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 Reversa by night : avec Jean Hightower.

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Posté le Jeu 1 Sep - 1:30, vous pouvez
Si on y réfléchissait bien, la situation était au beau fixe pour les affaires.
Aaron avait, en quelques semaines, établi des contacts avec des gens influents dans le milieu financier de Reversa. Il venait de stabiliser les mouvements de bourses concernant son entreprise… suite directe de sa nouvelle implantation en un lieu tenu secret… et commençait même à pouvoir anticiper les premières retombées d’argent. Il lui fallait évidement trouver un endroit pour installer les bureaux de la L.Willson, et engager du menu personnel local pour faire tourner le tout. Mais ce n’était rien de bien compliqué. A la fin du mois prochain, l’entreprise commencerait à générer des ressources supplémentaire sur le dos du quidam de Reversa.
Ces dernier temps, il n’avait pas été aussi efficace, que depuis qu’il avait posé ses baguages dans la ville…
Mais sa bonne volonté était en train de retomber.

En marge de ses activités professionnelles, Aaron Lightwillson s’était également intéressé à toutes les histoires ésotériques qu’il avait pu saisir au vol. Sauf que… il n’en avait pas franchement saisi beaucoup : En réalité, la seule réel expérience concrète qu’il avait pu observer s’était passé le tout premier jour de son arrivé… et elle avait été fort déplaisante.
Ce drôle de bar… le Bloodzilla… à la fois une preuve irréfutable de l’existence de ceux qu’on appelait les vampires, ici, à Reversa… et à la fois une démonstration de débauche, d’étrange, d’irréalisme.
Au final, l’expérience avait été trop brutale, sans doute. Et après tout, on ne pouvait probablement pas aussi facilement lever le pied du monde normal, naturel, pour ensuite sauter à pied joint dans celui de l’irrationnel !
Il avait donc fallut que l’homme d’affaire effectue un petit retour en arrière, ne serais-ce que pour garder la raison. Ce qui avait été doublement frustrant : Aaron s’était senti effrayé, presque impuissant, devant ces choses qu’il ne pouvait pas contrôler aussi facilement que tout le reste.
Mais c’était aussi ça qui lui avait redonné le goût à l’existence.

Habillé d’un manteau long, lui remontant jusqu’au col, il poussa la porte du café.
Il avait pris soin d’en observer l’intérieur depuis la devanture : il n’y avait presque personne, c’était parfait.
Depuis l’expérience du Bloodmachinchose, il avait tournée en rond. Incapable de remettre la main sur une information concrète, sur un bout de légende, sur la moindre soirée consacré au mystique et à l’étrange. Il s’était donc rabattu sur le menu fretin classique ; Sur les belles cérémonies d’ouverture ; sur les anniversaires de gens important et autre joyeusetés mondaines. Il avait rencontré du monde, s’était présenté, ou avait été reconnu. Mais il n’avait rien fait d’extraordinaire.
En presque un mois de soirées diverses, il n’avait même pas eu le gout d’attirer une femme plus loin que devant le seuil de son immeuble. Ce qui lui avait valu, par ailleurs, quelques regards de mépris bien mérités.
Ici, au moins, et sapé comme il l’était ce soir, il ne courait pas vraiment le risque d’être reconnu ou dérangé.

Aaron salua le barman, lorsque ce dernier se leva et se glissa derrière le comptoir. Il lui commanda un café… se ravisa… et opta plutôt pour un double bourbon sans glace.
Après tout, bourbon, ça rimait avec bourdon.
L’homme d’affaire jeta machinalement un regard dans la salle, avant de se saisir de son verre et de faire mine de trinquer en direction du barman, mais ce dernier avait déjà tournée les talons. Un peu plus loin se trouvait un petit écran, qui diffusait la retranscription d’un événement sportif quelconque, accaparant du même coup l’attention du bonhomme.
Aaron haussa les épaules en portant le verre à ses lèvres, puis il s’accouda plus ou moins confortablement au comptoir. Il remonta instinctivement le col de son manteau, plutôt que de s’en défaire. Il ne faisait pourtant pas spécialement froid dans ce bar mais le vêtement donnait l’impression d’entretenir un anonymat précaire.
Il avait envie d’être seul, qu’on lui foute la paix !
Ca ne durerais pas, non… ça ne durait jamais vraiment. Et après avoir lorgné sur la bouteille de bourbon non loin, il se dit qu’après quelques verres, les choses rentreraient dans l’ordre.

La porte du bar s’ouvrit dans son dos. Quelqu’un venait d’entrer… ou de sortir, peut-être.
Il n'y prêta pas plus attention.


Dernière édition par Aaron Lightwillson le Mar 20 Sep - 12:22, édité 2 fois
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Posté le Jeu 1 Sep - 19:40, vous pouvez


I WANT TO DRIVE YOU THROUGH THE NIGHT, DOWN THE HILLS. I'm gonna tell you something you don't want to hear. I'm gonna show you where it's dark, but have no fear.



La nuit est sombre et pleine de terreurs. La nuit est sombre et pleine de terreurs à Réversa. La nuit est sombre et pleine de terreurs à Réversa mais pas pour toi. Cela fait quatre-vingt ans que la nuit est tout ce que tu connais et même avant elle était loin de te rebuter. Tu t’es levée en sachant que la première chose à faire était de sortir un peu. Tu t’occuperas des jeunes plus tard dans la soirée, les prochaines heures sont celles où tu as le plus de chances de croiser des humains avant qu’ils n’aillent se coucher. Or, en ce moment, tu essaies d’en rencontrer. Une envie étrange te taraude depuis quelques mois. Tu veux devenir Créatrice. Bien sûr il y a pour ça des raisons politiques mais tu recherches aussi ce lien. Cela fait trente ans que ton Créateur t’a quittée ; tu ne peux tourner la page cependant retrouver une relation forte avec un de tes semblables te sortirait peut-être de ta torpeur. Il est temps de ne plus simplement chaperonner tous les petits nouveaux pour les voir repartir auprès de leurs parents. Cent ans d’existence, jamais encore personne n’a goûté ton sang à part celui qui a fait de toi une Nocturne. Bientôt cela changera. Tu parcours les bars, les soirées mondaines, tous les lieux de rassemblements sociaux. Tu observes. Tu isoles mentalement quelques individus pour les recroiser plus tard. Tu retrouves facilement les gens. Tu n’es pas celle qui a le plus d’informations dans cette ville mais tu fais partie des prétendants au trône, avec plus d’informateurs que tous les autres membres de la Chambre des Anciens. Alors localiser un mec ce n’est pas difficile. Tu te concentres sur des Bristoliens qui sont forcément plus malléables, n’ayant pas encore de connaissances poussées sur le surnaturel. Un esprit vierge est bien plus intéressant. D’autant que la fusion des deux villes a rendu tout le monde plus… Nerveux disons. Les humains de Bristol qui s’aventurent à Réversa ont forcément les couilles pour, aussi ils sont immédiatement plus attirants.

Comme une ombre tu te glisses dans les allées sans croiser grand monde. Ce soir est un soir de nostalgie je suppose puisque c’est au Drunk Café que tu comptes poser tes fesses. Oui, il est toujours là. Tu y travaillais quand tu étais encore mortelle. Mais les piliers de comptoir de ton époque sont morts, les rivières ont coulé sous les ponts, le temps a été cruel pour les vivants. Ton patron avait déjà passé l’arme à gauche quand tu y es retournée pour la première fois, il avait dû te croire morte toutes ces années. Plus personne ne se souvient que tu étais là, que tu connais ce bar bien mieux que tous ceux qui y travaillent. Ils t’ont oubliée. Comment aurait-il pu en être autrement ? Tu souris au barman en pénétrant dans l’endroit, il te fait un signe de tête. Ce n’était déjà pas la joie il y a quatre-vingt ans mais l’endroit a beaucoup vieilli. Ils ont remplacé le mobilier deux fois. Ce n’est pas suffisant. Le bar ressemble à ces repaires enfumés qu’on voit dans les films où se côtoient rockeurs et gangsters. Tu aimes ce look. Immédiatement tu remarques un homme au bar. Ce n’est pas un habitué. Pour cause, c’est un businessman de Bristol. La première vois que tu l’as vu en ville c’était au Bloodzilla. Il n’avait pas l’air d’y avoir sa place. D’ailleurs il n’y est jamais revenu. Puis tu l’as croisé à deux ou trois soirées mondaines. Son nom est Aaron Lightwillson et il est riche, très riche. Tu ne lui as pas parlé, il n’est pas venu vers toi alors tu t’es abstenue d’aller l’aborder. Il semble intéressé par les créatures qu’il vient de découvrir. Que ferait-il sinon dans un restaurant de vampires ? Tu t’assieds au bar sans même demander une boisson au barman, il te met toujours la même chose. Tu tournes la tête vers cet homme assis à quelques tabourets à ta gauche, attendant qu’il fasse de même. Tu le regardes droit dans les yeux. Sans un mot, sans lui faire de signe de la main, tu tapotes simplement le bois du comptoir avec tes doigts, comme pour lui dire de venir. Tu l’as croisé suffisamment de fois sans te présenter, il est temps de le faire. D’autant qu’il n’a aucune autre option de conversation autour de lui.


there is peace even in the storm
so you think you can tell Heaven from Hell, Blue skies from pain. Can you tell a green field from a cold steel rail? A smile from a veil? Do you think you can tell? And did they get you trade your heroes for ghosts? And did you exchange A walk on part in the war for a lead role in a cage?.©alas.


Dernière édition par Jean Hightower le Mer 21 Sep - 13:41, édité 1 fois
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Posté le Jeu 1 Sep - 22:52, vous pouvez
Le barman quitta son petit écran pour aller servir quelqu’un, passant devant l’homme dans son manteau, accoudé au comptoir. Ce dernier n’y prêta guère attention. L’endroit était curieusement silencieux, et c’était tout aussi bien.

Aaron souleva son verre devant lui, un verre à whisky, avec un cul épais et carré. Il était lourd, et prenait presque toute la surface de sa paume. En un geste lent, il fit jouer le liquide à l’intérieur, plus ou moins perdu dans ses pensées.
Le barman était revenu en arrière, mais cette fois, il s’était arrêté à son niveau. Aaron s’en rendit compte et leva les yeux vers lui. L’homme, de l’autre côté du comptoir fit un signe discret vers sa droite.
Le dandy tourna la tête, et croisa immédiatement le regard de la jeune femme, planté à seulement quelques mètres de lui. Il lui répondit avec un sourire tout à fait mécanique, puis se détourna, et reposa son verre devant lui tout en réprimant un soupir.
L’anonymat n’avait semblait-il pas duré très longtemps.

Ce n’était pas franchement le soir pour taper la conversation. Elle tombait mal, cette jeune fille. Et puis elle faisait franchement jeune… trop sans doute, pour se retrouver assise, là, dans ce bar.
Ou alors, c’était un paparazzi en herbe, qui pensait sans doute être tombé sur un bon sujet pour demain. Pas de chance pour elle, Aaron ne comptait pas franchement lui servir une interview sur un plateau.
Aurait-elle été plus vieille, peut-être mais… par expérience, l’homme d’affaire se méfiait maintenant de toute femme incapable d’aligner au moins la trentaine sur un papier d’identité quelconque.
Du coup, il se renfrogna, s’enfonçant le plus possible la tête dans le col.
Mais cela ne prit pas plus de quelques secondes, avant qu’il ne se sente mal à l’aise… avant qu’il ne sente le regard de cette fille lui brûler la nuque. Il n’avait pas besoin de tourner la tête, pour savoir qu’elle le fixait encore, et c’était très déplaisant.
Il porta son verre à ses lèvres, et le vida d’une traite. Ce qui fut une très mauvaise idée. Il l’avait à peine entamé, s’était à peine humecté le gosier, et le liquide de feu lui fit immédiatement payer son arrogance. Aaron prit quelques instant pour accuser le coup, tout en s’efforçant le plus possible de ne pas montrer le moindre signe de suffocation.
Quelques secondes passèrent encore, avant qu’il ne fasse un geste au barman, pour qu’il lui resserve un double. Puis il tira de sa poche un billet qu’il fit glisser sur le comptoir, couvrant ainsi la commande, complété par un généreux pourboire.
« - Service impeccable, l’ami. »

Aaron attrapa son verre, et se tourna vers la jeune femme. Cette fois-ci, il soutint un instant son regard. Puis il la gratifia d’un sourire, lui adressa un « bonsoir », avant de se diriger tranquillement, et sans la moindre hésitation, vers une table près de la sortie. Il se cala sur un siège, de façon à se retrouver en face de la rouquine, qu’il invita d’un geste à le rejoindre.
Quelqu’un d’autre aurait probablement ignoré cette femme, se serait rendu désagréable ou même insultant, afin de pouvoir rester tranquille. Mais Aaron n’était pas quelqu’un d’autre. Il allait donc devoir éconduire cette demoiselle avec tact… comme d’habitude…

« - Je vous en prie… que puis-je faire pour vous, mademoiselle ? »
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Posté le Ven 2 Sep - 6:23, vous pouvez




Les barmans qui regardent la télé en plein service, quel manque de professionnalisme, ce ne serait pas arrivé de ton temps. Probablement parce qu’il n’y avait pas de télé dans ce bar de ton temps… En même temps, comment blâmer le pauvre homme ? Il a si peu de clients, il peut bien se permettre de regarder des rediffusions de Big Brother. De toute évidence ce taudis réussit quand même à se faire plus d’argent qu’il n’en faut pour payer la redevance télévisuelle. Heureusement, sinon ils n’existeraient plus. D’ailleurs tu ressentiras certainement un vide étrange au creux de ta poitrine lorsque ce lieu fermera. Comme la mort définitive de ton humanité. Le barman t’a mis un vieux gin que tu buvais de temps en temps derrière le comptoir en secret pendant ou après le service. Il en achète spécialement pour toi. En même temps tu le paies plus que la bouteille n’en faut, il fait largement ses marges, il ne se plaint pas trop.

Alors de temps en temps tu te sers de cet endroit pour observer la race humaine en plus de goûter à tes madeleines de Proust. Tu ne cherchais pas celui-ci. Pas vraiment. Disons que tu t’arranges pour le croiser régulièrement le temps de l’observer mais que tu ne t’attendais pas à le trouver ici ce soir. Avec l’aide du serveur tu attires son attention mais il ne fait que t’adresser le sourire le plus mécanique qu’il ait dans son répertoire. Si tu avais de l’orgueil tu te sentirais vexée. Ce n’est cependant pas le cas. Tu attends donc. Dix secondes, vingt secondes, cul sec, tu ne peux t’empêcher de rire. Pas très fort mais de façon bien audible. Ta voix cristalline n’est pas moqueuse mais authentiquement amusée. Espérons que ce dandy ne le prendra pas mal. Oh et puis si il le prend mal qu’est-ce qu’il va faire de toute façon ? Tu connais bien le whisky du coin, il n’est pas bon, il ne s’avale pas comme ça si on n’a pas l’expérience de la pisse d’âne. Vu ses habits et de toute façon vu toutes les informations que tu as sur lui tu sais très bien que ce n’est pas le cas. Pourtant il persévère le bougre, il en redemande. Le barman n’a pas réagi à sa déconfiture. Il veut juste retourner à son émission. Ce qui ne l’empêche pas de sourire à la vue du pourboire royal qui lui est offert. Enfin le trentenaire t’adresse la parole et sa considération. Un simple bonsoir. Je suppose que c’est une manière classique de commencer.

Sans hésitation tu le suis à la table où il s’est installé. La banquette en cuir molletonné – autrefois rouge vif – a gardé son confort même après toutes ces années. Lightwillson n’a pas l’air réjoui outre mesure par ta présence. Te prendrait-il pour une nuisance ? Ce serait bien une erreur. « Je vous en prie… que puis-je faire pour vous, mademoiselle ? » Il n’y a bien que les humains et les inconnus pour encore t’appeler mademoiselle. Aucun vampire ne l’a fait depuis très, très longtemps. Techniquement c’est pourtant vrai, tu n’es pas mariée. Tu as un sourire en coin amusé. Tes yeux pétillent. Il est drôle ce businessman quand même, il ne t’aurait peut-être pas abordée de la même façon s’il avait su. « Je ne pensais pas qu’un homme comme vous traînait dans ce genre d’endroits Monsieur Lightwillson, vous aviez un autre standing au gala de jeudi dernier. » Ton sourire s’agrandit. « Mais après tout tu sembles te rendre dans beaucoup d’endroits inattendus en ce moment, n’est-ce pas Aaron ? » Et alors que tu abandonnes vouvoiement – quel besoin ? tu es l’aînée et de loin – ce sourire qui orne ton visage s’élargit encore, jusqu’à révéler tes canines d’une manière ostentatoire.


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Posté le Ven 2 Sep - 18:06, vous pouvez
« - Oh je vois... voilà qui est… inattendu... »

Aaron prononça ces mots lentement. Les quilles de son esprit venait de subir un assaut à la limite du strike, et il lui fallut un peu de temps pour les replacer bien droite :

Tout d’abord, il commençait à remettre ce visage. Il l’avait aperçu à quelques reprises, noyé dans la foule des convives de certains soirs. L’homme était physionomiste mais, en si peu de temps, il n’avait pas encore cherché à faire les liens nécessaires à une bonne indexation des gens rencontré.
Maintenant qu’il y repensait, il avait trouvé sa présence presque déplacé, trop jeune, ou peut-être trop vaporeuse, dans ces galas tout à fait aristocratiques.
La rouquine venait de se moquer de lui. Et bien qu’il fût à ce moment-là trop occupé à s’étouffer avec son bourbon milieu-de-gamme, il en prenait soudain conscience. Tout était en train de s’enchainer, de prendre sa place, dans son esprit. Les hypothèses se bousculaient les unes aux autres, tentant de faire apparaitre le moindre petit détail qui auraient pu lui échapper.
De toute évidence, celle du paparazzi était en train de voler en éclat. A moins, bien entendu, que le dandy n’ai eu à faire à une journaliste aux dents longues… et ce dans tous les sens du terme !

« - … et tout à fait intéressant. »

Ces mots auraient dû rester dans sa tête ; mais Aaron les prononça dans un souffle, comme une ponctuation, une exclamation, qu’on ne peut retenir.
Son rythme cardiaque avait fait un bond, lorsque la jeune femme avait retroussée les babines, mais ce n’était pas de la peur… ou pas seulement. Une vive curiosité était en train de faire sa place dans le maelstrom d’émotions qui lui tempêtait dans le crâne. Le tout était baigné par une monté toute fraiche d’adrénaline. Ce qui eut deux conséquences distincts sur l’homme, calé en face de la rouquine :
- Tout d’abord, sa cervelle s’était mise à tourner à 100%, faisant fi, même, de la petite pointe d’ébriété qui commençait à montrer son museau.
- En suite, là, dans cette bourrasque émotionnelle, était en train d’apparaître une once d’agacement, menaçant à tout instant de se transformer en colère.
Pour qui se prenait donc cette fillette aux manières plus que douteuses !?

Tout, ces derniers temps, n’avait été que bousculade et précipitation ! Sans parler de cette frustration tapis dans l’ombre, qui s’était doucement, mais surement, évertuée à saper l’énergie de l’homme d’affaire. Il lui avait fallu faire une pause, rien qu’une. Prendre une soirée pour lui, à ranger un peu tout ce fouillis, à relativiser et à réorganiser sa stratégie.
Mais non. Il avait fallu que cette jeune femme débarque, et chamboule tout le processus !
Et en même temps, la frustration, elle, s’était évaporée comme par magie.
Cela ne justifiait pourtant pas le fait que, visiblement, cette créature… non, il n’aimait pas le terme… cette non-humaine, l’avait suivit jusqu’ici. Elle connaissait son nom, son prénom… ses habitudes, visiblement : « - …vous aviez un autre standing, au gala de jeudi dernier… tu sembles te rendre dans beaucoup d’endroits inattendus, en ce moment… ».
Il n’y avait qu’un pas à franchir, pour penser que la rencontre n’avait pas été fortuite.

S’ajoutait à cela la désinvolture dont faisait preuve cette femme, et qui était tout à fait déplacée ! Après tout, les deux clients du bar n’avaient, de souvenir, pas élevés les cochons ensemble. Cette façon qu’elle avait eu de le fixer… puis ce rire moquer et maintenant, un tutoiement tout ce qu’il y avait de plus incommodant.
C’en était trop, et Aaron laissa un instant le tact de côté, non sans y mettre pour autant la forme.

Un sourire tout à fait élégant vint marquer la fin de sa réflexion. Ses propos, en revanche, s’habillèrent d’une subtile pointe de condescendance :
« - Mais me voilà prit en faute, car il m’avait semblé avoir noté quelques part… d’ailleurs, si vous le permettez… » Mais il n’attendit évidemment pas qu’elle le lui permette. Il s’empara d’un petit carnet et d’une plume, qu’il gardait tout le temps sur lui depuis qu’il était arrivé à Reversa. Il posa la plume sur la table, et feuilleta en toute discrétion le carnet d’un geste parfaitement fluide.
Avant, il avait pour habitude de prendre ses notes sur une tablette qui ne le quittait jamais. Mais allez savoir pourquoi, depuis qu’il avait mis les pieds dans cette ville, il avait tronqué la technologie contre une forme plus rustique de support.
« -… voilà, c’est ici ! » il referma son carnet et le posa sur la table.
« - J’avais cru comprendre que votre espèce, les vampires, c’est bien ça ?... »
Les lycans arboraient-il ce genre de canines ? Il n’en était pas sûr, il allait donc tenter sa chance.
« - … Les vampires, donc, étaient une espèce tout à fait élégante. Qu’ils maitrisaient le savoir vivre avec brio, et que leur maitrise de l’étiquette en faisait des convives parfaits dans les soirées mondaines… »
Bien entendu, il n’y avait rien de tel marqué dans son carnet. Ce dernier était encore tristement vide, ou peu s’en fallait. Mais là n’était pas le propos.
« - Hors, vous ne correspondez pas exactement à cette définition, sans vouloir vous froisser. Dois-je donc revoir mon appréciation du sujet ou bien… êtes-vous une sorte d’exception à la règle ? Etes-vous encore trop jeune pour avoir pris note de quelques règles élémentaires de courtoisie ? Car pour commencer, si vous semblez me connaitre, et cela reste aussi à démonter, je n’ai malheureusement pas encore ce loisir, mademoiselle ?... »

Il laissa volontairement en suspend la fin de sa phrase. Après tout, il n’avait pas été spécialement délicat, et la condescendance l’encombrait peut-être plus encore, lui, que son interlocutrice. Cette conversation commençait mal, pour quelqu’un qui se voyait la chance d’avoir enfin devant lui ce qu’il avait cherché depuis plusieurs semaines.
Quoi qu’il en soit, Aaron n’était pas non plus du genre à se laisser manger tout cru par le premier venu. Il y avait des règles, bon sang. Comment vouliez-vous avoir une conversation saine avec quelqu’un, si vous n’en passiez pas par une forme de respect mutuel ?
Les entreprises L.Willson n’en étaient pas arrivées là où elles en étaient aujourd’hui en prenant des chemins de traverses casse-gueule.

Les yeux de l’humain étaient rivés dans ceux du vampire, tandis qu’un silence à un cheveu de devenir pesant s’installait subtilement dans le bar.
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Posté le Ven 16 Sep - 19:43, vous pouvez



« Oh je vois... voilà qui est… inattendu... » Pas vraiment non. Quand on traîne dans les endroits étranges dans une ville réputée pour ses loups, chauve-souris et autres étranges créatures, on ne peut trouver ça surprenant d’en croiser une. On ne peut même pas vraiment s’étonner si l’un d’entre eux vous saute à la gorge. Mais dans ce dernier cas j’accorde qu’on a au moins le droit de pousser un cri tout à fait étonné parce que ça vient vite. Enfin, tu n’es pas en train d’attaquer le riche homme alors la surprise ne devrait pas être là. D’autant qu’il est de toute évidence à la recherche de personnes de ta race, sinon tu ne l’aurais pas croisé au Bloodzilla. Quand on cherche la merde il ne faut pas s’étonner de la trouver en un sens. Pourtant le brun semble vaciller un peu mentalement, comme s’il essayait de comprendre ce qui est en train de se passer. Est-il même en train de caresser la possibilité que tu sois une des folles du monde des humains qui, ayant lu trop de romans, a requis les services d’un dentiste pour lui limer les dents ? Il pourrait, peut-être son esprit n’a-t-il pas encore intégré toutes les strates de ce nouveau monde en tant qu’automatismes. « … et tout à fait intéressant. » C’est bien la moindre des choses enfin. On t’a donné beaucoup de qualificatifs au fil des années mais rarement celui d’ennuyeuse. Tu continues à lui sourire, ce qui ne cache pas tes canines mais tu ne t’en formalises pas. Ce n’est pas une démonstration de ta domination, c’est un simple sourire, vous n’y pouvez rien si ça dépasse. Tu es en général très amicale voire familière avec les gens que tu rencontres, si certains s’en sentent vexés, la plupart se mettent plus facilement à l’aise. Ce qui permet d’aller plus vite droit au but. Lui, semble vexé, pourtant ça ne signifie pas que ça n’a pas accéléré les choses.

« Mais me voilà pris en faute, car il m’avait semblé avoir noté quelques part… d’ailleurs, si vous le permettez… » Tu hoches la tête bien que la phrase ait été rhétorique, regardant avec curiosité l’homme extirper un calepin de sa poche et y fouiller comme un étranger cherchant le bon mot dans son dictionnaire. Il semble avoir trouvé son bonheur. Tant mieux pour lui, c’est pas toujours facile à dénicher ces bestioles-là. « J’avais cru comprendre que votre espèce, les vampires, c’est bien ça ?... » Encore une fois tu hoches la tête. Team suceurs de sang jusqu’au bout. « … Les vampires, donc, étaient une espèce tout à fait élégante. Qu’ils maitrisaient le savoir vivre avec brio, et que leur maitrise de l’étiquette en faisait des convives parfaits dans les soirées mondaines… » Oh mais tu as beau avoir été élevée en tant que fille du peuple, tu n’as aucun problème avec l’étiquette et il est rare de trouver meilleur convive que toi. Les humains oublient rarement de t’inviter à leurs galas, de peur de se retrouver uniquement en présence de vampires suffisants et froids qui restent entre eux et regardent de haut le monde de la mortalité. Bien sûr, toi aussi tu le regardes de haut, mais plus discrètement. Cela fait bien longtemps que tu as été tirée des classes populaires, chaque règle sociale est gravée dans ton cerveau. « Or, vous ne correspondez pas exactement à cette définition, sans vouloir vous froisser. Dois-je donc revoir mon appréciation du sujet ou bien… êtes-vous une sorte d’exception à la règle ? Etes-vous encore trop jeune pour avoir pris note de quelques règles élémentaires de courtoisie ? Car pour commencer, si vous semblez me connaitre, et cela reste aussi à démontrer, je n’ai malheureusement pas encore ce loisir, mademoiselle ?... »

Il l’a donc vraiment mal pris le bougre. Qu’il est drôle ce petit multimillionnaire. Il va bouder maintenant ? Ses mots ne te blessent guère, il n’est ni suffisamment important si suffisamment insultant pour que tu y prennes ombrage. Il est simplement ignorant. Tu ris à gorge déployée cette fois. « Je suis un convive parfait dans une soirée mondaine enfin. Mais le Drunken Cafe aujourd’hui a-t-il l’air d’une soirée mondaine ? » Il n’a jamais l’air d’une soirée mondaine, c’est un vieux bouge. C’est ton vieux bouge. Tu devrais l’acheter. Cette pensée sera cependant pour une autre fois, tu es en pleine conversation, ce serait fort malpoli de papillonner ainsi. Il est amusant de voir que si ce cher Monsieur Lightwillson a une envie déchirante de rencontrer des membres de ton espèce, il ne semble pas avoir l’intention de s’incliner non plus. L’esprit est sympathique. Cela a tendance à t’amuser chez les humains comme une souris rebelle amuserait un chat. Ceci dit, cette petite flamme peut, qui sait, donner un très bon vampire. Tu verras bien si l’hispanique est à la hauteur de l’honneur que tu pourrais lui offrir. Il vient d’entrer dans une compétition sans en être même averti. « Rassure-toi cependant, je suis effectivement une exception parmi mes compères, peu te parleront ainsi. S’ils le peuvent ils ne te parleront pas du tout. » Ou le traiteront comme une race inférieure pour certains. D’autres s’adresseront à lui avec toute la politesse exigée par le protocole mais sans aucune chaleur. Bien sûr il en existe qui ne sont pas de purs glaçons même avec les humains mais tu peux sans exagérer te considérer comme une exception, pour le meilleur et pour le pire. « Enfin, j’estime que tu as au moins droit à mon nom, ce n’est quand même pas la première fois que l’on se croise. Jean Hightower. » Tu lui tends le bras pour une poignée de mains. Tes doigts auront l’air bien petits dans sa poigne. C’est une habitude que tu as prise il y a bien longtemps, beaucoup te dominent. Surtout que ces nouvelles générations sont de plus en plus grandes, c’est insupportable. « Quant à mon âge, tu sais bien qu’on ne demande pas celui d’une dame, ça ne se fait pas. Tu peux le deviner si tu veux par contre, ce sera divertissant. » Tu n’as que ça à faire après tout. Tu reprends tranquillement une gorgée de gin, attendant de voir s’il s’enfonce dans son orgueil ou s’il se sort la tête du cul. Tu espères que ce sera la seconde option, l’autre te décevrait grandement, tu le planterais sans doute là.



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Posté le Sam 17 Sep - 3:59, vous pouvez
Son assurance…

Aaron se sentait toujours agacé par la situation. Il devenait maintenant évident que cette rencontre n’était pas le fruit du hasard. Mais il n’en saisissait pas le but. L’homme avait lâché sa tirade, et s’en était voulu presque aussitôt. Ce n’était vraiment pas dans ses manières… mais ce soir, il n’était pas patient pour un rond. Dans une situation normale, sa jeune interlocutrice s’en serait vexée, et se serait peut-être reprise. Ou bien alors aurait-elle simplement passé son chemin.
Mais cette jeune femme continuait de lui faire face, son assurance venant sauter au visage du dandy, aussi flamboyante que sa chevelure… laissant tout loisir à l’homme de regretter les mots sortit trop vite l’instant d’avant.
Le pire était peut-être le fait qu’elle lui retournait, tout sourire, sa propre condescendance. Son aplomb était sans faille, ce qui le rendait presque écrasant. L’atmosphère s’était sans aucun doute épaissit, au moment où elle avait éclaté de rire. Pourtant, la femme en face de lui semblait y naviguer avec une aisance tout à fait déconcertante.

Pendant une fraction de seconde, qui sembla durer une éternité, Aaron eut l’impression désagréable de flotter dans son fauteuil, lâché par la rassurante force de la gravité. Il lui fallut s’accrocher à son verre, posé sur la table, pour reprendre pied, presque littéralement.
Et ce fut à cet instant que son agacement se changea en colère.

Celle-ci n’était pourtant pas dirigée vers Jean… ou tout du moins, pas entièrement. L’homme d’affaire réalisait qu’il avait laissé sa bête morosité balayer d’un revers son calme et son contrôle, pourtant habituellement impeccable.
Il avait seulement fallut l’intervention d’une jeune femme aux manières un peu légères, pour faire voler en éclat l’aplomb du businessman. Et c’était une faute inadmissible.
Mais il n’y avait pas que ça...
Aaron était en train de se demander si cette morosité ne cachait pas en réalité quelque chose de plus profond… de plus grave…

Il cligna des yeux, les focalisant en suite sur le visage couvert de tache de rousseur du vampire.
Elle n’avait pas bougée. Elle souriait à pleine dent, ce qui la rendait un peu terrible, un peu inquiétante. Sa main était tendu, mais ses lèvres immobiles.
Chaque parole, chaque phrase qu’elle avait prononcée lui revenait en pleine conscience.
Sa propre réflexion n’avait pas du durer plus d’une seconde ou deux, et il se demanda si elle avait pu s’en rendre compte. Et si ça n’avait pas été le cas, il ne souhaitait pas lui laisser plus de chance de le faire. Sa main survola la table et se saisit de celle de la rouquine, en une poignée franche et solide. Non pas qu’il voulait lui faire une démonstration de force, mais Aaron faisait partit de ceux qui pensaient respecter leurs interlocuteurs en ne leur offrant pas une poupée de chiffon molle en guise de salutation.
Mais là encore, les choses furent déconcertantes :
Evidemment, le dandy avait retenu son geste en empoignant la frêle jeune femme. Mais la main de Jean était aussi froide et solide que le marbre. Son poignet avait à peine bougé, le bras était resté immobile… figeant le geste dans une position encore très inconfortable pour l’homme.
C’était à croire que tout était en train de se jouer de lui.

Il retint son souffle, son œil gauche tiquant imperceptiblement sous le coup du duel qui se jouait dans sa tête, partagé entre une curieuse envie de fuir, celle de renverser la table avec rage, ou celle encore de retourner tranquillement au bar faire un sort aux généreuses bouteilles qui lui tendaient les bras…
Mais il opta pour la plus courtoise.
Indéniablement, cette femme avait cet unique pouvoir d’instaurer le chaos dans son esprit, et il était temps de revenir un petit peu dans la partie.
Ceci avec le sourire, bien entendu.

« - D'accord...Je vous présente mes excuses, j’ai été quelque peu rustre avec vous. »

Il retira sa main le plus naturellement qu’il put, compte tenu de la situation, et s’enfonça confortablement dans son siège en laissant échapper un léger soupir.

« - Et puisque vous estimez pouvoir m’accorder le droit de connaitre votre nom, soyez certaine que j’en suis tout à fait ravi… »
Ses yeux se fendirent d’un regard taquin des plus éloquent, lorsqu’il prononça le mot « estime ». Après tout, celle-là, il lui devait bien.
« - …Comme je suis également ravi que vous ayez pu faire ce choix tout à fait exceptionnel, semble-t-il, de m’adresser la parole. »
Cette fois, Aaron s’efforça d’appliquer un masque sur son visage, ne laissant pas paraître si sa phrase avait été du lard ou du cochon.
Il se redressa un peu, se saisi de son verre, et bu une prudente gorgé, ayant retenu la leçon de sa déconfiture au comptoir.

« - Par contre… il ne me semble pas me souvenir vous avoir demandé votre âge. Car comme vous le soulignez vous-même, à juste raison, cela ne se fait pas. Je devine en revanche, à travers vos propos, m’être méprit sur l’estimation que j’en avais. Soit, je prendrais maintenant cela en considération en prenant garde de ne pas vous froisser. »

Il marqua le point, son visage se durcissant quelque peu.
Une des paroles de la rouquine titillait, comme un désagréable maux d’estomac, son amour propre :

« - Je crains donc de ne pas pouvoir vous divertir à travers ma veine recherche, concernant votre âge. Le savoir vivre le plus élémentaire me contraignant à me contenter de le deviner silencieusement dans mon coin. »

Aaron se senti curieusement soulagé.
Comment donc une personne aussi menue pouvait-elle exercer sur vous une telle pression, et en si peu de temps ?
Son rythme cardiaque était encore anormalement élevé, mais l’atmosphère se dilua un peu.
Le dandy gardait bien à l’esprit que tout pouvait à nouveau s’effondrer. Et il ne savait pas dans quelle mesure il pouvait être capable de subir un nouvel assaut.
En réalité, il y avait beaucoup de chose qu’il ignorait, et il en prenait de plus en plus conscience. Les vampires étaient de ces créatures qui avaient tués des gens à Bristole, il le savait mais… il savait aussi que beaucoup de choses étaient racontées dans le seul et unique but de faire du tort. Et bien entendu, les paroles les plus éloquentes provenaient de ceux qu’on appelait les anges.
Aaron n’avait que peu de confiance en ces non-humains tout à fait suffisant.
Mais ou se situait le vrai ?
D’ailleurs, dans quelle mesure ne se trouvait-il pas, lui, quelque part aux portes d’un destin tragique, en cherchant à tenir tête à cette femme.

Le Bristolien se rendit compte subitement que la réponse était peut-être tout à fait évidente : La mort lui faisant moins peur que le vide englué dans sa propre histoire.
Et si une chose était devenue une certitude, pour Aaron, c’est que le vide n’avait plus sa place nulle part dans le déroulement de cette soirée.
Bon… mais en y réfléchissant bien, il n’était pas non plus suicidaire et… il n'existait qu' une carte, et une seule, à jouer maintenant.

« - A présent, Jean, et si vous le permettez bien entendu… je serais ravi que nous fassions table rase sur mes maladresses, et que nous reprenions à zéro cet entretient autour d’un verre. »

Et cette fois, il attendit nerveusement de savoir si elle le lui permettait.
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Posté le Ven 21 Oct - 22:01, vous pouvez
Bonjour!

Le sujet n'a pas reçu de réponse depuis plus d'un mois. Merci de répondre au plus vite, ou de demander son archivage/sa mise en attente en cas d'absence ou de rp terminé. Au bout du troisième update, le rp sera archivé

Le staff
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Posté le Mar 1 Nov - 13:53, vous pouvez
(Jean Hightower est très très occupé par ses études, en ce moment Sad... du coup l'archivage est peut-être pas idiot mais... y aura t'il possibilité de faire ressortir le sujet à un autre moment ?)
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Posté le Mar 6 Déc - 9:54, vous pouvez
Bonjour!
Le rp n'a pas reçu de réponse depuis plus d'un mois. N'oubliez pas d'y répondre dans les délais , ou en cas d'absence de demander à un administrateur de le déplacer dans les rp's en attente. Dans le cas où celui-ci serait terminé, n'oubliez pas de le faire archiver sur ce sujet, en cas d'absence, vous pouvez bien entendu le faire placer dans la section des rp's en attente. Il vous suffira d'envoyer un mp à un administrateur pour le déplacer par la suite dans la section où il se trouvait auparavant.
Merci d'avance =D
Le staff

EDIT: faut pas hésiter à mp Aaron, on ne voit pas forcément les messages postés après les updates. Tu peux redemander son déplacement dans la section appropriée oui! (la même que la demande d'archivage ou par mp). Néanmoins vu que nous n'avons pas de nouvelles de Jean, ce serait sympa de sa part de passer poster une absence, pour prévenir ses partenaires de jeu!
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