AccueilAccueil  FAQFAQ  MembresMembres  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


FORUM FERME
Retrouvez nous sur Whispers of Dawn, la V2 de Réversa! :
http://whispersofdawn.forumactif.com/

Partagez | .
 

 Apocalypse please [Eris]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
❝ Contacter le joueur ❞
avatar
Métier/Etudes : Etudes d'ingénieur
Nombre de messages : 1067
Opinions Politiques : Neutre
❝ Info + ❞

Feuille de personnage
Particularités:
Opinions:
Autres Comptes & Copyright:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Dim 29 Mai - 0:21, vous pouvez
C’était la première fois qu’il voyait ça. Lyle haussa un sourcil perplexe face au dealer qui paraissait ne pas plaisanter. Il refusait de lui vendre quelque chose. Depuis quand les dealers n’acceptaient-ils pas de faire leur taff. D’autant que c’était le second qui le refusait. Levant les yeux au ciel, l’ex humain – qui le redeviendrait d’ici deux semaines - dégagea sans un mot, se frayant un chemin dans la masse sombre qui constituait les participants de la rave venue animer une des nombreuses usines désaffectées de la Railways. Il ne voyait pas l’intérêt de s’énerver pour une came qui avait pour but premier de le shooter suffisamment pour qu’il n’ait pas la possibilité de réduire ses congénères en steak haché à la moindre contrariété. Et autant dire qu’avec son caractère de merde associé aux derniers événements, des contrariétés il en avait des tas. Pleins, qui lui parvenaient de manière sourde, comme on percevrait un brouhaha avec la tête sous l’eau. L’impression d’apnée en prime. Il était quasiment sûr d’être dégoûté du joins un bon moment après sa réhumanisation. Effet Pavlov, ça vous dit quelque chose ?

Un type lui rentra dedans et fit mine d’adopter un comportement agressif. Il n’est déjà pas hyper conciliant d’habitude, mais alors là c’était vraiment pas le moment. L’étudiant sentit le loup se presser contre ses parois mentales, ses yeux tournant très brièvement au jaune. Il n’attendit même pas la réaction de l’autre type qu’il le contourna et se fraya un chemin parmi les danseurs défoncés. Ce soir, il s’éclatait contre le mur. S’arrachait la gueule jusqu’à ne presque plus pouvoir bouger et à ce qu’il se demande comment il a fait pour rentrer tout seul. Tant pis pour les dealers. Il y avait l’alcool. Et les calmants qu’il avait ingurgités auparavant. Trompeurs, le nom de ces petites pilules. Soit elles n’étaient pas calibrées pour un nerveux comme lui, soit ils ne l’étaient pas pour un lycan nerveux en règle générale. Mais l’alcool et la drogue, ça marchait. Sûr.

Le plan aurait pu marcher. Il aurait vraiment pu. Il commençait déjà à se perdre dans la marée humaine, avec la chaleur et la musique qui lui montaient à la tête, et la nana qui le collait et qu’il collait, l’aidant à ce que son esprit aille se réfugier ailleurs. Il n’avait juste qu’à se laisser aller. Et à première vue, en voyant la façon dont ils se tripotaient sans aucune retenue quelconque, c’était plutôt bien partit. Mais ça, c’était sans compter sa méfiance de merde. Et sa capacité à se poser des questions, juste quand il le fallait. Juste quand il sentait que quelque chose ne tournait définitivement pas rond, et que ça allait lui retomber sur le coin du nez. Lyle soupira mentalement, avant de se laisser écarter de la fille dont il ne connaissait même pas le nom –non pas que ça ait une quelconque importance – et de s’éloigner rapidement. Aucune chance qu’elle le retrouve dans ces conditions. Etant donné la façon dont il l’avait allumée, elle allait le détester, et il n’était sûr de survivre longtemps s’il retombait un jour sur elle et qu’elle se souvenait de lui. De la même façon qu’il l’aurait détesté pour un coup pareil, et qu’il se détestait lui de lâcher la perspective d’une bonne fin de soirée. Fait chier. Mais cette foutue question se baladait insidieusement dans son esprit définitivement embrumé.

Pourquoi est-ce que des dealers refuseraient de lui vendre de la drogue, à lui et rien qu’à lui ?

Parce qu’on les avait payé pour le faire. Il n’avait strictement aucune envie de savoir qui était à l’origine de cette charmante attention. Parce que c’était pas quelqu’un de bienveillant. Les seules qui pourraient l’être étaient du genre plus directes. Il ne savait pas exactement pourquoi on faisait ça. Ou plutôt, il avait son idée mais il ne comprenait pas à quoi ça menait. Et comme il n’avait strictement aucune envie de faire face à cet esprit dérangé inconnu, il allait se barrer fissa avant que ça dégénère d’une façon ou d’une autre. Parce qu’il avait l’idée que ça ne pouvait que dégénérer.

S’éloignant de la foule, il traversa d’un pas vif les salles de plus en plus parsemées, plus ou moins glauques, avant d’atteindre des salles vides et taguées de partout, plus proches de la sortie. Soudain, il s’arrêta dans l’une d’elle. Parce qu’il avait vraiment la sensation que quelqu’un le suivait, et que son intuition se concrétisait. Lyle leva les yeux au ciel, pas effrayé le moins du monde, mais déjà contrarié. Il n’aimait pas la tournure que prenaient les événements. Avant même que la situation ait le temps de partir en vrille.


img

Je n’ai jamais été fidèle Et je n’ai jamais été quelqu’un de confiance Limite schizophrène Et fouteur de merde indiscutable Je n’ai jamais été loyal Si ce n’est à mon propre plaisir Je suis un marginal à jamais Le résultat d’un foyer brisé Je n’ai jamais été fidèle Et je n’ai jamais été quelqu’un de confiance Limite maniaco-dépressif Toujours à te casser les couilles Je n’ai jamais été reconnaissant C’est pourquoi je passe mes journées seul Je suis un marginal à jamais Le produit d’un foyer brisé

Traduction Black-Eyed - Placebo
Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
avatar
Eris Livingstone
❝ Ius Sanguinis ❞
Métier/Etudes : Photographe de Mode la journée et Traqueur de Nocturne la nuit (ouais, niveau emploi du temps superman c'est un gros bébé à côté)
Nombre de messages : 307
Opinions Politiques : Uh... Le mien ? Quelle question conne je vous jure...
❝ Info + ❞

Feuille de personnage
Particularités:
Opinions:
Autres Comptes & Copyright:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Dim 4 Sep - 15:22, vous pouvez

Un, deux, trois, voilà que même sans le savoir, tu joues déjà avec moi. Un, deux, trois, le loup que je traque sera bientôt entre mes doigts. Un, deux, trois, peu importe tes suppliques je t'arracherais moi-même ce que tu me dois. Ma gueule d'amour, innocente et frêle comme l'éclat du jour que l'encre de mes nuits amères vient entacher du sceau de mon monde fait d'abîme et de chimère, te voilà prise au piège en l'immonde de cette société aveugle qui en chaque instant nous vomit et de son râle sourd d'agonie furieusement gronde. Ne vois-tu pas l'absurde dissimulé à l'orée du masque de l'illusion, celui du bon qui depuis trop longtemps se craquèle et laisse paraître les fissures de ce visage que vénéneuse je morcèle afin de laisser éclater à la lumière de tes yeux la quintessence de cette réalité insalubre? Tu n'es qu'un naïf, un petit jeune con à l'esprit maladif, rongé et corrompu par cette créature qui nous a poussé au parjure, nous condamnant à l'éternel obscure. Seulement, des ténèbres royalement je me drape, en mon trône fait d'onyx et d'ébène farouchement je règne là où en ma chevelure d'ombre vient siéger ma couronne au cristal impure. Le fer et l'airain vient parfaire ma parure de régente en mon antre de la démesure. Je suis la lance de ta rédemption, le glaive de ton absolution. Lorsque je t'ai tendu la main pour faire de toi l'un de mes précieux fantassin, tu m'as tournée le dos pour fuir en ce lointain qui ne t'as apporté que cendre et poussière de rêve qui n'ont fait que t'asphyxier de leur air putride et malsain. Regrettes-tu aujourd'hui ce geste qui ne t'a offert que les miettes d'un avenir brisé, là où ce dernier aurait dû être lumineux pour la plus haute gloire des saints? Non bien sûr que non. Ma petite gueule d'amour aussi innocente et frêle que l'éclat du jour est bien loin de mon insidieux compte à rebours. Elle pense pouvoir maîtriser la bête furibonde là où je me fais l'horloge qui depuis les limbes lourdement tonne puis l'entraîne de son rythme hypnotique en mes sombres et pernicieuses catacombes.

Un, deux, trois, te voilà enfin face à moi. Un, deux, trois, bienvenue en mon antre de l'effroi. Un, deux, trois, il est temps pour toi de me payer ce que tu me dois. Les hommes de main d'Yvan Reshnikov te portent jusqu'à la salle que j'ai fait aménager spécialement pour l'occasion avant de te pousser sans ménagement face à moi. Me prélassant avec désinvolture en un trône baroque, je m'accoude de mon bras droit sur ce dernier, ma jambe gauche reposant sur l'autre accoudoir tandis que la droite, elle, reste fermement vissée au sol, mon talon parfaitement planté en la surface bétonnée. Je te souris à pleine dents, ravie de te revoir car cela faisait si longtemps que je ne t'avais pas incorporé en l'un de mes nébuleux plans. Jouant de ma main gauche avec l'une de mes mèches de cheveux que j'analyse un bref instant, laissant glisser mes doigts jusqu'aux pointes, je laisse celle-ci retomber sur mon épaule puis, t'adressant un clin d'œil, je t'avoue d'un ton mordant :

- C'est que tu m'aurais presque fait attendre dis-moi…

Toujours de la main gauche, je te présente l'endroit, te montre les lourdes chaînes vissées au plafond et qui demeurent en équilibre à quelques centimètres au-dessus du sol, les photographies de carnage de tes frères lycans que j'ai moi-même shooté, avant de t'indiquer d'un geste de l'index d'observer plus attentivement le sol. Sol marqué par les sillons carmins qui viennent dessiner une figure de loup avec d'inscrit juste en dessous : Lupus Daemonis. Les effluves métalliques du sang viennent chatouiller tes narines, tandis que je me redresse sur mon trône, prenant ainsi parfaitement assise en celui-ci, puis croisant les jambes je te demande un sourire mesquin aux lèvres :

- Alors mon chou, t'aime la déco? Je l'ai faite spécialement pour toi.

À ces mots, deux des hommes de mains d'Yvan te saisissent aux épaules et d'un coup de tibia à l'arrière de tes genoux t'obligent à demeurer ainsi, face pénitente devant moi. Reshnikov qui se trouve sur ma droite fait quelques pas en avant, te lance un sac de toile qui retombe à terre en un bruit sourd puis roule doucement jusqu'à toi, l'état visqueux de ce dernier et l'odeur qui en émane ne laisse rien présager de bon :

- J'espère que tu vas aimer, je l'ai choisi avec précaution, je voulais être sûre de ne pas me tromper tu comprends…

Un, deux, trois, voilà que même sans le savoir, tu joues déjà avec moi. Un, deux, trois, le loup que je traque est enfin entre mes doigts. Un, deux, trois, peu importe tes vaines suppliques, il est grand temps pour toi de payer ce que tu me dois. Ma gueule d'amour, innocente et frêle comme l'éclat du jour que l'encre de mes nuits amères vient entacher du sceau de mon monde fait d'abîme et de chimère, te voilà prise au piège en mon antre de l'effroi depuis lequel mon hymne à la folie furieusement gronde et te libère. Un, deux, trois, te voilà enfin face à moi. Un, deux, trois, bienvenue en mon jeu sournois. Un, deux, trois et le monde des vivants se referme déjà sur toi.

H.J:
 


Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
avatar
Métier/Etudes : Etudes d'ingénieur
Nombre de messages : 1067
Opinions Politiques : Neutre
❝ Info + ❞

Feuille de personnage
Particularités:
Opinions:
Autres Comptes & Copyright:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Dim 11 Sep - 23:26, vous pouvez
Et voilà que plusieurs gros balourds lui tombent dessus et l’emmènent, lui confirmant ainsi qu’il avait vraiment raison d’être paranoïaque. Balèze les gorilles, par ailleurs. Capables de gérer un lycan absolument furax. Bon, ils y parvenaient à trois, mais ils y parvenaient. On ne pouvait néanmoins pas réellement mettre leur réussite sur le compte de l’alcool. Autant dire que dès qu’ils avaient débarqué, il avait dessoulé direct. Et la suite n’était pas du genre à le calmer. :witch:

Une mascarade. Le truc qui oscillait entre le cabaret macabre et la pseudo cérémonie crypto-satanique. Lyle envoya un regard noir à l’auteur de tout ce bazar… avant de se rendre contre qu’il le connaissait très bien. Enfin, la. D’un certain côté, ca ressemblait très bien à Eris dans la mesure où cela faisait très longtemps qu’elle était passée de l’autre côté, et surtout qu’elle n’en n’était jamais revenue. Il aurait fallu se douter que sa lycanthropie avait de quoi la contrarier. Mais il se réhumanisait bientôt et ça, il était quasiment sûr qu’elle le savait déjà. Donc, étant donné qu’il n’était toujours pas mort, elle était là pour s’amuser un tout petit peu. Un coup à l’arrière des jambes le fit tomber, ce à quoi il répondit par un coup de coude dans le ventre du gorille qui l’avait foutu à terre. Hors de question de rentrer dans son jeu. Il n’avait pas réellement l’impression d’être en danger de mort. Par contre, ce qui l’attendait était peut-être pire, d’une certaine façon. Ca le ramenait à une seule conclusion : fallait vraiment qu’il arrête de coucher avec des cinglées.

Sa mine se fit consternée et révoltée quant il vit les inscriptions au sol. Et voilà, elle tombait dans le kitch.

« Non mais t’as pété un câble ?! C’est quoi ton problème, t’as bu de l’eau de mer?! »

Ragea-t-il en commençant à se relever… avant qu’un sac ne roule jusqu’à lui. Haussant un sourcil en sa direction, il l’attrapa d’un geste sec. Il y avait deux possibilités. Soit c’était un proche, et il faisait un massacre. Elle n’avait pas intérêt à avoir faire ça parce qu’à ce moment là, elle aurait signé son arrêt de mort. Super chasseresse de Nocturnes ou pas, on sous-estimait toujours ce que pouvait faire la haine sur une personne. Soit c’était un lycan et ça, rien à faire. Il sentait toujours le lien avec Elias, et c’était le seul lycan dont il avait besoin en vie. Il ne montra rien. Ca serait rentrer dans son petit délire. Il n’allait certainement pas lui faire ce plaisir. L’ex-humain ouvrit la toile. Un lycan, qu’il avait déjà croisé mais qu’il ne connaissait même pas. Qu’il ne pouvait pas blairer par défaut. Lyle envoya un regard blasé à Eris.

« Et quoi ? » Le lycan envoya le sac valser ailleurs comme s’il ne s’agissait que d’un sac de riz. « Tu parles d’un choix soigneux, je me fiche totalement de ce type. Si au moins t’avais pu être utile, mais même pas. »

Termina-t-il d’un ton sec, aux relents sarcastiques, en se relevant. Il n’avait pas du tout l’intention de se montrer plus faible qu’elle. Que cette cinglée égocentrique aille se faire foutre. Et toute son attitude communiquait cette pensée. Va te faire foutre. Les gorilles se tirèrent tout d’un coup. Se rapprochant d’Eris, il désigna de la main toute la pièce.

« Ca m’a l’air vachement bien préparé dis donc, fallait pas se donner toute cette peine. Mais tu fatigues on dirait. C’est quoi cette tendance à l’ésotérisme kitsch, hum ? »

La railla-t-il en croisant les bras. Tout en la provoquant, il réfléchissait. Pas à pourquoi il était dans ce pétrin, s’il y avait bien une chose à comprendre avec les détraqués, c’était bien qu’ils étaient… dingues. Ca pourrait venir d’un rien. Et franchement, il s’en fichait. S’il y avait bien une chose à laquelle il réfléchissait, c’était à sortir d’ici. Aucune idée de si ces types étaient définitivement partis ou non. Et puis, il avait peut-être bien envie de régler ses comptes avec cette garce.

« Mais vas-y, pourquoi tu boudes, raconte tout à tonton. »

Continua-t-il de se moquer d’elle. Elle savait déjà qu’il était comme ça. Le ton railleur, il ne l’avait épargné à personne, encore moins aux amantes. Elle avait fait de même. Sauf que là, il était non seulement sérieux, mais en plus irrité. Hors de question de rentrer dans sa mascarade, mais pour ça, il allait avoir besoin qu’elle se mette à table. Même s’il sentait son loup se manifester, qu’il envoyait bouler sans ménagement.


img

Je n’ai jamais été fidèle Et je n’ai jamais été quelqu’un de confiance Limite schizophrène Et fouteur de merde indiscutable Je n’ai jamais été loyal Si ce n’est à mon propre plaisir Je suis un marginal à jamais Le résultat d’un foyer brisé Je n’ai jamais été fidèle Et je n’ai jamais été quelqu’un de confiance Limite maniaco-dépressif Toujours à te casser les couilles Je n’ai jamais été reconnaissant C’est pourquoi je passe mes journées seul Je suis un marginal à jamais Le produit d’un foyer brisé

Traduction Black-Eyed - Placebo
Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
avatar
Eris Livingstone
❝ Ius Sanguinis ❞
Métier/Etudes : Photographe de Mode la journée et Traqueur de Nocturne la nuit (ouais, niveau emploi du temps superman c'est un gros bébé à côté)
Nombre de messages : 307
Opinions Politiques : Uh... Le mien ? Quelle question conne je vous jure...
❝ Info + ❞

Feuille de personnage
Particularités:
Opinions:
Autres Comptes & Copyright:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Mar 13 Sep - 18:06, vous pouvez

Un soupire franchit le seuil de mes lèvres, ô ma petite gueule d'amour, est-ce dont là tout ce que ton esprit peut lire perdu en l'antre des loups et autres obscures vautours ? D'un clappement de mains j'ordonne à mes larbins de disparaître hors de ma vue et mon terrain de jeu sibyllin. Te toisant un instant du regard, je finis par éclater de rire avant de te siffler au travers d'un sourire :

"Dieu que tu peux me décevoir. Heureusement que t'étais pas aussi pitoyable au lit… D'un autre côté, c'est bien toi ça… Je te demande d'user des quelques neurones qui se battent encore en duel en ta caboche de sale clébard décérébré, et toi, la seule chose que tu trouves à faire, c'est t'enfoncer encore plus profondément en l'océan de ta médiocrité. Si je ne te connaissais pas déjà, je pourrais aisément dire que ça dépasse l'entendement. T'es devenu encore plus minable et aveugle que ce que je pouvais imaginer, tant et si bien que ça en devient risible au possible. M'enfin, on va faire avec n'est-ce pas?"

Je me redresse en mon trône avec langueur, te dévisage avec ardeur, repose mon pied gauche qui claque de son talon contre l'asphalte avec fureur, prend appui de mon avant bras droit sur ma jambe droite me penchant ainsi un peu plus en avant d'un air provocateur. Tu ne comprends rien, n'anticipes pas plus loin que ce misérable éclat de demain qui gît lamentablement entre tes mains. Bientôt il ne subsistera plus aucune lueur en nos cœurs remplit a ras bord de nos horreurs et autres relents d'aigreur. Tout ce que l'on pensait certains ne sera plus qu'une simple esquisse issu des pensées fumantes des vils diablotins qui nous écorchent si avidement les mains, ébauche de larmes, de drames et de cendres à nos plus mornes matins. Quelle facette vois-tu de moi? Qui penses-tu véritable que je sois? La simple folle qui t'as enfermé en une rencontre au sommet de cette rage qui secrètement t'écartèle et t'étiole, ou bien, la prêtresse qui entre tes draps nuit après nuit tu idoles et te mène à ce savoir qui ronge tel le plus virulent des vitriol? Tu n'es qu'un imbécile qui croit lire en celle qu'il ne peut maîtriser et encore moins détruire.

"Je crois que tu n'as pas suffisamment regardé à l'intérieur du sac."

Je me lève alors, paumes de main vissées aux accoudoirs de mon siège avant d'avancer d'une démarche féline jusqu'à toi. Haussant des épaules un instant, je t'avoue un nouveau sourire aux lèvres fleurissant :

"Oh ma petite gueule d'amour, tu sais pourtant que c'est pas mon genre de bouder…"


En quelques pas, nous nous retrouvons face à face, mes mains viennent se déposer sur ton torse contre lequel je viens un instant me blottir avant de te murmurer au creux de l'oreille tout en la mordillant légèrement, en guise de nos souvenirs d'antan :

"Non moi j'arrache les vœux vibrants et m'empare de ce que mon cœur désir lorsqu'en un murmure il me dit : prend ! Mais maintenant qu'on est enfin seul toi et moi…"

Mes lèvres s'approchent des tiennes, les effleurent tandis que mon souffle chaud glisse doucement contre ta peau quand brusquement je m'écarte de toi en pivotant sur moi-même afin d'encastrer violemment le revers de mon poing en ta joue marquée de mon assaut insolent :

"Je t'ai pourtant dit de mieux regarder à l'intérieur de ce foutu sac."

Agrippant le col de ta veste, je te rapproche sèchement de moi, mes yeux pers emplis de mon ivresse d'infernale chasseresse, luisant telle une rivière d'émeraude irradiant au soleil couchant, te siffle entre mes lèvres fumantes de cette rage sous-jacente qui me guide de sa volonté écrasante :

"Tu ne comprends et ne vois rien, ça a toujours été ça ton problème. J'ai beau t'offrir la lumière, tu persistes à rester en les ténèbres qui t'enserrent. Tu crois quoi, ma jeune et pathétique gueule d'amour? Que je suis de celles qui sont un peu barrée mais juste suffisamment pour demeurer dans la catégorie des bonnes à baiser? Imbécile. Je suis plus lucide que tu ne l'as jamais été."

D'un geste vif, je t'attire à moi et t'assène un coup de genoux en l'estomac avant de déposer un baiser contre ta joue et de te relâcher. Je marche d'un pas lent, une distance de cinq mètres très exactement te séparant de moi, fais tomber à terre ma veste en cuir, m'empare d'une barre de fer que j'avais fait planter là tandis qu'à nouveau autour toi pernicieusement je louvoie :

"Ah Lyle, Lyle, Lyle. Mon bon et si mignon petit Lyle. N'oublie pas que si tu es encore là, c'est grâce à moi."

J'ouvre les hostilités en te portant un coup de l'outil devenu arme que tu bloques aisément de ton avant bras, puis, usant de ma souplesse et de mon poids plus léger, esquive le coup de poing que tu t'apprêtes à me donner en me baissant tout en laissant le plat de mon pied s'écraser en la jointure de ton genou gauche tandis que je viens broyer à deux mains ton dos de la dite barre de fer. Je suis ton mouvement et agrippe brutalement l'arrière de ton crâne de tes cheveux qu'avec vigueur j'empoigne avant d'à nouveau plaquer mes lèvres près de ton conduit auditif et de te chuchoter :

"Ta dette est bien plus élevée que ce que tu peux imaginer car, vois-tu ma petite gueule d'amour, c'est la vie que tu me dois."

D'un coup de pied je te repousse afin de te faire chanceler et t'écarter. Passant dans un premier temps la barre sur mon épaule droite, je commence à reprendre ma marche, te tournant parfois délibérément le dos, avant de me retourner finalement sur toi tout en faisant glisser l'arme de ton infortune de mon épaule à ma nuque tout en la bloquant sur celle-ci à l'aide de mes avant-bras qui viennent l'épouser avec perfection. Haussant doucement des épaules tout en te désignant l'ensemble de la pièce en une rotation effectuée de mon regard de jade embrasé par le feu de l'abject vérité :

"Allez Lyle, réfléchis un peu, regarde tous les indices que je t'ai donné. Trouve ce que tu as loupé et tu auras gagné le merveilleux droit de te venger."



Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
avatar
Métier/Etudes : Etudes d'ingénieur
Nombre de messages : 1067
Opinions Politiques : Neutre
❝ Info + ❞

Feuille de personnage
Particularités:
Opinions:
Autres Comptes & Copyright:
❝ Administrer le post ❞
Posté le Dim 9 Oct - 0:54, vous pouvez
« Va te faire foutre ! »

C’était bien la seule chose qu’il avait envie de lui dire. Paradoxalement, elle descendait de plus en plus dans son intérêt. Une barjo mégalomane, c’était bien la seule chose qu’elle était. Elle n’était pas si bête, ca, il le concédait. Mais ca serait la taille de son melon qui la perdrait. Conseil ou pas, elle se ferait avoir. Et franchement, vu la tournure que prenait les événements, s’il pouvait donner un coup de pouce pour que ça arrive plus vite que prévu, il n’hésiterait pas. Il était du genre rancunier, et le léger revers de fortune qu’il était en train de vivre n’avait rien pour améliorer cet aspect de sa personnalité. Fallait dire qu’il avait une personnalité lupine particulièrement hargneuse. Sur ses gardes, il la laissa quand même approcher. Enorme, énorme connerie.

A noter : l’alcool et la surprise ne font vraiment pas bon ménage, et lorsqu’il tenta de la bloquer elle lui fit une clé de bras, le mettant hors de lui.

« Parce que tu pensais être quoi d’autre pour moi que bonne à baiser ?! »

Dit-il en lui envoyant un coup en arrière et en se dégageant rapidement. Son ton autoritaire ? Il allait la lui faire perdre rapidement. Se déplaçant en sa direction d’une manière définitivement et anormalement rapide – sans doute la seule fois où il remercierait la lycanthropie, et encore – il attrapa la barre de fer qu’il envoya valser par la fenêtre, avant d’attraper la jeune femme, de la fouiller rapidement pour voir si elle ne lui réservait pas encore d’autres surprises, avant de la balancer quelques mètres en arrière. Tremblant, l’étudiant tenta de se calmer alors que le loup cherchait à faire surface par tous les moyens et autant dire qu’il était à deux doigts d’y parvenir. Ses yeux étaient déjà devenus jaunes.

Puis, une de ses phrases lui revint à l’esprit. Plus lucide que tu ne l’as jamais été. Pas la première fois qu’on lui disait quelque chose de ce genre. La très grande majorité du temps, ça le faisait ricaner mentalement. Mais pas ce soir. Et sans doute pas alors que c’était elle qui lui avait dit un truc pareil. D’abord faible, une sorte de convulsion partit de ses épaules, avant de devenir de plus en plus forte et que l’hilarité le fasse exploser. Il était littéralement mort de rire, mais d’un rire cruel, moqueur. Ils n’avaient rien compris. Elle n’avait rien compris.

« Putain ce que tu peux être conne ! C’est toi qui n’a rien comprit ! »

Peut-être n’avait-il pas toutes les cartes en main dans cette histoire. Mais au moins lui en avait conscience. Elle avait peut-être tué de façon directe. Lui avait été bien plus mesquin que ça. Toujours hilare, l’ex-humain alla s’assoir sur le siège bizarroïde qu’elle avait foutu là en mettant ses jambes sur accoudoir et la tête sur l’autre. Lyle s’alluma une cigarette pour essayer de se calmer.

« Je crois qu’il doit bien n’y avoir que les flics pour ne pas savoir ce que tu trafiques Trésor. Alors que pour moi... Je crois bien qu’il te manque facilement la moitié des informations. T’es tellement mégalo que tu passes à côté de ce qui est important. »

La nargua-t-il, clairement railleur. Il était absolument sûr de deux choses, c’était qu’elle n’était pas au courant pour ses origines, et encore moins de la magouille avec Alyssa. Il n’était pas du genre à se mouiller sans être sûr qu’on ne remontrait jamais à lui. Il était évident qu’il n’irait jamais « faire équipe » - comme si ca aussi c’était son genre – avec quelqu’un comme Eris. Définitivement trop instable. L’intérêt avec Alyssa, c’était qu’elle n’avait aucun intérêt à le balancer. Et elle savait qu’il n’en n’avait aucun de son côté aussi. Il ne tenait pas à ce que la vengeance le coule aussi. Au contraire. Il se faisait un plaisir de les voir sombrer en restant bien au sec. D’un côté, narguer la jeune humaine ainsi lui permettait de calmer ne serait-ce qu’un peu les ardeurs de cette dernière. Il se doutait que ça la ferait réfléchir sur ce qu’elle avait pu zapper, moins bête qu’on pouvait bien la croire. De l’autre, ça lui permettait de réfléchir tout en la surveillant du coin de l’œil. Elle restait dangereuse même sans arme physique.

« Je suis sans doute l’humain qui les connait le mieux dans cette foutue ville. »

Marmonna-t-il, clairement pas suffisamment fort pour qu’elle entende de là où elle était. Il espérait d’ailleurs que ça allait beaucoup l’agacer. Le temps qu’il rejette la fumée, volontairement lentement, qu’il pensait avoir comprit ce à quoi rimait ce bazar. Ca l’agaçait, certes, mais la faire redescendre sur terre –du moins, un tout petit peu – en lui faisant comprendre que de toute façon elle non plus n’avait pas toutes les cartes en main lui permettait de se calmer un peu. Un long sourire sarcastique poussa sur ses lèvres.

« Bon, et donc ce type a voulu me tuer, c’est ça ? »

Et elle lui avait apparemment rendu la politesse. Mais en réussissant, cette fois. Ce qui restait à savoir, c’était pourquoi. Quoique là, il avait peut-être un début de réponse. Et aussi ce qu’elle pouvait attendre de lui en retour. Là, il fallait être bien clair : après le coup qu’elle venait de lui faire, autant dire qu’elle avait intérêt à avoir des arguments très solides. Là, il ne pensait qu’à une chose. La pourrir.


img

Je n’ai jamais été fidèle Et je n’ai jamais été quelqu’un de confiance Limite schizophrène Et fouteur de merde indiscutable Je n’ai jamais été loyal Si ce n’est à mon propre plaisir Je suis un marginal à jamais Le résultat d’un foyer brisé Je n’ai jamais été fidèle Et je n’ai jamais été quelqu’un de confiance Limite maniaco-dépressif Toujours à te casser les couilles Je n’ai jamais été reconnaissant C’est pourquoi je passe mes journées seul Je suis un marginal à jamais Le produit d’un foyer brisé

Traduction Black-Eyed - Placebo
Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
avatar
Narrateur
❝ Let me tell you a story... ❞
Nombre de messages : 2483
❝ Info + ❞
❝ Administrer le post ❞
Posté le Mar 6 Déc - 9:48, vous pouvez
Bonjour!
Le rp n'a pas reçu de réponse depuis plus d'un mois. N'oubliez pas d'y répondre dans les délais , ou en cas d'absence de demander à un administrateur de le déplacer dans les rp's en attente. Dans le cas où celui-ci serait terminé, n'oubliez pas de le faire archiver sur ce sujet, en cas d'absence, vous pouvez bien entendu le faire placer dans la section des rp's en attente. Il vous suffira d'envoyer un mp à un administrateur pour le déplacer par la suite dans la section où il se trouvait auparavant.
Merci d'avance =D
Le staff
Revenir en haut Aller en bas
❝ Contacter le joueur ❞
❝ Info + ❞
❝ Administrer le post ❞
Posté le , vous pouvez
Revenir en haut Aller en bas
 

Apocalypse please [Eris]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» rapport de bataille apocalypse
» Codex Apocalypse
» reportage photo : Apocalypse chez les Dark Angels
» "Konkour Gros Boum" fin d'année Apocalypse
» SUJET TERMINE - Bombe Humaine - Caractère explosif? [Eris]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Une question d'opposé? :: Reversa City :: Railway street-
Les Petits Plus

What's up?

REFONTE DU FORUM
La découvrir - La suivre

STATISTIQUES:
Anges: 7
Elfes: 7
Humains: 12
Conseil: 5
Prometheus: 3 Avalon: 3
Lycans: 8
Spectres: 4
Vampires: 8
Léviathan: 2
Mithra: 4 Gaïa: 1

Votez pour le forum ♥