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 Presse et gratin reversien - avec Edana J. May

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Posté le Jeu 8 Sep - 20:09, vous pouvez
En entrant dans les locaux, Aaron fut immédiatement saisi par la tenace odeur de neuf. Cela faisait pourtant une bonne semaine qu’il y avait de la circulation. Mais malgré cela, les effluves de peinture fraîche, de cuir sortant d’usine, et de colle à moquette vous sautaient au visage sans la moindre équivoque.
Il avait fait beau ces derniers jours, et la plupart des fenêtres avaient été ouvertes dès que possible. Mais la nuit tombé, on fermait tout, et l’odeur des travaux récents revenait au galop envahir les lieux.
Bien entendu, l’installation de la climatisation avait pris du retard… ce qui contrariait d’avantage encore l’homme d’affaire.

Tout en essayant de se convaincre que cela serait réglé d’ici peu, Aaron Lightwillson traversa le hall et se dirigea vers le bureau de sa secrétaire. Celle-ci l’attendait, souriante :

« - Bonjour monsieur. Votre rendez-vous de 9h est arrivée avec... un peu d’avance. Je me suis permis de faire patienter Madame May dans votre bureau. »

Le dandy regarda machinalement sa montre : 8h53.
Bon, et bien... soit il faisait attendre son rendez-vous, soit il allait boire le café avec lui. Il attrapa le registre que lui tendait son employée, signa, et opta pour la seconde solution.

« - Bonjour Vickie, vous avez bien fait, je vous remercie ! Mais c’est Aaron…
- Pardon Monsieur ? »
Le PDG fit une moue boudeuse à peine convainquant, un sourire en coin venant déséquilibrer le masque.
« - Je vous ai demandé de m’appeler Aaron. Vous ne voudriez pas que je vous donne du « madame » à tout bout de champ, n’est-ce pas ? »
Devant la mine déconfite de sa secrétaire, il eut du mal à se retenir de rire. Il l’aurait bien prise dans ses bras, pour la remercier de lui avoir rendu sa bonne humeur, mais il ne souhaitait pas non plus perdre sa nouvelle employée tout de suite. Vickie lui avait immédiatement montré son efficacité, en lui obtenant le top du top dans ses premiers rendez-vous. Il aurait été dommage de l’effrayer dès la première semaine !
Du coup, il n'attendit pas sa réponse :
« - Je souhaite qu’on ne me dérange pas durant mon rendez-vous, vous pouvez faire ça ? Et aussi… essayez d’aérer un peu le hall. Cette odeur est infernale. »
L’homme jeta un dernier coup d’œil sur le registre qu’il tenait encore, puis il le rendit à sa secrétaire.
Elle acquiesça en ouvrant la bouche, mais les mots refusèrent de sortir. De toute évidence, il l’avait intimidé… et il s’en voulut.
Il lui adressa un sourire discret :
« - Au fait, Vickie… vous voulez un café ?
- ah ?… euh… je veux bien… Aaron. Merci beaucoup. »
Une étincelle de malice fugace traversa son regard.
- Alors accordez-moi cinq minutes ! »

Aaron Lightwillson ferma les yeux, avant de pousser la porte de son bureau, au bout du couloir. Ici, l’odeur était déjà plus tenue. La baie-vitrée était ouverte, laissant entrer le parfum des marronniers qui se trouvait en contrebas, celui-ci se mélangeant subtilement avec les effluves provenant de la cafetière.
Décidément, Vickie était tout à fait merveilleuse. Elle pensait avec une longueur d’avance, et c’était parfait !
La pièce était grande, mais sans aucune prétention. Tout en dégradé crème et gris, les meubles se fondaient dans l’espace lumineux.
Sur sa gauche se trouvait son bureau. Et à droite, près de la baie-vitrée, était disposé un canapé d’angle et deux fauteuils, le tout encerclant une table basse en verre. Dans un coin prenait place une commode, ou la cafetière fumante émettait un léger ronron de contentement.
Aaron rouvrit les yeux, et tourna un visage avenant vers son invitée.

« -Bonjour, madame la directrice du reversa’s Press Agency.»
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Edana J. May
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Posté le Sam 17 Sep - 16:18, vous pouvez
Plongée dans la relecture d'un article, la jeune femme entendit à peine son téléphone vibrer. La sensation dérangeante du bois se soulevant au rythme des vibrations acheva d'agacer la brune qui consentit enfin à jeter un regard lassé sur l'objet de son irritation. Pourtant sur l'écran s'affichait ce rendez-vous planifié il y avait déjà quelques jours dans les entreprises Lightwillson. Observant l'heure qu'il était et décidant s'il lui était encore possible de terminer la correction, la brunette soupira avant de se relever, d'attraper sa veste et de descendre l'escalier avant de prévenir Abigail de son départ pour son interview. Se remettre au journalisme pur et dur lui semblait être une bonne idée pour se vider un peu la tête. En ce moment ses migraines disparaissaient comme par magie et elle n'avait plus besoin de la surveillance constante de son médecin personnel. Oh bien sur, l'aristocrate se méfiait de ce repos qu'elle jugeait temporaire et qui n'annonçaient qu'un retour en force. Enfermer Kyle au manoir lui avait semblé être également une solution le temps que les choses se tassent. Malgré tout la situation lui pesait plus qu'elle ne l'aurait imaginé et l'inquiétude marquait la plupart de ses journées. Rester sur ses gardes à longueur de journées avait, après tout, de quoi mettre n'importe qui sur les rotules.

Perdue dans le cours de ses pensées, la télépathe n'avait même pas remarqué qu'elle avait dépassé sa destination. Un comble quand on savait que les établissements du nouveau parti le plus désiré de Réversa se trouvaient à quelques pas de sa propre agence. Agacée par sa distraction, la brune fit demi-tour avant de pousser la porte de la compagnie L.Willson. Rapidement on la fit rentrer dans le bureau du chef d'entreprise avant de l'y laisser seule. Contempler la même rue d'une vue différente était quelque chose d'étrange et Edana dut s'avouer que la paysage de Fortune Street était quand même plus sympathique que les anciennes usines.

La porte du bureau s'ouvrit derrière elle et la jeune femme détourna ses yeux de la vue qu'elle observait auparavant pour les poser sur le propriétaire des lieux. Sans nul doute, était-il utile de préciser la prestance de son futur interlocuteur dans son article tant il dégageait une aura d'assurance qui frapperait n'importe qui. L'aristocrate se détacha alors de la fenêtre où elle se trouvait pour s'avancer vers son hôte, la main tendue et un sourire poli sur les lèvres.

« Edana, je vous en prie. Ravie de vous rencontrer Mr. Lightwillson. »

Son sourire s'agrandit légèrement tandis qu'elle désignait la fenêtre et le bureau en lui-même.

« Je vois que vous avez mis beaucoup de soin dans le choix de votre environnement, c'est très plaisant. La vue que j'ai de mon bureau est beaucoup moins agréable et pourtant mes locaux ne sont pas très éloigné d'ici. »

Sortant son dictaphone de sa poche la jeune femme continua.

« Merci de m'avoir reçue dans de si courts délais. J'espère que cette interview pourra vous apporter une clientèle fidèle. On commence dès que vous êtes prêt. »


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Posté le Dim 18 Sep - 19:56, vous pouvez
Aaron répondit d’une poigné franche et solide au geste de la journaliste.

« - Permettez, c’est moi qui vous remercie. Me laisser apparaître sur la feuille la plus populaire de Reversa est une aubaine, pour quelqu’un comme moi. J’espère seulement que vous ne serez pas trop sévère avec mon image. »

L’homme se fendit d’un clin d’œil, accompagnant un sourire des plus courtois.

« - Mais je vous en prie, prenez place. », ajouta t’il en indiquant un des fauteuils près de la fenêtre, puis en se dirigeant vers la cafetière.
Il servit une tasse, qu’il accompagna de divers suppléments. Puis il en disposa deux autres sur un plateau, un peu de sucre, de la crème, et la cafetière elle-même. Il déposa le plateau sur la table basse.
« - Je dois bien vous admettre que la chance n’y est pas pour rien. J’étais un peu dans la précipitation, lorsque qu’il m’a été proposé ces bureaux… tout proches de vos propres locaux par ailleurs… je suis décidément verni. »
Il retourna dans le coin, s’empara de la première tasse et fit un signe en direction de son hôte
« Accordez moi encore un petit instant, s’il vous plait. Ensuite, je serais à votre disposition autant qu’il vous le sera nécessaire. »

Aaron tendit le café à sa secrétaire, qui semblait en avoir profitée pour se détendre un peu. Elle le remercia, tout en lui assurant qu’elle veillerait à tenir muet le téléphone de l’homme d’affaire, tant qu’il serait en rendez-vous. Ce dernier n’en eut pas le moindre doute, s’imaginant, amusé, Vickie sautant à la gorge d’un malheureux indélicat.
Il regagna son bureau.

« - Voilà ! Mes excuses pour vous avoir fait attendre. Et donnez-moi donc du Aaron aussi, tant qu’on y est. Sinon nous n’en finirons pas avec le protocole. »
Il prit place dans l’autre fauteuil, en face de la journaliste.
Elle était jeune, pour une directrice. Ce qui pouvait souligner un grand professionnalisme… ou bien quelques facilités financières ou relationnelles. Aaron savait par expérience qu’il fallait manier la presse avec beaucoup de prudence. Et pour cela, il était utile de savoir à qui vous aviez à faire. Mais le businessman n’avait pas vraiment eut le temps de préparer le terrain, cette-fois ci. Il lui fallait donc orienter un peu la conversation.
D’ailleurs, pour être tout à fait franc, la L.Willson avait apportée avec elle sa bonne réputation, entre les murs de Reversa. Il n’allait donc pas être très difficile de l’entretenir. En revanche, Aaron visait un autre but, avec cet entretien.
Il avait obtenu, d’une source fiable, l’information comme quoi cette femme était importante, et que ses relations ne manquaient pas. Directrice du bureau de presse le plus réputé de la ville, elle devait sans doute connaître les évènements les plus intéressant du coin… et bien entendu, les plus étranges et les plus extraordinaires…

Le dandy proposa d’un geste un café à son hôte, un sourire amical au visage.

« - Bien, on doit pouvoir dire maintenant que je suis prêt mais... avant que je ne vous parle de moi, me feriez-vous le plaisir de me parler un peu de vous, Edana ? Après tout, nous voici à présent voisins. Et je m’en voudrais de ne pas profiter de cette occasion pour vous connaitre un peu mieux. J’espère d’ailleurs ne pas vous paraître peu cavalier. Je suis simplement un homme curieux, et soucieux d’avoir les meilleurs relations possibles avec son entourage. »
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Edana J. May
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Posté le Mar 4 Oct - 14:21, vous pouvez
On dit toujours qu'une poignée de main vaut toujours autant qu'un regard pour cerner une personne. En tout cas, c'était ce qu'Azura May avait inculqué à sa fille et il était fort probable que la matriarche eut raison. Une poignée molle était tout à fait détestable tandis que l'énergie que l'on pouvait transmettre permettait de se faire une opinion bien plus agréable sur la personne que l'on venait tout juste de rencontrer. C'était en tout cas l'impression que dégager Aaron Lightwilson. La brune esquissa un sourire avant de reprendre sa main et de suivre les indications de son hôte, prenant place sur le fauteuil, tournant le dos à la fenêtre. La jeune femme hocha la tête à sa remarque, avant de répondre.

« Fortune Street a la chance d'accueillir le gratin du gratin. Certains quartiers Réversiens sont beaucoup moins agréables. Le voisinage est sympathique – je vous rassure, je ne me lance pas de fleurs – et vous ne risquez pas de tomber sur n'importe qui. C'est un de ses principaux avantages. Ça et le fait que nous disposons de très bons restaurants ! »

Un léger rire la secoua tandis qu'elle sortait son carnet de son sac et son dictaphone. Être préparée était un avantage en interview et la jeune femme avait déjà mené une enquête de circonstances sur son hôte. S'il semblait plutôt lisse de prime abord, il fallait avouer que cette interview lui permettrait de décrypter davantage la personnalité de ce nouveau venu à Réversa. La fusion récente des deux villes ne leur permettant pas de s'inquiéter de tout un chacun, il lui semblait normal de se poser quelques questions sur les influents de Bristol. Et assurément en faisait-il partie. Toute son attitude le stipulait dans tous les cas. Et l'occasion lui fut donnée lorsqu'il tendit un café à sa secrétaire, la surprenant davantage. La meilleure manière de savoir quel était le fond d'une personne était de savoir comment il traitait ses subordonnés. Est-ce que c'était intentionnel ? La jeune femme ne saurait le dire dans le seconde. Toujours était-il que cela faisait une excellente impression et que cela ne manquait pas de le faire monter dans son estime. La brunette hocha à nouveau la tête, tout en attrapant sa tasse de café entre ses mains. Certes, le breuvage n'était pas son préféré mais elle ferait avec.

« Aucun souci. Je comprends parfaitement. »

La télépathe porta sa tasse à ses lèvres, retenant une grimace devant l'amertume indélicate de la boisson, et finit par la reposer avant d'accéder à la requête du brun.

« Aucunement, je vous rassure. C'est tout à fait normal, j'imagine que vous ne connaissez pas encore grand monde ici. »

Elle marqua une légère pause avant de reprendre.

« Et bien, il n'y a pas grand chose à dire. Je suis née dans une famille Réversienne pure souche, aristocrate depuis des siècles. Mon enfance a été des plus... banales si l'on puisse dire. J'ai procédé à des études dans le domaine de la communication. En terminant mes études, le gouvernement de l'époque m'a offert une place en tant que représentante humaine, que j'ai accepté. J'y suis restée durant deux années avant de laisser ma place à quelqu'un d'autre, ayant l'envie de monter cette agence de presse que je dirige aujourd'hui. Je me suis battue pour lui faire une place digne de ce rang et je pense avoir réussi jusqu'ici. Mon rang m'a également conféré une place au sein du Conseil Aristocrate, légitimée par mon expérience au sein du gouvernement précédent. Pour certains, je pourrais paraître jeune, pour d'autre, mon expérience n'est plus à prouver. J'ai également une enfant de presque quatre ans maintenant, que j'élève seule. Je crois avoir fait le tour de la question. À moins que vous n'en ayez d'autres. »

Bon tous les détails n'y étaient pas, mais mieux valait ne pas trop en révéler tout de suite. Garder en tête que la jeune femme affable était en réalité une carapace cachant des choses beaucoup plus sombres. Rien qui ne perçait derrière ce visage de porcelaine aux yeux azur. La brune étira un sourire, reprenant.

« Mais c'est donnant donnant. J'aimerais également en apprendre davantage sur vous avant de commencer mon article. J'aime donner un côté beaucoup plus humain à ces derniers en réalisant quelques portraits plus... intimistes en fonction de ce que vous aurez pu me livrer. »


[HJ: vraiment désolée pour le retard! ><]


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Posté le Lun 10 Oct - 17:36, vous pouvez
[Il y a pas de mal, je ne suis pas non plus très loquace en ce moment ^^]

Aaron écoutait attentivement son hôte, souriant, et hochant la tête de temps en temps pour ponctuer ses phrases, sans prendre le risque de l’interrompre.
Il releva néanmoins le terme de « représentante humaine », qu’il rangea quelque part dans un coin de sa conscience.
Apparemment, on l’avait bien renseigné quant à la personne de May. Elle se trouvait, ou s’était trouvé, au cœur de ce qui intéressait réellement l’homme d’affaire : ce qui dépassait l’ordinaire.
Le bristolien nota également la volonté dont avait fait preuve Edana dans son parcours professionnel, et aussi dans son parcours personne : Cette jeune femme était donc également mère ?
Dans un sens, cela ne faisait qu’accroitre sa crédibilité aux yeux du businessman.
Mais il fallait revenir sur cela plus tard, car le sujet de la conversation était maintenant passé de l’autre côté de la table :

« - Oui, évidemment… et bien, que puis-je donc vous livrer, que vous n’auriez pas déjà eu le loisir d’apprendre dans une autre presse… laissez-moi réfléchir… »

Cette remarque était on ne peut plus fondée : car l’homme d’affaire avait mainte et mainte fois fait l’objet d’interrogation, d’observation, dans une multitude de revues de presses, ou d’articles people beaucoup plus regrettables.
Alors que pouvait-il donner à cette jeune journaliste, qui ne soit pas une formule toute faite, ou bien une information réchauffée de dernière minutes ?

« - Ah, voilà ! J’imagine que vous avez dû faire connaissance avec l’homme d’affaire plein d’assurance, ou avec le particulier toujours célibataire, inaccessible, et plein aux as ? Et bien tout ceci est certes banal, mais… tout est vrai. Vous pourriez recouper tous les articles me concernant depuis des années, que vous tomberiez sur cette même histoire, tout à fait lisse, et si peu intéressante, au final… »

L’homme laissa place au silence quelques seconde, tout en observant le dictaphone, posé sur la table. Puis il reprit :

« - Mais figurez-vous que j’ai quand même une exclusivité pour vous : » Il releva les yeux vers elle « - Vous avez devant vous, aujourd’hui, un homme dont l’assurance s’effondre, à mesure que sa curiosité augmente. Un homme dont le compte en banque rivalise sans rougir avec celui de votre aristocratie, mais qui se sent minuscule, entre les murs de votre ville… »

A nouveau, son regard toisa l’appareil sur la table basse, avant de revenir sur son interlocutrice.

« - Evidemment, ce n’est pas à vos lecteurs que je viens de m’adresser, tout de suite, mais bien à vous, Edana. J’ai entendu beaucoup de bien à votre égard, vous savez. Et j’aimerais vous accorder ma confiance. En fonction de ce que vous en ferez, je vous confirais volontiers mes expériences avec votre monde, mon regard d’être humain sur votre extraordinaire quotidien… tout cela que vous pourriez retranscrire à loisir dans votre presse… »

L’homme, un instant, sembla jauger son hôte. Puis il s’enfonça dans son fauteuil, les épaules lâches, la tasse à la main.
Edana voulait quelque chose d’intimiste, il venait de lui en donner, en lui confiant son assurance en berne.
Bien sûr, ce n’était pas une information si étonnante, compte tenu des circonstances. Mais ce qu’allait en faire par la suite cette jeune femme serait déterminant.
Il lui adressa un de ses plus beaux sourires.

« - Bien entendu, je ne suis pas en train de vous demander de filtrer quoi que ce soit de notre entretient, madame. Ce serait tout à fait déplacé de ma part. Mais je suis tout de même curieux de savoir à quel moment je m’adresse à vous, et à quel moment je m’adresse à vos lecteurs.

Ceci étant dit, je suis maintenant à votre disposition. Posez-moi les questions qui vous passent par la tête, et je vous répondrais du mieux que je puisse. Si vous voulez de l’humain, Edana, je vous donnerais de l’humain. Je peux vous promettre une chose, c’est que je n’ai pas réussi dans les affaires dans la peau d’un requin. »


Et ce n’était pas une veine promesse.
Aaron Lightwillson faisait partie de ceux qui considérait ses employés… qui pensait, à juste titre, que son entreprise était aussi un peu la leurs, qu’elle reposait sur leurs épaules autant que sur les siennes.
Et quel que soit la grandiloquence du propos, jusqu’à maintenant, tout ceci avait formidablement bien fonctionné.
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Edana J. May
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Posté le Dim 6 Nov - 19:58, vous pouvez
La brune croisa les jambes, étalant son calepin sur celles-ci et glissant son dictaphone sur l'accoudoir du fauteuil. Son stylo trônait entre ses doigts fins et son sourire poli ne quittait pas son visage. Elle avait décidé d'en apprendre plus sur celui qui lui faisait face. Comme il le lui disait dans l'instant, son compte en banque n'avait rien à envier aux aristocrates de cette ville – du moins la majorité d'entre eux – et en bonne Conseillère il lui fallait savoir tout ce qu'elle pouvait sur lui. Parce que s'ils n'avaient pas déclaré Bristol comme une potentielle menace auprès de leurs habitants et avaient encouragé un partage nouveau entre les deux villes, ils étaient les mieux placés pour savoir que leurs décisions pouvaient être source de nombreux ennuis.

Alors la jeune femme l'écouta avec attention, hochant la tête lorsque cela était nécessaire et allongeant son sourire lorsqu'une remarque l'amusait.

« Nous voyez vous comme un danger possible, Aaron ? »

La remarque avait fusé, tandis que la brune le détaillait d'un regard amical et pourtant d'une curiosité sans égard. Edana était connue pour afficher une franchise détonante lorsqu'elle le désirait. Les détours n'étaient bons que lorsqu'il fallait négocier des pataquès avec le gratin Réversien.

« Ne vous méprenez pas, ma question est totalement en dehors de cet article. Mais je me dois tout de même de comprendre vos intentions envers notre ville et nos habitants. Votre déménagement a été une source de surprise pour pas mal de monde ici. Je vous accorde la même franchise que la vôtre, ne m'en veuillez pas. »

L'aristocrate agita son dictaphone pour appuyer ses propos et montrer que ce dernier n'était pas allumé. Entourant sa tasse de sa main, la brune tourna entièrement son attention sur son interlocuteur. Cette conversation resterait bien entendu privée, mais lui permettait tout de même de forger sa propre opinion sur cet homme.

« Ce que vous me dîtes et qui n'est pas enregistré sur ce dictaphone est entre vous et moi. Nos deux personnes. Une fois qu'il sera enclenché alors... vous passerez sur le grill. Vous recevrez bien entendu une copie de notre interview afin de pouvoir vérifier les propos tenus dans l'article. Je ne suis pas pour la presse tabloïd, Aaron, et j'aime mon métier assez pour me respecter en tant que journaliste et en tant que personne. Si vous voulez savoir une chose sur moi, c'est que les seuls détours que je prends sont ceux que l'on me pousse à prendre d'une quelconque manière. J'apprécie la franchise et si on l'use avec moi alors je n'ai aucune raison de ne pas en faire de même. »

Mais ce qu'elle pouvait détester une trahison en bonne et dûe forme.

« Permettez-moi de vous poser une question... personnelle. Quel est votre intérêt par rapport à notre ville ? Pourquoi être venu dans une ville remplie de monstres et décriée par vos propres dirigeants ? Les relations que les Conseils de Bristol et de Réversa entretiennent sont catastrophiques et la publicité qu'on nous y fait n'aide en rien pour les améliorer. Je m'étonne de vous voir si... ouvert, à vrai dire. »



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Posté le Mar 6 Déc - 9:50, vous pouvez
Bonjour!
Le rp n'a pas reçu de réponse depuis plus d'un mois. N'oubliez pas d'y répondre dans les délais , ou en cas d'absence de demander à un administrateur de le déplacer dans les rp's en attente. Dans le cas où celui-ci serait terminé, n'oubliez pas de le faire archiver sur ce sujet, en cas d'absence, vous pouvez bien entendu le faire placer dans la section des rp's en attente. Il vous suffira d'envoyer un mp à un administrateur pour le déplacer par la suite dans la section où il se trouvait auparavant.
Merci d'avance =D
Le staff
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Presse et gratin reversien - avec Edana J. May

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