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 [EVENT] Bouleversement chez la plèbe vampirique

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Posté le Ven 8 Avr - 11:32, vous pouvez
L'event est lancé ! Amusez-vous bien !

Rappel des consignes


Ordre de passage :

- Kane A. Marcus
- Glenn Feversham
- Lorens Hepburn
- Diane Cordwell
- Noah S. Fleming
- Lawrence O. Pennyworth


Inscriptions\conditions :


- Vous êtes libre concernant la longueur de votre réponse.

- Tenir le rythme au niveau des réponses (3 jours, week-end compris, autrement vous signalez votre absence / retard à moi via MP. S'il n'y a pas de signalement passé le délai, votre tour passera automatiquement. Je préviendrai ensuite le suivant via MP. ).

- Comme toujours, merci de prévenir le joueur qui doit répondre après vous via MP lorsque vous avez répondu. C'est toujours chouette d'avoir une double sécurité !

- Pour les vampires, se placer dès le début d'un côté (Hayden OU Kane).

- Partir du principe que l'objectif est d'hurler ses opinions et/ou tout dégommer pour se faire entendre car la plèbe n'est pas contente. Bien entendu, si vous souhaitez taper sur des gens, effectuer des casses ou mettre le feu à des choses, vous pouvez aussi prendre goût au jeu... Sans avoir une influence directe avec le conflit qui oppose Hayden et Kane. Profitez de ce moment de chaos pour subvenir à vos fins !

- Du côté de la justice, pour l'Ordre notamment, vous pourrez essayer de canaliser les émeutes et/ou de procéder à des arrestations.

- Le contexte de la manifestation : en plein carnaval (selon le calendrier de Réversa). Tout le monde est masqué en dehors du chef de file qui est l'opposant ouvert de Hayden (provocation etc). Pour les autres, profitez donc de cette dissimulation d'identité afin de parvenir à vos fins ou d'exprimer votre scandale face à la condition actuelle des vampires.


Rôles sélectionnés actuellement :


Chef de la rébellion : KANE
Bras droit\ maître de la foule à coup de batte de baseball : GLENN.
Cerveaux pour élaborer le plan en la compagnie de KANE + GLENN.
Diffuseur(s) de la nouvelle auprès des Vampires & autres races (propagandes via des discours publiques, affiches, téléphones etc.) : DIANE.

Emeutiers (alliance avec Kane) : LAWRENCE

Défenseurs de l'Eden (alliance avec Hayden) : NOAH.

Force de l'Ordre : LORENS.

Important pour l'event


L'event se découpe en cinq niveau. Après un tour complet des joueurs, le niveau changera et on passera au cadre suivant. Afin d'y voir plus clair, je vous invite à jeter un oeil à la description de l'Eden's Manor ici : http://www.reversa-rpg.com/t6571-description-de-l-eden

Niveau 1 : Les rues en face de l'Eden's Manor pendant le carnaval.
Niveau 2 : Le parc de l'Eden's Manor avec ses propriétés (Kane détruira la grille principale pour y accéder).
Niveau 3 : Rez-de-chaussé et sous-sols (Kane détruira la porte principale pour accéder à l'intérieur du manoir).
Niveau 4 : Etage 1 de l'Eden's Manor.
Niveau 5 : Etage 2 de l'Eden's Manor.
Niveau 6 : Etage 3 de l'Eden's Manor + conclusion et fermeture de l'event.

Au total, cet event comptera 6 tours à jouer.
En cas de questions, de doutes ou de flous (ou pour signaler une absence ou un retard), n'hésitez pas à me contacter via MP ! Wink


Dernière édition par Kane A. Marcus le Dim 17 Avr - 1:03, édité 1 fois
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Posté le Ven 8 Avr - 14:21, vous pouvez
Niveau 1 : les rues.



0h00. Le carnaval est lancé. Un monde de couleurs, d’animations et d’anonymat. Un univers où les loups et les agneaux se rencontrent sous un même visage : celui de l’incertitude et de la bouffonnerie. Les rues sont recouvertes de stands en tout genre. Les foules se bousculent, parfois en dansant au rythme d’une musique folklorique, parfois à cause d’un taux d’alcool un peu trop élevé. J’observe aussi quelques canons tirer une volée de confettis et de paillettes en recouvrant le ciel de mille feux, tandis que les pétards détonent non loin de mes pieds. Un défilé de chars fleuris et décorés circulent au milieu de la rue.

Et pourtant, dans cette atmosphère pittoresque et festive, je n’existe pas. Je suis entièrement ailleurs. Mes pensées sont focalisées sur un dessein bien plus important. Derrière mes larges épaules se trouvent mon armée de fidèles, tous masqués et éparpillés dans les rues, dont quelques sympathisants du Eden’s Manor qui ont en assez du mutisme du représentant actuel des vampires, tous attendant le moment opportun. Un signal. Un désir de changer certaines choses a été révélé, ou du moins le souhait de protéger la représentation erronée d’une race comme d’une pestilence maladive. S’il faut embraser les esprits et les rues, s’il faut arriver à de telles mesures pour mériter le trône, je vais le faire en étant porteur d’un message provenant de tout un peuple. Hayden peut me l’offrir avec toute la bonté du monde. Ce geste reste alarmant. Je peux comprendre qu’il ne désire pas un duel. Mais de là, à ne pas s’expliquer avec des mots … C’est de la fuite. Et cette fuite sera dénoncée aujourd’hui.

Glenn est à mes côtés, armé de son regard le plus charmant et d’une batte qui n’attend qu’à exploser quelques dentitions. Autant dans son désir d’apprendre que de me tuer purement et simplement, j’espère qu’il ne fera pas de bavures et restera à l’écoute. Je sais que Diane est à mes côtés, quelque part par ici. Son talent et son éloquence auront peut-être pu faire entendre raison à d’autres vampires. Il n’est jamais facile de transmettre un message sans que celui-ci soit considéré comme une propagande purement haineuse. Paradoxalement, c’est ce que je nous souhaite afin de parvenir à une réussite totale. Rien ne vaut l’idée d’embraser l’émotion pour baisser les défenses de la raison. De rendre les gens vulnérables à l’écoute. Pour Diane, je fais confiance en ses talents inestimables. Et sa présence parmi mes côtés animent mon cœur à aller de l’avant. Lawrence, quant à lui, se trouve toujours enfermer dans le manoir de l’Eden. Pathétique, lui qui semble déborder de ressources. Cela me parait bien paradoxal de nommer le manoir « l’Eden », en sachant que le bâtiment est bien plus considéré comme une prison aussi autoritaire qu’un Alcatraz plutôt qu’un monde véritablement paradisiaque pour les vampires. Je comprends le souci d’Hayden à vouloir canaliser les jeunes, mais de là, à les infantiliser sans leur proposer une discipline adaptée … Lawrence, un redoutable militaire reconverti en agent de l’Ordre, se retrouve enfermé dans un manoir pour une durée indéterminée. Ou du moins, car l’on condamne par moment ces méthodes pragmatiques et quelques peu « féroces ». Même en étant son mentor, il m’est impossible de savoir si notre relation a évolué en bons termes. Il n’a pas intérêt à me décevoir en jouant la carte de la gentillesse avant de me discréditer plus tard. Sa hargne envers les vampires est légendaire, ça je le sais. Et il serait peut-être temps pour lui de considérer cette soirée comme sa prochaine rédemption en effaçant cet apriori ridicule.

« Glenn, je te fais confiance. Fais tout ce qui est en ton pouvoir pour que personne ne puisse m’atteindre pendant mon discours. Et tu expérimenteras la recette de ma réussite, comme je te l’ai promis. »

Face au défilé des chars, j'attends patiemment le mien. Il arrive. Un char transportant un énorme arlequin. Mes hommes ont installé de quoi me faire entendre une fois que je serai à l'intérieur. Le char s'arrête au milieu de la parade, créant quelques surprises. Je monte à l'intérieur et me déplace jusqu'au toit du véhicule, ma main s'agrippant à la statue de l'arlequin pour ne pas tomber. Un de mes hommes me transmet un micro. Je suis en haut du char et bien visible. Pendant que le véhicule se remet en route derrière les autres chars, quelques curieux commencent à me suivre des yeux et à pointer du doigt le vieil inconnu que je suis. Afin de faire taire l’ambiance générale et folklorique, plusieurs coups de feu retentissent en l’air parmi les pétards. Peu à peu, la foule commence à comprendre que ce sont bien des munitions de calibre 45. qui ont détoné dans un bruit assourdissant. Que l’emblème du danger se dresse au-dessus de leurs têtes. L’ambiance angoissante commence à monter rapidement. Avant que cela ne parte en émeute totale et à la fuite, je prends la parole pour canaliser les émotions du grand nombre d’individus présents. Les coups de feu les ont rendu vulnérables psychiquement. J’ai désormais leur attention. Mes pièces sur l’échiquier sont correctement placées. Il ne me suffit plus qu’à bouger les pions. Premier mouvement du pion : la présentation.

« Mon nom est Kane Adam Marcus, un des nombreux descendant du peuple le plus précarisé de Réversa, spectateur de violences, d’injustices et de profanations qui touchent l’image des vampires et un honnête sociologue devenu une cible entièrement personnelle pour l’Ordre qui ne désire qu’une seule chose : entraver impunément mes libertés afin de me forcer à passer le Rituel, voire à me supprimer pour ce que je suis à leurs yeux : un monstre. Ces scénarios, vous l’avez déjà tous et toutes entendues vous aussi. Beaucoup d’autres l’ont même vécu. C’est donc au nom du peuple et des vampires que je vous parle aujourd’hui. »

La tension est à son comble. Je parviens à être écouté sans interruption. Pour le moment. Je n’ai pas le droit à l’erreur cette fois-ci. Deuxième mouvement de l’échiquier, la tour impose sa réalité.

« Par définition, nous sommes apparemment beaucoup de choses. Nous sommes monstrueux. Malades. Narcissiques. Inhumains. Au-travers de ces dénonciations, une peur grossissante plane après chaque accusation sur nos droits fondamentaux. Nous nous retrouvons dans une position déstabilisante où l’inquiétude et la vulnérabilité gouverne notre quotidien. Jadis, le Rituel, puisque le vampirisme est considéré comme une « maladie ». Aujourd’hui, la Lamia Sangui où nous sommes apparemment suspectés d’être parmi les auteurs de ce poison. Demain, quoi d’autre ? Dois-je poser la question à Hayden, notre représentant incontesté ? Non, car son opinion est claire ! Son mutisme semble être sa seule réponse ! »

Je pointe d’un doigt accusateur le manoir de l’Eden qui se trouve à 100 mètres derrière moi. Ma voix retentit, plus dure et caverneuse. Troisième mouvement : le fou se déplace et accuse.

« Hayden et l’Eden’s Manor sont à l’image de ce carnaval : une véritable mascarade ! »

Je frappe la surface de la statue d'arlequin avec la paume de ma main afin de transmettre un peu de mon impulsivité. Quatrième mouvement, le cheval se met en marche et éveille le doute.

« L’anglais a cherché à convertir le Maori. L’espagnol a cherché à convertir l’aztèque. L’américain a cherché à convertir le Mohawk. Sommes-nous donc considérés aussi pauvrement qu’une tribu primitive et dépassée de la part du système réversien, qui celle-ci, dans sa fausse et infecte bienveillance, nous dicte notre manière de manger dans des pochettes, notre manière de vivre, notre manière d’être ?! Comment expliquer cette idée de nous déshumaniser, voire « dévampiriser », par la force ? Sommes-nous si malades à leurs yeux ? Réversa se cache dans une ignoble hypocrisie. Un vampire peut devenir humaniste. Un être-humain peut devenir un véritable monstre. Le problème n’est pas inscrit dans notre race, il est propre à chaque individu. Et pourtant, comment justifier un tel acharnement discriminant de la part du système ? Pire encore, comment justifier un tel aveuglément de la part d’Hayden ? »

La colère et la honte commence à remplacer l’incertitude. Malgré les masques, beaucoup commencent à se laisser entraîner par le sentiment de foule en appuyant mes paroles. Tandis que d’autres, moins concernés peut-être, se mettent à reculer car ils anticipent le déclenchement d’une émeute. Cinquième mouvement, je recule d’une pièce en me recentrant sur ma position et mes perceptions.

« A l’inverse de bien d’autres aristocrates fascistes, je ne prône pas la suprématie de ma race car cette pensée nous mènerai à la perte. Je ne souhaite qu’une juste rétribution pour les miens. Un cadre de vie authentique et exemplaire. Le vampirisme n’est pas une maladie et je veillerai à ce que nous ne soyons pas traité comme du bétail devant les portes du Rituel, ni domestiqué par ceux qui osent simplement l’exiger. »

Des applaudissements éclatent. Des râles d’approbation se manifestent. Des poings sont levés. L’alcool doit apparemment aider un peu. D’où le fait de venir apporter mes dires dans un contexte comme celui-ci.

« Aujourd’hui, la Lamia Sangui devient visible de jour en jour ! Aujourd’hui, les accusés sont à nouveau la race des vampires, et cela sans aucune preuve irréfutable pour soutenir cette thèse grotesque ! »

Je contemple les regards derrière le grand nombre d’individus qui me fait face. Une grande flamme d’indignation renaît dans leurs yeux. Ils n’attendent plus que mon commandement. Un signal. Une autorisation divine de se relâcher. C’est pourquoi, je scande à nouveau de ma voix rauque afin d’influencer les esprits à libérer le chagrin de toute une communauté. Enfin, la reine se manifeste sur l’échiquier. La violence pure doit éclater afin d’affaiblir les barrières de la peur et d’intégrer dans l’atmosphère un lourd sentiment de vulnérabilité.

« Réveillez-vous ! Hayden nous mène à la perte ! Il accepte que l’on soit le monstre, le malade et le narcissique que toute une société nous incrimine ! Lui, qui profite de ses biens égoïstement dans sa noble demeure, qui nous regarde du haut de son édifice, devrait tenir le bouclier de la justice devant son peuple, telle est la responsabilité d’un vrai représentant ! »

Tout en étant dispersés dans les rues, mes hommes sont prêts. Les premiers cocktails molotovs volent dans le ciel et explosent sur le sol et les magasins avoisinants. Les premiers coups et bousculades commencent à s’enchaîner. Une profonde haine et exaspération les animent tous. L’indignation et la rébellion éclatent ensemble dans une même voix.

« Avançons vers le changement ! Acceptez ce que nous sommes en tout honneur ! Martelons son silence aussi fort que la sombre réalité que nous supportons ! »

Le roi, la dernière pièce sur l’échiquier, prend sa place légitime sans même bouger. La terreur se dresse dans les rues … Et je mènerai la frénésie de tout un peuple devant les portes du manoir. Devant Hayden en personne.
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Posté le Lun 11 Avr - 2:34, vous pouvez
    « Glenn, je te fais confiance. Fais tout ce qui est en ton pouvoir pour que personne ne puisse m’atteindre pendant mon discours. Et tu expérimenteras la recette de ma réussite, comme je te l’ai promis. »

    Bagarre, frénésie totale, frisson absolu à l'idée de combattre. De se révolter. Pouvoir frapper, casser, briser, entailler, librement sans risquer un semblant de sanction. Gémir, crier, hurler, au nom du peuple Vampirique, voilà donc la proposition enchanteresse faite par Kane. Un combat ouvert, officiellement, contre la stagnation Vampirique. L'occasion de casser donc légalement des gueules au nom du combat de la plèbe.

    Ah, mon doux Kane. Je t'aime. Mais, indécis que je suis, je te déteste toujours autant et tu le sais, si tu ne tiens pas parole, ta tête sera sur mon piquet ce soir. Tu le sais chéri, tu remets ta maigre vie entre les mains du diable fou. Entre les mains de Glenn Feversham et tu espères que ce malade mental va sauver ton petit cul en échange d'une once de popularité et de sincérité ? D'un secret tout autre ? Tout nouveau ?

    Enfin. Mein Liebe Réagis.

    Tu me proposes de maltraiter une foule dissipée? J'adhère.

    Mais te protéger toi et ton petit cul, enfin diable qu'en ai-je à branler ?
    Qu'en ai-je à branler de t'assister pour connaître le secret de ta réussite ?
    Avec un peu de recule, je constate avec désespoir que tu n'es que discours et blablas inutiles, insensés pour obtenir ce que tu désires. Tu n'es qu'un sombre bâtard de la plèbe qui est parvenu à se hisser en tête du peloton.
    Mais je souris, j’acquisse en silence vêtu de mon plus beau masque car après tout personne oh non personne ne sait ce que cette magnifique soirée nous réserve...
    Peut-être que, au détour d'une ruelle, je me rachèterais un semblant d'âme durant cette même et unique soirée.

    Hilare. Taquin. Bon enfant. Je suis de bonne humeur ce soir. L'ambiance me plaît. Et la voix dans ma tête se tait, rassurée par mes armes. Car oui, j'ai pris soin d'être armé. J'entends par arme, une batte de batte de Baseball pour tacler les dissidents. Mais j'ai aussi quelques pistolets : l'un est dissimulé à l'intérieur de ma veste, l'autre dans ma bottine montante gauche. J'ai également quelques fumigènes accompagnés de leur détonateur nommé briquet. Enfin, une bague revolver orne mon majeur tout en finesse... Ne sait-on jamais si cette fin de soirée m'attire dans le lit d'une folle.

    Je ne sais guère si toutes ces armes vont m'être utiles mais mon déguisement l'est : mon masque recouvre intégralement le contour de mes yeux laissant entrevoir uniquement une barbe soignée. Anonymat complet. Plaisant. Presque jouissif. Ma veste de costume reste relativement sobre en accord avec mes bottes. Ces dernières sont surplombées par un bas sombre, moulant, qui reste ma seule faiblesse car ma veste est bien entendu rembourrée pour éviter tout coup fatal, porté au niveau du coeur.

    Je marche silencieusement non loin de Kane en esquissant des sourires silencieux alors que mon regard scrute les personnes aux environs.

    Sincères, non sincères, j'essaye de connaître leurs intentions. Certaines personnes titubent déjà, l'alcool faisant visiblement des ravages bien avant l'heure...

    Au fil des pas, je balance très légèrement ma batte de Baseball qui ressemble d'ailleurs d'avantage à une canne qu'à une batte. Dandy. Un vrai dandy. Sourire charmeur, rien ne laisse à présager qu'au moindre débordement je vais les enchaîner, les démonter, les fracasser un par un avec cette fameuse canne qui s'accorde avec mes fameuses armes.

    Par inadvertance, ma batte se niche dans les genoux de mon voisin de cortège. L'air de rien, je continue à marcher... Sifflotant joyeusement en parfait contraste avec le mouvement euphorique et insensé de la foule qui se presse pour geindre des encouragements au grand Kane...

    Ô plèbe vampirique.
    Que tu me fais pitié dans ta toute petitesse.
    J'ai hâte. Hâte que tu te déchires. Hâte de pouvoir intervenir pour te malmener plèbe vampirique...
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Lorens Hepburn
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Posté le Mar 12 Avr - 15:46, vous pouvez
Lorens n'était pas en service ce soir. Le brun avait profité de cette journée pour se reposer un peu, puisqu'il en avait bien besoin. Les dernières semaines avaient été assez éprouvantes, surtout jusqu'à ce que l'affaire O'Neal ait été réglée. Mais bien sûr, pour chaque affaire de réglée, il y avait toujours trois nouvelles affaires à résoudre. Il ne fallait pourtant pas baisser les bras, et le spectre comptait bien honorer son engagement vis-à-vis de la ville. Les Anges pouvaient crever tous, croupir en prison pour le restant de leurs jours, mais cela ne changeait pas son allégeance vis-à-vis de Réversa, ni son envie de purifier la ville, la libérer du danger nocturne. Mais, bien sûr, une petite soirée amusante et tranquille ne pourrait que lui faire du bien, avant de retourner bosser le lendemain.

Mais voilà, Réversa n'avait rien d'une ville tranquille. Réversa était une source infinie de chaos, de problèmes, de souffrance. Ou plutôt, une partie de sa population était une source infinie de chaos, de problèmes, de souffrance. Entre les Nocturnes et les membres déchaînés des groupuscules, l'Ordre et le Conseil avaient bien du plain sur la planche. Lorens aurait aimé ne pas avoir affaire à cela ce soir, pour une fois qu'il n'était pas en service, mais l'ancien elfe comprit rapidement que la situation risquait de dégénérer. Des tirs. Un léger début de panique. Les regards qui se dirigeaient tous vers un char en particulier. Ce vampire. Une grimace prit place sur la bouche du trentenaire, tandis que son regard bleu devenait visiblement plus inquiet.

« Sans déconner. »

Ayant d'autres priorités, l'Ordre n'avait pas encore passé à l'offensive en ce qui concernait ce vampire et son gang qui devenait de plus en plus puissant. Certes, ils continuaient de les suivre de près, de les étudier, mais l'Ordre ne les avait pas encore attaqués. Peut-être que Sedwick avait raison, qu'ils auraient dû. Car là, le spectre avait l'impression que Kane Marcus et les siens s'apprêtaient à frapper les esprits ce soir. Pas masqué, le policier montra son badge à un humain à côté de lui et lui ordonna gentiment de lui donner son masque, tout en le conseillant de retourner immédiatement chez lui, car il était en danger ici. Le brun aurait aimé prévenir tout le monde, mais c'était impossible. Trop de monde ici ce soir. Quel bordel ! Le chef d'unité sortit son portable, vraiment pas rassuré par les paroles du buveur de sang. Cela sentait la rébellion. Le vampire en avait clairement les moyens, et Lorens le savait. Avec tout ce monde dehors et avec un tel psychopathe dans les parages, le membre de l'Ordre craignait le pire. Il fallait appeler des renforts au plus vite.

« Et n'oubliez pas les armes spéciales. Notre vampire et ses alliés risquent de foutre le bordel à tout moment, on risque d'en avoir sérieusement besoin. Dépêchez-vous. »

Pour battre des créatures aussi rapides et fortes, des armes normales ne suffisaient pas. Les Vampires n'avaient pas beaucoup de faiblesses, mais ils en avaient. Des faiblesses dont il allait falloir profiter si jamais cela dégénérait réellement. En attendant l'arrivée des renforts de l'Ordre, le spectre décida d'appeler également le chef vampire. Hayden était étrangement devenu un allié au fil des années, et Lorens se sentait redevable envers lui, alors il fallait qu'il le prévienne. Malheureusement, Clifford ne décrocha pas, et le policier ne put que lui laisser un message. Il espérait seulement que le vampire ne le découvrirait que trop tard. Son masque cachant son visage, Lorens sortit son arme, marchant discrètement à travers la foule de plus en plus hystérique. Il avait un mauvais pressentiment, et cela l'inquiétait.


Pouring rain ~ Pouring rain over my head, on my defences, Skeletons laughing at my bad decisions. Mistakes are always lonely once you see them, But little voices in my head kept on shouting - © Sian


Call him Lorens the Terrible What a Face:
 
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Diane Cordwell
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Posté le Sam 16 Avr - 22:42, vous pouvez
La nuit était tombée, les vampires avaient pu rejoindre la procession du carnaval. Avec d'autres, Diane avait intégré la procession bien en amont de l'Eden. Elle arborait un masque vénitien dont le long nez masquait une bonne partie de son visage. À ses côtés, Wyatt portait son jumeau mais d'une couleur différente. Il lui adressa un petit sourire en coin et pressa sa main avant de l'entraîner au cœur de la foule. Là où les discussions s'élevaient dans une joyeuse cacophonie, encore ignorante – pour la plupart – de ce qui avait été rajouté au programme de la soirée. L'âme du carnaval pulsait autour d'eux, l'excitation montait en puissance, mètre après mètre. Certains étaient désespérés de laisser de côté la violence de leur quotidien pour cette soirée, d'autres devaient anticiper les événements. Quelle qu'en soit la raison, il était dur de résister à l'agitation.

Quelqu'un la bouscula et la jeune femme porta une main à sa tête pour vérifier que son chignon tenait en place. Pas de besoin de surveiller ses affaires, elle n'avait rien pris avec elle. Ni effets personnels ni armes. Diane n'avait pas particulièrement envie de participer à la destruction de biens qui ne lui appartenaient pas et si quelqu'un venait à avoir la brillante idée de lui chercher des poux, ses poings se suffisaient à eux-mêmes. Wyatt la conduisit vers les chars où ils seraient aux premières loges pour le show.

Qui commença aux sons des coups de feu.

Diane se tint droite, un sourire aux lèvres tandis que les gens commençaient à paniquer autour d'eux cherchant d'où provenaient les détonations, sans doute pour savoir dans quelle direction s'enfuir si nécessaire. Marcus fit son apparition en pleine lumière sur le char. Ses paroles s'élevèrent dans le silence curieux de la foule. Le spectacle commençait en face. Diane lui fit face, un sourire exalté sur les lèvres, attendant la suite.


   
J'irai voir tôt au tard si les sirènes insistent. Sous les flots qui m'entrainent je suivrai leur piste, car nul ne résiste au charme doux de leur chant d'amour . (⚡) le chant des sirènes.
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Posté le Ven 22 Avr - 15:22, vous pouvez
J'étais assis dans un fauteuil à la fenêtre du premier étage du manoir, je regardais le défilé dehors, pestant sur le fait de devoir rester enfermé ici, j'aurai bien voulu participer aux activités extérieures. À la place je n'étais qu'un simple spectateur, n'entendant qu'un brouhaha depuis ma position. Je m'allumais une clope, attendant surtout le clou du spectacle, ça devait être la raison pour laquelle je voulais être dehors à tout prix, mais bon je savais que j'aurai mon moment d'amusement également.

Alors, en attendant, je trépigne d'impatience sur mon fauteuil, comme un gamin qui veut aller jouer, mais à qui on a dit qu'il fallait attendre le bon moment. D'autres vampires étaient à côté de moi, regardant par la fenêtre, eux aussi étaient trop jeune pour sortir. Mais ils étaient très loin d'imaginer ce qui allait bientôt se produire. Beaucoup me demandaient si j'allais bien à agir ainsi, mais l'excitation de l'action montait de plus en plus, si j'allais bien ? Mais je n'ai jamais été aussi bien depuis ma transformation.

Je vis Kane monter au loin sur le char, ça allait commencer, les festivités allaient enfin débuter, tout en calant bien ma cigarette en bouche, je me penchais déjà légèrement sur le côté, attrapant un masque entre mon index et mon majeur, il n'était pas là pour me cacher, mais au moins pour montrer mon appartenance au soutien de Kane, ça serait stupide de prendre des coups inutiles.

On entendit alors un coup de feu résonner dehors, le vampire venait d'attirer l'attention des gens sur lui. Il commença son petit discours, je vis beaucoup d'étonnement dans les yeux des jeunes suceur de sang, ils ne comprenaient pas ce qui était en train de se passer. La révolution commença rapidement, Kane expliqua clairement qu'Hayden ne méritait plus d'être notre chef et qu'il se proposait à sa place. Personnellement, je ne suis pas vraiment pour l'un ou l'autre, bien que Kane soit celui qui m'a transformé, j'espère surtout qu'une fois lui aux commandes, je pourrai enfin sortir de cet enfer et me promener librement en ville.

On vit au loin les bagarres commencer et les flammes rougeoyantes des cocktails molotov s'élever. Des vampires vinrent rapidement aux niveaux des fenêtres pour voir ce qu'il se passait dehors. J'en profitais pour reculer un peu et mettre mon masque, mais sur l'arrière de mon visage, peu m'importe d'être reconnu étant déjà dans le manoir et puis c'est plus pratique pour fumer. Au fur et à mesure de mes déplacements dans le bâtiment, je pouvais entendre les esprits s'échauffer entre plusieurs vampires, certains soutenant encore Hayden, d'autres étant totalement d'accord avec Kane.

Je m'approchais rapidement d'un groupe où un vampire contre la révolte de Kane maltraitait deux jeunes qui voulaient participer également. En arrivant juste derrière lui, je lui ai attrapé la tête et l'ai encastré dans le mur. Le bloquant alors qui se débattait et je finis par le balancer dans l'escalier.


Puis, je me mis près de la balustrade pour crier envers tous ceux qui étaient présents, histoire d'essayer d'en enrôler un maximum de notre côté.

J'imagine que je n'ai pas besoin de vous expliquer ce qu'il va se passer, n'est-ce pas ? Vous avez deux choix, soit vous êtes d'accord d'être traités comme des chiens et de rester emprisonnés ici tout en vous disant quoi faire, soit vous êtes avec nous et vous nous aidez à enfin faire bouger les choses ! Mais quoi qu'il en soit, toutes les révolutions se font dans le sang, alors ceux qui seront contre nous, préparez-vous, on arrive.

Certains ne se firent pas prier et des camps se formèrent vite dans le manoir entre les pro-Hayden et les pro-Kane, même si certains restaient en retrait et ne savaient pas quel camp rejoindre, les petits combats débutèrent dans plusieurs pièces du bâtiment. Je bondis sur un vampire se trouvant un peu plus bas, mais celui-ci m'ayant vu venir m'empoigna au vol et m'envoya dans une table un peu plus loin qui céda sous le choc. Sur le moment, ça m'a particulièrement énervé, mais après coup, je vis un pied de la table à portée de main, je m'en saisis et couru vers le suceur de sang, lui envoyant un énorme coup dans la mâchoire.

Il n'y a pas à dire, mais je pense que vu que Diane n'est pas présente pour me réprimander, je vais laisser libre court à mes pulsions.
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Posté le Ven 22 Avr - 19:16, vous pouvez
Niveau 2 : Le parc de l'Eden.

L’alarme est déclenchée et l’Ordre ne devrait pas tarder à s’approcher des foules pour les congédier. Bonne chance à eux … Car l’émeute est un franc succès. Les rues commencent à prendre feu. Le peuple a décidé de se déchirer. Les groupes se forment pour anéantir l’autre. Tout le monde commence à se bousculer, d’autres frappent par peur d’être frappé, le bordel infini de la logique humaine commence à naître dans le cœur de ces êtres devenus primitifs. L’égo. Produit toxique de la conscience humaine qui engendre un sentiment de peur, de vulnérabilité donc, aussi fortement qu’une soif de pouvoir. Ils sont là, à se considérer comme des victimes opprimées d’un système injuste, et pourtant ils hurlent leur désarroi, ils poussent leurs conjoints, ils frappent aveuglément les individus qui semblent porter l’image de cette tyrannie qui les persécute. En interprétant le rôle de sauveur, ils pensent dur comme fer que leurs agissements sont légitimes. Et pourtant, la peur les anime. Les groupes se resserrent. Ils ont besoin de s’unir entre eux. Mais, tel un troupeau de brebis baigné dans un océan d’angoisse et de solitude, personne n’indique une direction à suivre. Ils restent tous recroquevillés dans leur sensibilité émotionnelle qui les tétanise, qui les opprime, qui les rend si colérique. Dans l’incertitude la plus totale. Dans ce désir d’y échapper, ils s’agressent mutuellement en suivant leur peur commune. Ils n’attendent qu’une direction qui se révèle sous leurs yeux sauvages. Un appel de ralliement. Un leader à suivre. Du haut de mon char, c’est en jetant mon poing en l’air que je scande aussi férocement qu’un lion en cage, perdant toute humanité dans ma voix :

« Marchons ensemble sur la terre sacrée de l’Eden ! »

Les moins meurtris cessent de frapper les plus blessés et tous scandent dans une même voix leurs cris de haine en suivant une loyauté délicate envers ma personne et mes idées. Agissant comme un repère pour mon peuple, le char se met en branle en direction de la grille qui protège l’entrée de son vaste parc et de son sanctuaire maudit. Le peuple se réunit en un seul groupe, d’autres ramassent ceux qui sont tombés à terre par des coups injustement donnés. Mes hommes se réunissent déjà en nombre, distribuant des masques et des armes contondantes afin de favoriser la destruction des lieux en imprimant ainsi notre passage dans l’histoire de cette ville corrompue. La cible n’est rien d’autre que l’Eden’s Manor et ses quartiers. Y aura-t-il des morts ? Certes. Car dans toute guerre, les pertes civiles Y aura-t-il plus de morts à cause de mes agissements ? Absolument pas. Je crucifie le moment présent afin de garantir un avenir bien plus paisible sur ces infortunés. Je regarde sur le long terme. Et, la violence est porteuse d’un message clair et symbolique. Voilà pourquoi l’influence de Hayden doit être anéantie par la manière la plus pragmatique qu’elle soit. Je ne suis pas dupe, des idiots vont tenter de m’accuser de cette attaque et de me faire couler en m’envoyant en prison. Je serai effectivement l’accusé. Mais pas le coupable. Je n’ai fait qu’allumer un tempérament de haine profonde de tout un peuple et d’une aversion pour son règne inscrit depuis plusieurs années.

Voilà mon « crime ». J’ai brisé le silence en révélant la vérité sur son influence qui tétanise la race des vampires. Ce n’est pas moi qui frappe. Ce n’est pas moi qui tue. Je n’ai fait que réveiller un traumatisme. Un traumatisme commis, non par moi, mais bien par la justice réversienne. Par Hayden lui-même. Eux sont les coupables. Moi, je n’ai que partagé une opinion. Des mots. Je ne suis qu’un humble spectateur d’une zizanie qui se déroule sous mes yeux. Je ne me salis même pas les mains. Je suis aussi coupable qu’un mormon nudiste qui prône sa croyance dans les rues. Payer une amende pour avoir partagé des idées extrémistes sera ma seule exigence. Et cela me satisfait entièrement.

La foule commence à se pousser et à s’agglutiner contre la grande grille qui protège le parc du manoir. Le char en face de la grille, mes hommes poussent les citoyens mécontents hors de mon chemin. J’admire Glenn ôter une large couverture colorée sur le devant du véhicule, révélant ainsi une large pièce en métal avec plusieurs larges pointes en direction de la grille. Un bélier improvisé. Et c’est avec le char que je compte bien détruire cet obstacle. Je redescends à l’intérieur du véhicule pour lancer la charge. Le char se met en branle à nouveau, reculant de quelques mètres afin de mieux prendre un élan décisif. Dans un crissement de pneu, le char prend de la vitesse et heurte une première fois le grillage dans un fracas assourdissant. Les barreaux étant de travers, le peuple scande d’un cri uni et victorieux cette atteinte à la propriété du représentant des vampires. L’opération se répète à nouvelle fois. Cette fois-ci, l’obstacle cède et les gongs de la grille explosent au passage en laissant le char fouler la pelouse verdâtre de la propriété. Je remonte à nouveau sur le toit du char afin de donner le signal. Des tuyaux de plomb, des maillets, des battes de baseball en aluminium, des clés à molettes, des matraques télescopiques … Voici les objets que je regarde du haut de mon char, les objets que chacun arbore fièrement au-dessus de sa tête, prêt à tout raser sur leur passage. L’aversion dans leurs yeux. La haine au cœur. La frénésie animale au poing. A partir de ce moment, ils ont tous les outils nécessaires afin de faire le deuil de leur perte… Et de préparer le début d’une nouvelle ascension pour la race. Tous me regardent dans un profond silence, entre un respect sincère et une intimidation solide. Je leur souris. Un sourire extrêmement courtois et jovial. Mon visage se retrouve illuminé. L’emblème satanique de mon influence. Du haut de mon char, c’est avec une voix légère que je donne le signal, les bras ouverts face à tous ceux qui me regardent :

« Que la destruction de cet édifice purulente puisse vous aider à faire le deuil de tout ce que vous avez perdu. »

L’assaut est donné. Les individus scandent dans une même voix, détalant sur la pelouse, leurs bottes arrachant quelques fois l’herbe au passage. Quelques maladroits glissent et s'écroulent par terre, puis se relèvent en scandant encore plus fort. Je les observe entrer dans les petites maisons aux alentours afin de fracasser tout ce qu’ils peuvent voir, toucher, sentir … Ce sont devenus des bêtes carnassières. Et c’est Hayden qui les a engendrées. Je vais essayer de canaliser les foules du mieux que je peux, il ne faut pas non plus que le manoir s’effondre entièrement. Je tiens à cette bâtisse car j’aimerai la rebâtir. Il n’y a que l’âme du représentant actuel que je souhaite extraire de ses murs… Et j’y parviendrai. Ce ne sont pas des bêtes. Ce sont les premiers gardiens d’une nouvelle justice. Beaucoup d’entre eux se réunissent déjà autour du manoir pour vandaliser la propriété en lançant des pierres et des briques contre les fenêtres, saccageant les jardins et en s’empilant déjà contre la porte en la poussant à plusieurs reprises en s’égosillant comme des damnés. Les cocktails molotovs pleuvent sur le parc, le gazon agissant comme un combustible idéal. Les flammes s’élèvent et la fumée commence à nous piquer la gorge. Tandis que d’autres profitent de s’introduire dans les petites propriétés en convertissant ses occupants, ou en maltraitant ceux qui résistent à la tentation de rébellion que je leur offre. Ces derniers, bien que confus par cette soudaine attaque, n’ont pas le temps de se défendre convenablement. Ils sont rapidement submergés par les individus masqués. L’attaque est instantanée. Une véritable Blitzkrieg. Dans la cohue, j’observe certains corps inertes et ensanglantés. Certains sont tombés. Une main armée trop lourde. Une adrénaline trop forte. Un réflexe un peu lent au mauvais moment. Et la mort frappe immédiatement. Pro-Hayden, pro-moi-même … Tous sont devenus des victimes.

Néanmoins, il devait y avoir des pertes. C'est une conséquence naturelle. Mais, je ne vais pas me laisser emporter par les erreurs. Je ne suis pas complètement démuni. En suivant mes ordres, mes hommes recherchent à neutraliser le plus d'occupants sans pour autant les tuer. Ils les sortent à l’extérieur, ils les ligotent, puis ils forcent à se mettre à genoux, le dos contre le mur des diverses maisons qui surplombent le parc. Certains de mes soldats restent pour les surveiller, un fusil-mitrailleur à la main, donnant parfois des coups de coude pour écarter ceux qui souhaitent les punir davantage. Je ne tolérerai pas d’affront gratuit. Je suis du côté des faibles. Et, lorsqu’un adorateur du représentant actuel des vampires tombe sous les coups d’un peuple en colère, ma main sera tendue dans sa direction. Je serai là pour le protéger. Car, baignant dans sa bave sanguinolente et ses morceaux de dents, il réalise enfin qu’il n’est pas un élu d’un système qui le protège, mais bien un damné dans un système dysfonctionné qui le maltraite.

Certains d’entre eux sont des domestiques, des chiens non reconnus, et pourtant ils continuent à valoriser leur statut. Tout comme le ferait un gladiateur dans une arène romaine pour contenter son empereur, lui se considérant comme un puissant titan, alors qu’il n’est qu’un esclave dénué d’identité.

En puisant dans le fond de mon expression de la plus haute et noble courtoisie : J’emmerde cet esclavagisme aveugle.
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Lorens Hepburn
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Posté le Jeu 28 Avr - 2:57, vous pouvez
Son visage caché derrière son masque, Lorens se faufilait parmi la foule, afin de suivre Marcus et son char. Les gens semblaient de plus en plus hystériques, de plus en plus en colère, de plus en plus incontrôlables. Il y avait trop de monde dans les rues de ce quartier ce soir, et quelque chose lui disait que si Kane et sa bande avaient choisi de frapper ce soir, c'était tout sauf le fruit du hasard. Non, bien au contraire, ils avaient tout prévu. Le spectre avait appelé des renforts, il avait même appelé Hayden. Allez savoir où était le chef vampire ce soir, mais le fait était qu'il n'avait pas répondu à son appel. Il avait intérêt pourtant. Cela devenait de plus en plus clair aux yeux du membre de l'Ordre : le puissant chef de gang s'apprêtait à devenir chef de clan également. Et là, il ne s'agissait pas d'un pacifiste qui pourrait accepter de collaborer harmonieusement avec le Conseil pour le bien des Réversiens, du moins, pas à son avis. En même temps, c'était difficile pour l'ancien elfe d'imaginer Marcus autrement qu'en sauvage assoiffé de sang. Après tout, ce type avait tenté de le tuer, avait menacé sa famille. Et il voulait mettre l'Ordre à terre aussi. Non, impossible que cet homme puisse vouloir la paix.

Ils se dirigeaient vers l'Eden's Manor. Les premiers renforts commençaient à arriver sur place, mais il y avait clairement trop de monde ici pour que l'Ordre puisse maîtriser rapidement la situation. Lorens continuait d'avancer, histoire de suivre le char, de voir ce qu'ils allaient faire. Il avait envie d'intervenir, mais il ne pouvait pas se contenter de leur tirer dessus. Pas quand il y avait autant de civils autour d'eux. Des civils qui commençaient soit à paniquer, soit à donner libre cours à leur colère. Tel un nuage toxique, la folie semblait s'emparer peu à peu des Réversiens, les poussant à se bousculer, à se taper dessus. Quelques policiers tentaient déjà tant bien que mal de convaincre les gens de repartir chez eux ou bien d'arrêter les plus colériques qui s'en prenaient à d'autres, tandis que les coéquipiers de Lorens débarquaient avec l'artillerie lourde. Hepburn leur avait dit pour Marcus, et ils savaient que le vampire et les siens étaient dangereux. Le problème, c'est qu'avec tout ce beau monde affolé dans les rues de Preachers leur tâche devenait bien plus compliquée. Otant son masque, le spectre fit un signe de la main à l'un de ses collègues. Celui-ci lui fila quelques armes, comme demandé, puis il alla faire son boulot.

Le regard clair du policier ne lâchait pas Kane et son char. Merde. L'humain fronça les sourcils lorsque l'humain à don comprit que ce char allait en fait devenir un bélier improvisé. Son visage à nouveau masqué, tandis qu'il avançait en bousculant grossièrement des gens, Lorens voulait les arrêter avant qu'ils envahissent l'Eden. Mais c'était trop tard. Ils étaient nombreux et surtout, ils étaient bien organisés. Et puis, le bordel ambiant était tout ce qu'il fallait pour tenir les flics occupés, évidemment. Ceux qui se dirigeaient à présent vers le manoir vampirique, dont le spectre, n'étaient malheureusement pas très nombreux. Le brun jura en voyant les flammes causées par les cocktails molotov. Le chaos devenait de plus en plus tangible, indéniable. Imparable, surtout. Rongé par une colère froide, Hepburn leva son arme, décidé à faire tomber au moins quelques vampires. Cependant, il ne le fit pas.

« LAWRENCE ! »

Le chef d'unité lança un regard désespéré à l'ancien policier. Lorens savait que Pennyworth détestait les vampires avant d'en devenir un. C'était un bon flic, il s'en souvenait. Et pourtant... Et pourtant, il était désormais là, en train de soutenir Kane Marcus et sa horde. Cette transformation avait-elle effacé de sa mémoire son passé de policier dévoué ? Lorens ne savait plus trop quoi faire maintenant, il était en position de faiblesse face à cette révolution. Si au moins Lawrence pouvait l'aider à stopper ça ! De loin, Lorens tenta de convaincre le vampire.

« Lawrence ! Bon sang, qu'est-ce que vous faîtes ?! Tu étais un flic, merde ! Arrêtez ça, il n'est pas encore trop... »

Une douleur soudaine et aiguë explosa dans son crâne, empêchant l'ancien elfe de finir sa phrase. Parfait symbole de ce qui était en train de se passer ce soir, le sang coula le long du visage du spectre, tandis qu'il perdait connaissance, tombant par terre comme un faible pantin, juste à côté d'une pierre maculée de sang.


Pouring rain ~ Pouring rain over my head, on my defences, Skeletons laughing at my bad decisions. Mistakes are always lonely once you see them, But little voices in my head kept on shouting - © Sian


Call him Lorens the Terrible What a Face:
 
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Diane Cordwell
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Posté le Jeu 28 Avr - 16:56, vous pouvez
Le chaos. Ce n’était peut-être pas la solution pour apporter la reconnaissance que cherchaient et que méritaient les vampires qui vous venait en premier quand on se demandait quoi faire mais c’était sans doute ce qu’il faudrait pour faire réagir les habitants de Reversa.

Ils avaient joué le jeu pourtant : ils avaient enfermés leur nouveaux-nés, accepté de se lier à l’hôpital et de dépendre des autres pour leur nourriture, acceptés de se faire tout petit, d’être présentés en monstres repentants et conciliants, ils avaient acceptés qu’on leur retire leur essence en cas d’erreur. Mais trop c’était trop. Ils avaient été pacifistes, tendu l’autre joue, accepté de laisser couler et le rituel obligatoire était tout ce qu’ils gagnaient en retour. Ils n’auraient jamais du en premier lieu faire autant de sacrifice sans rien trouver en retour. Être acceptés en ville ? Ah la bonne blague ! Où qu’ils aillent, on leur jetait les mêmes regards, on les traitait toujours comme de la vermine, on les exterminait… Si Diane, comme la majeure partie des vampires, pensait n’avoir à craindre que Prométheus, voilà qu’il se disait aujourd’hui que les forces de l’Ordre étaient à l’origine des disparitions de certains vampires.

Hayden avait eu sa chance pour faire ses preuves, pour les protéger et leur assurer la place qu’ils méritaient dans cette ville et il avait échoué. Aujourd’hui, ils avaient le droit de trouver quelqu’un qui pourrait les porter là où il n’avait fait que plier l’échine. Bien sûr, la brune avait soupesé les risques et les bénéfices avant de choisir son camp. Elle n’ignorait pas qu’après un tel acte de rebellion et de destruction, nombreux seront les réversiens qui verraient les vampires d’un œil encore plus suspicieux qu’avant et Prometheus gagnerait sans doute quelques membres mais quelle était l’autre possibilité ? Se laisser mater en silence, le regard tourné vers le sol sans oser hausser la voix, sans même essayer de se défendre ? Voir les siens disparaitre les uns après les autres, voir les vampires exterminés pour faire plaisir aux autres ? Non. NON. Quand Kyung-Soon avait passé le Rituel et avait quitté la ville, elle avait déjà eu un aperçu de ce qu’elle ressentait quand tout ce qui faisait son univers l’abandonnait. Peut-être qu’elle n’avait pas toujours été en de très bons termes avec les membres de l’Eden et peut-être qu’elle trouvait parfois son travail ingrat mais les vampires représentaient tout ce qui lui restait de famille à Réversa. Ce n’était pas Eileen qui s’était vengée d’elle de la manière la plus cruelle qui soit ni Shae qui ne donnait plus de nouvelles maintenant qu’elle avait fait sa pub devant toute la ville qui pourraient la détromper.

Alors tant pis pour les dégats, tant pis pour Hayden, tant pis pour l’Eden. Les vampires aussi avaient le droit d’exister et d’être respectés tels qu’ils étaient. Ceux à qui le programme ne plaisait pas pouvaient s’écraser ou déménager, cette fois-ci les vampires ne se laisseraient plus faire. Diane n’avait pas envie de détruire des choses ni de blesser des gens, ce n’était pas pour ça qu’elle était là. Ce n’était pas ce qu’elle visait. Détruire pour détruire ne l’intéressait pas. Wyatt était à ses côtés et elle se contentait d’accompagner le char vers l’Eden. Évidemment, parce que le monde ne peut être parfait, des gens s’approchèrent d’eux, probablement pas en bien, mais ils les repoussèrent tant bien que mal à chaque fois. Rien ne pourrait les détourner de ce qui se passait maintenant. Ils arrivèrent aux grilles enfoncées du manoir et voir la bâtisse en proie aux flammes et aux coups lui serrait le cœur. Elle lui avait donné tellement de temps, tellement d’efforts… C’était un peu comme s’en prendre à elle-même. Le temps qu’elle gagne l’intérieur du QG des vampires, Wyatt avait disparu, avalé par la foule sans qu’elle ne s’en rende compte. Elle était toute seule et le cœur gros pour contempler ce qu’on avait fait à sa demeure. Elle se colla contre un mur pour laisser un duo de vampires qui se battaient à une vitesse trop rapide pour être perçue par l’humain lambda. Ici et là, des vampires qu’elle connaissait, de nom ou de vue, se battaient les uns contre les autres. Et dans le chaos ambiant, elle perçut l’odeur de Lawrence. Facile à retenir vu que c’était le seul qui lui donnait autant de soucis d’ordinaire. Il était aux prises avec ce un trouble-fête, elle entendit ses paroles et comprit qu’il était même plus que ça, qu’il devait être là pour arrêter ce qu’ils faisaient.

Son regard se posa sur une pierre au sol auréolée d’éclats de verre qui avait du servir à briser une fenêtre. Elle s’en saisit et lui jeta à la tête. D’un regard, elle s’assura qu’elle avait atteint sa cible avant de bouger de nouveau et de traverser le couloir, cherchant Kane du regard.


   
J'irai voir tôt au tard si les sirènes insistent. Sous les flots qui m'entrainent je suivrai leur piste, car nul ne résiste au charme doux de leur chant d'amour . (⚡) le chant des sirènes.
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Noah S. Fleming
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Posté le Dim 1 Mai - 9:35, vous pouvez
Les bruits à l'étage du dessous achevèrent de le sortir de sa concentration tandis qu'il levait les yeux vers le réveil présent dans sa chambre. Ces conneries de carnaval et autres réjouissances l'avaient convaincu de rester chez « lui » un moment avant de sortir, histoire d'éviter au moins les défilés et autres stupidités qui ne manqueraient pas de l'agacer. Et lorsque le premier coup de feu retentit, Noah se dit égoïstement qu'il avait bien eu raison. Lorsqu'ils se rapprochèrent, il fronça les sourcils, déposant son précieux sur sa table de chevet. Lorsqu'il entendit les cris de ralliement dans le salon, il ne put empêcher une angoisse sourde de monter dans son estomac, vrillant ses tripes et le paralysant pour quelques secondes. Écouter. Analyser.

Ils étaient dans la merde.

Il avait noté les changements de discours au sein des siens. Il avait choisi d'ignorer les signes, de penser que ce n'était qu'une passade. Manifestement, il s'était trompé. Il sortit de son lit, attrapa un chandelier dans le couloir et descendit les escaliers pour se retrouver devant une scène ahurissante... Mais qu'est-ce qu'ils foutaient tous à se taper sur la tronche comme des chiffonniers ? À coup sur, c'était encore ces discours de propagande à la con pour une réforme vampirique qui ne ferait que les foutre davantage dans la merde. Et derrière les belles idées d'avancée pour eux, Noah soupçonnait ces révolutionnaires de ne vouloir que ça.

« Putain... »

Il esquiva un premier coup qui arriva dans sa direction, assommant l'abruti d'un coup de chandelier derrière la nuque. Son cerveau fonctionnait à plein régime... La seule façon d'en contenir certains, c'était de les enfermer dans un endroit qu'ils ne pourraient pas quitter... Les geôles. Il suffisait juste de les attirer jusque là. Le vampire soupira avant de se diriger dans l'entrée et de décocher l'une des torches du mur. Ce n'était pas forcément la meilleure idée, mais cela devrait au moins faire l'affaire quelques secondes.

De toutes ses forces il la balança sur le tapis qui s'enflamma rapidement. La fumée envahit la pièce, faisant suffoquer les uns et les autres quand son regard croisa celui de Lawrence. Okay, pour l'anti vampire qui ne supportait pas les siens, on repasserait. S'acoquiner avec ces abrutis ne pouvait que les mener à leur perte. Mais peut-être bien que c'était l'idée après tout. Le salon de l'Eden était en train de partir en fumée, son stratagème fonctionnait légèrement. Mais quelque chose lui disait que ce n'était que de courte durée.




A Drowsery God
All those times before when I was just another face Among the others keeping secrets to save myself I could blend into the background and savor the unknown I could practice preservation and hide behind this shell - Stone Sour
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Posté le Mer 4 Mai - 15:09, vous pouvez
Le chaos était total dans le manoir, alors que je venais de mettre au sol un vampire, je me relevais pour admirer ce qui se passait autour de moi. Des combats avaient éclaté dans toutes les pièces du bâtiment. Tout en saisissant un type par le col, je le traînais jusqu’à la fenêtre en ayant entendu du bruit se rapprochant. J’ai pu remarquer que le chaos était tout aussi explosif dehors que dedans, il était même pire.

On entendait des cris, je pus voir la grille plier une première fois avant de céder et de voir Kane sur son char faire son entrée dans le jardin du manoir. Plusieurs de ses partisans accoururent vers l’Eden, des Molotov s’écrasèrent sur l’herbe qui s’embrasa à plusieurs endroits. Et de nouveaux affrontements éclatèrent devant la porte d’entrée, je vis de nombreux vampires se faire attraper et placer à genoux dans la pelouse, on se serait cru à un peloton d’exécution. Mais Kane nous avait donné comme mot d’ordre d’essayer de ne pas tuer trop de monde, bien sûr, des pertes seraient à prévoir, mais il fallait éviter les pertes inutiles.


Alors que j’étais occupé à lutter et à tabasser un gars qui ne voulait pas me lâcher, j’entendis une voix venant de l’extérieur. En me tournant, je pus apercevoir Lorens qui me regardait avec de grands yeux, même à cette distance, je pouvais voir son incompréhension. Il commença à vouloir tenter de me raisonner, mais il n’avait pas encore terminé sa phrase que je le vis s’écrouler au sol. Il avait sûrement dû recevoir un coup sans que je le voie. J’eus un léger sourire, non pas parce que mon ancien collègue venait de se faire avoir, mais parce qu’il ne pouvait pas comprendre pourquoi j’étais du côté de Kane. Je ne faisais pas cela uniquement pour être libre et pouvoir sortir, j’avais surtout une tout autre idée en tête, je comptais bien sûr cette révolution vampirique pour que l’ordre décide de serrer la visse et de commencer à durcir le ton, quitte à commettre des « bévues ». Après tout, ma haine de ces créatures n’a pas changé et j’espérai bien pouvoir commencer à les détruire de l’intérieur avec cette histoire. Je suis désolé pour toi Lorens, mais actuellement il n’y a aucune chance pour que je m’arrête.

Après un léger signe de salut vers Lorens qui étant inconscient ne pouvait pas me voir, je repris allègrement mes activités, en envoyant le vampire que j’avais maîtrisé à travers la fenêtre. Puis en me tournant, je pus voir Noah envoyer une torche sur le tapis dans l’entrée, la fumée s’éleva rapidement dans la pièce. Étant proche de la fenêtre, je n’étais pas spécialement gêné par celle-ci, mais je pourrai l’être par la suite si l'on ne fait rien.


Tout en secouant la tête vers Noah, je dis à deux jeunes vampires de se débarrasser du tapis ou d’au moins essayer de l’éteindre. Je fis ensuite quelques pas vers l’enfumeur, avant d’être attrapé par un autre suceur de sang, je me suis dégagé rapidement avant de l’envoyer dans les flammes du tapis.

Pourquoi commencer à t’en mêler, dis-moi ? Tu n’étais pas bien en bas ? Tu réagis trop tard malheureusement, ça a commencé, la machine est en marche et tu ne pourras pas l’arrêter.

Je fis un léger détour tout en le gardant en vue, afin d'aller prendre un chandelier traînant sur un meuble encore intact, je le serrais bien fort en main, prêt à m’en servir envers le blondinet.
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Posté le Dim 8 Mai - 10:32, vous pouvez
Niveau 3 : L'Eden's Manor (Rez de chaussé + sous-sols)


La lune est haute dans le ciel. Mais elle me tourne le dos, refusant d’entrevoir la terrible vérité qui est révélée par ses rayons lumineux. Je sens l'odeur du barbecue et des flammes ardentes émanée des environs. De la chair morte et consumée par les cendres encore chaudes. Des ballons multicolores recouvrent le ciel en atteignant des hauteurs vertigineuses. J'écoute les vociférations torturées d’un peuple à l’agonie, vomissant le désespoir putride et l'adieu d'une jeunesse sereine. Je les entends dans leurs centaines de voix toutes distinctes. Elles se déchirent et se déforment entre elles, acclamant la douleur et la peur qui les accablent. A l’avant de mon véhicule, mes yeux s’attardent un instant sur les corps empalés par mon bélier. Je suis sur une machine infernale qui apporte la terreur dans le cœur de l’Homme. Je sens les vibrations du char qui roulent sur les corps effondrés. Leurs os craquant au passage. Les têtes des défunts explosant parfois sous le poids de la machine. Le char roule sur les charognes aussi sereinement qu’une barque longeant la surface de la rivière du Styx, ce fleuve mythologique des enfers.

Je porte un regard vide sur les cadavres qui surplombent mon passage. Les morts ne parlent pas. Dans leur silence la plus totale, ils sont les premiers témoins à observer un monde changer. Animé par la terreur, on me regarde avec un profond mépris. Un être qui transpire la perfidie. En quelques minutes, je suis devenu l’incarnation soudaine de la créature la plus infecte de ma race. Et pourtant, je souris. Avec sagesse. J’accepte de jouer ce rôle. J’accepte d’être désigné comme le terroriste. J’accepte de prendre l’entière responsabilité de mes actes tant que je parviens à préserver un avenir plus doucereux pour les êtres fragilisés et/ou précarisés de ma race. Comme se prononce Churchill : « la guerre est un jeu qu’il faut jouer avec le sourire. Si vous êtes incapables de sourire, grimacez ; si vous êtes incapables de grimacer, tenez-vous à l’écart jusqu’à ce que vous en soyez capables. »

Si les morts s’accumulent, ce n’est pas en me laissant conduire par un esprit de vengeance. Non, la vengeance ne me motive pas. Les adorateurs d’Hayden ne sont pas mes ennemis. Je les aime. Mais ils sont possédés par les possessions. Par une luxure perçue comme un privilège pour eux, interdite pour beaucoup d’autres de leurs semblables. C’est avec désolation que je les regarde expérimenter pour la première fois la réelle définition de la douleur. Ce que c’est que d’être dans une situation de faiblesse, leurs genoux écorchés en face des murs des petites propriétés, d’autres encore en train de se faire neutraliser ou rouer de coups par leurs propres frères et soeurs. En expérimentant la douleur et l’humiliation, ils deviennent déjà des membres de ma famille. Oui, je les aime. Malgré la zizanie la plus totale, mes hommes essayent de canaliser le plus de mouvements possibles. J’aimerai éviter de blesser au maximum les jeunes vampires et les domestiques. Idéalement. Par moment, ce n’est pas possible. Ainsi va une guerre. Ainsi va le monde de cette cité. Impitoyable.

A l’inverse, si ma motivation n’est pas alimentée par la vengeance, la punition l’est entièrement. Je pardonne les êtres qui goûtent à la souffrance incommensurable de leur ignorance. Et pourtant, d’autres ne pourront pas être pardonné. Je ne suis pas un instrument de vengeance. Je suis l’emblème de la punition divine. Une punition visant à supprimer les aristocrates comme Hayden qui vivent dans des conditions très assistés sur le dos et l’existence même des autres. Si Hayden ne se trouve pas dans l’Eden, je sais que ses conseillers se trouvent à l’intérieur. Ses conseillers périront car je l’ai décidé. D’habitude, ils ne quittent pas si souvent le manoir puisque ils portent la responsabilité de gérer cette infrastructure lors de l’absence du représentant des vampires. Je sais que ces conseillers se cachent dans le manoir. Probablement au dernier étage dans un bureau fortifié. Je les annihilerai. Je les massacrerai tous. Une lame ensanglantée aussi droite et tendue qu’une forte érection. Au-travers de ce massacre à venir, Je vais faire comprendre à Hayden ma plus profonde déception.

Du haut de mon char, je perçois le monde autour de moi. Lawrence, ce guerrier infernal, est en train d’alimenter dignement ses aptitudes physiques en se défendant avec une férocité que j’admire. Malgré les nombreux assauts qu’il reçoit, il parvient sans trop de peine à se démêler de cette situation critique. Apparemment, il a déjà répandu la crise à l’intérieur du manoir et cela bien avant mon entrée. Mes pensées l’accompagnent car je le remercie pour ce geste. Lorens Hepburn est dans les parages, je me suis surpris à reconnaître sa voix. Mais il m’est impossible de l’identifier clairement parmi la foule. Il faudra être méfiant … Sa présence m’inquiète. Comme un cancer, ses actions peuvent influer le cours de cette attaque. Même si James est hors-jeu, cet agent est tout aussi redoutable. Au loin, je pense avoir reconnu la chevelure atypique de Diane. Mais encore, rien n’est sûr. Il est également difficile de la discerner au niveau des odeurs. Je m’inquiète pour sa sécurité. Je la retrouverai. Je décide de donner les instructions suivantes avant de conduire la trajectoire de toute cette colère :

« Vampires, relâchez vos impulsions par le feu. Je vous interdis de brûler ce sanctuaire par les flammes ardentes de votre colère. Maîtrisez seulement les hérétiques. Car, dans leurs angoisses les plus profondes, ils vous considéreront comme un ennemi et n’hésiteront pas à vous tuer. »

Face aux doubles portes, j’entends déjà l’Ordre rappliquer à l’entrée du parc en lançant quelques fumigènes afin de disperser les foules. Sans tarder, les échanges de coup de feu entre mes mercenaires et les agents de l’Ordre se font entendre. Pour le moment, un autre combat se propage derrière mon dos. Bien plus sinistre et ouvert. Les bruits des détonations, les balles qui sifflent, les ordres vociférés … Tout cela me rappelle Okinawa. Tout cela me rappelle la réalité qui favorise le mieux mon épanouissement personnel. Bien que l’ensemble de mes hommes restent en retrait pour canaliser les renforts de l’Ordre, mon chauffeur est toujours avec moi.

« A présent, je vous demande de vous écarter. Permettez que ma machine remplisse dûment son rôle. »

Face à l’entrée du manoir, il écrase l’accélérateur. Le véhicule prend de la vitesse et s’écrase contre les doubles portes. Celles-ci se brisent, projetant des morceaux de bois à l’intérieur du hall principal. Le véhicule recule pour laisser de la place à la foule qui hésite pourtant à entrer. Surpris par ce manque soudain d’estime, je descends du char et m’approche des doubles portes pour constater le danger qui nous fait face. Contre toute attente, un incendie semble avoir pris de l’ampleur dans ce hall. Quelques flammes subsistent, mais plusieurs vampires dont Lawrence se sont déjà mis à l’œuvre pour désamorcer la situation. Qui est l’auteur de cette imprudence ? Qui a commis ce crime stupide de mettre en cendre l’intérieur de la demeure ? Je n’ai pas le temps de répondre à cette question pour le moment, il faut continuer à avancer… Mes pieds trébuchent sur un cadavre. Je reconnais Lorens. Mort ? Je me baisse pour sentir les pulsions au niveau de son cou. Non, inconscient. Du sang s’étale sur sa chevelure. Sans plus tarder, je saisis cette chance. En enfilant un gant en cuir, je saisis son arme de service. Je connais déjà le rôle que Lorens va jouer. A la fin de cette soirée, les experts trouveront les balles de son arme stockées dans les corps des conseillers d’Hayden. Car c’est son arme qui les tuera. Il sera l’accusé et le meurtrier. Je caresse la longueur de son visage avec ma main gantée. Pendant que tout un peuple essaye d’étouffer l’incendie, je reste immobile sur place, mes yeux reflétant les flammes brûlants serpentées sur les coins de l’entrée principale du manoir. Quand soudain …

Le parfum de Diane me tétanise sur place. Je le rencontre à nouveau. Je tourne sur moi-même pour l’identifier. Je sens quelqu’un m’effleurer l’épaule. Je la reconnais derrière son masque vénitien. Je m’approche vivement d’elle et la retient par le bras en lui souriant, comme si nous nous retrouvions en pleine festivité. Je la regarde pendant plusieurs secondes, apaisé de la voir entière. Je ne dis rien. Car mon silence reflète au mieux la réponse que je veux lui donner. Je reste à ses côtés pendant que nous marchons ensemble, retirant peu à peu mon étreinte. L’incendie a disparu, nous dévoilant un chemin noir et camouflé par une légère fumée brumeuse. Nous franchissons ensemble l’intérieur d’un lieu maudit par le désespoir. Nous sommes désormais à l’intérieur de l’Eden’s Manor. Les flammes du chaos se sont déjà propagées. Les vampires se retournent contre eux, masqués comme non-masqués. Les meubles se brisent l’un après l’autre après avoir été propulsé par la force contre quelqu’un. Et pourtant, leurs gestes violents s’estompent de par ma présence. L’opportunité s’est ouverte comme une fleur délicate et majestueuse. La violence s’arrête brusquement. Toute l'assemblée se retourne pour me regarder, scandaliser par ma venue. Déjà plusieurs individus commencent à insulter ma soudaine présence, leurs doigts pointés en ma direction. D’autres poussent des râles victorieux. D’autres encore me fusillent du regard et veulent me voir disparaître. Etrangement, je ne porte aucune attention sur cette infamie. Toute ma concentration se repose sur des dessins déjà tracés contre les murs de l’enceinte, évoquant la violence, l’injustice et la bête qui enfante progressivement son règne. Et au centre de ce hall …


Je m’approche pas à pas de la peinture. Plusieurs personnes décident de charger à cet instant, mais ils sont rapidement retenus par la foule. Mes doigts glissent sur la peinture encore fraiche de ce motif. Je reconnais mon visage. Je saisis la symbolique derrière cette identité que l’on a tracé pour moi. Je l’accepte. Je l’embrasse, même. S’il faut devenir un stratège meurtrier et cannibale pour détruire le despotisme, je l’assume comme une responsabilité fondamentale. Cette image sera transformée avec le temps. Pour le moment, la peur et l’incertitude animent les esprits de ceux qui m’entourent. Je sais déjà comment apaiser leurs douleurs. Je suis leur poison. Et, paradoxalement, je suis également leur antidote.


« Et ils adorèrent le dragon, parce qu'il avait donné l'autorité à la bête; ils adorèrent la bête, en disant: Qui est semblable à la bête, et qui peut combattre contre elle ? »


Apocalypse 13 :4. Le décor commence à devenir soudainement flou. De l’eau monte et me pique les yeux. Je tourne la tête vers Diane, un sourire éclatant se dessine sur mon visage. C’est la première fois depuis toute mon existence que je ressens des larmes de joie me brûler les yeux. C’est la première fois depuis toute ma misérable vie que le destin me donne une identité. Je suis la bête du Gévaudran. Je suis Cthulhu, seigneur du Grand vide. Je suis Mictlantecuhtli, gardien de la fin. Je suis né à nouveau aujourd’hui.

« Répandez la terreur en ces lieux. Ce sanctuaire accueille enfin son nouveau mentor. »
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Posté le Lun 9 Mai - 23:33, vous pouvez
    Mouvement de foule. Les corps se pressent, s'entassent, transpirent. Nous y voilà. La porte principale cède sous mes yeux émerveillés. Pulsation au creux du cou. Pulsation jusqu'alors presque inconnue au creux de mon estomac.

    Putain, c'est Noël les gars. L'impatience se fait dans la foule. Dans nos dos, nous ressentons leur souffle tantôt saccagé, tantôt absent sous l'émotion.

    Je fais face en avant première, aux côtés de Kane, à l'Eden. Non massacré. Non saccagé. Beau. J'admire l'espace d'une micro-seconde les environs, émerveillé.
    J'esquisse un sourire alors que du coin de ma batte je caresse l'un des meubles. J'en ouvre le tiroir et sans prévenir j'abat ma batte. Craquement, destruction, plaisir. Les festivités commencent, le boucan commence et le brouhaha se glisse dans les murs de l'Eden. Pour la plèbe et par la plèbe, que Révolution se fasse ! Hayden chéri, nous voici. Nous voilà.

    Kane hurle, beugle mais captivé par mon massacre je ne prête plus attention à rien jusqu'à ce qu'une balle, hasardeuse se niche dans mon épaule. Tout se fige alors. Je laisse tomber ma batte à même le sol et esquissant une grimace je désigne d'un doigt l'homme qui tient son arme du bout des mains. Mes larbins, présents dans la foule, s'y précipitent, le clouant au sol, le rouant de coups. Esquissant quelques pas jusqu'à un siège, je m'y assois et passe une main hasardeuse sur la plaie : immortel oui mais vraiment douloureux bordel.

    -Petite réponse, désolé.*
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Lorens Hepburn
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Posté le Mar 10 Mai - 16:49, vous pouvez
Le spectre gémit, alors que petit à petit il reprenait connaissance. Bon Dieu, qu'est-ce qu'il avait mal ! Lentement, Lorens porta une main à sa tête, avant de grimacer. Il saignait. Ou du moins, s'il ne saignait plus maintenant, il avait perdu pas mal de sang.

« Bordel. »

Le membre de l'Ordre sortait progressivement de sa bulle, se rendant compte du chaos qui l'entourait. L'ancien elfe était encore un peu désorienté, et clairement affaibli. Difficilement, l'homme se redressa, tandis qu'il commençait à se rappeler où il était et pour quelle raison il y était. Bon sang... Le brun craignait le pire. Il suffisait de tourner la tête vers l'Eden's pour comprendre que le chaos n'était plus seulement dans les rues ; non, le chaos s'était emparé du manoir également. Kane Marcus avait réussi. Bordel, combien de temps avait-il été dans les vapes ? Le policier n'en avait pas la moindre idée. Il savait juste qu'il n'avait pas pu empêcher cette catastrophe, et il s'en voulait pour cela.

Une fois debout, Lorens chercha son arme. En vain ; quelqu'un avait dû la voler, puisque cette dernière n'était plus dans son étui. Le spectre jura à nouveau, avant d'entendre une voix familière l'appeler dans son dos. Il se retourna et reconnut Kelly, une policière qui faisait partie de son unité.

« Chef ! Vous allez bien ? »

« Oui, ça va. Les renforts sont arrivés sur place ? »

« Oui, monsieur, on essaye encore de contrôler le chaos dans les rues. Chef, qu'est-ce qui vous est arrivé ? Etes-vous blessé ? »

« Non, ça va, je vais bien ! Et le manoir ? Il faut qu'on empêche ce foutu Kane Marcus de prendre le manoir ! Il va renverser Clifford, j'en suis sûr ! Il faut que je fasse quelque chose ! »

Soudainement, le spectre fut coupé dans son élan, perdant l'équilibre. Il était affaibli, il avait la tête qui tournait. Heureusement, Kelly l'empêcha de tomber, remarquant au passage que sa blessure était plus sérieuse que Lorens ne lui avait dit. En fait, il ne lui en avait même pas parlé. Autant dire que la jeune femme ne comptait pas lui permettre de jouer les héros alors qu'il était salement amoché.

« Non chef, vous n'êtes pas en état ! Vous êtes blessé à la tête, vous avez perdu beaucoup de sang ! Et c'est... Je crois que c'est trop tard. Il faut qu'on limite les dégâts maintenant ! Et que vous ne mouriez pas bêtement !»

Lorens était accablé, mais il ne protesta pas. Il se contenta de jeter un regard inquiet vers le manoir vampirique. Il a gagné.

« De toute façon, on m'a pris mon arme aussi, pendant que j'étais inconscient. Fais chier. »

« Venez chef, il faut soigner cette blessure. »

Voyant que l'humain à don ne se débattait pas, la jeune femme passa un bras sous son aisselle et le conduisit vers d'autres collègues, qui l'emmèneraient ensuite à l'hôpital : pas question qu'il se fasse tuer ce soir. Il n'était pas en état de se battre davantage ce soir, et il était trop précieux pour l'Ordre pour qu'ils le laissent courir après Kane et sa bande de voyous. Mais l'Anglais s'en voulait, ça, c'était indéniable. Et il risquait de s'en vouloir longtemps de les avoir laissé gagner...


Spoiler:
 


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Call him Lorens the Terrible What a Face:
 


Dernière édition par Lorens Hepburn le Dim 22 Mai - 17:43, édité 1 fois
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Posté le Dim 22 Mai - 16:40, vous pouvez
Je continuais à me battre à travers le manoir, tout en faisant attention à Noah qui traînait dans le coin. Et visiblement il n’était pas de notre côté. J’avais cependant un avantage au combat contre la plupart des vampires, j’ai été dans l’armée pendant une dizaine d’années et donc j’ai été formé au combat au corps-à-corps et je n’hésitais pas à utiliser tout ce que j’ai appris pour mettre au sol tous les vampires qui se dressent devant notre rébellion. J’ai dû briser des membres à plusieurs personnes lors de combat.

Je fus cependant assez surpris quand la porte d’entrée céda et quand le manoir fut complètement pris d’assaut, l’apocalypse était arrivée dans le bâtiment, les plus violents firent irruptions au côté de Kane. Et les affrontements prirent une autre tournure, on vit plusieurs vampires se diriger dans la direction de mon créateur. Il devait sûrement penser qu’en coupant la tête du serpent, tout rentrerait dans l’ordre, mais je n’allais pas les laisser faire sans réagir. Si l'on veut notre liberté, il faut la gagner jusqu’au bout et puis plus je ferai de dégâts, mieux ce sera pour l’anéantissement des suceurs de sang.

Je vis alors un homme courir vers Kane avec une barre de fer à la main, mais lorsqu’il passa à côté de moi, je me suis saisi de son arme qu’il ne tenait pas assez fort. Et après, lui avoir mis un coup dans l’arrière du genou, je l’ai saisi, soulevé et l’ai rabattu d’un coup violent sur mon genou, sentant sa colonne vertébrale céder sous le choc de l’impact, c’était une technique que j’avais déjà eu l’occasion d’utiliser sur le champ de bataille, mais ici avec ma nouvelle force, elle était plus destructrice que jamais. Une fois fini avec cet homme, je l’ai gentiment envoyé s’écraser dans une table près d’une femme avec un masque vénitien que je n’ai pas reconnue.

J’entendis de loin des coups de feu et je compris que l’Ordre commençait à arriver et que la situation déjà chaotique n’allait faire qu’empirer. Je vis également au loin Lorens, qui se faisait emmener par une femme, il avait sûrement dû être blessé à un moment. Je lui adressai un rapide signe de la main, pour lui faire comprendre de ne pas se mêler de ce qui le ne regarde pas.
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Posté le Lun 6 Juin - 0:00, vous pouvez
Niveau 4-5-6 : Les étages de l'Eden's Manor



L’Eden’s Manor est un cancer. Cela signifie que chaque cellule qui le compose est imprégnée d’un agent pathogène. Pour supprimer l’influence de cette structure, pour éradiquer la maladie, il faut donc détruire toutes les cellules qui la constituent. Parviendrais-je à trouver Hayden et ses conseillers ? Parviendrais-je à annihiler une bonne fois pour toute cette pathologie qui incrimine et opprime tant la race des vampires ? Ma présence en ces lieux est une hérésie. Et pourtant, beaucoup de vampires m’estiment. Je suis l’instrument qui annonce la fin et la venue d’une nouvelle ère.

D’un revers de main, je sèche mes dernières larmes qui se sont écoulées silencieusement. L’émotion est forte. Le succès est retentissant. Mieux encore, j’ai causé le blasphème le plus vicieux de toute l’histoire de Réversa et tout un peuple me soutient dans cette démarche en le considérant comme une brillante victoire. Et bon dieu … Ils n’imaginent pas mes sombres desseins. L’emblème qui marque cette victoire est bien la peinture dessinée sauvagement sur le mur. Les traces d’une rébellion à l’agonie. J’effectue quelques pas dans le hall d’entrée, meubles et murs ruinés et détruis par le combat et les flammes des cocktails molotov. Une odeur de braise se répand mais je ne fais pas attention. Il est temps aujourd’hui d’apporter une conclusion aux yeux du peuple … Et un nouveau départ pour moi. Mon regard légèrement humide par l’émotion croise celui de Lawrence.

Ma tête s’incline sans effort en guise de salutation, le reconnaissant dans ses principes guerriers. Son visage est dur, du sang coule sur son visage probablement dû à ses nombreuses confrontations. Il n’a pas changé. Cela est une bonne chose. C’est l’homme que j’ai espéré rencontrer à nouveau dans ce genre de circonstance. Le militaire anticonformiste. Le justicier pragmatique. Sa destinée est longue. Son avenir est désormais en train de s’ouvrir. Il ne lui manque qu’une raison de vivre pleinement son éternité. Un objectif. En le souriant avec courtoisie, je dépose ma main sur son épaule en l’étreignant fermement. Peu importe s’il ne partage pas sa confiance envers moi. Je lui fais savoir par ce geste que je suis détenteur de nombreuses opportunités. Que je peux lui offrir bien plus de choses par alliance que par une simple lutte de pouvoir. La décision l’appartient de me rejoindre définitivement. Mais, il n’est pas le seul à devoir se confronter à ce choix cornélien …
Pas après pas, je me déplace avec lenteur entre un nombre impressionnant de vampires masqués. D’un geste de la main, j’envoie trois de mes hommes chercher un colis que j’ai caché dans le char, les autres se chargeant de défendre l’extérieur de notre territoire qui est à présent nôtre. L’Ordre occupe l’entrée du parc, ils ne parviennent pas à effectuer une percée entre mes troupes, les flammes et les otages d’Hayden. Un plan est nécessaire. Et nous savons que les plans réfléchis prennent du temps. Surtout lorsque l’attaque n’a pas été anticipé. Tout comme mes hommes, il est aussi à mon tour de me battre. Mon rôle continue à cet instant. C’est avec une voix forte que je brise à nouveau le silence :

« Nous venons de dévaster un sanctuaire majestueux afin de neutraliser une idée et ses dissidents qui la répandent. Il n’y a pas de sens à reproduire le même blasphème dans les étages supérieurs. »

Je balaie du regard l’ensemble de mes compatriotes. Mon regard fixe celui de Glenn pendant plusieurs secondes. Ce personnage est carnassier même dans son silence le plus absolu.

« Je ne vous cache pas que le Conseil va voir cette situation d’un très mauvais œil. Hayden étant absent, cela signifie qu’il va probablement répandre sa propre version de la vérité. »


Pendant mon discours, les membres masqués sont en train de maîtriser et de ligoter avec ce qu’ils trouvent les partisans de l’Eden. Je n’arrive toujours pas à déceler l’accusé qui a déclenché l’incendie. Ce sombre idiot qui est parvenu à ralentir le processus de notre opération. J’espère qu’il a péri. Autrement, si je parviens à l’identifier, je m’occuperai personnellement de cet être infâme en le disciplinant de mes mains. Loin du regard des autres, bien entendu. Je dois trouver l’équilibre entre la fonction d’un modèle séduisant et un tyran cannibale. Pendant ce temps, je me retourne vers Diane. Ses yeux brillent derrière son anonymat. Lentement, mes doigts se lèvent et effleurent avec douceur les contours de son masque. Un visage raffiné et coloré que je ne reconnais pas. Un visage qui attise la colère et la rédemption. Mon index se glisse jusque sur sa pommette où je parviens à toucher la peau de sa joue. Je retire soudainement mon doigt et lui révèle mes pensées par un doux murmure :

« Les formes de ce masque sont exquises au toucher … Mais je préfère l’original. »

Un sourire discret parvient à illuminer mon visage. Qu’est-ce que je suis en train de faire ? Est-ce un jeu ? Je l’ignore encore. Je veux la remercier de sa contribution. Peut-être aimerais-je bien plus qu’une relation de collaboration. L’équilibre restera toujours difficile à maintenir. Je me retourne ensuite pour faire face à mes invités masqués et à mes hôtes un peu violents en continuant de partager mes instructions.

« Nous pourrions redouter les retombés. Les conséquences de nos actes. La perfidie de notre action. Que vos esprits se rassurent. J’ai une parade. »


Rien n’est laissé au hasard. L’Eden’s Manor ? Ce n’est que l’élément déclencheur d’une suite d’idées. J’ai anticipé certaines alternatives, je suis prêt à accueillir certaines autres qui pourront peut-être me dépasser. Dans tous les cas, je suis armé en conséquence. Un individu n’est jamais démuni. Surtout lorsque celui-ci est en train de frapper avec la même force qu’un conquérant qui étend son influence, territoire après territoire. Je suis ce conquérant.

« Nous connaissons la cité de Réversa. Une élection sera faite sous forme de votations après ce qu’il vient de se passer ici. Afin de réaliser cette parade, de nous protéger tous, il faut que vous me nominez en tant que nouveau représentant de notre race. Je saurai ainsi réduire considérablement les risques et le danger qui sont susceptibles de détruire vos vies et votre statut social au sein de cette société. Mieux encore, je compte rétablir un nouvel équilibre plus sain où chacun n’aurait pas à craindre pour son identité et sa place individuelle en ce monde. Si des individus sont encore dévorés par le doute je peux les comprendre. Néanmoins, si vous ne votez pas, les conséquences de cette nuit retomberont sur vous et vos familles… Et vous serez donc sans protection. »

En d’autres termes, ils n’ont pas le choix. Après l’action, vient la réflexion. Les émotions disparaissent peu à peu. La raison revient progressivement. La réalité réapparaît et les vampires réfléchissent à la conséquence de leurs actes. Et la honte accable beaucoup d’entre eux. Certains vampires peuvent se désister et refuser de me nominer. Mais cela les conduiraient dans un mode de vie où ils redouteront à chaque instant que l’Ordre débarque chez eux. Et si ce n’est pas le cas, ce seront peut-être leur famille, leurs amis ou leurs voisins qui ont accepté ma nomination et qui, de ce fait, se retourneront contre eux en se chargeant de les accuser. La police secrète a bien existé dans le communisme. Ici, je suis en train de reproduire le même paramètre. J’exige de leur part de choisir un camp. Et ce soir, je suis à la tête des gagnants. Au final, les vampires restent tout aussi naïfs et primitifs que la race humaine. Ils sont toujours aussi captivés par la peur irraisonnée, les émotions intenses. Et moi, dans ce beau discours, je viens de retourner les miens contre moi. Je ne recherche pas à être apprécié. J’ai l’audace de faire ce qui est juste. La seule question que l’on peut se poser est la suivante : est-ce que je le fais pour moi ou pour la race ?

« Traître … »

Un vampire de l’Eden vient de cracher cette remarque infecte pour chercher à me provoquer. Je me retourne vers lui en secouant négativement la tête. Je remarque que beaucoup aimeraient le réduire en silence. Il m’a suffi de lever haut la main pour répandre ma présence et empêcher que d’autres vampires commencent à lui casser la figure. Tout en m’adressant à lui, je réunis mes mains en regardant distraitement le plafond.

« Tu recherches une personne pour cracher ton dédain et justifier ton mal-être ? Pense fort à Hayden et à son absence en ces lieux. J’accepterai ta remarque le jour où je déciderai de tous vous abandonner comme lui vient de le faire. »

Soudainement, mes hommes reviennent à ce moment-là, transportant trois boîtes à fleurs en carton avec des motifs de tulipes. On peut facilement s’imaginer que des roses ou des orchidées se cachent à l’intérieur. Il n’en est rien. Avec douceur, je prends les trois boîtes en les empilant les unes sur les autres. Sans prononcer un seul nom, j’invite d’un regard Lawrence, Diane et Glenn de m’accompagner. Le reste du peuple reste au rez-de-chaussée, mes hommes faisant l’impasse derrière nous afin de s’assurer que personne ne nous suivent. Les uns derrière les autres, nous montons ensemble les escaliers dans un silence pesant. Personne n’exprime un seul mot. Seuls nos talons résonnent en les plantant sur un sol vieux de quelques siècles. Plus nous grimpons les étages, plus celles-ci semblent avoir évités de justesse la colère de tout un peuple. Les meubles sont intacts, les couleurs vives des natures mortes accrochés au mur répandent leur mélancolie. Je ne suis venu qu’une seule fois à l’Eden’s Manor dans l’espoir de rencontrer Hayden. Mais on m’a fermé la porte au nez. Ironiquement, je ne connais que la localisation de son bureau. Et c’est aujourd’hui ce dont j’ai besoin le plus. Rien d’autre. C’est pourquoi je ne m’attarde pas à surveiller les autres chambres à la recherche d’éventuelle rôdeurs.

Derrière mes larges épaules, je sens que mes partenaires restent vigilants. Une méfiance apparemment bénéfique car j’entends un énorme fracas. Une porte vient de s’ouvrir à la volée derrière moi. Je m’arrête tout en regardant le couloir qui nous reste à parcourir sous mes yeux, attendant que le danger s’évapore. J’entends des bruits de lutte, puis un craquement sinistre. Glenn ou Lawrence peut être la cause, apparemment. Diane, peut-être ? Elle possède un tempérament pacifique mais je peux très bien me tromper sur son cas. Sans même apporter une attention à ce qu’il vient de se passer, je me remets en mouvement, les autres talons claquant derrière moi suivant mon rythme.
Nous continuons de nous déplacer en file indienne. Arrivé à proximité de la porte d’Hayden, je m’arrête brusquement. Nous sommes enfin arrivés. La porte est close. Je regarde Lawrence. Avec son expérience, il a lui aussi senti le même danger. Je me rapproche de Diane, la maîtresse de ces lieux qui connaît par cœur ce dédale infernal en lui susurrant une question :

« Y a-t-il des armes à l’intérieur ? »

Diane me confirme d’un signe de tête que c’est le cas. Glenn se marre. Lawrence recherche à en finir. Diane reste de marbre, apparemment concentrée. Nous formons une joyeuse petite escouade improvisée. Tout en me tenant face à eux, je leur partage un murmure rauque qui décèle une part de vérité :

« Je vous offre l'opportunité de renaître aujourd’hui sous l’ombre d’un jour meilleur. Je vous demande à tous de réfléchir minutieusement à la décision que vous êtes sur le point de saisir et d’assumer... Car il n'y aura pas de retour en arrière. "

Je distribue les cartons à fleur à chacun d’entre eux. Chaque carton est constitué d’un fusil d’assaut avec de nombreux pétales de rose déposées sur le métal de l’arme. Un seul chargeur est déposé à côté de l’arme. Comme toujours, la liaison étroite entre mon côté romantique et bestial.

« Les conseillers d’Hayden doivent mourir. Je veux donc d’autres conseillers à leur place. Des personnes de confiance à mes côtés. »

Je pousse un long soupir. Comme je l’ai dit, L’Eden est un cancer. Le remède est d’annihiler toutes ses cellules qui constituent la maladie.

« Je vous offre le choix de tirer ou non sur les conseillers. »


Ma tête se retrouve plongée dans un lac glacé. Je suis en train d’effectuer un pari risqué. Eux aussi se retrouvent pris dans cet engrenage où je fais appel à une prise de position. Une alliance solide.

« Si vous le faites, vous scellerez un contrat. Vous ferez partis d’une organisation où votre avenir sera sécurisé et confortable. Vous connaissez mon quotidien dans le crime organisé. Je ne compte pas rompre ce lien car, en tant que représentant, il peut être très profitable dans le milieu politique autant sur le plan économique que favorable sur bien d’autres ressources. Des contacts politiques attendent que je sois le nouveau représentant afin de construire de nouvelles relations de collaboration. Selon votre statut, vous serez un conseiller. Votre rôle sera encore à déterminer en fonction de vos aptitudes sur le terrain. »

J'esquisse un rictus de plaisir sadique.

« Si vous ne le faites pas … Disons que pour le meilleur, vous aurez au moins le privilège d’assisté à cette scène où vous aurez expiez votre colère contre ceux qui vous ont si lamentablement écrasé. Pour le pire, nos relations pourraient être lourdement péjorées. Ce ne sont pas des menaces. Je suis simplement un homme de parole. »

Tout en respirant longuement, c’est à nous de jouer à présent. Je m’approche de la porte sans faire de bruit. Arrivé à côté de la poignée, je plaque mon dos contre le mur et approche la main de la poignée. J’attends. J’écoute. Pas un bruit. Pourtant, je sais qu’ils sont à l’intérieur. Diane m’a confirmé qu’il y avait des armes. Je pense savoir ce qu’ils font. A peine ais-je effleuré la poignée des doigts que des coups de feu se déclenchent instantanément. Les mains sur la tête, je me penche du côté opposé pour me protéger des éclats de bois. Les conseillers, dans leur terreur, ne cesse de tirer comme si leur vie en dépendait. Avec sarcasme, on peut penser que c’est actuellement le cas. *clic*. Les chargeurs sont vidés. Ils ont eu le temps de prendre des armes, mais pas assez de munitions pour couvrir leur position. Une grave erreur lorsqu’on adopte une posture défensive. Toujours dos au mur, je me permets de jeter un coup d’œil à l’intérieur. Des barricades en place constituées de chaises, de deux petites tables et d’une grande armoire. D’un coup de pied, j’envoie la porte valsée à l’intérieur de la chambre d’Hayden.

Les conseillers sont présents. Je vais leur faire comprendre ma profonde déception en engendrant une décimation.

Derrière le seul bureau de la pièce, toute l'assemblée se relève pour me regarder, scandaliser par ma venue. Déjà plusieurs individus commençaient à insulter ma soudaine présence qui n'était pas du tout la bienvenue. Des yeux me fusillaient du regard et voulaient me voir disparaître. De mon point de vue, je ne vois que des cibles en costume de pingouins qui osent se prétendre supérieurs pour la simple raison qu’ils l’ont décidé. Avec eux, il n’y a pas de sens à ouvrir un sujet pour entamer une discussion. Leur esprit renfermé se rapproche du dogme que de la réflexion. Et, avec du recul, j’ai une fâcheuse tendance à détruire physiquement les esprits dogmatiques.

« Je te maudis, sale vampire ! »

« Tu n’as aucune dignité, tu n’es qu’un barbare sauvage ! »

« Tu aurais dû périr dès ta deuxième naissance ! »

« Qu’est-ce que tu penses récolter, Kane ? De la popularité ? De la vengeance ? Encore plus de chaos ? »

Derrière moi, Diane, Glenn et Lawrence avancent lentement sous mon commandement, fusil d'assaut à portée de bras. Le silence règne instantanément. La terreur prend place. Leurs corps sont alarmés. Pétrifiés, comme des statuts dignes de Michel Ange. L'horreur dans leur regard anticipe la désolation la plus mortuaire. Les cliquetis des rechargements se font entendre. Mes alliés, porteur de mon courroux divin, commencent à pointer leurs armes sur le troupeau d’hommes et de femmes qui ne sont pas masqués. Des lumières rouges apparaissent sur leurs chemises. Une nausée commune se propage. Des sanglots se font entendre. De mon côté, je sors également mon arme : un lecteur MP3. Devant leurs yeux terrifiés et leur mutisme, j'insère les écouteurs aux fonds de mes oreilles, puis je commence à sélectionner la seule composition de ma bibliothèque musicale. C'est après les premières mesures de "Dies Irae", soit "la colère de Dieu", que je sors l’arme de poing de Lorens en les braquant sur eux. Dans un dernier souffle, je formule ma dernière réponse avant d’ordonner à mes compatriotes de faire feu :

"De l’espoir."

De multiples détonations résonnent bruyamment dans toute la chambre. Les corps se convulsent sous les balles. Le sang s’éparpille sur les meubles et le sol. Je ne prête pas attention à ceux qui ont tiré et ceux qui ne l’ont pas fait. C’est un choix qui leur appartient. C’est mieux ainsi. Et pour l’arme de Lorens … J’aurai pu l’utiliser d’une manière plus judicieuse. Mais je n’en ait pas envie. Je préfère loger une de ses précieuses balles dans la tête d’un des hommes fiables d’Hayden pour lui faire comprendre que sa petite alliance amicale vient d’être rompue. Être le représentant des vampires est une chose. Ce sera la partie visible de l'iceberg. Mais ce qui se cachera en-dessous est bien plus grand encore. Je compte créer un syndicat de l'ombre en collaboration avec l’ancienne maire et l’ancienne ministre des finances de Réversa avec d'éventuels collaborateurs ici présent. Aujourd'hui, c'est à eux d'égorger leur propre destin et d'assumer pleinement leur nouveau chemin.


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Posté le Lun 6 Juin - 15:21, vous pouvez
    La plaie saigne abondamment. Bras droit, bras droit prétextait-il oui mais bras droit laissé au paroxysme de sa souffrance.
    Une grimace se dessine peu à peu sur ma gueule alors que je glisse mes doigts souillés par mon propre sang, dans ma propre plaie. Mon grognement rauque brise l'atmosphère au bas étage où je stagne sur cette chaise dans un état presque léthargique tant la douleur fige et paralyse chacun de mes mouvements. Du bout des doigts, j'effleure la balle. J'inspire. Expire. Et l'extirpe beuglant comme un chien roué de coups.
    Voilà la douleur la plus vicieuse, la plus capricieuse, celle que de se retirer de son propre corps la souffrance ultime. Voilà bien quinze années, si ce n'est plus, qu'une blessure aussi marquée n'a point effleuré mon corps.

    Chancelant, je me relève. L'un de mes hommes porte quelques vagues soin à ma plaie. J'approche d'un pas lourd vers l'homme qui m'a atteint. Roués par les coups, il stagne à même le sol. Peu à peu son visage se couvre de sang, de crachats mais seul sa respiration faiblarde me prouve qu'il va pouvoir entendre, savourer ce que j'ai à lui susurrer au creux de l'oreille.

    Douloureusement, je m'abaisse à son niveau. Accroupis, vulnérable, je prends soin d'être entouré de mes larbins pour éviter un énième coup de pute. Essuyant d'un revers de la main la sueur qui perle sur mon front, je fais face à cet homme. Figés dans l'instant présent, avec mes hommes, je ne prête plus une seule once d'attention à ce qui se déroule autour de nous. Mes mains tremblantes sous la douleur se saisissent du crâne de l'homme. Mes lèvres se déposent sur les siennes et alors que gueule contre gueule je lui offre le baiser de la mort, mes mains enserrent son cou et un craquement retentit au milieu de la foule en plein brouhaha.
    Silencieux comme depuis le début je me relève pour chercher du regard Kane et ses larbins. Rien. Ils ont déserté m'ont laissé à mon propre sort.
    La traîtrise est présente. L'envie de le dégommer dans son propre carnage, de prendre la relève est bien présente.

    La foule se presse dans les escaliers alors qu'à l'unisson résonne ses paroles.
    Je détache un à un mes doigts crispés autour du cou de l'inconnu et le laisse retomber lourdement au sol. D'une main fébrile, je soulève du bout des doigts sa veste tâchée par le sang. A l'intérieur, de nombreuses poches semblent la parcourir. Je fouine. Je fouille. A la recherche d'une identité alors que progressivement un sourire parcourt mon visage. La douleur laisse place à l'extase. A la folie alors que je découvre l'identité de mon agresseur, mort.
    Je saisis ses papiers et les tends presque machinalement au chef de mes larbins, lui soufflant de les protéger comme sa propre vie.
    Je tiens ma vengeance. Un peu plus personnelle et sadique.

    Je continue à fouiller ses poches et sous mon regard se dessine l'ombre d'une arme. Mon sourire grandit, je jubile alors que je la saisis et qu'on m'aide à me relever. Je vérifie le chargeur, l'arme et tire spontanément, hasardeusement dans le long couloir en lâchant un rire hystérique. Peut-être qu'un corps tombera sous cette balle et rien que le fait de le savoir, me fait sourire.

    Je réajuste mon masque autour mes yeux et de ce même sourire pervertis, j'avance guidé par l'amour du sang, l'amour de la haine et de la colère. Seul avec mes larbins au bas étage, je ramasse ma batte de ma main gauche et la faisant légèrement balancer d'avant en arrière, je franchis la première marche de ma toute puissance.

    Chargeant à nouveau mon arme, je jette un regard sur mes hommes. Je leur adresse mon plus beau sourire, soufflant à mi-voix pour enrager mes hommes:

    "Visez l'Intouchable. Touchez du viseur, effleurez du viseur celui que vous détestez. Préservez votre vie, votre envie de vivre mais n'hésitez pas à tirer pour moi, pour vous... Et pour eux."

    Oiseau de la mort, corbeau de l'ombre je viens servir ma maîtresse, mon amante nommée Mort pour vous... Plèbe de Réversa. Entouré de mes hommes, j'avance. Je franchis avec une lenteur démesurée chacune de ces marches, observant tel un enfant les alentours.
    Mon sang bat frénétiquement dans mes veines alors que du revers de la main je viens écarter mes cheveux de mon front transpiré. L'impatiente. L'envie.
    J'enjambe ces corps morts, échoués sur les marches de leur destiné.
    Mon regard se porte sur cette femme au ventre rond qui hurle qu'une balle s'est perdue dans son estomac. Un sourire carnassier se dessine sur mon visage alors que j'arrête un maigre instant ma marche vers ma destinée.
    De mon arme je la désigne à mes hommes soufflant d'une voix presque inaudible :
    "Je la veux. Ramenez-la. En vie. Demandez-lui qui est le père. Ainsi nous pourrions peut-être nous amuser un peu plus, noch ein mal. "

    Un frisson parcourt mon échine à l'image d'une jouissance plus subtile que le vrai orgasme que vous connaissez. Mon orgasme est mental. La simple idée de savoir qui est le père de cet enfant et d'éventuellement torturer un dirigeant ou futur dirigeant de Réversa m'enchante.
    Mes hommes me quittent soufflant qu'ils me rejoindront sous peu et le hurlement de la femme me fait esquisser un sourire en coin alors que nous reprenons la marche, en marge de la foule.

    Le regard de Kane se pose sur moi alors qu'il m'invite presque paternellement à le suivre. J'esquisse un sourire, amer à l'idée que cet homme puisse obtenir le pouvoir en aillant laisser l'un des siens à l'étage inférieur il y'a quelques secondes de cela.

    A mi-voix résonne la question de Kane :
    "Y a-t-il des armes à l’intérieur ?"
    La femme, inconnue au bataillon qui nous accompagne acquisse. Un rire franchit mes lèvres alors qu'un nouveau frisson parcourt mon échine. Kane me tend un carton et tendant presque solennellement ma batte à l'un de mes larbins, je me rends compte de leur absence. Je la laisse alors tomber au sol, saisissant son offre, ouvrant sans le laisser terminer son discours son cadeau empoisonné.
    Une arme. Un chargeur.
    Je glousse alors que je l'entends rajouter:

    "Si vous le faites, vous scellerez un contrat. Vous ferez partis d’une organisation où votre avenir sera sécurisé et confortable. Vous connaissez mon quotidien dans le crime organisé. Je ne compte pas rompre ce lien car, en tant que représentant, il peut être très profitable dans le milieu politique autant sur le plan économique que favorable sur bien d’autres ressources. Des contacts politiques attendent que je sois le nouveau représentant afin de construire de nouvelles relations de collaboration. Selon votre statut, vous serez un conseiller. Votre rôle sera encore à déterminer en fonction de vos aptitudes sur le terrain."

    Me pense t-il débile ? Vos aptitudes sur le terrain... Soit nous sommes suiveurs, soit nous sommes meneurs. Dans le cas où nous sommes suiveurs, il se contentera de nous gracier d'un rôle moindre, pour nous faire taire sur les événements. Dans le cas inverse, sa menace vient effleurer nos oreilles pour appuyer mes pensées les plus sombres :

    [...] "Pour le pire, nos relations pourraient être lourdement péjorées. Ce ne sont pas des menaces. Je suis simplement un homme de parole."

    Mon sourire s'agrandit. En voilà un homme bien pensé et bien pesant.
    Ensemble nous franchissons le seuil de l'irrecevable, de l'impensable. Mon regard scrute ces hommes, ces femmes tétanisés par la peur qui jettent quelques propos agressifs. Je penche légèrement la tête sur le côté pour analyser au mieux la situation. Je prends nom et note des protagonistes qui m'entourent. Dans un avenir proche, les faire chanter à ce propos peut m'être fort utile.
    Mes hommes s'occupent de la femme enceinte. Je les sais non loin au final et cette simple idée me rassure. J'ai entretenu leur haine, durant tout le combat. Je le sais, ils vont revenir. Je penche la tête de côté sous les propos colériques des dirigeants. Symboliquement, je laisse tomber l'arme de Kane au sol en esquissant un sourire : je ne veux pas de ton aide chéri, voilà ce que signifie ce geste.

    J'avance encore d'un pas, gueulant symboliquement pour mes hommes au bas-étage :
    "Visez l'Intouchable. Touchez du viseur, effleurez du viseur celui que vous détestez. Préservez votre vie, votre envie de vivre mais n'hésitez pas à tirer pour moi, pour vous... Et pour eux."
    Et me glisse juste derrière Kane pour appuyer mes propos. Un sourire carnassier se dessine sur mes lèvres alors que je regarde la belle Vampire, impassible presque à nos côtés.
    Mon plan, subtile de vengeance et surtout spontané se fait, se dessine dans mon crâne car mes hommes vont revenir. Ils vont revenir, enragés. Et Kane sera sans défense...
    L'assaut est lancé et dans une ultime danse avec la mort, j'approche de la dirigeante tétanisée.
    Braquant le flingue récolté sur le mort en sa direction, j'approche tout doucement en soufflant :
    "Meine Liebe..." Frénésie alors qu'elle braque en ma direction une arme. Un gloussement sort de ma bouche alors que je vois son doigt, tremblant sur la gâchette. J'esquisse un pas de côté et tire en direction de sa hanche. Instantanément, elle laisse retomber son arme sur le bureau et tombe dans une position suggestive aux instincts de mâle qui m'habitent.
    Je m'approche. Je ressens la présence de mes hommes non loin de moi, je les sais non-loin. Cela me rassure, me réconforte dans ma frénésie alors que j'approche vers cette femme au torse avachis sur le bureau. J'effleure du bout de mon arme sa colonne vertébrale en soufflant :

    "L'heure est venue. Je ne te connais pas. Je ne sais pas qui tu es. J'ai envie de te violer, j'ai envie de te tuer mais..."
    Je caresse de ma main libre de toute arme ma barbe et me retournant vers Kane, j'observe son acharnement à l'égard de ces hommes.
    Silencieusement, je me retourne vers l'Inconnue. J'abats la crosse de mon arme sur le coin de son crâne, l’assommant temporairement, avant de refaire face à Kane.
    M'a t-il seulement surpris ? Je charge mon arme et visant un dirigeant non loin de lui, j'esquisse un parfait sourire. J'esquisse ce sourire qui lui souffle que je tiens avec lui, non-loin de lui. Ma balle part et selle le destin de Kane, tuant l'homme derrière lui.
    Silence.
    Nous sommes seuls au milieu des corps qui jonchent le sol, sans vie.
    Et alors que je jette un regard vers la femme que j'ai assommé, l'un de mes hommes force la porte et prend en joute Kane suivit de très près par mes autres hommes. Enragés, mes hommes déambulent en prenant place dans la pièce.

    La scène de théâtre commence.

    Je passe à côté d'eux alors qu'une pluie de balles hasardeuses s'abat dans la pièce. Braves bêtes. Saisissant le futur chef Vampirique d'une main de maître, je braque mon arme sur son crâne en soufflant :

    "Je n'hésiterais pas." mon sourire se dessine et dans ma toute folie j'avance face à eux, dos à l'extérieur. Je tiens en otage le chef, le futur chef Vampirique. Et rien que cette simple idée fait raidir quelque chose à l'intérieur de mon bas. Bras fermement plaqué sur le cou de Kane je lance à mes hommes ma seule et unique phrase :
    "Visez l'Intouchable. Touchez du viseur, effleurez du viseur celui que vous détestez. Préservez votre vie, votre envie de vivre mais n'hésitez pas à tirer pour moi, pour vous... Et pour eux."

    Une balle se loge dans la jambe de Kane. L'homme grogne, se débat mais je suis déterminé à ne pas le lâcher. A ne pas le tuer. Juste à le faire souffrir. A lui faire comprendre que son plan n'était pas aussi parfait que ça, qu'il n'est pas aussi parfait que ça et que le pouvoir est temporaire. Que mon plan, spontané, imprévisible est meilleur. Plus recevable que le sien.

    Une autre balle se loge dans l'autre jambe de Kane. Cette fois-ci, l'agresseur est inconnu au bataillon. Surement un homme de main du futur dirigeant de la plèbe qui a accompagné mes hommes... Son corps cède peu à peu sous le poids des balles. Poids qui ne le tuera pas, l'affaiblira certainement.
    Mes hommes tiennent en garde à présent toutes les personnes présentes dans la pièce. L'un d'eux vient même désarmer Kane et dans un mouvement euphorique le roue de coups alors que son corps tombe lourdement au sol lorsque je le lâche.

    Entrée au pouvoir. Déchéance avant l'heure. Je plante mon regard dans celui de la femme qui nous accompagne et alors que son prénom me saute à la figure je glisse le canon de mon pistolet sur mes lèvres, mimant le silence qui doit la soumettre au pouvoir.
    Mes hommes m'encadrent à présent et silencieusement, nous sortons de la pièce. Je salue poliment la sale d'un vague mouvement de la tête, laissant entrevoir la plaie presque béante qui souille mon dos.
    La plèbe attend au sous-sol l'accord pour entrer. Mais face à notre mutisme, s'écarte pour nous laisser passer. Peu à peu, nous pressons le pas, fuyant face à cette destinée.

    Heureux d'avoir vaincu temporairement Kane, nous fuyons loin de ce carnage sans nom.

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Edana J. May
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Posté le Dim 21 Aoû - 11:06, vous pouvez
Les conséquences de l'event: Kane a pris temporairement le pouvoir avant d'être arrêté par la Chambre des Anciens et placé en détention dans les geôles du Manoir, sans aucun contact extérieur. La Chambre prend temporairement le pouvoir, le temps de rétablir la stabilité du clan et son autorité est incontestable (de lourdes sanctions sont à prévoir si vous l'ouvrez trop en gros). Chaque protagoniste ayant aidé à renverser Hayden se retrouvent en procès et font face à de grosses sanctions ("prison", travaux d'intérêt général, exil du clan,...).


You know I love it when you say you're afraid But you hate it when I'm making you shake Hang the truth from a noose Put a hit man on the loose Now you're countin' on me makin' you dead Shinedown, it all adds up

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[EVENT] Bouleversement chez la plèbe vampirique

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