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 Welcome to the universe [Blerim]

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Posté le Mar 16 Aoû - 22:33, vous pouvez
Il rentrait juste du travail. Rien d’anormal, une soirée de boulot tranquille, même pas besoin d’expliquer pour son amnésie. Il gardait son masque d’employé renfermé mais qui faisait bien son job, et personne ne semblait se poser plus de question que ça. On lui renvoyait la pareille et il devait dire que ça lui allait très bien. Il pensait qu’il rentrerait juste chez lui et s’endormirait sans se poser de questions.

Mais étant donné qu’à peu près tout dans sa vie ne se passait pas du tout comme il le fallait, amnésique ou pas, il s’était montré définitivement trop optimiste.

Maintenant il se retrouvait à genoux à côté d’un type qu’il ne connaissait pas, son t-shirt et ses mains gorgées de sang, en train d’appuyer sur une plaie non seulement profonde mais visiblement grave, et à espérer que l’ambulance allait se dépêcher. Il n’avait aucune idée d’où venait ce sang froid. Mais pour le moment, il lui était extrêmement salutaire. Ce qui était nouveau en revanche, c’était le fait de s’être arrêté pour quelqu’un qu’il ne connaissait même pas. Encore plus pour un lycan. Ni Lyle ni le blessé ne le savaient pas, mais d’une façon la plus ironique qui soit, c’était un Rituel qui avait sauvé la vie du Nocturne. 

Respire. Respire s’il te plait.

Des néons rouges et bleus accompagnés d’une sirène remplirent la rue. Concentré à faire en sorte que son blessé n’aille pas rejoindre l’autre côté, il ne s’en rendit compte que lorsqu’un ambulancier ne l’écarta sans violence mais fermement pour s’occuper de l’homme à terre. Le véhicule repartit aussi vite, emmenant avec lui ce pauvre type qui n’avait peut-être rien fait pour mériter cette balle. Peut-être même était-il victime d’un tir perdu. Il n’entendit même pas l’identité du blessé, et n’eut pas non plus le droit de l’accompagner. Il finit juste sa soirée au Poste afin d’expliquer ce qu’il avait vu – c’est-à-dire peu de choses au final, avant de rentrer chez lui, sonné mais exténué. Puis ce fut la quarantaine. Et il n’eut même pas le temps ni même l’occasion de se renseigner plus à son sujet.

***

« Abrams, il y a quelqu’un pour toi. »

L’humain haussa un sourcil, puis se contenta de poser le verre qu’il était en train de nettoyer avant d’aller voir dehors qui l’appelait, sans répondre. Il était toujours sous couverture, devant continuer de s’incarner lui-même avant que tout ne redevienne comme avant. Rester un homme des cavernes n’était pas si dur, au final. Il avait juste à se montrer le plus indifférent et rustre possible, et le masque avait tenu tellement longtemps qu’il n’avait aucun mal à l’utiliser. Pourtant il demeurait intrigué intérieurement. Il ne voyait pas qui pouvait vouloir lui parler. Sur le moment, il ne fit pas du tout le lien avec ce qu’il s’était passé quelques jours auparavant, les derniers événements lui ayant fait reléguer cette soirée là au second plan.

Il sortit dans la ruelle derrière le bar, cherchant du regard qui pouvait bien être venu le chercher. Il espérait que ce ne serait pas une mauvaise nouvelle mais restait tout de même sur ses gardes. Il n’avait absolument aucune idée de jusqu’où il avait pu aller durant sa « précédente vie », et aimerait vraiment que si un retour de karma devait avoir lieu, il parviendrait lorsque son jumeau maléfique aurait reprit sa place. Quand il avait verbalisé cette histoire de double, Maë avait essayé de lui en coller une. Céder au dédoublement de la personnalité restait une très mauvaise idée, aussi différent était-il de sa propre version sans amnésie. Plissant les yeux pour essayer de distinguer qui l’avait fait venir, il finit par localier une silhouette masculine quelques mètres plus loin. Il lui paraissait aussi bizarre que cette forme lui était étrangement familière. Le problème était que pour l’instant, il ne parvenait pas à mettre la main sur le pourquoi.

« Je peux vous aider ? »

Question purement rhétorique. L’humain réfléchit rapidement. Il ne se serait pas déplacé jusqu’ici, et clairement pas à cette heure tardive, si ce n’était pas important. Surtout, ce type se ramenait en fin de service, là où il savait qu’il n’y aurait que du personnel et où peu de monde trainerait dans la rue. Encore plus troublant: il s'était renseigné sur ses horaires. Là où il voulait en venir, c’est que la personne en face de lui avait tout fait pour ne pas être remarquée.


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Je n’ai jamais été fidèle Et je n’ai jamais été quelqu’un de confiance Limite schizophrène Et fouteur de merde indiscutable Je n’ai jamais été loyal Si ce n’est à mon propre plaisir Je suis un marginal à jamais Le résultat d’un foyer brisé Je n’ai jamais été fidèle Et je n’ai jamais été quelqu’un de confiance Limite maniaco-dépressif Toujours à te casser les couilles Je n’ai jamais été reconnaissant C’est pourquoi je passe mes journées seul Je suis un marginal à jamais Le produit d’un foyer brisé

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Blerim D. Troshani
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Posté le Sam 20 Aoû - 15:36, vous pouvez
Le lycan se réveille. Il passe une main sur ses paupières encore lourdes, avant de bâiller et de s'étirer longuement. Son regard clair cherche la jeune femme avec qui il a couché cette nuit. Est-elle déjà partie ? Rapidement, son ouïe lui indique que non. Blerim se redresse légèrement dans son lit pas très confortable de ce motel de Railway Street et voit alors la brune un peu plus loin, en train de sniffer de la cocaïne. Curieusement, cette vision le dégoûte. L'Albanais s'allonge à nouveau, avant de soupirer. Il a juste envie qu'elle dégage de sa vue. Oh, hier soir, lui aussi a sniffé de la coke. Beaucoup même. Et ce n'était pas la première fois, loin de là. Mais en ce moment... rien que d'y penser, il a envie de vomir.

« Dégage. »

Dit-il d'une voix basse, tandis que ses yeux fixent le plafond. La brune continue cependant de sniffer sa ligne, presque finie. Blerim attend encore quelques secondes.

« Dégage. »

Cette fois-ci, sa voix est bien plus audible. Il ne veut pas de cette salope dans sa chambre, et surtout pas en train de sniffer, là. Sa présence l'écœure, son odeur aussi, il la veut dehors, tout de suite. Mais ça, il paraît qu'elle ne l'a pas encore compris.

« Quoi ? Qu'est-ce qu'y'a, bébé ? »

Le Balkanique serre la mâchoire. Plutôt que de faire ce qu'il lui dit de faire, elle s'approche du lit, avec un déhanché sensuel auquel l'étranger n'est pas du tout sensible. Trois secondes plus tard, le jeune homme se lève brusquement, avant de s'arrêter juste devant la brune, et de la foudroyer du regard.

« Dégage. Maintenant. Ou je te tue. »

D'abord, l'humaine pense que c'est une blague, mais le regard noir du lycan lui fait comprendre que ce n'est pas du tout le cas. Elle hausse alors les épaules, prend ses affaires et quitte la chambre, pour le plus grand soulagement de Blerim. L'ancien trafiquant pousse un lourd soupir, avant d'aller prendre une douche. Cette vie de débauche l'aide à ne pas penser à Drita et au fait qu'il est coincé dans cette ville, mais quand il n'est pas défoncé, le jeune loup se sent mal. Sa conscience l'accuse, sa culpabilité le torture. Le sexe, l'alcool et la drogue l'aident à faire taire la peine qui cherche tout le temps à hurler dans sa tête, mais ça ne lui apporte ni le bonheur, ni la paix. Ça le fatigue, et quand il y pense, ça le dégoûte au plus haut point.

Pendant que l'eau, plus froide que chaude, coule sur sa peau, le lycan repense à son arrivée en ville. Cela fait quelques semaines qu'il est à Réversa, mais cette ville lui semble toujours aussi mystérieuse, et dangereuse aussi. On a déjà tenté de le tuer à deux reprises, il faut dire. Mais, malgré le fait que la quarantaine et l'interdiction d'entrer à Bristol le contrarie fortement, Blerim ne pourrait nier que Réversa a aussi quelque chose de fascinant. Tout d'abord, parce qu'il y a des créatures comme lui ici, y compris des femmes - ce qui était inimaginable pour lui il y a encore quelques semaines ! - et plutôt nombreuses. Et puis, il y a aussi des Vampires, des créatures qui puent la mort. Ça, ça l'effraye pas mal. Bref, il y a tout un tas de créatures incroyables dans cette ville, et encore, il ne connaît pas toutes les races. Cependant, le jeune homme hésite encore à approcher du monde ici, y compris les lycans, même s'il sort dans la rue assez souvent et qu'il observe les gens. Observer, ça va ; parler, en revanche... ça, il n'ose pas.

Si seulement il pouvait arrêter de repenser à ce qui est arrivé à Drita, peut-être qu'il s'y intéresserait plus longuement, et qu'il approcherait d'autres lycans ou qu'il chercherait à en apprendre plus sur Réversa et ses habitants... Mais là, il n'y arrive pas. Tantôt déprimé, tantôt en colère, Blerim cherche dans les plaisirs de la chair le remède à sa souffrance, une souffrance que de simples mots ne pourraient décrire correctement. L'homme se sent perdu. Parfois, il se demande... s'il n'aurait pas dû mourir. Pourquoi l'a-t-on sauvé, si au final il ne peut même pas continuer à chercher Drita ? Il ne peut plus la sauver maintenant... C'est cuit. Il a tenté de quitter la ville pour aller à Bristol, peu après son arrivée à Réversa, mais des militaires l'ont arrêté et il a été interrogé par les flics. Alors, il n'a même plus osé y penser depuis. Surtout qu'il est là avec une fausse identité et qu'il a intérêt à rester discret. Cela dit, soudain, ses pensées sombres dérivent vers un visage en particulier. Ou plutôt, une odeur. Quelqu'un l'a sauvé ce soir-là, non ? Quelqu'un lui a sauvé la vie... et il n'y a même plus pensé depuis. Mine de rien, Blerim éprouve de la gratitude vis-à-vis de ce type. La preuve que, à vrai dire, il n'a jamais voulu mourir. Tiens... Et s'il allait le remercier aujourd'hui pour son geste ? C'est une bonne façon d'oublier la vie décadente qu'il menait en Albanie et qu'il semble sur le point de mener ici également, non ? Une bonne façon de se sentir moins sale et de se prouver lui-même qu'il n'est pas un monstre comme son oncle.



***



Quelques heures plus tard



Quand la voix de l'humain résonne dans cette ruelle derrière le bar, l'ancien trafiquant se retourne. Voilà ; c'est bien lui ! C'est l'homme qui lui a sauvé la vie, il y a quelques semaines. Son odorat ne l'a donc pas trompé, et les infos qu'on lui a données trois heures plus tôt dans ce bar à propos de l'humain, un dénommé Lyle, sont effectivement vraies... Fort heureusement, hein. Parce que, voyez-vous, retrouver quelqu'un en marchant pendant plusieurs heures en ville, suivant seulement cette odeur spécifique parmi tant d'autres... c'est pas facile. Mais au moins, les efforts de l'Albanais n'ont pas été vains, et cela est déjà une petite victoire aux yeux de l'étranger. Blerim avance de quelques pas vers Lyle, étirant un léger sourire en coin, un peu tendu. L'amabilité, la gratitude... ça lui fait presque bizarre. Il a perdu l'habitude tout au long des sept, presque huit dernières années. Pourquoi demander gentiment ou dire merci quand on peut ordonner sèchement et punir les autres quand ils ne font pas ce qu'on leur dit ? Le lycan a appris avec son oncle à devenir autoritaire, intimidant, et là... Ça change. S'il peut l'aider ?

« Tu m'aides, l'autre jour... Souviens ? »

Dit-il avec son accent clairement étranger, légèrement mal à l'aise - faut pas lui demander de conjuguer des verbes au passé, là... - tout en relevant légèrement son t-shirt. Sa blessure a fini par guérir plutôt rapidement, quelques jours à peine après qu'il ait quitté l'hôpital, mais la grosse cicatrice est bien là.

« Je suis vivant... Je veux te dire merci. »

Mieux : il veut faire plus que ça. Peut-être qu'il exagère pour le coup, mais ça lui semble une juste récompense pour ce que cet homme a fait pour lui. Blerim cherche son portefeuille dans sa veste en cuir, puis il en sort plusieurs billets, et pas des plus insignifiants, avant de les tendre à l'humain. Une bonne centaine de livres, voire plus. Comme ça, tout d'un coup. Il ne veut pas l'effrayer, ni rien, loin de là. Il veut juste le récompenser comme il mérite.

« Pour toi... S’il te plaît. »

Eh oui... Blerim Troshani n’est pas qu’une brute, les amis ! Ou du moins, ce soir, il essaye de ne pas l’être, pour une fois. Il essaye d’être l’homme que sa mère aurait voulu qu’il soit. L’homme qu’il aurait pu être si Dardan ne l’avait pas corrompu. Maintenant, reste à savoir s'il va essayer plus souvent ces prochaines semaines... Pas sûr.


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Posté le Lun 29 Aoû - 0:38, vous pouvez
Ses sourcils se froncèrent un peu plus quand il entendit l’individu qui lui faisait face lui dire qu’il l’avait déjà aidé. Sur le moment, il ne comprit pas. Ce ne fut que lorsque le lycan, qui s’était approché, dévoila la blessure qui lui avait été causée quelque jour auparavant que le masque d’ours mal léché qu’il gardait pour la forme au travail disparu instantanément pour ne laisser qu’une expression absolument surprise. Il ne se serait jamais attendu à ce qu’il vienne le voir. En fait, jusqu’à maintenant il doutait même de le revoir un jour.

« Vous êtes toujours vivant… »

Murmura-t-il avant de fermer les yeux et de souffler, réellement soulagé. Quelque part, cette incertitude lui avait pesé. Il n’était clairement plus l’homme je-m’en-foutiste et cynique qu’il avait été à peine quelques semaines auparavant. Du moins pour l’instant. Il ne fit même pas trop attention à la suite. Le remercier, pourquoi faire ? Il ne pensait vraiment pas que c’était le genre de chose pour lesquelles on pouvait dire merci… Le contraire était blâmable mais l’avoir fait ne méritait pas vraiment une réaction. Et encore moins celle qui allait suivre. Sans tilter sur le coup – fallait le comprendre, il bossait la nuit lui – la vue des billets lui fit écarquiller les yeux faire un pas en arrière avant de lever les mains les mains et de les secouer dans un geste de refus.

« Oula mec, sérieux ranges ton argent, c’est gentil mais c’est vraiment pas la peine. »

Sur le coup de la surprise le tutoiement était venu tout seul, encore plus pendant que son cerveau se chargeait de faire la somme des détails étranges que le lycan semblait cumuler. Une blessure par balle. Beaucoup d’argent liquide. Vraiment beaucoup. Un accent qui laissait penser qu’il n’était dans le pays que depuis très peu de temps. Une facilité à se renseigner et à rester discret. Dis donc toi. Tu m’as pas l’air tout à fait net. Il n’avait pas l’air d’un salaud pourtant… Plutôt le contraire même. Quelque chose de très vieux lui revint brutalement à l’esprit. Parce que tu te fies aux apparences, abruti ? Ah. Le jumeau maléfique. Le retour, en version éveillée cette fois. Ce n’était pas vraiment une voix qui résonnait dans sa tête, – non, à ce moment là il demanderait lui-même à se faire interner – plus comme une sorte de réminiscence. Une vieille partie de lui qui parvenait à se confronter à sa partie amnésique. Lyle tourna la tête pour regarder autour de lui. Il ne se voyait pas trop continuer la discussion ici. Mais il ne lui faisait pas suffisamment confiance pour aller n’importe où d’autre, encore plus quand les bars fermaient petit à petit. Lyle soupira.

« Ecoute… Si tu veux attends moi cinq minutes, faut que je termine de ranger. Après on voit ce qu’on fait, ok ? »

Il hocha la tête pour montrer qu’il revenait puis rentra dans le bar… Vide. Lyle soupira. Visiblement, ca voulait dire « C’est toi qui ferme le bar tout seul. ». D’abord étouffé par une vague de fatigue, l’étudiant se rendit compte que ça pouvait peut-être bien lui être en sa faveur cette fois-ci. Sortant la tête vers l’extérieur, il fit signe à Blerim de le rejoindre à l’intérieur avant d’attendre derrière le bar qu’il s’assoit devant lui.

« Je te sers quoi ? C’est moi qui offre. »

Il n’allait quand même pas abuser au point de faire en sorte que ce soit carrément la maison qui offre. Il n’était déjà pas censé être là. Mais il connaissait suffisamment bien ses collègues pour savoir qu’ils ne reviendraient pas en arrière sans une très bonne raison. Et tant que l’alarme ne sonnait pas, il n’y en n’avait aucune. Quant aux caméras, il n’aurait qu’à effacer les dernières minutes. Pour le futur ingénieur qu’il était, ça n’avait vraiment rien de compliqué, amnésique ou non. Au moins, cette partie de sa mémoire ne s’était pas envolée. Et sinon… Si ses déductions tirées quelques instants plus tôt étaient bonnes, ça lui faisait toujours une sécurité. Sortant un verre, il le mit en face du lycan en attendant qu’il lui dise ce qu’il voulait. Il restait curieux de qui pouvait être ce type un peu bizarre dont il avait eu les mains et les vêtements gorgés de sang. Et puis pour le moment, on ne pouvait pas vraiment dire qu’il s’était montré agressif. Il s’était juste… grillé sur certains détails. Et puis sont instinct semblait tout aussi apte à reconnaitre un délinquant qu’un flic. Comme par hasard.

« Et du coup… Tu t’appelles comment ? Tu viens pas vraiment d’ici, je me trompe ? »

La question restait un peu bizarre, étant donné qu’il était un lycanthrope, mais vu son accent il n’était clairement pas britannique. Et puis ça évitait que sa curiosité et sa franchise catastrophique ne le poussent à lui demander pourquoi il avait autant de liquide sur lui et surtout comment et pourquoi il s’était fait tiré dessus. Pour le moment, valait mieux garder le petit sourire en coin relativement neutre et bienveillant du type en apparence absolument normal. Normal. Ah ah.


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Blerim D. Troshani
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Posté le Mer 7 Sep - 21:20, vous pouvez
« Oui. »

Oui, le lycan est toujours vivant. Et c'est en grande partie grâce à cet homme. L'Albanais est venu ici pour le remercier pour son geste altruiste... Mais pas que : Blerim veut carrément le récompenser. Ainsi, il sort plusieurs billets de son portefeuille, comme si de rien n'était... Sauf que la réaction de l'Anglais surprend un peu l'ancien trafiquant, qui ne peut s'empêcher de froncer légèrement les sourcils. A croire qu'il lui fait peur ? Ou alors, c'est le fait qu'il vient de lui tendre pas mal d'argent qui l'a effrayé... Oui, peut-être que l'étranger exagère, ou que Lyle est juste trop altruiste pour accepter. Quoi qu'il en soit, Blerim revient à la charge.

« S'il te plaît. »

Ce qu'il voulait dire, c'est "j'insiste", mais là, il ne se souvient pas du bon verbe en anglais et il fait donc ce qu'il peut pour lui faire comprendre que cela lui ferait vraiment plaisir s'il acceptait sa récompense. Lyle l'a bien méritée, après tout. D'habitude, personne n'aidait Blerim, à moins qu'il ne l'ait ordonné ou que la personne en question ne veuille quelque chose de sa part en retour... mais Lyle l'a fait, sans rien lui demander en retour. Alors autant dire que, rien que pour ça, il respecte l'humain, et qu'il est donc à l'abri de son regard méfiant et paranoïaque. Lui, au moins, ne veut pas le tuer, hein. L'Anglais lui dit alors d'attendre un peu avant de voir ce qu'ils feront, puisqu'il n'a pas encore fini de ranger le bar. Le Balkanique acquiesce de la tête, garde l'argent qu'il venait de lui tendre dans son portefeuille, sans pour autant abandonner son idée.

Pendant que le Réversien retourne dans le bar, le lycan attend tranquillement dehors, les mains enfoncées dans les poches de sa veste en cuir, son regard clair perdu dans le vague. Dans une ville aussi étrange et dangereuse que Réversa, où le jeune loup ne connaît personne pour l'instant, il commence à ressentir le besoin de se rapprocher de quelqu'un qui soit un minimum fiable et qui puisse le guider un peu ici. Tout dans cette ville le dépasse, et pourtant, il n'est plus un gamin impressionnable. Blerim sait qu'il y a d'autres loups-garous, des créatures comme lui en ville - même des femmes, il n'en revient toujours pas - et s'il a bien compris, ils sont plus ou moins bien organisés... mais il hésite encore à les approcher. Alors, peut-être que ce ne serait pas plus mal si un type normal, un simple humain sympa pouvait répondre à ses questions. Ce serait vraiment génial, en fait.

Reste à savoir si son sauveur improvisé sera d'accord pour le faire. On verra. Au moins, il ne lui a pas encore dit d'aller se faire voir, ce qui est sûrement un bon signe. Finalement, le jeune homme lui fait signe de le rejoindre à l'intérieur, ce que l'Albanais fait aussitôt. Blerim s'installe calmement, les bras posés sur le comptoir, avant que l'Anglais ne lui demande ce qu'il voulait boire. La réponse sort tout naturellement :

« Vodka. Merci. »

A la base, l'ancien trafiquant est venu pour le remercier et lui donner de l'argent, mais là, c'est plutôt l'humain qui lui paye un verre. Décidément, ce Lyle semble sympa, un chic type. Pendant que le jeune homme le sert, il lui demande aussi comment il s'appelle. Visiblement, il a déjà compris qu'il vient d'ailleurs. En même temps, c'est dur de cacher ses origines non-britanniques quand on a un accent pareil... Mais bon, ce n'est pas comme s'il avait eu le temps de se préparer avant de débarquer à Réversa. Après tout, s'installer ici ne faisait pas partie de ses plans lorsqu'il a débarqué en Angleterre, désireux de retrouver sa petite sœur. Hélas, désormais Blerim est coincé ici et il ne peut plus rien faire pour aider Drita.

« Blerim. Et toi, Lyle, oui ? »

Il ne sait même pas pourquoi il lui a retourné la question. Bref, disons que c'est plus une question rhétorique qu'autre chose, vu qu'il sait déjà comment il s'appelle, grâce à l'un des collègues de l'Anglais. Après s'être présenté, Blerim répond à l'autre question que Lyle lui a posée.

« Non. Albanie. »

Un lycan albanais à Réversa... Qui l'aurait cru, hein ? Le loup des Balkans boit une gorgée revigorante de vodka, avant de se pencher légèrement en avant, regardant Lyle d'un air hésitant.

« Je ne connais pas Réversa... Les gens ici sont... étranges. »

Connaissais, oui. Et... Etranges, pas sûr que ce soit le meilleur choix de mot. Blerim ne veut pas froisser l'humain, loin de là. Ce qu'il veut dire, c'est que la présence d'autant de lycans et de vampires dans une ville pas si grande que ça, c'est étonnant. Et encore, il ne sait pas encore pour les Elfes et les Anges. Pour lui, les Elfes sont des créatures légendaires et les Anges, eh bien, il ne connaît que ceux de la Bible, le pauvre.

« Tu... Tu sais que je suis un loup ? »

Demande-t-il, les sourcils légèrement froncés, profondément intrigué. En Albanie, hormis dans son village natal et à l'intérieur du réseau criminel qu'il gérait avec son oncle, personne ne se doutait que Blerim était un loup-garou. Mais ici... Parfois, le jeune homme a l'impression que la présence de ces créatures hors du commun en ville n'étonne pas grand-monde. Pire, il paraît que même les humains arrivent à les reconnaître. Alors, le lycan doit avouer que ça l'effraye un peu de se sentir aussi... exposé. Que des loups reconnaissent d'autres loups, il peut comprendre, mais que les autres y arrivent aussi... Ça l'effraye un peu, oui.

« Mais je ne fais pas de mal, hein. Tu es cool, bon type. »

Ajoute-t-il avec un petit sourire en coin, histoire de rassurer tout de suite l'humain, avant de boire une nouvelle gorgée de son verre.


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Posté le Sam 17 Sep - 22:47, vous pouvez
Qu’il commande quelque chose le rassurait. Ca voulait au moins dire qu’il allait arrêter d’insister avec son argent, parce qu’il ne voyait vraiment pas comment argumenter contre un type absolument résolu à vous donner une somme ahurissante de billets. Un fin sourire s’étendit sur son visage quand il lui posa sa question rhétorique à propos de son prénom.

« Tu t’es bien renseigné, oui. »

C’était dit sans méchanceté, avec un sourire. Clairement le type de réponse qui ne lui ressemblait absolument pas. Enfin, s’il était dans son état normal. Il se contenta juste d’acquiescer quand il lui donna son pays d’origine. Ca correspondait effectivement à l’accent de l’Est qu’il avait cru percevoir. Albanie. C’est pas le pays où le trafic de drogue et d’humains explose littéralement ? Ricana sa voix intérieure, qu’il fit taire sans tout à fait l’ignorer. A sa connaissance, si. Après, ce type aurait tout autant pu être là au mauvais endroit au mauvais moment. Et s’il avait autant de liquide sur lui, c’était justement parce qu’il était en déplacement. Ce n’était pas un comportement illogique. On pouvait toujours avoir un problème de carte bancaire, surtout à l’étranger. Ou alors, il ne veut juste pas être pisté. De toute façon pour le moment, il ne pouvait tendre vers aucune des options sans pencher soit vers le pessimisme, soit l’optimisme le plus stupide.

Se postant devant le lycan après l’avoir servit, Lyle étira de nouveau un léger sourire en coin en l’entendant dire que Réversa était une ville bizarre. Oh, ça oui. Mais bizarrement, cela ne le choquait pas plus que ça, même amnésique. Il semblait que l’information avait été très bien enregistrée.

« Oui, je le sais. Dit-il en haussant un sourcil amusé. Et tu ne me fais pas peur. »

En revanche, il ne le mettait pas franchement à l’aise, même si cela n’apparaissait pas sur son visage. Ce n’était pas seulement dû au comportement étrange du balkanique. Ca venait de tous les lycans, pour une raison qu’il ne comprenait pas. Il se méfiait d’eux. Naturellement. Les autres races n’avaient pas droit à cette légère antipathie qu’il cherchait à ignorer. Restait à savoir pourquoi. Pourquoi. Soit le mot qui revenait quasiment incessamment ces derniers temps.

Il lâcha un rire quand il l’entendit dire qu’il était un « bon type ». S’il savait. Il n’avait pas tellement envie de lui dire. Pour une fois il avait l’air… Normal. Il tenait à rester ce type normal. Au moins d’apparence.

« Et qu’est ce qui t’amène ici ? L’humain eu un sourire fin, mi-amusé mi embêté pour lui. Mauvais timing, n’est-ce pas ? »

Il semblait qu’il allait être bloqué ici pour un moment. L’étudiant le détailla. Il lui paraissait… Perdu. Il y avait de quoi. Il lui paraissait également assez seul.

« Tu as eu la possibilité de te renseigner sur ce qu’il se passe ici ? »

A première vu, il n’avait pas l’air d’un lycan transformé fraichement. Trop de contrôle. C’était soit plus vieux, soit c’était de naissance. En tout cas, comme il l’avait dit, il ne connaissait pas le coin. L’humain fit un petit sourire compatissant en débouchant sa bouteille d’eau gazeuse – il tenait à garder l’esprit absolument clair, et dans cet état de fatigue la moindre goute d’alcool l’engourdirait.

« Tu captes absolument rien de ce qu’il se passe autour de toi, n’est-ce pas ? »

Il n’en doutait pas une seule seconde. Il s’était grillé à la seconde où il lui avait demandé s’il avait qu’il était un lycanthrope comme si c’était quelque chose de peu banal. Il pouvait toujours lui faire un topo. S’il y avait bien une chose que l’amnésie n’était pas parvenue à effacer, c’était bien tout l’univers réversien. Par contre, elle avait bien réussi à effacer une chose : son caractère de salopard. Si cela n’avait pas été le cas, Blerim serait peut-être mort.


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Je n’ai jamais été fidèle Et je n’ai jamais été quelqu’un de confiance Limite schizophrène Et fouteur de merde indiscutable Je n’ai jamais été loyal Si ce n’est à mon propre plaisir Je suis un marginal à jamais Le résultat d’un foyer brisé Je n’ai jamais été fidèle Et je n’ai jamais été quelqu’un de confiance Limite maniaco-dépressif Toujours à te casser les couilles Je n’ai jamais été reconnaissant C’est pourquoi je passe mes journées seul Je suis un marginal à jamais Le produit d’un foyer brisé

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Blerim D. Troshani
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Posté le Mer 28 Sep - 14:25, vous pouvez
« Alors accepte mon argent. »

Répond-t-il du tac-au-tac. S'il ne lui fait pas peur, eh bien, qu'il accepte sa récompense ! Lyle la mérite, après tout. Et puis, enfin, Blerim est fier et têtu, et il tient à ce que l'Anglais accepte son argent. Mais bon, s'il ne veut pas, il ne pourra pas l'obliger à les prendre, c’est vrai. Mais au moins, ce ne sera pas faute de ne pas avoir essayé. Sincèrement, l'Albanais éprouve une réelle gratitude vis-à-vis de cet homme, qu'il respecte et admire. La compassion, la solidarité, Blerim n'y a jamais eu droit ni avec son oncle, ni au sein du réseau criminel qu'il aidait à gérer. Ce qu'il obtenait, ce n'était jamais par respect, mais bien à travers la peur, l'intimidation. L'argent était roi, le pouvoir obligeait les gens à obéir. A moins qu'ils ne veuillent vraiment mourir, évidemment. Mais Lyle, en revanche... Ce qu'il a fait, c'était altruiste, et ça lui a littéralement sauvé la vie. Alors oui, il le trouve cool. Le Balkanique ne saurait le dire autrement, son vocabulaire en anglais étant assez limité pour le moment. Cool fera l’affaire.

Puisque Lyle lui a déjà donné un coup de main une fois, Blerim se sent tenté de lui demander indirectement, du moins pour l’instant, des infos à propos de la ville. Le loup n'a pas encore osé approcher, et encore moins rejoindre la meute, se contentant d'observer et d'écouter de loin les Réversiens en ville. Mais, force est de constater que ça ne suffit pas. Il a besoin de réponses, besoin de comprendre vraiment où est-ce qu'il a mis les pieds. Bien entendu, pour que cet homme lui parle, l'étranger va devoir s'ouvrir un peu, parler de lui, lui expliquer un minimum ce qu'il fout là... Un risque qui ne le met pas vraiment à l'aise, mais dont il reconnaît l'importance. Il faut établir petit à petit une relation de confiance, comme dans les affaires.

« C'est... compliqué. Je vais voir ma copine, à Bristol. L'autre gars me tire dessus. Je fuis, j'arrive ici... Et le reste, tu sais. »

Etablir une relation de confiance... Avec des mensonges ? Ça commence bien, hein ! Mais enfin, en même temps, comment lui expliquer tout ce qui s'est passé sans qu’il ne lui tourne forcément le dos ? Blerim sait pertinemment que n'importe qui de sensé ne lui ferait jamais confiance s’il racontait la vérité sur les raisons qui l'ont fait venir à Réversa. C'est aussi simple que ça. L'air dépité, le lycan hoche la tête suite aux paroles de Lyle. Mauvais timing, c'est vraiment un euphémisme. Un gros euphémisme. L'homme boit une gorgée de vodka, noyant son envie de parler. Il aimerait tellement parler avec quelqu'un, quelqu'un qui puisse le comprendre et l'aider. Hélas, Troshani ne croit plus vraiment à la générosité humaine, et ce, même si Lyle lui a prouvé que ça existe peut-être encore... Alors autant garder certaines pensées pour lui. Tout comme ses secrets les plus sombres.

Le loup ne répond rien quand l'Anglais lui demande s'il a eu la possibilité de se renseigner sur ce qui se passe à Réversa, se contentant de faire un signe négatif de la tête. Il aurait peut-être dû se renseigner, en effet, mais il ne l'a pas fait. Les pistes que le Balkanique a suivies, désireux de retrouver sa petite sœur, menaient à Londres, puis Bristol... Réversa, par contre, jamais entendu parler avant. En fait, il n'avait pas même pas remarqué cette dernière sur la carte de la région. Blerim a mis les pieds dans cette ville très étrange par hasard, tout simplement. Si on ne lui avait pas tiré dessus et qu'il n'avait pas dû s'enfuir afin qu'on ne l'achève pas, il ne serait jamais venu ici. Et il ne se serait jamais retrouvé coincé ici également. Alors qu'il y pense, l'étrange laisse un soupir amer s'échapper de sa bouche.

« Non. Cette ville... Pas de sens. »

Dit-il, le regard encore perdu dans le vague, avant de poser ses yeux clairs sur Lyle.

« Il y a des gens... Ça sent la mort ? Tu vois ? Et les gens parlent d'Anges. Ça n'existe pas. Hum ? »

Blerim le regarde, les sourcils légèrement froncés, sceptique. Cependant, derrière cet air sceptique, brûle une curiosité énorme, qu'il aimerait bien assouvir.

« Toi, t'es normal. Moi, je suis loup, et ça va... il y a des loups ici. Mais... les autres ? C'est quoi ça ? »

Eh oui. Welcome to the universe, quoi.


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Posté le Ven 21 Oct - 22:43, vous pouvez
Lyle fit un grand sourire en entendant son argument pour qu’il prenne la liasse de billets.

« Si accepter l’argent de quelqu’un veut dire qu’on n’a pas peur de lui, alors mon banquier doit m’a-do-rer. »

S’esclaffa-t-il, rieur. N’empêche qu’il n’avait absolument aucune intention de prendre son argent, ce qu’il signifia en continuant de nettoyer les verres, sans se presser. Rester dans une position de serveur/barman. La meilleure façon de paraître inoffensif. Il ne savait pas pourquoi, mais ce rôle avait l’air de mettre en confiance. Trop associés à la fête pour qu’on se méfie des barmans. Même la version amnésique de lui-même ne trouvait pas ça très malin.

L’étudiant se contenta juste de hocher la tête en entendant l’explication de Blerim. Là au mauvais endroit, au mauvais moment. Ou alors il ment. L’étudiant fit taire cette voix narquoise qui avait résonné dans son esprit. Sans pour autant la mettre totalement de côté. Cette histoire restait louche malgré tout. Et puis, plus Lyle observait Blerim, et plus il avait l’impression que quelque chose n’allait pas. Il avait l’air d’avoir envie de parler. En même temps, ça pourrait se comprendre. Croire qu’on est le seul être un peu bizarre existant et atterrir dans un endroit où c’est monnaie courante... Il imaginait que cela devait faire un choc. En fait, il était tiraillé entre son envie naturelle de lui faire confiance, et entre une autre pulsion, toute aussi naturelle mais plus profonde, plus ombrageuse, de se méfier de lui. Rien que sa race le mettait quelque peu mal à l’aise, quelque part, là où il n’avait pas réellement envie de s’aventurer. Ca n’avait pourtant aucun sens. En tout cas, pas maintenant que des pièces du puzzle lui manquaient.

Il eu un petit sourire mi compatissant mi rieur quand l’autre grommela que cette ville n’avait aucun sens. Et encore. Lui était en quelque sorte préparé à tout ça. D’autres étaient de simples humains et toute la réalité du coin leur tombait dessus sans aucune préparation. Lyle lui ne saurait jamais le choc que pouvait faire d’apprendre que tout ça existait. Il y trempait depuis gamin. Enfin, apparemment. L’étudiant hocha la tête quand il lui parla d’Anges.

« Si si, ça existe. Et d’ailleurs, ils n’ont rien à voir avec ceux de la Bible. Lyle fit une petite grimace. Et à ta place, je réfléchirai à deux fois à ce qu’ils disent. Ils sont du genre embobineurs. Pour ce qui est des gens qui sentent la mort, comme tu dis, ca doit être des vampires. Tu crains rien d’eux. »

Termina-t-il. Ca serait tellement long s’il devait tout expliquer… La grande majorité des derniers événements lui étaient restés en tête comme on apprenait un cours d’histoire, de manière froide et impersonnelle, mais de façon suffisamment nette pour qu’il sache qu’il les avait vécus. Peut-être que ça lui avait tout simplement été égal. C’était sans doute même l’explication la plus plausible.

L’humain eu un bug puis explosa de rire quand l’autre lui dit qu’il était normal. Si tu savais vieux. Si seulement tu savais. Se calmant, Lyle lança un sourire narquois à Blerim.

« A ta place, je ferais gaffe aux apparences. Il y a des humains à dons aussi. S’ils veulent, certains pourraient te foutre une sacrée raclée. »

Ricana-t-il en continuant de ranger les verres dans les placards. Cette idée aussi lui rappelait quelque chose, ou quelqu’un, mais sans vraiment parvenir à se souvenir de qui ou quoi de façon précise. Juste… Une impression. L’étudiant fronça les sourcils quand un flash lui revint d’un poing atterrissant dans sa figure, couplé d’une sensation de rage à l’état pure. Même maintenant, cela lui faisait accélérer son rythme cardiaque. Il n’arrivait cependant pas à remettre le flash dans un concept précis. Se rendant compte que ça faisait bien plusieurs secondes qu’il restait figé dos à Blerim et que ça devait commencer à paraitre un peu étrange, l’étudiant termina de ranger comme si de rien n’était les verres qu’il avait dans la main, avant de refaire face au lycan.

« Tu devrais peut-être prendre contact avec les associations de la ville, surtout avec Mithra. Je les connais pas trop mais ils pourront peut-être t’aider. Sinon il y a la meute. »

L’étudiant eu un nouveau bug. La sensation qu’une alarme s’était déclenchée dans sa tête en parlant de la meute. Se reprenant, l’humain jeta un coup d’œil en direction avant de Blerim avant de terminer de ranger des bouteilles.

« Peut-être pas la meute en fait. Je saurais pas exactement te dire pourquoi mais… Méfie-toi d’eux. »

Marmonna-t-il doucement. Il devait avoir l’air un peu cinglé. Mais l’idée de la Meute le perturbait au plus haut point. Il ne savait même pas pourquoi.


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Blerim D. Troshani
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Posté le Lun 24 Oct - 15:39, vous pouvez
Blerim ne comprend pas tout à fait le commentaire de Lyle à propos de son banquier, mais il sourit quand même, plus pour imiter l'humain qu'autre chose. Déjà que quand les Anglais parlent plutôt vite il a du mal à les comprendre, mais alors là s'ils rigolent en même temps, ça devient mission impossible. Mais enfin, le lycan a l'impression qu'il n'a raté rien d'important. La conversation suit donc son cours, tout naturellement. Visiblement, le barman n'a pas eu du mal à remarquer que le Balkanique est perdu, complètement dépassé par Réversa et ses bizarreries.

Le fait est que l'ancien trafiquant est arrivé en ville par hasard. Il était blessé, il cherchait à échapper aux hommes du réseau de son oncle qui voulaient le tuer, Réversa était la ville la plus proche... Jamais il n'aurait pu imaginer qu'une quarantaine allait le garder coincer ici pendant un long moment. Les races, la meute, il n'y comprend rien. C'est pas son monde. Malheureusement pour lui, le jeune homme n'a pas le choix et il doit tout simplement s'adapter. Se faire discret tant qu'il devra rester dans cette ville. Observer, écouter, apprendre.

Les explications de Lyle à propos des Anges et des Vampires confirment ce dont il se doutait déjà, mais ne le rassurent pas vraiment. Blerim hoche pourtant la tête, comme si de rien n'était. Enfin, pas comme si de rien n'était, quand même... Son regard montre bien à quel point il est effrayé à l'idée de croiser toutes ces créatures sorties tout droit d'un film de science-fiction. Des Anges, des Vampires... ce n'est pas normal, tout ça !

« Ok. »

Il a encore tellement de questions dans sa tête, tellement de doutes, mais le jeune loup hésite à les poser. Ici, même l'existence de loups-garous, y compris de femmes-louves, ne semble étonner grand-monde, alors que ça l'a vraiment laissé bouche bée... A croire que c'est moins normal de se montrer étonné que de ne pas le faire, donc Blerim préfère y aller doucement avec les questions. Au cas où. Sauf que voilà, il paraît aussi que si on chasse le naturel, ça revient au galop...

Lyle explose de rire quand l'étranger dit que, contrairement à ces créatures mystérieuses, le brun est un homme normal. Troshani voulait surtout souligner le fait qu'il se doutait que les Vampires et les Anges, ça ne pouvait pas être une simple évolution de la Nature. Surtout si les Anges n'étaient pas ceux de la Bible. Pour lui, être lycan est une chose plutôt normale. Rare, mais normale. Il ne se voit pas comme une aberration. Mais allez comprendre...

Blerim regarde Lyle d'un air un peu abasourdi. Le loup attend quelques secondes, les sourcils froncés et le regard méfiant, avant de reprendre la parole.

« T'es un... humain à don ? »

Si c'est le cas, il n'a rien remarqué de bizarre, en effet. Hormis le fait qu'il l'a sauvé. Tiens, si ça se trouve, c'est peut-être pour ça qu'il l'a aidé ? Bordel, il n'y comprend plus rien, quoi. L'ancien trafiquant vide son verre, pendant que l'autre homme continue de ranger des verres, avant de se figer comme une statue. Aucune idée de quoi il pense, mais il n'ose pas demander. Puis finalement, l'homme termine de ranger les verres et se retourne vers lui, avant de lui conseiller de prendre contact avec des associations de la ville. Mithra. Jamais entendu parler... Mais il prend note mentalement. Pas sûr qu'il aille leur demander de l'aide, têtu comme il l'est, mais ça reste une info utile. Sinon... il y a la meute, bien sûr.

Blerim y a déjà pensé. Depuis son arrivée, il a déjà entendu parler d'eux. Les loups de Réversa sont plutôt organisés, ont une hiérarchie... Bref, c'est un peu trop organisé à son goût. Il ne faut pas oublier que l'Albanais est un loup plutôt solitaire. Et que son oncle a été son alpha, son dictateur, son cauchemar. Maintenant qu'il est libre, il préfère que ça reste comme ça, tout simplement. Curieusement, Lyle finit par revenir sur ses propos, lui disant de se méfier de la meute.

« Je me méfie, oui. »

Lâche-t-il, presque sans le vouloir. En même temps, c'est on ne peut plus vrai. Le loup des Balkans dégage une mèche de cheveux de son visage, puis il relève son regard clair vers Lyle.

« Euh... C'est quoi, "embobineurs" ? »


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Posté le Sam 12 Nov - 0:18, vous pouvez
«Non. Moi je n’en suis pas un. Mais ca existe quand même. Histoire que tu ne sois pas trop surpris si tu en croises un. »

Fit il avec un sourire. Quand bien même ils étaient discrets et les démonstrations n’étaient que peu spectaculaires, il n’était pas à l’abri d’en trouver un plus balaise que les autres, ou juste de sentir quelque chose d’étrange sans savoir d’où cela venait. Au moins il serait prévenu, même si à sa tête, il comprenait qu’il risquait juste de devenir un peu plus parano. Passé ses petits bugs, l’étudiant eu un petit rire quand il lui demanda ce que voulait dire embobineur. Pas méchant ni moqueur, juste amusé. Il devrait peut-être éviter les expressions non littérales.

« Un embobineur, c’est quelqu’un qui te donne de belles paroles alors qu’il t’as déjà mis dans la marmite pour te manger et qu’en plus il est en train de rajouter l’assaisonnement. On avait dit qu’on arrêtait tout ce qui n’était pas littéral. C’est un traitre qui se cache bien, si tu veux. »

Termina-t-il avant de ranger les derniers trucs qui trainaient, y comprit le verre vide du lycan. Il ne savait toujours pas quoi penser de ce type. Cette version de lui-même n’était clairement pas la plus méfiante, bien au contraire. Il était bien plus ouvert d’esprit et amical qu’il ne l’avait été auparavant. Pour autant, il avait la sensation que quelque chose clochait et être gentil ne signifiait pas être bête. Il essayait juste de démêler le vrai du faux chez un type qui arrivait à paraitre à la fois sympa et louche.

« Et sinon ta copine… Tu as pu reprendre contact avec elle ? »

Après tout c’était peut-être vrai, et si oui ca lui faisait toujours une alliée de plus. Et si ce n’était pas vrai… Peut-être qu’il aurait un but, un indice qui lui ferait penser que quelque chose dans son récit était imaginaire. L’étudiant leva enfin son regard noir sur lui, ce dernier étant jusqu’alors concentré sur le nettoyage du zync. Comment réellement savoir en vérité… Terminant de ranger pour de bon, il lança un regard sur l’horloge et fit une grimace. Il voulait bien couper la caméra, mais si l’entrevue était trop longue le « petit soucis technique » deviendrait un peu louche. Attrapant une serviette en papier et un stylo oublié par une serveuse qui trainait là et nota son numéro dessus avant de le lui tendre.

« Je vais devoir fermer. Mais si tu veux parler à quelqu’un, tu peux toujours m’appeler. »

Termina-t-il avec un petit sourire.

***

5 semaines plus tard

Il n’avait absolument rien compris à ce qui lui était arrivé. Il sortait du travail et arrivait presque chez lui quand des mecs lui étaient tombés dessus. Ils n’avaient même pas cherchés à parler, et à y réfléchir, il n’avait même pas l’impression qu’ils voulaient son argent. C’était lui qu’ils voulaient. Alors certes, de toute évidence il avait dû se battre assez régulièrement dans sa vie antérieure, et ça avait presque suffit pendant quelques minutes. Mais ça ne pouvait pas marcher plus. Pas contre des lycans, et pas quand il était à trois contre un. A terre, un peu amoché et sonné, il eut néanmoins la sensation que l’un d’eux avait sortit une arme. Qu’est-ce qu’il avait bien pu penser ? Qu’il pourrait réellement repartir de zéro ? Qu’il n’y avait pas des personnes, dehors, qui lui en voulaient et qui avaient toute leur tête, elles ? Sa gentillesse actuelle ne suffisait pas à réparer. Elle ne suffisait pas non plus à le protéger, quand bien même il ne voyait pas pourquoi il s’en départirait. Il ne comprit pas plus la suite quand une silhouette vint faire fuir les trois autres. Il avait un horrible sifflement dans ses oreilles mais a priori, il n’avait rien de cassé. Il n’arrivait pas trop à voir qui était son « sauveur », mais il était temps de se lever désormais. Se redressant très péniblement sur ses coudes, il arriva à stabiliser sa vision et fronça légèrement ses sourcils, surpris.

« Blerim ? »

Ils s’étaient parlés à quelques occasions par téléphones mais ne s’étaient plus vraiment revus depuis la dernière fois que le lycan s’était pointé au bar. Mais s’il le trouvait toujours bizarre, il ne pouvait pas être plus content de le voir.


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Blerim D. Troshani
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Posté le Sam 19 Nov - 3:12, vous pouvez
Lyle a tendance à utiliser des mots que le jeune loup ne comprend pas, paraît-il. Toute cette histoire de quelqu'un qui veut le manger, c'était juste pour dire qu'un embobineur est juste un traître qui se cache bien alors ? Eh bien... d'accord. L'étranger pense avoir compris maintenant. Mais n'empêche que Blerim le regarde encore comme si l'humain venait de lui parler en japonais.

« Okay... »

Au moins il vient d'apprendre quelque chose, tiens. Le lycan observe alors l'Anglais qui continue de ranger des trucs, l'air un peu pensif. Il n'a pas réellement envie de retourner dans ce motel miteux, à vrai dire. Alors certes, il sait qu'il ne devrait même pas être ici en ce moment, puisque l'heure de fermeture est déjà passée, mais... Il se sent plutôt bien ici. Mieux que dans cette chambre qui ne lui rappelle que le sexe et la drogue. Le Balkanique relève ses yeux clairs vers l'humain lorsque ce dernier lui demande s'il a pu reprendre contact avec sa "copine". Et voilà, il va devoir mentir encore une fois. L'étranger n'y prend pas vraiment plaisir, mais il sait qu'il le faut. Heureusement, il n'a pas trop de mal à trouver une bonne réponse.

« Non. Elle est... partie. C'est fini, je pense. C'est... ma faute. Trop tard. »

Il n'a même pas besoin de feindre de la tristesse, parce que celle-ci brille effectivement dans ses prunelles. En fait, il vient juste de dire la vérité, même si l'on ne parle pas là de sa copine, mais bien de sa petite sœur. Mais ça, Lyle ne peut pas le savoir. Quelques secondes s'écoulent, puis le jeune homme attrape une serviette en papier et un stylo pour note quelque chose dessus. Son numéro... Blerim lance un regard légèrement surpris au brun, avant de s'en saisir.

« Merci. »

Dit-il tout en hochant légèrement la tête, reconnaissant, avant de quitter enfin le bar. Non sans avoir laissé un billet sur le comptoir. Têtu jusqu'au bout, voyez-vous...



***


Les semaines se sont écoulées, la vie a poursuivi son cours. Le lycan paumé venu d'Albanie est toujours là, à Réversa, s'adaptant petit à petit à cette ville étrange et à toutes les bizarreries que l'on peut y trouver. Il s'est trouvé un petit appart sur Black Alley, a envoyé des gens à Bristol pour chercher Drita – sans succès, pour le moment –, a rencontré des gens... Les choses évoluent plutôt positivement. Il y a quelques jours, il s'est blessé en chassant dans la forêt avec un autre lycan, Ronan. A cause d'un foutu piège à loups. Sans l'aide de ce type, il ne s'en serait peut-être pas sorti avec une simple cicatrice au final. Une cicatrice qui devenait de moins en moins visible, d'ailleurs, grâce à sa régénération cellulaire supérieure à celle d'un humain lambda. La même régénération qui lui a permis de guérir une plaie profonde assez rapidement et de pouvoir se défouler ainsi sur ces abrutis. Des lycans comme lui, mais des abrutis, sans doute. Des abrutis qui étaient en train de s'en prendre à l'homme qui lui a sauvé la vie. Hors de question qu'il les laisse faire, loin de là !

Après que les trois abrutis soient partis, plus ou moins amochés, Blerim lance un regard inquiet vers le barman. Ils allaient lui tirer dessus, bon sang... Qu'est-ce qu'il a fait ? Ou... Est-ce que c'est de sa faute ? L'ancien trafiquant ne peut s'empêcher de se sentir un peu méfiant, voire paranoïaque en ce moment. On a déjà puni Drita à cause de lui... Et maintenant qu'il a un ami - ou quelque chose s'en rapprochant un tant soit peu - dans cette nouvelle ville... Vraiment, il ne peut s'empêcher de se poser la question. Mais, plutôt que d'y réfléchir davantage, le jeune loup s'approche de l'humain en courant, tandis que ce dernier essaye de se redresser, tant bien que mal.

« Oui. C'est moi. »

Il regarde le brun avec un fin sourire qui se veut rassurant, puis s'approche encore plus de l'Anglais afin de l'aider à se remettre debout, doucement. Là, il vaut mieux qu'ils dégagent d'ici, vraiment. Et en vitesse. Enfin, aussi vite que Lyle ne pourra, évidemment. Heureusement, Troshani n'habite pas loin d'ici.

« C'est fini, Lyle. Je te protège. »

Le seul lycan qu'il autoriserait à frapper Lyle, ce serait lui-même, et personne d'autre. Alors oui, il compte bien prendre soin de lui, du moins ce soir.

« Ça va ? Tu... saignes ? » – Cette odeur de sang l'a interpellé. Probablement, ce n'est rien de bien grave, mais il s'inquiète quand même. – « Viens, mon appartement est pas loin. »

Sans vraiment lui demander son avis, le lycan attrape le bras de Lyle pour le passer autour de son cou, puis il passe son bras sous l'aisselle du Réversien, histoire de l'aider à partir d'ici le plus rapidement possible.


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Posté le Dim 11 Déc - 17:47, vous pouvez
C’était drôle la façon dont un sourire qui se voulait de tout évidence rassurant ne marchait pas du tout avec lui. Même avec son amnésie, il y avait toujours une gêne avec les lycans qu’il ne saurait expliquer.

« C’est pas égal. Moi la dernière fois, j’avais mes mains plongées dans tes tripes. Je sais pas déterminer qui a eu le moins de chance dans cette situation en fait. »

C’était pourri comme vanne. Avec un peu de malchance, Blerim ne comprendrait même pas ce qu’il voulait dire par là, et ils auraient l’air super con. La dernière fois qu’il s’étaient vu, l’étranger avait encore un peu de mal avec le second degré et les images en tout genre. Si ça se trouvait il n’avait pas d’humour même dans sa langue natale, vu qu’il n’était de toute façon même pas sûr que son protégé/protecteur n’était pas un mafio… Lyle s’obligea à virer cette pensée de son esprit. Il venait quand même de le sortir d’un mauvais pas. Quand bien même il se trimballait avec vraiment beaucoup de liquides sur lui, et lui donnait l’air de mentir quasiment tout le temps. Se relevant doucement, il grimaça légèrement et porta sa main à son bras gauche quand il lui fit remarquer qu’il saignait. Une balle l’avait peut-être éraflée, mais a priori ce n’était rien de grave. Encore un peu sonné, il mit néanmoins une distance physique avec Blerim, préférant marcher seul tant qu’il le pouvait encore.

« C’est bon. Je pense que je vais rentrer chez moi. Ne t’inquiètes pas. »

Il y avait tout de même quelque chose qui le chiffonnait chez ce type. Il n’avait pas cette sensation de l’avoir déjà rencontré avant son amnésie, mais il restait tout de même quelque chose d’étrange. De toute façon, il avait toujours l’impression que quelque chose lui échappait. Ou qu’il voulait que quelque chose lui échappe. Le détaillant rapidement, il lui fit un signe de tête vers la ruelle, la tête encore dans le brouillard, avant d’aller vers chez lui. C’était bien ce qu’il essayait avant de se faire choper par des tarés, non ? En marchant, il porta son regard vers Blerim.

« Tu les as fait fuir à un contre trois ? T’es balèze. Tu les connaissais ? »

Lui, méfiant ? Pas de base, non. Enfin si, mais pas tellement dans cette vie. Mais ce type occasionnait chez lui une certaine défiance qui était née dès qu’il avait tendu cette foutue liasse. Quelque chose d’ancien avait alors raisonné chez lui. Cette sensation bizarre qui lui disait qu’on lui planquait un truc, et que ce n’était pas forcément un détail.

« Dis, c’est quoi ton métier déjà ? »

Non mais arrête ! Aussi innocemment la question avait-elle été posée, il n’en demeurait pas moins qu’il se sentait comme un flic, et ça le mettait très mal à l’aise. Il n’était personne pour se permettre d’essayer de lui tirer les vers du nez, surtout dans la mesure où Blerim n’avait jamais eu ne serait-ce qu’un début de comportement agressif envers lui et était même venu le tirer d’un mauvais pas. Et si on s’en fiait à l’avis des autres, lui non plus n’était pas vraiment sensé être une bonne personne, du moins au départ. C’était bien pour ça qu’il essayait de saboter son retour à la normale, n’est ce pas ? Se radoucissant un peu, l’humain s’arrêta deux secondes puis fit un léger sourire au lycan.

« Au fait… Merci. Et désolé, je peux paraitre un peu bizarre en ce moment. »

Un peu était un euphémisme.


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Je n’ai jamais été fidèle Et je n’ai jamais été quelqu’un de confiance Limite schizophrène Et fouteur de merde indiscutable Je n’ai jamais été loyal Si ce n’est à mon propre plaisir Je suis un marginal à jamais Le résultat d’un foyer brisé Je n’ai jamais été fidèle Et je n’ai jamais été quelqu’un de confiance Limite maniaco-dépressif Toujours à te casser les couilles Je n’ai jamais été reconnaissant C’est pourquoi je passe mes journées seul Je suis un marginal à jamais Le produit d’un foyer brisé

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Blerim D. Troshani
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Euh... Eh bien, Blerim ne comprend pas ce que Lyle veut dire par là. Le lycan fronce légèrement les sourcils, regardant le jeune homme d'un air un peu dubitatif. Il n'est même pas sûr si l'autre est sérieux ou si c'est une blague qu'il n'a pas saisie. Est-ce que ça vaut la peine de lui demander de répéter ce qu'il vient de dire juste pour être sûr ? L'Albanais ne le pense pas. Ainsi, il se contente d'étirer un sourire en coin et de lui répondre :

« Okay... »

En espérant que ça fasse l'affaire comme réponse. Bref, quoi qu'il en soit, ce n'est pas ça le plus important, loin de là. Lyle est plutôt mal en point et il faut qu'il l'aide à se relever, histoire de sortir d'ici au plus vite. Sait-on jamais, les autres abrutis risquent de revenir avec des renforts... Et là, ce sera plus compliqué de se débarrasser d'eux encore une fois. Le loup aide donc l'humain à se remettre de bout, avant de l'aider un marcher, mais pas pour longtemps. Visiblement, le brun va suffisamment bien pour marcher tout seul et il ne veut pas forcément de son aide. Soit. Ça le dérange pas du tout, au contraire. Lui-même ferait pareil à sa place, probablement, alors il comprend.

« Je viens avec toi. »

Et c'est inutile de lui dire de ne pas le faire, hein. Ce n'est pas qu'il s'inquiète pour lui... Mais il tient à s'assurer que son sauveur rentrera chez lui sain et sauf, oui. Réversa est une ville dangereuse, surtout la nuit. Il y a peut-être bien des choses que l'ancien trafiquant n'a pas encore comprises ici, mais ça... cela ne fait plus aucun doute. Autant être prudent alors. Et puis, le raccompagner chez lui est la moindre des choses, non ? Il lui a déjà sauvé la vie, après tout. Il a... plongé ses mains dans ses tripes, comme il a dit tout à l'heure. Tiens, c'est marrant. Peut-être qu'il vient de comprendre ce que Lyle voulait dire. Ou pas. De toute façon, Blerim n'en dira rien.

L'étranger se contente donc d'accompagner l'humain, le suivant le long d'une ruelle. Puis, au bout d'un moment, il se rend compte que Lyle le regarde. Il relève alors les yeux vers l'humain, avant de répondre à sa question, un sourire malicieux aux lèvres.

« Je les connais pas. Mais maintenant ils me connaissent. »

Mine de rien, ça lui manquait de se défouler comme ça. Oh, il pourrait aller se battre à l'Arène, il en a entendu parler, mais Troshani n'est pas sûr que ce soit une bonne idée de s'exposer comme ça. Certes, il est à Réversa, loin de son pays, protégé par cette quarantaine, mais le Balkanique préfère tout de même rester prudent. Il ne veut pas attirer l'attention sur lui, non, bien au contraire. Il veut tout simplement se faire discret, se faire oublier et mener sa petite vie plus ou moins tranquillement. Mais voilà, ça lui a plu de calmer les ardeurs des types qui s'en prenaient à Lyle ! Néanmoins, le sourire satisfait de Blerim rétrécit lorsque l'humain lui demande quel est son métier. Enfin, ce n'est pas sa question qui le gêne, mais plutôt ce regard empli de méfiance qu'il lui lance. Comme s'il savait exactement qui il est, ce qu'il a fait, ce qu'il cache. Mal à l'aise, l'homme hésite pendant quelques secondes à lui répondre, puis le Réversien finit par s'arrêter et chasser sa méfiance, la remplaçant par un léger sourire et le remerciant.

Blerim hoche la tête, les bras croisés. Quelques secondes s'écoulent, tandis que Troshani ne dit rien, son regard clair perdu dans le vague.

« Je suis un criminel. »

Boum. Il vient de lâcher une bombe, et il ne sait même pas pourquoi. Peut-être parce que, dans le fond, l'Albanais a juste besoin d'en parler. De raconter ça à quelqu'un. Et Lyle... Il ne pense pas qu'il le dénoncera. En tout cas, il l'espère... Pour son bien.


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Posté le Dim 8 Jan - 13:42, vous pouvez
La réplique de Blerim lui tira un sourire amusé, que lui fit oublier quelques secondes une céphalée naissante de plus en plus puissante. Il n’y a quelque chose qui ne va pas dans tout ça… Et la phrase tomba, comme une bombe, et le fit s’arrêter aussitôt. Quelque part au fond de lui, quelque chose de franchement effrayant hurla victoire. Lyle se contenta de se tourner vers lui, impassible, les bras croisés. Il ne voulait rien savoir de plus. Il ne voulait rien savoir sur ce type avec lequel il n’avait rien d’autre en commun qu’une malheureuse soirée où Lyle avait décrété qu’il ferait tout pour ne pas laisser mourir cet inconnu à terre. Rien d’autres que quelques minutes, sans doute décisives, certes, mais qui ne valaient rien à l’échelle d’une vie. Ce type aurait dû en rester à la gratitude sans chercher à en savoir plus, quand bien même cela revenait à reléguer son sort de cette soirée à un avenir clairement plus incertain. Mais il avait déjà échappé à pire, n’est ce pas ?

« Arrête. Ne dis plus rien. »

Finit-il par dire. Il avait la sensation que si ce mec commençait à parler, ce serait comme dégoupiller une grenade. Et la grenade, c’était lui. Il eut un petit sourire amer.

« Je sais. Enfin je m’en doutais. T’es parano, tu te trimballes avec une somme de liquide astronomique, tu as débarqué ici sans le vouloir avec une blessure louche et honnêtement, je sens quand tu mens. Autant dire que tu le caches très mal et que d’autres personnes ont déjà sans doute eu la puce à l’oreille, elles aussi. »

Termina-t-il avec un micro sourire. Peut-être noircissait-il le tableau. Peut-être que c’était seulement à lui que tout cela sautait aux yeux, comme autant de rappels d’une vie antérieure qui, s’il n’avait pas été jusqu’à devenir un criminel, n’avait pas été sage non plus. Il sentait tout ça comme il sentait s’il avait affaire à la police ou quoi que ce soit d’autre de louche. S’interrompant quelques secondes, il finit par reprendre la parole après l’avoir détaillé quelque secondes.

« Mais pour ton bien, bien plus que pour le mien, tais toi. Parce que celui que tu as en face n’est clairement pas celui auquel la majorité des autres personnes ont eu à faire, et il n’est clairement pas exclu que la face que tu connais soit amenée à disparaître. »

Il ne doutait pas un seul instant que Blerim ne devait plus rien comprendre, mais comment aurait-il pu ? Lui par contre, comprenait. Comprenait que malgré ses efforts, cet état était sans doute temporaire. Ces derniers temps, ces crises de nervosité lui avaient mis la puce à l’oreille. Une partie de lui voulait revenir tandis que l’autre l’en empêchait de toutes ses forces, quitte à rendre la situation de plus en plus confuse. Mais il redeviendrait normal, tôt ou tard. Et paradoxalement, il ne le serait plus dès que le processus sera terminé, même si même lui n’arrivait pas tout à fait à cerner ce que cela impliquait. Il savait au moins une chose. Cette partie de lui pour le moment aliénée et cantonnée à une toute partie de son inconscient détestait absolument tout ce que Blerim représentait. Et elle ne se gênerait pas pour utiliser tout ce qu’il avait entre ses mains pour le nuire. Il ne voulait pas ça. Du moins, tant qu’il en savait le moins possible.

« Je suis amnésique. J’ai perdu la mémoire il y a un peu plus de quatre mois. Je ne me souviens de presque rien, et ça a de toute évidence profondément changé mon comportement. Le truc, c’est que cette version de moi que tu as en face de toi, ce n’est pas la bonne. La vraie en revanche, elle est mauvaise. La vraie t’aurai laissé mourir sur le bitume quelques mois auparavant sans se poser de questions et sans avoir le moindre remord. Et si un jour elle revient, ce que je n’espère pas mais qui, à mon avis, arrivera quand même, c’est celui que tu as connu qui va mourir, d’accord ? Ne la cherche même pas, car elle aura tout bonnement disparu. Et la nouvelle personne à qui tu feras face ne seras non seulement pas bienveillante, mais fera en plus tout pour te nuire, y comprit réutiliser ce que tu m’as dit auparavant. »

Termina-t-il, plus sérieux qu’il ne l’avait jamais été durant tous ces mois d’amnésie. En fait, c’était ça. D’une certaine façon, il était condamné à mort. Une nouvelle fois.

« On est d’accord ? Ah, et évite « criminel » sur un CV. Ca fait mauvais genre. »


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Posté le Jeu 12 Jan - 19:46, vous pouvez
Blerim fronce les sourcils. Lyle ne veut pas qu'il développe. Pire encore, il ne semble pas particulièrement étonné. Au contraire, c'est comme s'il s'en doutait déjà. Ce que l'humain confirme, d'ailleurs, lui expliquant pourquoi. Tiens... Le jeune homme semble être très observateur, dîtes donc. Il a remarqué tous ces petits détails, alors que le lycan ignorait que c'était le cas. L'Albanais ne dit rien, un peu déboussolé, sentant un soupçon de panique monter en lui. Ce qui est loin d'être une bonne chose, hein. Parce qu'on parle là d'un lycan, et non pas d'un humain lambda. S'il panique, il risque de laisser son loup prendre le dessus, et normalement... Ce n'est pas beau à voir, ça.

Le Balkanique passe une main dans ses cheveux, la mâchoire serrée. Son regard regarde tout autour de lui, sa respiration devient de plus en plus saccadée. Il ne doit pas dégager un ait très rassurant, bien loin de là, mais il s'en fout royalement. A vrai dire, l'étranger ressemble plus à un volcan prêt à entrer en éruption à tout moment qu'autre chose. L'ancien trafiquant pose alors son regard clair sur l'humain. Il lui dit de se taire, pour son bien. Puis il recommence avec ses phrases bizarres, qu'il comprend à moitié et qui lui donnent la sensation d'être complètement à la ramasse. Il déteste ça, au plus haut point.

« Je comprends pas. »

Dit-il tout en s'approchant de Lyle. Son regard est toujours aussi empli de rage, de colère. Et de panique aussi. Là, on peut dire que Lyle vient de se retrouver sur le cratère fumant dudit volcan. Blerim ne sait pas quoi faire, et quand il ne sait pas quoi faire... Bon, demandez à son oncle. Quoique... là, il savait très bien ce qu'il faisait. Mais vous l'aurez compris ; plus il est instable, et plus il est dangereux. Sans lâcher Lyle du regard, Troshani attend que l'Anglais daigne lui répondre. Il se tient à quelques centimètres à peine de lui, mais il ne bouge pas. Il se contente de le regarder. Comme si de rien n'était, ou du moins, c'est ce qu'il croit. A vrai dire, c'est presque comme s'il pointait une arme chargée vers lui. A moins que Lyle n'ait pas peur, évidemment.

En tout cas, le brun reprend la parole, lui expliquant qu'il est amnésique. La colère laisse place à la surprise, au fur et à mesure que l'humain lui explique que ça fait quatre mois qu'il a perdu sa mémoire, qu'il ne se souvient de presque rien, et que ça a profondément changé son comportement. Blerim fronce les sourcils, non plus parce qu'il a envie de se laisser emporter par ses pulsions violentes, mais parce qu'il est désolé pour son sauveur. Cette amnésie a changé son comportement ? C'est bizarre, dis donc. Même si ce n'est pas si étonnant, en fait. Peut-être que s'il était amnésique lui aussi, il serait quelqu'un de différent... Un homme normal, un type bien... Peut-être qu'il aurait ne serait-ce qu'un peu de paix au fond de lui, à la place de cette colère, de cette envie de tout détruire, y compris lui-même. Peut-être qu'il ne ressentirait plus cette culpabilité qui le torture jour et nuit... Le loup passe une main dans ses cheveux. Là, il comprend tout ce que le Britannique dit. Par contre, il a du mal à accepter ça. Ce qu'il dit n'a pas de sens. Et ça n'a rien à voir avec son vocabulaire limité. C'est juste que ça n'a pas de sens aux yeux de l'Albanais.

« Impossible. T'es un bon type. Tu me sauves la vie, t'es mon ami. »

Répondit-il en le regardant droit dans les yeux, plus sérieux que jamais. Comme s'il était en train d'affirmer que la capitale d'Angleterre, c'est bel et bien Londres. Pas Manchester, pas Liverpool, mais bien Londres. Et peu importe si quelqu'un d'autre vient lui dire que c'est Manchester. C'est Londres, point barre. A ses yeux, Lyle est quelqu'un de bien, pas un type méchant, capable de s'en prendre à lui, après tout ce qu'il a fait pour l'aider.

« Et... Je ne dis rien tout à l’heure. Rien du tout. C'est une... blague. T'as rien contre moi. »

Yep. Le passé composé, l'imparfait, ce ne sera pas pour demain la veille, désolé. Mais vous avez compris le message, pas vrai ? Malicieux, il est en train de faire comme s’il n’avait rien dit du tout. Blerim étire à présent un léger sourire narquois, tout en haussant les épaules. Le volcan semble s'être calmé finalement.

« Je ne suis pas criminel, je suis assistant du cuisinier. Je travaille au Roma's Restaurant maintenant. Avant, je travaille dans un restaurant italien, en Italie. Rien contre moi... »

Le Balkanique tapote amicalement l'épaule du barman. Puis il reprend un air plus sérieux.

« T'es mon ami. Mémoire ou pas. Je m'en fous. »


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Posté le Dim 29 Jan - 22:30, vous pouvez
Il n’avait même pas vraiment peur de lui. Au fond, il savait avec qui il jouait depuis le début, du moins s’en doutait-il. Il le laissa approcher, ne dit rien. Il savait également que la nouvelle ne serait sans doute pas très bien perçue. Elle ne le serait par personne, alors encore moins d’un criminel. Et encore, aller savoir quel type de criminel, s’il avait poussé un mec du haut d’une fenêtre involontairement pour se défendre, ou s’il était plutôt du genre Jack l’Eventreur. En vérité, il aurait plutôt tendance à parier pour la seconde option. Mais il n’allait tout de même pas s’arrêter à ces explications là.

Cela eu l’air de suffire au lycan, qu’il sentit se calmer, désormais incrédule. Le pauvre. S’il savait. Enfin, il lui avait dit, mais c’était néanmoins difficile à appréhender. Même lui avait du mal à comprendre ce que tout cela voulait dire.

« Pour l’instant oui. »

Dit-il doucement en détournant le regard. Il savait qu’il ne pouvait rien promettre. Si ce qu’il était actuellement était ce qu’il avait été au départ, alors il se disait qu’il avait sans doute eu une bonne raison de changer. Ou ne serait-ce qu’un motif, même s’il n’était pas si valable que ça. Comment savoir ? Ce dont il avait conscience, néanmoins, c’est qu’à l’état actuel l’idée de faire sciemment du mal à quelqu’un ne lui viendrait pas à l’esprit. A moins d’y être obligé d’une façon ou d’une autre. Que s’était t-il bien passé pour qu’il en arrive à en faire un mode de fonctionnement, détruisant tout ce qui l’approchait de près ou de loin ? Voilà la question, et cette dernière ne pourrait pas être résolue par un simple « 42 ».

Il eut un fin sourire quand Blerim fit mine d’avoir menti sur ce qu’il venait de dire auparavant. Ce n’était pas la chose la plus convaincante du monde –mon dieu qu’il est nul, pour un criminel…, mais c’était suffisant. Il lui demandait juste de ne pas détailler.

« C’est bien. T’as tout compris. »

Répondit-il en gardant ce léger sourire sans joie. Il se sentait néanmoins presque soulagé. Soulagé que ce mec, qui ne le connaissait pourtant même pas, continue de tenir à lui un minimum, ou du moins à s’inquiéter de sort. Mémoire ou pas. De façon inconditionnelle. Même si selon lui, c’était justement parce qu’il n’avait aucune petit idée de qui il pourrait bien être s’il retrouvait sa mémoire.

« C’est gentil. Je pense que je vais rentrer tout seul, j’ai besoin de réfléchir. T’inquiète pas pour moi. Je n’aurais pas de soucis une seconde fois, je te le promets. »

Il n’osait pas lui renvoyer la pareille, lui dire qu’il était son ami. Il avait de la sympathie pour lui, mais il était quasiment certain qu’elle s’envolerait sitôt qu’il retrouverait sa mémoire. Cela lui provoquait même un petit pincement au cœur.

« Au fait… T’as toujours mon numéro. Si jamais. »

Termina-t-il avec un sourire avant de tourner les talons et de s’engouffrer dans les ruelles. Là, il ne fit tout d’abord pas attention au lycanthrope qui le regardait avec un air de mépris non dissimulé. Ce ne fut que lorsqu’il croisa involontairement son regard qu’il eu une sensation à la fois familière, étrange et pour dire vrai, très désagréable. Le regardant quelques instants, il finit par continuer son chemin avant d’être arrêté par la voix venant de derrière lui.

« Tu fais toujours les mauvais choix, hein ? »

Lyle s’arrêta quelques secondes, puis se retourna pour le dévisager. Restant silencieux quelques secondes, tout comme Robb, il finit néanmoins par trouver quelque chose à lui dire, sans savoir d’où cela venait exactement. Mais il savait que c’était ce qu’il fallait dire.

« Je ne sais pas qui vous êtes. Mais je crois… Que vous n’avez jamais été autant personne que maintenant. »

Il laissa planer un silence durant quelques secondes devant la mine interloquée de l’homme en face de lui, avant de tourner les talons et de poursuivre sa route. Avec un horrible mal de tête en prime.


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