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 Walking disaster [Eliott]

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Une main vint écraser le réveil à côté de lui, ce qui eu pour effet de faire taire le petit engin et de le faire grogner de dépit. Déjà 7h. S’il ne voulait pas arriver en retard en cours, il allait devoir se lever fissa. Se mettant sur ses deux pieds, il se dirigea sans trop se presser vers la salle de bain. Ce qui était bien avec un appartement absolument impersonnel où même pas dix meubles avaient prit place, c’était qu’on risquait beaucoup moins de se cogner contre quelque chose. Et donc, qu’on pouvait se déplacer avec les yeux presque fermés sans risquer de se casser la gueule. Il ne dirait clairement pas la même chose de l’appartement de William. Les yeux à demi fermés, il allait se mettre la tête dans l’eau quand il comprit que quelque chose n’allait définitivement pas. L’étudiant se réveilla définitivement en se regardant dans la glace.

Pourquoi diable avait-il la tête d’un gamin d’environ 12 ans ?

C’était lui, de toute évidence. Mais ce n’était pas normal, du moins, aux dernières nouvelles il avait encore 29 ans. Ecarquillant les yeux, il fixa son reflet un instant avant que l’image ne se remplace subitement. C’était le bon reflet cette fois-ci. Enfin, presque. Si on exceptait la lumière furieuse qu’il voyait dans son regard. L’humain recula d’un pas. Son reflet ne le suivit pas. La première chose qu’il pensa fut qu’il était en train de péter un câble. En train de sombrer dans la démence. Aux dernières infos en tout cas, votre reflet dans le miroir n’avait pas de volonté propre. Pour le moment, celui-ci ne bougeait pas, se contentant de le regarder avec une animosité certaine. Il avait l’impression de faire face à une boule de hargne humaine. Soudain, son « reflet » frappa brusquement ses deux mains sur le meuble, se penchant vers lui.

« Laisse-moi revenir ! Bordel, tu ne peux pas gérer tout seul alors laisse moi revenir ! »

Ragea son sosie en face de lui. L’humain réfléchit un moment avant d’avoir un doute qui se transforma en certitude. Le type absolument antipathique qui lui faisait face, c’était bien lui. Mais la version sans amnésie. Le fossé entre eux lui paraissait tellement énorme qu’il eu à nouveau une montée d’angoisse. Il avait déjà eu la sensation qu’il était un étranger pour lui-même, mais à ce point là… Et puis, il pouvait bien lui dire ce qu’il voulait, il était absolument incapable de faire revenir sa mémoire. Comme s’il l’avait entendu, le type en face de lui souffla profondément en levant les yeux au ciel d’un air excédé avant de se masser les tempes comme pour essayer de se calmer.

« Tu veux que je te donne une première preuve qui montre que tu n’es qu’un foutu incapable ? L’humain ne répondit pas, et son reflet en face de lui marqua une pause avant de continuer. Tu réfléchis pas assez ! T’es déjà en train de penser que tu vas rejoindre la bande à Hugo Strange, mais à aucun moment tu te dis qu’il y a un truc qui déconne ! »

Ah si si, il voyait très bien. Il était en train de se faire engueuler par son jumeau maléfique. Ce dernier leva une nouvelle fois les yeux au ciel avant de le foudroyer du regard.

« Mec, on est dimanche ! »

Il n’eut pas le temps de comprendre ce que cela voulait dire qu’il entendit des bruits s’écraser sur la porte, et que lui se ramassa sur le sol. L’humain grogna de douleur avant de pousser un soupir de soulagement. D’accord dimanche. Pas de réveil pour lui le dimanche, il travaillait le soir. Bonne nouvelle, il n’hallucinait pas. Pas encore. Par contre, son inconscient avait visiblement une dent contre lui. Enfilant rapidement un jean, le jeune homme alla voir à travers l’œil de sa porte qui pouvait vouloir le voir. A première vue une femme, plutôt jeune, métisse, les cheveux bouclés. Elle ne lui disait absolument rien. L’humain réfléchit deux minutes, le plus rapidement possible. Le problème, c’était que ce n’était pas parce qu’elle ne lui disait rien qu’il ne la connaissait pas. Et surtout, qu’elle ne lui voulait pas la peau. En deux semaines et demi, il avait comprit deux trois trucs. Notamment qu’il y avait pas mal de monde qui auraient bien envie de lui casser prestement la gueule, mais qu’heureusement tout le monde ne passait pas à l’acte. En fait, c’était surtout majoritairement des filles qui le pourrissaient allègrement pour des crasses dont il ne se souvenait pas, du moins pour la majeure partie. Anthea avait bien essayé de lui faire un topo, mais ce n’était que partiel et il en était surtout ressortit en ce demandant comment il avait réussi à survivre jusqu’à maintenant et pourquoi diable il faisait des conneries pareilles. En même temps, s’il était aussi sympathique que ce qu’il avait vu dans son rêve, il ne pouvait pas réellement les blâmer… Bon, il n’allait tout de même pas rester planté derrière la porte sans rien dire. Lyle inspira à fond avant d’ouvrir et de buguer quelques secondes. Il avait l’air con, mais il venait de se rendre compte qu’il n’avait pas prit le temps de se demander s’il allait la jouer franche, ou s’il allait faire comme si rien ne s’était passé et qu’il était toujours un enfoiré misanthrope. Oh et puis merde.

« Bon, je vais faire un truc complètement stupide. Je n’ai aucune idée de qui vous pouvez bien être, je n’ai aucune idée de quelle crasse j’ai bien pu vous faire, mais je suis désolé. Vraiment, sincèrement. De ce que j’ai cru comprendre, j’ai vraiment l’air d’être un salaud. Le truc, c’est que là, vous pourrez m’engueuler autant que vous voudrez, c’est un peu comme si vous vous trompiez de personne. Donc ce que je vous propose, c’est de laisser un message, ou de revenir m’engueuler plus tard. L’étudiant fit une pause en la regardant, réfléchissant. Enfin, je dis ça mais il est complètement con mon plan. Surtout que si ca se trouve vous êtes juste factrice et je dois juste signer un recommandé. Apparemment imperturbable, l’humain marqua une pause avant de continuer. Je crois que je vais vraiment finir dans le bureau d’Hugo Strange. »

L’humain inspira un coup, définitivement agacé par lui-même, avant de reporter de nouveau son attention sur la jeune humaine. Il ne voulait même pas imaginer ce que pouvait penser la jeune femme en face de lui devant un type les cheveux en batailles et presque trop grand pour passer la porte et qui débitait absolument n’importe quoi.

« Et du coup, je vais commencer par ce qui aurait dû être le début : vous êtes ? »


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Je n’ai jamais été fidèle Et je n’ai jamais été quelqu’un de confiance Limite schizophrène Et fouteur de merde indiscutable Je n’ai jamais été loyal Si ce n’est à mon propre plaisir Je suis un marginal à jamais Le résultat d’un foyer brisé Je n’ai jamais été fidèle Et je n’ai jamais été quelqu’un de confiance Limite maniaco-dépressif Toujours à te casser les couilles Je n’ai jamais été reconnaissant C’est pourquoi je passe mes journées seul Je suis un marginal à jamais Le produit d’un foyer brisé

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Posté le Mer 6 Juil - 17:08, vous pouvez

Ah bon. Le rituel n’est donc pas sans risques majeurs. Ah. Il arrive qu’il y ait des problèmes dans le processus, auxquels on doit des conséquences aléatoires. Ah. Elle comprend mieux, maintenant, l’inquiétude et la hargne dont Matt avait fait preuve lors de leur rendez-vous… Si elle avait su avant les risques qu’elle courrait, sa décision aurait-elle été différente ? Scrutant le vert lumineux de ses iris dans le miroir, Eliott cherche une réponse honnête à cette question… Et ne trouve rien, n’en sait rien. Peut-être qu’elle aurait réfléchi un peu plus longtemps, se serait un peu mieux renseignée pour les connaître, déjà, ces risques, plutôt que de foncer tête baissée… Mais au final, plus convaincue que jamais que le vampirisme n’était vraiment pas pour elle, elle en vient à se dire qu’elle aurait quand même sauté le pas.

Quoiqu’il en soit, elle, pour sa part, s’en sort très bien. La réadaptation à une vie humaine se fait avec une déconcertante facilité. L’apparente jeune femme aime à penser que sa bonne volonté y est pour beaucoup, qu’il en irait différemment de quelqu’un qui n’aurait pas souhaité autant qu’elle revenir à l’humanité. Pour elle, en tous cas, tout coule de source. Il lui avait fallu seulement quelques jours pour réveiller tous ses organes internes et retrouver un mode d’alimentation de jeune femme de vingt cinq ans, une semaine pour retrouver un cycle de sommeil noctambule et une vie diurne… Et autant pour cesser de se soucier des rayons UV. A plus d’un titre, Eliott se sentait revivre. Savoir que d’autres vivaient cette expérience différemment, en souffraient, est, de ce fait, pour elle, une incroyable déveine. Aussi, elle n’a pas hésité un seul instant quand le spectre Lorens, chargé de son suivi, l’a appelée pour lui demander son aide avec un nocturne rencontrant plus de difficultés. Elle voit ça comme une chance d’aider son prochain et il lui est impossible de ne pas répondre à l’appel.

Délaissant son reflet et son sourire sibyllin, Eliott file sous une douche, tiède, pour se réveiller en douceur. S’en suit le reste de sa routine matinale. Elle entretient son épaisse toison blonde, sa peau, applique un peu de khôl et d’eye-liner sur ses yeux et, vêtue d’un pantacourt en jean, tout simple, et d’un top ample découvrant l’une de ses épaules, finit par quitter son appartement juste au moment où le « Tutut ! » du taxi l’appelle. C’est beau, autant de synchronisation. Sans faire de manières, elle monte dans la voiture, délivre l’adresse donnée par Lorens au chauffeur et se cale tranquillement dans la banquette, coinçant ses mains entre ses cuisses. Sur la route, elle se demande ce qu’elle va trouver derrière la porte de l’appartement… Quand quel état ? C’est la première fois qu’elle va rencontrer un nocturne qui a également subi le rituel, la sensation qui en résulte est nimbée d’étrangeté. Elle ignore s’il l’a subi de son propre chef, s’il lui a été imposé… En fait, elle ignore tout sauf son nom : Lyle Abrams.

Quand la voiture s’arrête, l’apparente jeune femme s’accorde quelques secondes durant lesquelles elle observe l’immeuble. On est assez loin du Ritz, c’est indéniable… Mais, réduisant au plus absolu des mutismes ses appréhensions, elle paie le chauffeur et n’hésite pas d’avantage avant de s’engouffrer dans le building. Motivée, elle décide de prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur et c’est quelques minutes avant huit heures qu’elle frappe à la porte de l’appartement. C’est tôt quand même, huit heures… songe-t-elle en se mordant l’intérieur de la joue. C’est une consigne du spectre, aussi s’est-elle exécutée, mais tout de même, pour un dimanche, c’est tôt… Saisissant la hanse de son sac à main, elle patiente, se dandinant d’un pied sur l’autre, avant de se raidir en entendant du bruit de l’autre côté de la porte. Un bruit de chute. Elle se mord l’intérieur de la lèvre, espérant ne pas avoir réveillé le dénommé « Lyle ». Quand la porte s’ouvre sur lui, elle s’efforce de faire naître un sourire qu’elle veut avenant sur ses lèvres et s’apprête à le saluer, mais… Il ne lui en laisse pas l’occasion.

Frappé d’une véritable diarrhée verbale, il l’assomme d’un long monologue qui la laisse pantoise, et fait se faner son sourire. Ah, le rituel peut donc engendrer de l’amnésie. Intéressant. Va-t-elle baisser les bras ? Certainement pas. En l’entendant parler d’Hugo Strange, Eliott sait qu’ils sont faits pour s’entendre. Son sourire, d’ailleurs, revient instantanément à cette simple évocation, rieur. Patiente, elle le laisse achever sa litanie pour, une fois fait, lui tendre la main. « Bonjour. Je m’appelle Eliott Lovelace et je me demande ce qui serait le pire... Finir dans le bureau de Strange ou de Crane ?… » Les deux perspectives sont aussi peu ragoutantes l’une que l’autre… Elle lui sourit plus largement. « Remarque, on peut trouver pire. Que pensez-vous d’un petit tour chez le Dollmaker ? » Malsain à crever… Quoiqu’il en soit, Eliott enchaîne, avant que son comparse n’ait le temps de se demander quelle cinglée toque chez lui aussi tôt un dimanche pour parler Batman. « J’ai obtenu vos coordonnées par Monsieur Hepburn. Il a pensé que je pourrai vous aider… » Reste à savoir s’il a envie qu’elle l’aide…




La pensée qu'il puisse exister des anges m'a toujours faite suffoquer. Penser à eux, s'enivrant de nectar. Penser à eux, et leur arracher leurs dents fragiles. Penser à eux, et couper leurs ailes minuscules... Tout ce que tu diras pourra et sera utilisé contre toi, alors ne prononce que mon nom...
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Posté le Mer 6 Juil - 18:57, vous pouvez
Sur le coup, sa réponse le fit rire. Jaune, le rire. En fait, il se demandait si ce n’était vraiment qu’une simple blague, ou s’il avait juste un tantinet contrarié une cinglée. Il allait demander si c’était des menaces de mort – douloureuses – déguisées quand l’humaine en face de lui finit par expliquer ce qu’elle faisait là. Lyle souffla de soulagement avant de lui faire un large sourire. Là, il avait l’air nettement moins dérangé que quand il avait commencé à parler. Et puis, elle lui paraissait plutôt sympathique.

« Ah, donc vous ne voulez pas ma peau alors ? Cool. Lyle se décala pour la laisser rentrer. A moins que vous préfériez le pallier, mais je pense que c’est moins confortable. »

Attendant qu’elle soit rentrée, l’humain réfléchit rapidement à ce pourquoi Hepburn avait pensé qu’elle aurait pu l’aider. La situation était tellement bizarre qu’elle en devenait compliquée. Il y avait bien des gens qui savaient comment avait débuté sa vie. Peu, mais il y en avait. Mais Maë était formelle. Tant qu’on ne savait pas exactement ce qu’il s’était passé, personne ne lui disait rien, notamment sur certains points précis dont il ne connaissait pas, évidemment, la teneur. Sans doute ces points clés qui faisaient que son comportement avait changé si… radicalement. Un étranger pour lui-même. Sans appropriation personnelle de ses souvenirs, elle avait peur qu’il ne retrouve jamais vraiment la mémoire. Voir pire.

L’entrée débouchait directement sur un salon impersonnel à pleurer. Pas de photos, pas de cadres, le strict minimum. Il n’avait rien trouvé ici. Il ne saurait même pas dire si ce vide venait d’un manque de temps ou d’un manque d’envie. A vu de nez, il dirait plutôt d’envie.

« Vous voulez prendre quelque chose ? J’ai du café, et… L’humain inspecta ses placards. J’ai juste du café en fait. ‘Fin j’ai de l’alcool aussi, mais à huit heures du matin c’est un peu dur quand même. »

Fit-il avec un sourire narquois. Pour ce qui était de la nourriture, c’était également un peu vide. Il n’avait pas eu le temps de faire les courses, et de toute évidence il n’était pas tellement du genre gâteau. Commençant à faire marcher la cafetière, l’humain revint dans le salon avant de s’adosser à la table.

« Vous pouvez vous assoir vous savez ? dit-il avec un petit sourire. Au fait, pourquoi Hepburn pense que vous pouvez m’aider ? Vous avez une machine à remonter le temps ? Je tiens tout de même à préciser que je refuse toute méthode à la Crane. »

Termina-t-il avec un grand sourire. Il changeait radicalement de la façon dont on avait pu le connaitre avant. Sec, antipathique, il l’aurait envoyé bouler sans même ouvrir la porte ne serait-ce que parce qu’il n’en n’aurait rien eu à foutre. Mais maintenant… Il ne se rendait même pas compte lui-même du changement. Il manquait beaucoup trop de pièces au puzzle. Pour l’instant, il avait réellement l’impression d’avoir un jumeau maléfique. Il n’était même pas sûr d’avoir beaucoup de points communs avec ce dernier. Plus ça allait, et plus il avait vraiment l’impression de frôler le trouble dissociatif. Une gêne reconnaissable commença à pointer son nez.

« Euh, juste, ça vous dérange si je fume à la fenêtre ? J’ai découvert que j’étais sacrément accro à ce truc en sortant de l’hôpital. »

Dit-il en grimaçant. Il s’était mit à être bizarrement de mauvaise humeur, jusqu’à ce que Maë lui tende une cigarette, visiblement à contrecœur. Il avait comprit de cette façon là. Il ne détaillerait pas autant les choses en temps normal, même avec l’amnésie. Mais le fait qu’elle connaisse Hepburn lui laissait penser qu’elle venait, a priori, sans mauvaises pensées. Lyle la détailla rapidement. Humaine, pas de doute là-dessus. Pas flic. Il ne savait pas pourquoi, mais il avait découvert qu’il était un radar à flic. Tu m’étonnes. Médecin peut-être ? Ca pourrait. Ou alors, une fraichement ritualisée, comme lui. Il mourait d’envie de lui demander. Mais il préférait qu’elle commence elle-même.


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Posté le Lun 11 Juil - 16:32, vous pouvez

Le sourire qui lui est adressé est éloquent. Non, je ne veux pas ta peau semble-t-il lui confirmer. « Merci, c’est gentil. » se contente-t-elle pourtant de relever, avant de passer le palier. D’un regard circulaire, rapide mais acéré, elle fait le tour du périmètre. L’ensemble est propre, relativement bien entretenu, mais… Terriblement froid. Pas de décoration d’intérieur, aucune touche réellement personnelle, rien de chaleureux… Un frisson remonte le long de l’échine d’Eliott. Elle trouve le tout tellement aceptisé qu’elle s’imagine mal avoir plaisir à rentrer ici après une longue journée de travail… Rien ne suggère le cosy d’un chez soi douillet, ce qui est très éloigné des ambiances qu’elle apprécie. Mais chacun ses goûts après tout, peut-être que ce Lyle, lui, apprécie le caractère sobre et détaché de son appartement ? Elle le lui souhaite, en tous les cas.

De nouveau, il la fait sourire, de par ses réflexions. « Je vais passer mon tour, je vous remercie. En fait, j’envisageais de vous inviter à prendre un petit déjeuner en extérieur. Pourquoi pas manger des œufs, du lard et des pancakes ? » Les petits déjeuner… Diantre, ce que ça lui a manqué pendant son vampirisme… Elle lui laisse le temps dont il a besoin pour décider si oui ou non la proposition le tentait, et puisqu’il l’invite à le faire, s’assied sur le canapé, enlevant de son bras son sac à main qu’elle dépose à ses pieds. Avec une aise relative, elle croise une jambe sur l’autre et inspecte silencieusement l’homme qui lui fait face, sans jugement aucun. Elle se contente de, comme robotique, tenter de relever des informations le concernant, des informations qu’il ne lui dirait pas forcément mais que certains détails trahiraient…

Comme la cigarette ? D’un geste désinvolte, elle lui fait comprendre que ça ne la dérange pas qu’il fume à côté d’elle. « Vous êtes chez vous. » Commente-t-elle tout de même, sans animosité. C’est une mauvaise habitude, mais quand on est immortel, pourquoi se soucier de quelque chose qui, de toute façon, ne vous tuera pas ? Elle trouve cependant curieux qu’il soit accroc, de par ses propres termes… Elle n’aurait jamais cru que la cigarette peut également provoquer la dépendance chez les morts-vivants… C’est bon à savoir.

Patiente, elle attend qu’il ait allumé son clou de cercueil et d’avoir récupéré l’entièreté de son attention avant de se lancer. « Je n’ai ni machine à remonter le temps ni drogues de l’acabit de celles de Crane… » commence-t-elle. « Par contre, si vous le voulez, je peux être une béquille pour vous. » L’image est peu flatteuse, mais Eliott a eu beau en chercher une autre dans le taxi, elle n’en a pas trouvé, le terme « bouée de sauvetage » lui semblant être un peu… Too much. « J’ai été ritualisée il y a peu, et de ce que j’ai cru comprendre, ça s’est mieux passé pour moi que pour vous. Néanmoins, nous revenons tous les deux du même monde je crois. J’ai été vampire pendant presque cent cinquante ans avant d’en revenir. Je pense que Monsieur Hepburn a pensé que mon expérience pourrait vous être utile… » En énonçant ceci à voix haute, Eliott espère ne pas se donner un air trop présomptueux. Elle qui honnit l’orgueil, ce serait un comble ! Néanmoins, à l’écoute de ses propres paroles, elle ne peut s’empêcher de se demander si c’est sa longue vie en général qui lui a valu la sollicitation du spectre ou simplement la dernière des épreuves par lesquelles elle est passée… Elle lui poserait la question, à l’occasion. « Mais dans un premier temps, si vous êtes d’accord, que diriez-vous que nous apprenions à nous connaître un peu mieux ? » Savoir si le feeling passe est tout de même un minimum dans ce genre de situation… « C’est vrai que les circonstances sont quelques peu… Particulières, qu’elles manquent du spontané d’une fête ou du cadre décontracté d’un bar mais… Si on regarde à la finalité, l’ambiance de rencontre peut être très accessoire, non ? » Elle-même n’en est pas certaine… A la réflexion, il faut être deux pour ce genre d’accord tacite… Sinon, c’est caduc…




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Posté le Jeu 28 Juil - 1:38, vous pouvez
Sa proposition le fit hausser les sourcils. Sans doute parce qu’il ne mangeait pas le matin, ou alors, ce reflexe ne lui était pas revenu. Par contre, celui de la clope, si. Celui du café également. Et encore, il pensait en boire beaucoup quand il avait vu la capacité hallucinante que William était capable d’en engorger en une journée. Il allait faire une réflexion quand il décida qu’il allait plutôt la fermer. La seule qui lui était venue à l’esprit avait été « Oh la vache, vous mangez beaucoup ! », et il sentait que ça pourrait être vexant. Surtout que c’était sans doute lui qui en fait, ne mangeait pas beaucoup, et qu’elle pouvait bien manger comme elle le voulait. Il se rendit compte qu’il était en train de penser tout ça dans sa tête et que cela devait commencer à devenir bizarre et lui fit un sourire.

« Si vous voulez. »

Pas comme s’il avait vraiment quelque chose à faire pour le moment, et il était curieux de savoir où elle voulait en venir. Allumant sa cigarette, il s’assit sur le rebord de la fenêtre avant de rejeter la fumée dehors. Il se contenta de hausser les sourcils quand elle lui dit qu’elle pourrait lui servir de « béquille ». Il ne voyait pas comment elle pourrait faire ça, et surtout, il n’avait pas la sensation d’en avoir besoin. Il avait peu d’entourage, certes. Mais celui qu’il avait était plus que fiable. L’humain manqua de s’étouffer avec la fumée de sa clope en l’entendant donner son âge et écarquilla les yeux.

« Wahou. Vous êtes super vieille ! Lyle fronça les sourcils en se rendant compte de ce qu’il venait de dire. Euh, oubliez la phrase d’avant. C’est super gentil de votre part, mais il vous a dit que j’étais un lycan auparavant, et que surtout, je ne l’étais resté que trois mois ? »

Lorens Hepburn lui apparaissait définitivement comme un type assez bizarre. En temps normal, ça aurait activé sa paranoïa, mais pas maintenant. Certaines choses lui étaient également revenues à son propos, comme le fait que le flic avait voulu l’envoyer en prison pour un crime qu’il n’avait pas commit. Puis qu’ils s’étaient fait tirer dessus dans les minutes suivantes, ce qui avait apparemment fait définitivement comprendre à Hepburn que ce n’était de toute évidence pas lui. Si ce n’était pas ce qui l’avait le plus choqué quand les souvenirs lui étaient revenus, la façon dont il l’avait incendié – que ce soit avant ou après la fusillade – lui avait fait comprendre pourquoi Lorens avait l’air de se méfier de lui. Mais il restait quand même un type bizarre.

Il retint un rire nerveux quand elle continua. La connaitre elle, il n’avait rien contre, mais le contraire risquait d’être difficile. Il se connaissait à peine lui-même. Le rituel n’avait pas seulement effacé ses souvenirs, il avait également fait disparaître sa personnalité de départ. A moins qu’elle ne l’ait plutôt fait revenir. Terminant sa cigarette, il écrasa le mégot dans le cendrier avant de lui sourire.

« Enfin, si vous voulez mais vous savez… En soi, je le vis plutôt bien le Rituel. Bon d’accord, ma mémoire s’est tirée, mais je me sens bien quand même. J’attends que ça revienne. »

Dit-il en haussant les épaules. En fait, depuis son amnésie il était plutôt du genre calme. Calme, à la limite de l’imperturbable. Son sourire s’agrandit.

« Mais je suis d’accord, que vous ne vous soyez au moins pas déplacé pour rien. Je reviens juste dans deux secondes le temps d’éteindre la cafetière, qu’elle ne crame pas l’immeuble. »

Sa voisine du dessus avait l’air de suffisamment lui en vouloir comme ça. Les autres, eux, avaient l’air d’être dans une relative indifférence à son égard. Il allait tout de même passer ça sous silence. Et le reste aussi. Elle était peut-être la première personne qu’il croisait à part ses proches depuis sa sortie de l’hôpital qui ne lui était pas hostile d’une manière ou d’une autre. Il avait clairement conscience que le retour de bâton était sans doute parfaitement mérité même si cela restait très théorique. Il avait l’impression de devoir gérer les actions d’un double maléfique qui n’était absolument pas lui et de devoir jouer sur les deux tableaux. Les reflexes qui lui revenaient avec les trois seules personnes qui avaient l’air de compter pour lui n’était pas si éloignés de son comportement actuel mais pour le reste… Il avait l’impression de souffrir d’un trouble dissociatif de la personnalité. Alors d’un côté, la présence d’Eliott lui permettait d’être juste cette nouvelle version de lui. Certes, ce n’était sans doute pas la bonne, ou du moins celle qui s’était élaborée avec le temps, mais au moins à l’instant T, il n’avait pas besoin de gérer ces deux aspects. Il ne savait même pas comment il allait faire avec son opposé.

L’étudiant ouvrit sa porte avant de se retourner vers elle et de lui faire signe de la tête.

« Je vous suis ! Et c’est moi qui invite. Déjà que vous vous déplacez pour l’handicapé. »

Fit il avec un sourire taquin. Une fois dehors, il garda le silence un moment avant de lui demander :

« Au fait, pourquoi décider de redevenir humaine ? Fin, comme je l’ai souligné de manière absolument pas élégante tout à l’heure, - je m’en excuse encore d’ailleurs – vous avez un sacré background derrière… Faut oser vouloir s’en débarrasser. Surtout quand vous avez été en position de force –au moins physique- pendant plus d’un siècle. L’humain marqua une pause. Cette idée de vieillesse le renvoyait à quelqu’un de façon plutôt désagréable, mais seule la sensation résidait. Il ne voyait pas du tout qui cela pouvait être. Vous êtes née à Réversa d’ailleurs ? »


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Bonjour!

Le sujet n'a pas reçu de réponse depuis plus d'un mois. Merci de répondre au plus vite, ou de demander son archivage/sa mise en attente en cas d'absence ou de rp terminé. Au bout du troisième update, le rp sera archivé

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