre sur ses études. Un étudiant en informatique ? C'était des compétences qui pourraient être intéressantes à avoir sous la main. Peut être qu'un autre poste que serveur pourrait s'ouvrir au jeune homme. Il fallait que Cassandre y pense sérieusement. Pour le moment, elle se contenta de sourire au jeune homme.

Puis, le drame arriva. Il fit tomber quelque chose, et Cassandre dut se coltiner la parlote avec Tuck. Elle coupa court à la discussion rapidement, le renvoyant en touche avec toute de même une minimum de diplomatie. Surprise du calme qu'elle avait pu avoir, face à cet être qui était insupportable.

Puis elle décida de lui donner une chance, de lui offrir le poste. Elle peut entendre au timbre de sa voix qu'il était content. Tant mieux.

«  Pour ce soir, ça ira. Mais vous pouvez pour observer, si vous le souhaitez. Sinon, vous commencerez demain ? Oui c'est bien demain, en début d'après midi, histoire de vous laisser le temps d'être à l'heure.  »

Une petite pique pour la route, elle n'avait pu s'empêcher.

«  Avec une période d'essai dan un premier temps, mais qui sera rémunéré. Et je pense que je vais dorénavant te tutoyer, ça sera plus simple. Tu peux aussi me tutoyer.  »

Elle sourit face à la question de William.

«  Trop tard... tu as accepté le job avant de savoir ce que je te demande ! En fait, figure toi que je cherchais un gogo danceur et tu es le premier qui s'est présenté. » Sourire angélique pour clore ces paroles, mais elle ne retint pas longtemps son rire. «  Rassure toi, je ne demande pas à mes serveurs, de faire de numéro, sauf s'ils sont volontaires. Mais peut être qu'on pourra se faire un karaoké un des ces jours. Tu n'y couperas pas ! Promis on attendra que le public soit partis si tu préfères. »

Cassandre s'avança vers lui, pour lui toucher l'épaule.

«  De rien, maintenant c'est à toi de faire tes preuves. Bienvenue dans l'équipe William. Je vais te présenter aux autres. »


RP Terminé


...
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