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 De l'importance d'un pyjama adéquat.

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Posté le Sam 7 Mar - 20:01, vous pouvez
Le plus important dans l’amitié, c’est la loyauté.

C’est le genre de rengaine que t’entends à longueur d’enfance, ou qu’on t’insère profondément dans le crâne à grands coups d’allusions qui semblent ne pas en être ou d’histoires qu’on te raconte, basées sur des exceptions qui confirment la règle.

Quand on est liés, c’est pour le meilleur et surtout pour le pire.

William y croit pas totalement. A sa décharge, il n’a que très peu de potes avec qui évaluer ces adages, et les seuls vrais amis qu’il a jusqu’alors acceptés dans sa vie sont plutôt du genre à se foutre de lui s’il lui arrive une galère, qu’à redevenir sérieux pour l’en extirper. Sauf quand vraiment la galère est grave. Ceci dit, il voit ces amis là comme la famille qu’il s’est choisi, parce que le cœur a ses raisons et blablabla. Là, ce soir, il est ni avec des amis ni avec sa famille, et la situation est pas dramatique, juste particulièrement chiante.

Quand même. Ils sont gonflés de le planter là.

Ca partait pourtant pas trop mal, à la base. Une idée à la con, partie d’une alcoolisation de fin de semaine qui n’était pas vraiment méritée, mais qui n’en était pas moins appréciée. Le genre qu’on s’autorise en l’honneur de cette journée où aucun petit orteil n’a rencontré de coin de meuble. Ca sert à rien, mais quel jeune adulte qui doit patienter plusieurs mois dans un bar à jouer les serveurs, parce qu’il s’est lui-même éjecté d’un cursus universitaire sur le point de brillamment s’achever, a besoin d’une autre excuse pour picoler ? Hey, il s’est promis d’essayer d’agrandir son cercle social, et quoi de plus approprié que la boisson – avec.mo.dé.ra.tion, c’est les spots pub qui le disent – pour rapprocher les êtres ?

Ouais. Une idée à la con, qui les a entraînés dans un jardin désert mais privé pour danser comme des teubés et beugler et rire … bah, comme des teubés. Des teubés tellement dans leur trip qu’ils ont rien vu d’autre que l’herbe qui s’écrasait au rythme de leurs déséquilibres répétés, rien entendu d’autre que leurs éclats de rire presque hystériques et leurs défis sans cesse renouvelés.

Bordel, il a vraiment cru qu’il allait crever de trouille quand une main lourde s’est posée sur son épaule ! Et par chance, le taux d’alcool dans son sang lui a évité de crever de honte pendant qu’il remontait le pantalon que les deux autres lui ont ordonné de baisser pour montrer son blanc et frileux postérieur au bonhomme de la lune. Ah ah ! Montrer sa lune à l’homme de la lune ! Oui, non. Le sourire qui naît sur ses lèvres y meurt aussitôt que les sourcils du type derrière lui se froncent. Mouvement dans la périphérie de son champ de vision, découverte de la prévisible et pourtant accablante réalité : la loyauté, ça vaut que dans les beaux discours.

Dans la vraie vie, quand t’es choppé dans un endroit où t’as pas le droit d’être, ceux qui t’ont conduit là se barrent, et oublient de te défendre pendant qu’ils détallent, poursuivis par le deuxième baraqué qui devrait pas pouvoir se déplacer aussi silencieusement pour surprendre les honnêtes gens alors qu’il est tout lourd de muscles et d’arme à la ceinture.

Il referme sa propre ceinture et se laisse guider sans savoir où on le mène, le bras beaucoup trop fin coincé dans la poigne beaucoup trop large du costaud rejoint par l’autre qui abandonne la course. Il dérape sur l’herbe humide et peut même pas compter sur cette maladresse pour s’échapper, et le désespoir de la situation le fait bizarrement marrer. Les deux mecs serrent les dents et s’embarrassent pas de discours, eux, et d'accord ça les empêche de dire de nouvelles âneries sur l’amitié, mais ça fait quand même rigoler Will qui prend à peine le temps de regarder le chemin qu’ils prennent. C’est si bon, si bon, si vivifiant de faire partie d’une scène qui pourrait se dérouler dans n’importe quelle ville du monde, qu’elle soit ou non envahie de créatures génétiquement modifiées ! Si banal, en fait, qu’il goûte pleinement le bonheur de se laisser aller à kiffer. On pourrait l’emmener dans un sous sol dégueulasse, ou dans la chambre secrète d’un dégénéré adepte de domination sur des petits jeunes incapables de se sauver sans tituber, que ça lui effleure pas l’esprit sur le moment.

Il est seul, ce soir et depuis ses onze ans, mais putain. Ouais. Il va réapprendre à vivre.


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Dernière édition par William Bower le Mer 25 Mar - 19:23, édité 1 fois
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Edana J. May
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Posté le Dim 22 Mar - 15:15, vous pouvez
Le bruit que faisait la soirée elle ne savait où l'empêchait furieusement de dormir correctement. Lorsque la brune fermait les yeux pour quelques minutes, ils se rouvraient presque aussitôt lorsqu'un son plus élevé que les autres se faisait entendre. Les chiens de plus ne cessaient d'aboyer et elle se demandait encore pourquoi Evannah et Cyan ne pleuraient pas à chaudes larmes, se plaignant de ne pas arriver à dormir. Peut-être parce qu'un tank pourrait passer à côté d'elles sans les réveiller probablement. D'ailleurs l'humaine se demandait de qui sa fille tenait ça, parce qu'elle et sa mère avaient toujours été sujettes aux problèmes de sommeil et que le moindre bruit ne pouvait que les réveiller. C'était d'ailleurs à se demander comment Azura n'avait pas pu entendre le loup arriver avant son meurtre, elle qui était si prompte à la réaction et pouvait tout prévoir d'avance. Mais elle n'avait su donner à sa fille que la preuve de son invincibilité. Quel cheminement de pensées agréable quand il était si tard dans la nuit. Un soufflement de lassitude s'échappa d'entre ses lèvres tandis qu'elle se tournait dans son lit, décidée à fermer fermement les yeux. C'était sans compter le boucan d'enfer dans son propre jardin. Les deux chiens qui secouaient leurs niches avec violence, les détecteurs de présence qui s'allumèrent d'un coup d'un seul et les deux gorilles qui avaient élu domicile dans son salon qui s'élançaient déjà à l'affût de l'intrus. Le pire dans tout ça, c'est que ça l'aurait autant exaspérée qu'amusée que l'indésirable ne soit qu'un simple animal. Un grognement sourd lui échappa lorsqu'elle entendit trois hommes rentrer. Trois, pas deux. Finalement la théorie de l'animal était définitivement à écarter. Et sa nuit aussi, apparemment.

La télépathe repoussa ses couvertures tandis qu'un pas lourd se faisait entendre dans l'escalier. Apparemment c'était assez sérieux pour qu'on vienne la chercher. Devait-elle prévenir quelqu'un, juste au cas où ? Appeler l'Ordre ? Mais la brune n'a pas le temps de prolonger cette pensée que son garde du corps frappe doucement à la porte pour ne pas réveiller les enfants avant de l'ouvrir sous l'injonction de l'humaine toujours allongée. Et déjà énervée.

« J'ai entendu. J'arrive. »

Repoussant la dernière couette, Edana se redressa, se levant tout en attrapant le peignoir en soie qui traînait sur le bord du lit avant de l'enfiler par la même occasion. Parce que dormir en short, débardeur, c'était bien mais ça n'était pas la meilleure manière d'accueillir qui que ce soit. Et qu'exhiber son corps de la sorte n'était pas forcément dans ses habitudes. Ses pieds nus lui font descendre l'escalier tandis qu'elle n'a même pas encore pris le temps de nouer le peignoir et remet de l'ordre dans sa chevelure ébène. Ses yeux détaillent déjà la scène à la moitié des marches tandis qu'elle aperçoit l'un de ses gorilles jeter des regards sévères dans la direction de ce qui lui semble être un homme de son âge. Okay, il ne lui fallait pas forcément très longtemps pour parvenir à additionner un plus un et se rendre compte qu'il s'agissait d'un des abrutis qui faisaient la fête juste derrière sa maison. Parfait. Sa mère aurait eu raison pour une fois, de lui dire qu'au moins au Manoir tout cela ne serait jamais arrivé et que son sommeil lui aurait pu être un semblant réparateur. Oui, c'était certain.

Arrivée à la dernière marche, alors que l'homme qui était venu l'avertir venait se placer à l'entrée de la porte et que l'autre se mouvait vers la sortie du jardin pour empêcher une quelconque fuite de la part de l'intrus, la brune poussa un énième soupir. Croisant les bras sur une tenue totalement négligée – en même temps quelle idée de venir réveiller les gens à cette heure-ci ? - elle fit face au brun.

« La question la plus simple et logique serait de vous demandez ce que vous foutez chez moi à cette heure-ci de la nuit. Mais au vu de votre apparence débraillée et de votre regard flou, j'en conclus que vous êtes juste un abruti ayant décidé de polluer ma maison et mon sommeil. »

La brune étira un sourire poli mais froid avant de reprendre

« Maintenant dîtes-moi une chose. Pour quelle raison n'ai-je pas encore appelé l'Ordre pour effraction dans la propriété d'une Conseillère ? Qui a d'ailleurs deux enfants en bas âge à l'étage qui ne demandent qu'une chose : dormir. »

L'une de ses mains vint se placer sous son menton tandis que l'autre se déposait négligemment sur sa hanche, attendant patiemment la réponse de son interlocuteur.


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Posté le Dim 19 Avr - 0:10, vous pouvez
« Allez quoi ! Lâche toi un peu ! »

C’est vrai quoi, à quoi ça sert de venir faire la fête si c’est pas pour se bourrer la gueule ?
Alors d’accord, le ton et les termes employés étaient pas des plus encourageants. D’emblée, Will a eu l’envie de répondre sur une tonalité bien plus sarcastique, et de renvoyer le gars à ses propres préoccupations sans s’intéresser à ce qui ne le concerne pas. Mais cette fois, il a réfréné son impulsivité et a pris quelques secondes pour réfléchir à ce qu’il a entendu. Quelques secondes après lesquelles le regard plein d’espoir du type s’est rempli d’étoiles lorsque le geek a saisi le verre tendu et l’a porté à ses lèvres sans plus discuter.

Et c’est à peu près comme ça qu’il a quitté la fête en question pour finir dans un jardin privé. Comme ça aussi qu’il a rien entendu qui puisse l’alerter sur la dangerosité du délire auquel il s’est mêlé sans rien en capter réellement. Il a pas grillé les chiens qui pourtant braillaient et qu’il ne peut plus ignorer alors qu’il se dirige vers le domicile. Il se laisse mener sans chercher à comprendre, pestant contre la boucle de sa ceinture qui se joint au karma nocturne pour se foutre de lui et de ses doigts maladroits. Et une fois à l’intérieur, au lieu de profiter du manège des deux costauds pour tenter une échappée inespérée, parce qu’après tout il est peut être assez fin comparé à eux pour se faufiler à la façon d’une anguille ou d’une savonnette sur pattes, il étudie le hall avec une concentration sérieuse que seul l’abus de boisson confère à un athée de la déco. Il a encore la tête relevée et les yeux perdus dans des détails sans intérêt lorsqu’une voix de fille le rappelle au présent. La tête lui tournant de s’être baissée trop rapidement, la main empêchant comme elle peut son pantalon de finir sur ses chevilles, n’accordant que peu de confiance à une ceinture aussi fourbe que la sienne, il se force à ramener son attention sur le nouveau personnage de cette scène incongrue. Et à l’écoute du qualificatif qu’elle lui donne, il peut rien faire d’autre que sourire bêtement, comme s’il lui était reconnaissant d’avoir vu si clair en lui.

Voilà exactement pourquoi il rechignait à l’idée de prendre un verre. Parce qu’il savait très bien que le premier risquait d’en entraîner d’autres, et que leur succession lui ferait progressivement perdre le contrôle. Et perdre le contrôle, William, il déteste ça. Tout, chez lui, est calculé dans la mesure du possible. Ce qu’il dit, pourquoi et à qui il le dit. Le recours à l’ironie pour satisfaire ou éteindre les curiosités les plus mal placées. Sa manière de se saper, jusqu’à cet effet décoiffé qu’il aime donner à sa tignasse pour qu’on le voit comme un mec cool et non comme un garçon coincé dans ses attitudes et dans son passé. L’absence de maîtrise ne lui a jamais vraiment réussi, et la dernière en date a fait partir son quotidien dans un free style jusqu’à l’obliger à mettre les voiles pour étouffer ce bordel. Depuis, il est pas totalement parvenu à reprendre les rennes. Ce soir, il ressemble à rien. Les yeux rouges et explosés, les fringues froissées et de traviole, l’air con sur un visage fatigué. Plus encore que la vision d’une apparence qu’il n’a pas décidée, le manque de répartie serait ce qui lui pèserait le plus, s’il en avait conscience. Heureusement, si on peut dire ça, il a trop bu pour se rendre compte du silence ahuri qu’il laisse s’étirer.

« Maintenant dîtes-moi une chose. Pour quelle raison n'ai-je pas encore appelé l'Ordre pour effraction dans la propriété d'une Conseillère ? Qui a d'ailleurs deux enfants en bas âge à l'étage qui ne demandent qu'une chose : dormir. »

Les gestes de la brune visent certainement pas à allumer un inconnu qui débarque sans invitation dans son entrée. Ou peut être qu’elle cherche à n’être vue que du gorille qui l’escorte encore, n’empêche que le jeune alcoolisé ne manque rien du mouvement de l’étoffe sur la peau féminine. Une peau finalement peu couverte qui éveille un sens jusque là complètement endormi ce soir. Certains aiment l’alcool parce qu’il les aide à exprimer des besoins dont ils n’avaient pas conscience ou qu’ils n’osent pas formuler. Will sait pas ce qu’il pense de cette théorie, mais il sait que là, tout de suite, il est en manque de câlins.

« Parce que vous êtes aussi sympa que moi ? »

C’est un début. Pas la classe de ce qu’il peut énoncer d’habitude, mais il a la langue un peu pâteuse, les neurones encore plus englués. Le garde du corps ouvre déjà la bouche pour enchaîner, l’ado ne lui en laisse pas le loisir et continue d’une voix plus forte sur les premiers mots, regard brièvement lancé vers le haut des marches pour appuyer sa phrase.

« Et que si ça commence à crier ça va les réveiller. Et qu’en vrai vous rêveriez de pouvoir venir faire la fête aussi. » Petit silence, comme s’il réfléchissait seulement à ce qu’il voit. « D’ailleurs, vous faites quoi un samedi soir, chez vous, à déjà dormir ? » Après tout, minuit n’est passé que de, euh … Enfin il doit pas être si tard que ça, et même si elle a des mômes … Les baby-sitters doivent aussi arrondir leur fin de mois ! « Ah, et que si un mec même pas armé a réussi à entrer dans un jardin gardé, ça veut dire que la garde est pourrie … » Coup d’œil arrogant vers son voisin direct. « Si, sérieux, elle est pourrie. » Retour à la jeune femme. « … et la maison pas assez sûre. Vos p’tits vont adorer être enfermés dans une cage dorée pour leur sécurité ! »

Le tout est dit avec une posture instable et une articulation aléatoire, et si l’ado ne s’est pas aperçu que ses propos ne seraient peut être pas entièrement audibles, il ne peut pas être insensible à la poigne sur son bras, redoublée depuis l’allusion au manque de professionnalisme du vigile.

« C’est bon, lâche moi maintenant ! » s’énerve-t-il en essayant vainement de s’en extirper. « T’as peur que j’te mette par terre si tu me libères ?! Non mais dites lui, vous ! » finit-il pour l’habitante tandis que le baraqué semble ne pas du tout, du tout apprécier ceux qui parlent trop. Peut être qu'il fait tomber les ordres grognés et qu'il entraîne le garçon contre le mur le plus proche, bras retourné et avant bras coincé dans le dos, parce qu'il est lui aussi en manque de câlin, mais bizarrement c'est pas l'hypothèse retenue par ce dernier.


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Edana J. May
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Posté le Jeu 28 Mai - 10:37, vous pouvez
Son visage se ferme quelque peu tandis qu'elle masque le haut de sa cuisse par une main bien placée tandis que l'autre se glisse autour de sa taille remontant légèrement sa poitrine. Quelques cheveux lui chatouillent le visage, mettant d'autant plus sa patience à mal. Se faire réveiller en plein milieu de la nuit quand on est enfin en week-end mérité – et encore une conseillère était-elle jamais vraiment en week-end ? - avait tendance à la faire grincer des dents. D'autant plus qu'il n'avait pas exactement tort dans tout ce qu'il énoncait. Pourtant Edana gardait l'apparence d'un calme olympien quand en elle tout son être bouillonnait d'une colère qu'elle aurait de plus en plus de mal à contrôler. Oh sans aucun doute aurait-elle quelques mots au sujet de la sécurité que Caleb lui avait collé, autant dans qu'en dehors de la maison. Et à Isaïah pour laisser l'ange engager n'importe qui. Son visage se troubla un instant alors qu'elle jetait un coup d'oeil à l'étage. Non, les filles devaient dormir correctement ou des pleurs se seraient déjà faits entendre. Malgré tout, la jeune mère ne pouvait s'empêcher de ressentir la pointe d'angoisse lui traverser la poitrine, s'évertuant alors d'un signe à indiquer au garde du corps libre de monter à l'étage.

« Je ne suis pas sympa. J'analyse juste la situation pour savoir quelle décision prendre. Vous n'êtes pas encore certain de ne pas finir derrière les barreaux. Alors je serais vous, je descendrais clairement d'un ton. Ils peuvent être très susceptibles. »

Un soupir s'échappa de ses lèvres tandis qu'elle restait parfaitement immobile à le fixer de ses orbes bleutées. Où était donc passée la jeune fille si emportée qui aurait fait de lui un véritable méchoui ? Elle pinça ses lèvres avant de détourner légèrement le regard lorsque le garde l'empoigna. Ce qu'elle faisait endormie un samedi matin ? Elle cumulait trois emplois dont l'un lui prenant certaines nuits, élevait deux enfants quasiment seule, et avait une cible sur le front en permanence. La pression la vidait généralement de toute son énergie et la forçait à tenter de récupérer un semblant de sommeil adéquat à une telle vie. Y en avait-t-il seulement un ? La télépathe n'en était pas très convaincue. Mais ce qui était certain c'est que cette année les vacances se feraient loin de toute cette agitation. Parce que sinon elle ne tiendrait jamais la cadence.

« Ne vous inquiétez pas à propos de la sécurité. Juste pour que ce soit clair, c'est uniquement parce qu'un cadavre dans mon salon ne ferait pas terrible avec la décoration que vous n'avez pas encore été abattu, ou pire encore. Et que je suis suffisamment civilisée, ainsi que ces jeunes hommes, pour ne pas vous mettre dans une posture encore plus ridicule que celle que vous vous êtes infligée. Vous êtes ivre mort, vous ne tenez pas debout. Inutile de vous enfoncer davantage. »

La voix était ferme, plane, prononcée sans la moindre émotion négative. Elle énonçait juste un fait. Pourtant un sourire suffisant prit place sur son visage tandis que ses yeux s'éclairaient d'une faible lueur d'espièglerie. S'il pensait aimer la provocation, Edana May avait toujours été une reine dans l'art.

« Lâchez-le. Il ne fait que s'embarrasser tout seul. Maintenant, dîtes-moi monsieur.... ? »

La brune marqua une légère pause, attendant son nom, avant de reprendre.

« Qu'allons-nous faire ? Vous laisser repartir serait autant imprudent que stupide. Et je ne tiens pas à rester debout toute la nuit à me demander quoi faire de vous. »

Elle pivota légèrement vers le garde du corps avant de souffler.

« Réveillez Gemma et demandez-lui de préparer une chambre pour notre invité. Il restera cette nuit. »

Ses yeux suivirent le garde du corps qui hésitait à partir, avant de se retrouver seule à seule avec l'intrus.

« Bien. J'imagine que la solution est toute trouvée. Nous aurons une discussion quand votre cerveau sera capable de reconnaître la moindre notion de danger. J'espère que vous êtes malgré tout conscient que si vous aviez pénétré une autre propriété de cette rue, vous auriez eu une balle entre les deux yeux avant même de réaliser votre connerie. »

Elle se dirigea vers la cuisine américaine, contournant le fauteuil dans lequel il était assis et attrapa deux verres dans l'armoire avant de les remplir d'eau. Revenant au salon en quelques enjambées et lui tendant le récipient, la brune finit par s'installer dans un fauteuil en face de lui, les jambes repliées sous son corps.

« Que nous bien certains de la clarté de la situation. La prochaine fois, s'il y'en a une... Vous prendrez cette balle dans la tête.  Sans aucune hésitation. Suis-je bien claire ?»

[HJ: encore désolée pour le retard >>]


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Posté le Mer 5 Aoû - 22:46, vous pouvez
« Suis-je bien claire ? »

« Ouais … »

En vrai, il a rien compris. Enfin, il a surtout pas compris le passage où elle l’a invité à dormir chez elle sans réellement lui demander ce qu’il en pensait, comme s’il était effectivement venu là pour pioncer. Alors que tout le reste n’a été que reproches à peine dissimulés et mépris quant à sa façon de se comporter.

Indésirable. Envahissant. Ridicule. Insociable. L’imagination dont elle fait preuve pour décrire l’image qu’elle a de lui semble sans limite, et les attaques enchaînées de façon si fluide qu’il en oublie de répondre lorsqu’il devrait placer son prénom dans le flot verbal, absorbé qu’il est par ce qu’il reçoit dans la tronche. D’autant que les vigiles lui obéissent sans broncher quelque soit l’ordre qu’elle formule, et ça, ça fait planer dans la pièce une atmosphère … impressionnante ? Le ton change et l’attitude de Will avec. Elle passe à la défensive avec une hargne et une habilité telle qu’il ne l’aurait pas supposé en la voyant débarquer avec son pyjama ultra court et son peignoir qui le cachait à peine. Et ça l’emporte largement sur son habituelle parlote.
Alors forcément, quand elle exige de lui faire préparer un lit pour qu’il puisse squatter les lieux avec sa bénédiction, il ne comprend vraiment plus rien à ce qui lui arrive.

Vautré sur le premier fauteuil trouvé, à moins qu’il soit tombé là suite à une poussée vengeresse du garde du corps qui ne méritait vraiment pas qu’on lui confie ce sale boulot, il saisit le verre offert et le porte à ses lèvres pour le vider sans réfléchir. Il pensait pas avoir aussi soif. Il pensait pas pouvoir être autant largué un jour. Et il pensait pas baisser les yeux une fois sa boisson avalée, pour découvrir une nouvelle facette du pyjama de la ménagère de moins de cinquante ans.

En même temps qu’il marmonne son premier « Ouais … », ça fait tilt. Mais oui ! Ca a pas fonctionné avec le vigile parce qu’il est trop bourru pour se laisser aller à de telles pertes de temps et sensibilités, mais c’est évident ! Elle peut pas faire autrement que de jouer le jeu devant ceux qui sont censés la protéger et qui voient tellement de choses dans cette maison qu’un rien suffirait à les faire parler, et n’importe quelle daube journalistique jubilerait de pouvoir se mettre les potins d’une … - elle est quoi déjà ? Actrice ? Présidente du Club des Nudistes Anonymes ? - d’une personnalité connue sous la dent ! Mais les indices ne peuvent pas mentir, surtout maintenant qu’ils sont seuls et qu’elle peut se poser comme elle veut !
… Elle aussi elle est en manque de câlins !

« Ouais. »
Celui là est plus franc, plus fort. William se redresse, plisse les yeux pendant que le monde tangue autour de lui, et le force à se stabiliser. Intérieurement, et même si sa grimace devant ce sol qui danse n’est pas évocatrice, il est super fier d’avoir su repérer le langage planqué sous les mascarades de la brune. Il veut la remercier, jouer le jeu comme elle le fait, donner le change, tout ça. Il se creuse les méninges, vraiment.

« C’est cool. » conclue-t-il de sa brève mais intense réflexion. Pour l’éloquence, on attendra la sobriété.

Il a jamais su dormir ailleurs que chez lui. Ses différents logements, marqués de son odeur, décorés de ses affaires et habités quotidiennement, n’ont jamais réussi à créer un climat de confiance suffisant pour qu’il relâche totalement sa garde. Alors une maison qu’il ne connaît pas …

Heureusement, il n’est pas prévu qu’il s’endorme. Une fois qu’il a entendu la porte d’entrée se fermer derrière ce qu’il présume être le costaud qui aurait pu lui péter le bras, il écoute l’absence de bruits dans la demeure et compte jusqu’à dix. Dix secondes ou dix minutes, il ne sait pas bien et ça ne le stresse pas autant que le silence pesant. Abandonnant finalement tout espoir de comptage après s’être paumé plusieurs fois dans ses mesures, il quitte la chambre qui lui a été assignée et se met en tête de parcourir le couloir en faisant glisser ses pieds sur le sol, grimaçant à chaque infime grincement de latte ou de poignée de porte qu’il ouvre à la recherche du pyjama perdu. Jusqu’à enfin le retrouver, et fermer la porte derrière lui le plus silencieusement possible.

A aucun moment, son esprit embrumé ne réalise que s’il se glisse sous les draps de la maîtresse des lieux pour toucher la première parcelle de peau que sa main rencontrera, il risque de fortement apprécier le rapide contact tout autant que de filer une crise cardiaque à la jeune femme.


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Edana J. May
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Posté le Mer 12 Aoû - 18:17, vous pouvez
De nombreuses fois, la jeune femme avait levé les yeux au ciel avant d'avaler son verre d'eau et de demander à Gemma de montrer sa chambre à leur invité improvisé. Une nouvelle fois, elle espérait vaguement qu'Azura May se retourne dans sa tombe face à l'attitude totalement stupide de sa fille. Parce que vraiment, elle-même ne comprenait pas pourquoi son premier geste n'avait pas été d'appeler l'Ordre et de faire enfermer l'intrus. Peut-être... parce que dans le fond, il était plus que certain qu'il était inoffensif et que le lendemain matin, sa mortification lui apporterait un soupçon de joie dans la journée morne qui s'annoncerait. Elle observa le salon quelques minutes, avant d'éteindre toutes les lumières et de remonter sous le regard ennuyé de ses gardes du corps. Difficile pour eux de protéger quelqu'un qui ne voulait pas l'être et qui invitait dans sa maison, à quelques pas des enfants qu'elle avait en charge, un total inconnu.

La télépathe se recouche dans son lit, glissant l'une de ses jambes par-dessus la couverture, ses yeux et oreilles totalement alertes. Il ne lui fallut cependant que quelques minutes pour que la somnolence ne la reprenne et qu'elle ne finisse par fermer les yeux, sombrant dans un sommeil plus que léger. Le son de la porte s'ouvrant lui parvient de loin, sans que cela ne la réveille pour autant. A ses côtés, le lit s'affaisse légèrement, tandis qu'une chaleur qu'elle n'avait pas ressentie depuis plusieurs mois se fait sentir sous les draps. Une main se glisse sur sa cuisse, achevant de la réveiller parfaitement. Le mouvement souple qu'elle effectua la surprit elle-même tandis que sa main attrapait le revolver planqué derrière sa lampe de chevet et que son corps basculait déjà pour se retrouver à califourchon sur l'imbécile qu'elle avait invité chez elle, son arme pointée entre ses deux yeux.

Désactivant la sécurité, un éclat de rage brilla dans ses yeux tandis qu'Edana resserrait sa prise sur la hampe de son arme.

« Est-ce que tu n'as pas compris ce que j'ai dit plus tôt ? À propos de cette balle entre tes deux yeux ? »

L'humaine n'avait jamais tué. Et un instant, fugace et hors de propos, elle se demanda si sa mère l'avait déjà fait. Mais la concernant, l'aristocrate savait qu'elle en serait incapable si le moment devait se présenter. Qu'un coup de rein de l'homme suffirait à la faire chavirer au sol et lui faire perdre tous ses moyens. La pression s'accentua encore, tandis qu'elle enfonçait l'arme sur le crâne du brun. La colère et la panique se reflétèrent sur son visage obscurcit par la noirceur de la pièce. Depuis l'incursion avec Alexeï, aucun homme n'avait posé la main sur elle, hormis Isaïah. Parce qu'elle lui faisait confiance, parce qu'elle n'avait rien à craindre de lui. Qu'il la respectait et d'une certaine manière tenait à elle. Parce qu'il ne briserait ni son coeur, ni son esprit. Mais l'homme sous elle, ne savait pas ces choses. Il n'était même pas en état de savoir qui il était quand on le regardait bien. La brune déglutit, ses cheveux cascadant le long de son visage pour chatouiller le torse du jeune homme.

« Qu'est-ce que tu cherchais exactement, hein ? Qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez toi ? »

L'une des mains qui tenaient l'arme vint se loger sur le torse du jeune homme pour lui garantir une meilleure prise. En réalité, tout ce qui lui traverse l'esprit, c'est ce sentiment de peur. Un cri suffirait à ramener les gardes dans sa chambre. La journaliste ne sait même pas ce qui la retient de le faire, d'ailleurs. Peut-être les enfants dormant dans les chambres du fond. Un moment d'inquiétude lui barre l'estomac tandis qu'elle songe qu'il n'est pas entré dans sa chambre directement. Qu'il a attendu avant de venir. Et aussi rapidement qu'elle le put, elle se dégagea, lâchant toute emprise, courant vers la chambre des enfants, ouvrant la porte à la volée. Son coeur manqua un battement quand elle vit les deux bouilles endormies et qu'elle se laissait aller contre le mur. La fureur la saisit à nouveau, et quand elle fit demi tour pour retourner là où elle avait laissé l'humain, celle-ci ne faisait que grandir. L'arme toujours en main, uniquement vêtue d'un débardeur et d'un short plutôt court qui dévoilait en grande partie ce que Draven et Opalinski lui avaient fait subir, la brune fit face à son invité.

« J'ai trois solutions. La première je te laisse partir et tu dégages sans demander ton reste. La seconde, mes copains gorilles en bas s'occupent de toi et te déposent dans les bureaux de l'Ordre, avec uniquement tes yeux pour pleurer. La troisième, je te tue, te découpe en morceaux, et fais disparaître les preuves. »

La porte claque derrière elle, dans un mouvement de mauvaise humeur aussi terrifiant qu'elle ne pouvait l'être, avant qu'elle ne saisisse un objet et ne le lance à la figure du brun. Oh, un vase de sa mère. Tant mieux, elle ne l'aimait vraiment pas.

« Moi c'est la troisième option qui me parle le plus, qu'est-ce que t'en dis toi ? »


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Posté le Dim 16 Aoû - 17:04, vous pouvez
La situation aurait pu être grandiose, et la position délicieuse, si une arme ne séparait pas les deux tourtereaux à l’alchimie tuée avant même qu’elle n’ait le temps d’être imaginée. Etonnamment précautionneux dans ses gestes pour quelqu’un qu’un verre d’eau n’a pas suffit à rendre lucide, William n’a rien senti venir de la chorégraphie qui le jette sous la jeune femme et envoie par réflexe ses mains sur les cuisses dénudées, ce qui n’empêche pas un sourire de poindre au coin de ses lèvres. Et d’en disparaître presque aussitôt. Pas câlin alors ? Le canon fiché entre ses sourcils lui semble encore trop dingue pour être réel, et il pourrait bien croire à un rêve s’il n’en sentait pas la fraîcheur alarmante. La dureté de la voix féminine achève de le faire entièrement dessaouler.

« Putain mais wow ! Déconne pas, c’est dangereux ces trucs-là ! »

Ses mains quittent le corps qui le domine pour se montrer, paumes vides et bien visibles, de part et d’autre de son visage enfin redevenu sérieux.

« Qu'est-ce que tu cherchais exactement, hein ? Qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez toi ? »

« Tu me demandes ça alors que tu dors à côté d'un flingue ?! »

Le reproche fait tâche au vu du contexte, mais c'est une spontanéité sans faille qui inonde ses iris rivés vers la rage qui fait face à son innocence et son incompréhension.

« Faut pas jouer avec ça oh ! C’est pas pour du faux comme dans les dessins animés ! »

S’il mentirait en affirmant ne pas savoir ce qui l’a mené là, il est réellement paumé en voyant jusqu’où ils en sont arrivés. On n’a pas idée de finir ciblé par un flingue juste en ayant simplement voulu passer une bonne soirée entre quelques potes et quelques bières. On n’a pas idée d’envoyer plein de signaux réclamant un câlin pour le refuser aussi net après.
… On n’a pas idée de planquer un revolver derrière son lit et de le braquer sur le premier free-hug-distributor venu !

Will ne capte rien de ce qui traverse l’esprit de la brune, alors que la même émotion se lit clairement sur leurs traits. Il sait qu’il peut crever, là, d’une pression d’un index sur une gâchette, au moindre mouvement qui tirerait un peu trop sur les nerfs de la tireuse. Y’a des choses, tu les as jamais expérimentées mais tu les ressens quand même. Si tu manges trop de cerises tu seras malade. Si tu gardes un bout de salade entre deux dents ton rencard sera foiré. Si tu es devant une fille qui tient une arme tu cherches pas trop à l’énerver. Question de survie.

Et d’un coup, pouf, la fille n’est plus là. Libéré de son poids sur lui, l’adulescent ferme les yeux et rassemble les mains devant son visage avant d’expulser le max de tension contenue dans ses poumons au supplice. Il faudrait qu’il se lève et se sauve sans demander son reste, mais là il peut juste souffler et laisser s’exprimer son soulagement d’être encore en vie. Comme les lois de la survie, c’est viscéral plus que pleinement conscient, et il réalisera sûrement pas avant le lendemain ce par quoi il vient de passer. Lorsqu’il entend des pas revenir vers la pièce, c’est tout aussi instinctivement qu’il se force à ouvrir les yeux et à s’asseoir sur le bord du lit, histoire de voir ce qui arrive et comment il va le gérer.

Et comme la main de son hôtesse a actionné, sans doute par habitude, l’interrupteur du plafonnier, il ne gère à nouveau pas grand-chose quand il découvre l’état de la peau dévoilée.

C’est marrant de voir comme on repère facilement les blessures des autres quand elles nous rappellent quelque chose de personnel. C’est agaçant, parfois, de voir comme il bloque sur les cicatrices que portent d’autres corps que le sien, comme autant de signes de ralliement qu’il est le seul à percevoir. Le vase vole, et surpris par le bruit de la porte qui claque il oublie totalement de le voir venir.

Par chance, la tireuse tire très mal, et l’objet n’explose que parce qu’il roule sur le matelas et en tombe de l’autre côté du lit. Quand même, réveillé par cette attaque digne des plus grands drames sentimentaux des films hollywoodiens – à ceci près qu’il n’y a ni sentiment romantique, ni metteur en scène, ni scénario auquel se fier – l’étudiant décolle son attention des jambes mutilées et saisit d’une main l’oreiller le plus proche pour le placer à hauteur de son visage, tandis que l’autre réceptionne le poids de son buste jeté sur le côté. S’il y a une seule chose que Will pourrait retenir de positif de son enfance désastreuse, c’est sa capacité à esquiver les dangers – souvent pour mieux les encaisser ensuite. Il recule l’oreiller pour lâcher un « T’es une grande malade toi ... » aussi incrédule que le visage qui lui fait face est haineux, et n’a pas le temps de se protéger du deuxième projectile – voilà pour le retour de bâton. L’objet heurte son épaule et lui arrache un grognement douloureux. « Mais calme toi, putain ! » Elle amorce un mouvement, et que sa méfiance ait raison ou non, il n’attend pas de voir si elle prévoit de le tenir en joue une seconde fois. Il se jette sur elle, encore un peu incertain sur ses jambes mais guidé par une colère à laquelle il ne se fera sans doute jamais vraiment, et attrape les poignets fins pour les mettre hors d’état de lui nuire, écartés contre le bois de la porte tandis qu’il l’y plaque de toute la force de son propre poids survoltée par l’adrénaline. D’une prise ferme, il cherche à l’obliger à lâcher son arme, espérant être aidé par les mots qu’il jette presque contre sa bouche.

« Je te veux pas de mal, ok ? Je suis juste un con qui a picolé comme un con, mais j’suis pas là pour te faire du mal, alors arrête tes conneries. Je me casse si tu veux mais tu braques plus jamais cette merde sur moi. »

Il libère ses poignets, recule légèrement pour lui laisser un peu d’espace. Ouais, sa confiance en l’humanité le perdra, mais il espère vaguement qu’elle aura abandonné l’idée de l’assassiner. Et puis au pire, hein ? Qui le pleurera vraiment ? …

« J’vais même te filer un tuyau pour t’éviter les nouvelles emmerdes. » D’un geste imprécis, il vise les marques sur elle, sans interrompre son débit. « Invite pas les gens chez toi quand tu les connais pas. Non mais t’avais quoi en tête ? J’aurais vraiment pu être un psychopathe, c’était risqué comme plan ! »

A nouveau, il fait un pas en arrière pour rassembler ses idées et reprendre son souffle, calmer les battements de son cœur emballé. « Ville de tarés … » laisse-t-il échapper dans un marmonnement en passant les mains dans ses cheveux trempés d’une sueur accélérée par l’alcool, sans plus vraiment regarder le danger sur pattes. « J’ai cru que tu voulais un câlin. » poursuit-il sur le même ton. Et comme elle veut qu’il se tire mais qu’elle bloque l’accès à l’extérieur – non, le livrer aux vigiles est tout aussi peu envisageable que le tuer ou le voir sauter par la fenêtre dans son état – il hausse légèrement la voix pour conclure sèchement « Pousse-toi de là, j’voudrais pas risquer de me faire broyer les couilles en passant trop près de toi. »


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Edana J. May
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Posté le Lun 14 Sep - 12:13, vous pouvez
Elle aurait pu voir la peur qu'elle lui avait inspiré si son propre cerveau n'avait pas commencé à tirer des plans sur la comète. Instinct maternel obligeant, la jeune femme avait alors délaissé sa proie pour se diriger à toute vitesse dans la chambre qu'occupaient les deux enfants. Et si la brune avait été rassurée de voir que les gamines n'avaient strictement rien, sa fureur était alors revenue aussi vite qu'elle n'avait été remplacée par l'inquiétude. Et si les questions de son invité surprise tournent en boucle dans sa tête, la preuve de sa bonne foi fut faite ce soir. Pourquoi avoir une arme à son chevet lorsque l'on habitait Réversa ? La bonne question aurait surtout été « pourquoi ne pas en avoir ? ». L'instinct de survie, l'envie de ne pas finir sous les crocs d'un vampire, d'un lycan ou même d'un humain mal luné avaient achevé de rendre la télépathe sans cesse sur ses gardes. Le besoin de se protéger, de se sentir protégé devait ici, l'emporter sur toute autre chose. La raison c'était cela. Pouvoir assurer sa propre survie. C'était quelque chose que la demoiselle avait fini par comprendre de la pire des manières qu'il soit. Demandez au cadavre de sa mère pourrissant dans les fins fonds du cimetière municipal et vous comprendrez exactement de quoi elle pouvait bien parler.

Alors que son coeur est enfin rassuré, Edana retourne en arrière, à nouveau animée de cette rage qui pourrait la consumer entièrement. C'est l'un de ces déclencheurs de cette folie qui peut par moment l'animer. Un mince éclat de lucidité lui fait prendre conscience qu'en cet instant, son opposé doit se demander pourquoi en plein milieu de la nuit, il ressent une telle colère. La raison est simple, se situant dans un petit mètre soixante de pure angoisse et de ressentiments. Parce que sérieusement, là tout de suite, elle serait pleinement capable de tuer qui que ce soit à mains nues. Et ne serait pas franchement étonnée d'y parvenir d'ailleurs.

Arrivée dans sa chambre, son premier est d'attraper un vase et de le lancer à la tête de l'intrus. C'était tout de même mieux que de tirer une balle en plein milieu de sa tête non ? Par-dessus tout, elle voulait comprendre pourquoi il avait crû bon de venir rejoindre son lit. Comme si elle avait pu lui envoyer le moindre signal à cette attention. Son visage se crispe légèrement sous l'effort et la force qu'elle met dans son geste. Et face à la réflexion du brun, la jeune femme se met à hurler.

« Je suis une grande malade ? Vraiment ! Qui s'est incrusté dans mon lit, en attendant que la maison soit vide de toute âme ? Hein ?! »

Une grimace de dégoût vint frapper son visage au souvenir de ce qui avait failli lui arriver quelques semaines auparavant. Sérieusement, il faudrait vraiment qu'ils se calment sur toute la pression sexuelle et ce genre de conneries, parce que le prochain qui lui refaisait ce genre de choses se prendrait une balle pour de bon. Après tout, l'autre n'avait été que torturé à en perdre toute raison... Ce scénario serait donc bien plus enviable. Une nausée la saisit tandis qu'elle se sent projetée contre la porte, et que sa main, malgré toute la force qu'elle tente d'opposer. Sa première réaction est de se mettre à trembler de tous ses membres, tandis que ses yeux frôlent le sol. Les orbes bleutées se teintent d'effroi tandis qu'elle les relève sur l'homme face à elle. Elle ne comprend pas pourquoi cette valse de sentiments aussi contradictoires ne cesse de lui en faire voir de toutes les couleurs. Cependant, en cet instant, la jeune femme ne peut s'empêcher de comprendre que quelque chose ne tourne définitivement pas dans le bon axe chez elle.

L'aristocrate sent la force de l'autre s'amenuiser jusqu'à ne plus exercer la moindre pression sur ses poignets tandis qu'elle se contente de l'observer s'éloigner, glissée contre cette porte comme s'il lui était possible de se fondre en elle. Son regard glissa quelques instants vers la fenêtre avant que ses poings ne se serrent lorsqu'il évoque d'un geste les cicatrices parcourant son corps. Et encore, il n'avait pas tout vu. L'amertume se lut un instant sur son visage tandis qu'elle eut réellement à nouveau envie de lui tirer une balle dans la tête. Juste pour qu'il lui fiche la paix, qu'il arrête de taper là où ça faisait réellement mal.

« La prochaine fois, je saurais qu'il vaudra mieux balancer le corps dans la canal alors. »

Qu'est-ce qu'ils la faisaient tous chier, vraiment. Ses yeux s'agrandissent de surprise lorsqu'il lui explique la raison pour laquelle il s'est glissé dans son lit. Et c'est lui qui balançait sur le fait qu'il se trouvait dans une ville de taré ? Parce qu'apparemment il en tenait une fameuse couche quand même... Sérieusement ?

« Si je devais réellement te faire mal, je ne passerais pas par tes couilles... je t'éliminerais directement tu sais. »

Le ton glacial était animé par la volonté de fer qui agitait les deux billes bleues de ses yeux. Oh, c'était probablement des menaces en l'air, mais il semblait que la brune ait fait une fameuse impression, ce qui était loin de lui déplaire. Mieux valait être craint, que mort.

« Et je ne joue pas avec les armes... je sais parfaitement m'en servir. »

Elle se baissa d'ailleurs pour la ramasser, histoire d'éviter que l'un d'entre eux ne se prenne une balle dans le pied ou autre avant de s'effacer de la porte pour le laisser passer.

« Et comme un conseil en vaut un autre... tu devrais sérieusement penser à arrêter l'alcool. Parce que ça te rend et con, et totalement à côté de la plaque. »

Vouloir un câlin, sérieusement...


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De l'importance d'un pyjama adéquat.

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