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 When night falls [Wyatt]

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Lorens Hepburn
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Posté le Dim 11 Sep - 16:55, vous pouvez
Le spectre ouvrit la bouche. Aucun son n'en sortit, et pourtant, il faisait vraiment de son mieux pour crier à l'aide. Mais rien. Le silence absolu. Un filet de sang coula le long de son menton. Lorens trembla. Il avait froid. Si froid. Comme s'il se faisait engloutir par un glacier à chaque seconde qui passait. Les yeux du policier fixèrent le ciel. Les nuages voyageaient à toute vitesse dans celui-ci, cachant momentanément la lune qui éclairait doucement la forêt. Une larme jaillit de ses yeux, coulant le long de sa joue. Il allait mourir ici. Il n'y avait plus rien à faire maintenant. Immobile, son corps ne répondait plus, il n'arrivait plus à bouger, tout simplement. De plus en plus faible, Hepburn arrivait à peine à garder les yeux ouverts. Il savait qu'il ne pouvait pas les fermer, sinon il ne les rouvrirait plus jamais, alors il faisait un effort, mais cela devenait de plus en plus difficile, insoutenable.

Impossible.

Il allait mourir ici, ce soir. Il n'y avait plus rien à faire.



***




Quand le brun ouvrit les yeux, la lumière agressa ses yeux, l'obligeant à les refermer. Le policier se demanda deux secondes s'il était réellement vivant ou s'il était dans une dimension parallèle. Le paradis ? Il ne savait pas. A vrai dire, Lorens ne pensait pas le mériter. Pas après tout ce qu'il avait depuis son arrivée à Réversa en tant que spectre. Il était devenu un monstre qui chassait des monstres, vivant une vie basée sur des mensonges. Sa famille était en ruines, et lui, de son côté, ne l'était pas moins. Qui es-tu, Lorens Hepburn ? Si seulement il pouvait répondre à cette question... Aujourd'hui, l'ancien elfe ne savait plus vraiment qui il était, quelles étaient ses vraies limites. Qu'est-ce qu'il attendait de la vie ? Qu'est-ce qu'il voulait pour son avenir ? Qu'est-ce qu'il fallait changer, et qu'est-ce qu'il fallait garder pour pouvoir avancer le plus sainement possible ?

Pfff. Sainement ? Dans une ville comme Réversa ? N'importe quoi... Quand il neigerait en enfer, oui.

Lorens cligna les yeux. Il y avait du monde dans cette chambre, certains lui posaient des questions, tandis que d'autres souriaient, visiblement soulagés. Il était à l'hôpital. Génial... Mais pourquoi ? Hepburn referma les yeux, confus et fatigué. Le trentenaire se sentait faible et sa mémoire était un peu floue. Hepburn essaya de parler une première fois, mais les mots restèrent bloqués dans sa gorge. Le spectre prit une profonde inspiration, puis il essaya à nouveau, en vain. Voyant que l'homme commençait à se sentir de plus en plus nerveux, une infirmière alla lui chercher un verre d'eau. Le membre de l'Ordre se redressa légèrement, buvant quelques gorgées d'eau, agréables et nécessaires, mais finalement insuffisantes pour l'aider à parler. Dans son abdomen, une douleur se fit sentir, lui rappelant que quelque chose de grave s'était passé : il s'était fait poignarder, paraît-il. Le jeune père serra les dents, alors qu'un médecin essayait de le rassurer. Le plus grave était passé ? Ah bon ?

Mais qu'est-ce qui s'était passé, en fait ?

La mémoire de Lorens restait trop confuse, pour le moment. La forêt. Oui... il se souvenait de la forêt, de son regard qui observait le ciel nocturne, faiblement éclairé par l'astre lunaire. Quelque chose s'y était passé. Mais il ne saurait dire exactement quoi. Il avait besoin de temps. Pour ça, et pour parler à nouveau aussi, apparemment. On verrait bien.



***



Quelques heures s'étaient écoulées. Lorens ne savait plus quoi penser. Il n'arrivait toujours pas à parler. Il voulait parler, pourtant. Mais à croire que vouloir parler ne suffisait pas... Il n'avait perdu ni sa langue ni ses dents, alors pourquoi il n'y arrivait pas ? C'était étrange quand même. Les médecins semblaient intrigués eux aussi et avaient prévu de lui faire passer des examens si la situation n'évoluait pas rapidement. En attendant, une infirmière lui avait apporté un petit cahier et un crayon, au cas où il aurait besoin de quelque chose. Loin d'être l'idéal... mais c'était déjà quelque chose. Hepburn ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter. Qu'est-ce qui s'était passé pour qu'il n'arrive plus à dire un mot maintenant ? Ça l'effrayait plus qu'il ne l'admettait. Ça, et ses souvenirs trop vagues.

En attendant, quelqu'un était là pour le voir. Son collègue, son frère spectre, Wyatt Blake. Lorens hocha la tête quand on lui demanda s'il pouvait entrer. Voir un visage familier, un ami, c'était toujours rassurant. Angoissé, le brun en avait bien besoin. Un léger sourire se dessina sur la bouche du chef d'unité. Difficilement, l'ancien elfe se redressa dans son lit, avant d'attraper le cahier et d'y gribouiller quelques mots, qu'il montre ensuite au blond.

SALUT. CONTENT DE TE VOIR.

Ecrivit-il, avant de poursuivre.

JE N'ARRIVE PAS À PARLER... JE NE SAIS PAS POURQUOI.

Est-ce que Wyatt aurait des réponses à lui donner ?


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Posté le Jeu 15 Sep - 11:47, vous pouvez
Il avait fait les cents pas une grande partie de la soirée. Il devait discuter avec Lorens de certains détails sur plusieurs affaires avec lesquelles il se débattait. Il lui fallait un avis extérieur, mais il n’avait pas réussi à mettre la main sur son chef d’unité et ce dernier ne répondait pas au téléphone. Lorsqu’il posa la question de savoir où il se trouvait, personne ne fut capable de le lui dire. Alors qu’il se dirigeait vers l’accueil afin de vérifier s’il n’y avait pas de message pour lui, il croisa une patrouille qui venait de rentrer et qui lui indiqua avoir vu le responsable d’unité prendre la direction de la forêt plus tôt dans la soirée. Wyatt aurait pu attendre mais il n’avait pas l’intention d’user le parquet davantage en tournant en rond. Il remonta chercher sa veste et son arme en maugréant dans sa barbe, car pour trouver un homme dans une forêt, il fallait savoir à quelle destination il souhaitait se rendre. Et il n’en savait foutrement rien. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin, pensa-t-il alors qu’il prenait la direction de Preachers Street.

Arrivé à la lisière de la forêt, il décida de commencer sa recherche en se dirigeant vers le cœur de la forêt. Lieu même de souvenirs douloureux pour tous ceux qui ont, ne serait-ce que vécu en son sein. La Forêt des Disparus ne pouvait porter mieux son nom. Il alluma une lampe torche qu’il avait pris soin d’emporter avec lui, et s’enfonça plus avant dans les vestiges d’une époque, peu à peu recouverte par la naissance d’une autre.

« Lorens ! », cria-t-il, espérant entendre une réponse qui indiquerait quelle direction prendre.

Mais rien… Wyatt hurla encore plusieurs fois le nom de son supérieur tout en faisant attention à repérer un possible mouvement dans les ombres qui s’étendaient autour, à peine diminuées par la lumière portative qui se déplaçait de long en large devant son propriétaire. Après nombre de minutes passées à parcourir quelques centaines de mètres, il crut voir un mouvement sur sa gauche.

« Lorens ? », aucune réponse. Un animal sans doute.

Il attendit quelques secondes de plus et continua d’avancer. Plutôt que de s’égosiller pour rien, il décida de tenter un appel supplémentaire avec son portable. Il s’arrêta aussitôt. Voilà que j’entends des musiques en plus des voix maintenant. Il secoua la tête et coupa son téléphone, faisant de fait cesser la sonnerie. Incrédule, il fit une nouvelle tentative, tournant la tête dans plusieurs directions lorsque la sonnerie fit son retour. Sans cesser de faire sonner le portable de Lorens, il se mit à courir pour attendre son but plus rapidement. Il traversa un épais buisson qui lui écorcha la joue gauche. Mais ce qu’il trouva lui fit oublier cette douleur et lui glaça le sang. D’un calme surnaturel, il coupa l’appel en cours et fit le numéro des urgences, demandant un hélicoptère de secouriste sur le champ, car une ambulance ne servirait à rien aussi loin dans la forêt.

Wyatt s’approcha finalement et regarda attentivement la scène tout en s’agenouillant pour prendre le pouls de Lorens. Il battait mais faiblement. Il remarqua le couteau dans la main de ce dernier et vit une profonde blessure dans l’abdomen. Il tira un petit sachet plastique – il a appris à toujours en avoir un sur lui depuis son entré dans l’Ordre – de sa poche intérieure pour y mettre le couteau et le préserver de toute contamination extérieur. Il retira sa veste, la posant d’abord sur la partie basse du corps. D’une main, il écarta la veste de Lorens, pris son propre couteau et coupa le tee-shirt de son supérieur. Il coupa un morceau qu’il plia et l’appliqua avec force sur la plaie. De sa main libre il remonta la veste – qu’il avait posé précédemment – au niveau du torse pour le préserver autant que possible du froid.

« Et bien… Et si tu me racontais un peu ce que tout cela signifie ? » finit-il par dire plus à lui-même qu’à Lorens, tout en scrutant avec une certaine obsession le moindre recoin, la moindre touffe d’herbe qui pourrait lui donner un indice, un aperçu des évènements qui ont eu lieu avant son arrivé, pendant qu’il attendait les secours.

La nuit risque d’être longue.

***

Wyatt attendait depuis plusieurs heures dans le couloir de l’hôpital. Il n’était pas franchement ravi, car il détestait cet endroit. Cela lui rappelait trop de mauvais souvenir et il luttait avec lui-même pour ne pas exploser sous l’avalanche de voix qui n’avaient cessé de le harceler – avec encore plus d’insistance que d’habitude – depuis son arrivé avec Lorens. Les dernières nouvelles se voulaient rassurantes, le chef d’unité respirait encore, et son état s’améliorait. Il survivrait. Le docteur accepta finalement que son patient reçoive des visites, et Wyatt ne se fit pas prier pour se faire annoncer par l’infirmière qui veillait tel un chien de garde sur son troupeau.

On l’avait bien prévenu que la conversation risquait d’être difficile. Mais lorsqu’il vit Lorens être dans l’obligation d’écrire sur un cahier pour pouvoir se faire comprendre, il eut du mal à l’accepter. Il se pencha en avant, les coudes sur les genoux, et regarda son compère dans les yeux.

« A quoi tu joues ? »

La question était venue d’elle-même, et il fut presque surpris d’entendre ces mots sortir de sa bouche. Mais la question restait pertinente. Il se l’était posé toute la nuit sans trouver de réponse acceptable. Il reprit contenance, se redressa, sortit un petit bloc-notes et un stylo.

« Lorens, avez-vous des tendances suicidaires ? » il utilisait le vouvoiement. Il n’était plus le frère Spectre ni le subordonné. Il devenait l’agent de l’Ordre qui devait enquêter sur une tentative de suicide.
« Êtes-vous sujet à des phases de dépression ? Un évènement particulier ces dernières semaines vous aurait-il poussé à un tel acte ? »

Wyatt se leva et se dirigea vers la fenêtre. Il faisait encore nuit mais le temps n’avait pas fait de pause. Dans quelques heures le soleil viendrait illuminer de sa clarté l’ensemble de la ville. Sans quitter son regard de la vitre, il posa sa dernière question.

« Pourquoi vous êtes-vous poignardé monsieur Hepburn ? »
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Lorens Hepburn
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Posté le Ven 16 Sep - 14:27, vous pouvez
Lorens fronça les sourcils quand Wyatt lui demanda à quoi il jouait. Bon, le franc-parler de l'ancien elfe ne devrait plus l'étonner maintenant, mais ce n'était pas pour autant que cela ne l'avait pas pris de court. Et puis, bon, la vérité était que le spectre était toujours un peu sonné, à cause des antidouleurs et d'autres saloperies qu'on lui avait sans doute injectées dans ses veines. Hepburn regarda son collègue sans rien dire – ni écrire –, attendant qu'il développe. Il était pour l'instant loin de se douter que c'était le blond qui l'avait trouvé et secouru dans la forêt, et du coup, la façon dont il lui parlait maintenant le surprenait un peu. Ou alors, c'était juste parce qu'il gribouillait des mots sur ce calepin que Wyatt pensait qu'il se foutait de sa gueule ? Possible... Mais quelque chose lui disait que ça allait plus loin que ça.

Le chef d'unité observé le policier sortir son petit bloc-notes et un stylo. Le temps d'un instant, Lorens se demanda si Wyatt n'allait pas se mettre à l'imiter. Non, vraiment, ça deviendrait carrément le comble du ridicule ! Parce que, oui, le brun se sentait un peu ridicule à présent. Sauf que, voilà, il n'avait pas trente-six choix pour communiquer avec les autres maintenant. Il ne savait pas pourquoi sa voix était partie en vacances, mais c'était bien le cas... Alors il fallait bien qu'il trouve une alternative temporaire. Temporaire, car il était hors de question qu'il passe le reste de sa vie à parler à travers un petit calepin. Hors de question. Il fallait vraiment que sa voix revienne enfin.

La question que lui posa Wyatt, l'air le plus sérieux du monde, arracha un regard stupéfait au spectre. Croyait-il... Qu'il avait tenté de se suicider ? Rapidement, Lorens attrapa son crayon pour répondre à la question que le membre de l'Ordre lui avait posée.

NON !

Mais bien sûr que non ! Ah oui ? Qu'est-ce que tu en sais ? Bon... C'est vrai que sa mémoire refusait de lui dévoiler tout ce qui s'était passé ce soir dans la forêt, mais... Il ne pensait pas, non. Lorens n'était pas du genre à baisser les bras, au contraire. Certes, il avait eu des moments difficiles tout au long de ces derniers mois, mais ça pouvait arriver à n'importe qui, non ? Le spectre n'avait pas lâché son poste pour autant, et il restait toujours fidèle à sa mission. Il continuait de sa battre. Alors non, il n'avait pas de tendances suicidaires !

Le regard bleu de l'ancien elfe se durcit. Blake avait décidé de l'interroger comme s'il ne le connaissait pas. Il le vouvoyait comme s'il était un inconnu. Lorens ne savait pas s'il appréciait ce professionnalisme imperturbable ou si cela l'agaçait royalement, tout simplement. Peut-être un peu des deux, en fait.

NON ! JE N'AI PAS TENTÉ DE ME SUICIDER, WYATT !

Ecrivit-il rageusement, peut-être un peu trop même, vu que sa blessure s'en était plainte aussitôt. Quant aux évènements particuliers pouvant le pousser un acte pareil, il n'y avait rien de plus qu'il ne l'avait raconté aux spectres dont il était plus proche, c'est-à-dire, qu'il allait bientôt divorcer. Oh, il ne leur avait pas dit qu'il avait trompé Ashley, et que maintenant Kenneth aussi lui en voulait pour l'échec de leur mariage. Lorens le savait... Il n'avait pas fait assez pour que ça marche, surtout depuis deux, trois ans. C'était impossible de concilier l'Ordre et son mariage, surtout depuis qu'Ash' et Kenny étaient partis s'installer à Bristol il y a un an, pour leur sécurité. Mais enfin, il n'allait pas se suicider pour autant, quoi !

Le trentenaire observa l'autre homme se lever et se diriger vers la fenêtre. Puis il lâcha une autre question-bombe :

« Pourquoi vous êtes-vous poignardé monsieur Hepburn ? »

Etait-ce vrai ? Est-ce qu'il s'était poignardé et qu'il ne s'en souvenait pas ? Ou... est-ce que Wyatt se trompait ? C'était vraiment difficile à dire, étant donné que ses souvenirs restaient bloqués quelque part. Tout comme sa voix, d'ailleurs. Lorens gribouilla sa réponse sur une autre feuille de son petit cahier, puis il attendit que Wyatt se retourne pour la lui montrer.

QU'EST-CE QUI TE FAIT CROIRE QUE JE ME SUIS POIGNARDÉ ? JE L'AI PAS FAIT !

Si ?


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Posté le Jeu 22 Sep - 19:54, vous pouvez
Il était resté à regarder la fenêtre quelques secondes supplémentaires puis, s’était retourné tout en mettant un bras sur le bord de cette dernière. Il fixa Lorens et sa réponse manuscrite, tapota le rebord et fronça les sourcils. S’écartant finalement, il commença à noter les réponses sur son carnet et alla se planter au bout du lit du blessé. Pourquoi pensait-il que Lorens – qu’il croyait connaître suffisamment bien – avait essayé de se suicider cette nuit ? Wyatt repensa aux heures qui avaient précédé, faisant défiler chaque image, chaque souvenir avec lenteur et précision. Ce film qui tournait dans sa tête, il se l’était repassé sans limite pendant que les médecins s’occupaient de faire leur boulot.

« Voilà une question que je ne pensais pas devoir me poser un jour, je dois bien l’admettre » dit-il dans un souffle. Il avait cherché, fouillé dans sa mémoire, mais rien ne lui avait permis d’émettre un doute, de soulever une contradiction avec la chronologie des faits connus. Il ouvrit son carnet à une page antérieure, qu’il effleura de son doigt, cherchant une ligne précise avant d’énoncer d’une voix monocorde et impersonnelle les informations que ladite page contenait.

« Une patrouille de l’Ordre vous aurait croisé alors que vous preniez la direction de la forêt aux alentours de 21h15. Personne ne semblait savoir où vous trouver cette nuit-là, et vous n’avez pas décroché votre téléphone lorsque l’agent Blake – présentement devant-vous – a essayé de vous joindre à de multiples reprises. Lorsque ce dernier a été retrouvé, pas moins de 15 appels en absence ont été dénombré, il fit une pause et changea de page, Trois heures plus tard l’agent Blake ayant pris connaissance de vos déplacements décida d’aller lui-même dans la forêt vous retrouver. Après 20 à 30 minutes de recherche infructueuse, ce dernier tenta de vous joindre une nouvelle fois sur votre portable et put entendre à cette occasion votre sonnerie résonner dans le bois à une distance relativement proche. C’est lui qui – continuant d’appeler pour s’orienter – vous trouva étendu au sol sur le dos et qui appela les secours. »

Il releva les yeux de son carnet et regarda Lorens. L’image du Lorens couché, plus blanc que jamais avec une immense tache rouge parcourant et l’herbe et le ventre de son supérieur, ne cessait de se superposer sur l’image de l’homme assis devant lui et qui avait repris quelques couleurs depuis lors. Il changea de page.

« L’agent de l’Ordre a ensuite entrepris de comprimer la plaie le temps que les secours vous prennent en charge. Il mit se temps à profit afin d’inspecter – du mieux qu’il put – la scène autour de lui afin de déterminer s’il s’agissait là d’un crime commis sur un lieutenant de police assermenté, ou bien d’un acte commis par la victime elle-même. A part ses propres empruntes, rien n’indiquait la présence d’un ou plusieurs autres individus sur le lieu. Les seules traces de pas présentes ont pu être associées à la personne de monsieur Hepburn sans doute possible. »

Il se tut. Il allait en venir à la partie qui avait finis de faire tomber la sentence : tentative de suicide. Il laissa d’ailleurs planer ce silence trop longtemps, pour que Lorens ne se pose pas de question. Qu’allait donc dire Wyatt ? Il semblait d’ailleurs manquer de courage pour continuer, même s’il n’en était rien. Son regard… il fallait remarquer ses yeux pour comprendre. Ils étaient comme absents… Ils fixaient le carnet sans le voir, regardant au-delà de la matière. La petite flamme avait laissé sa place à un fond terne rendant la pupille de Wyatt fade et inexpressive. Mais pourquoi donc ce voile sur l’instant présent, pourquoi cette brume choisi-t-elle justement ce moment pour emmener l’homme tourmenté dans les méandres du néant que lui seul entrevoit. Que font donc miroiter ses iris pour qu’ainsi le Spectre songeur en vienne à s’oublier lui et ce qui l’entoure…
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Lorens Hepburn
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Posté le Sam 1 Oct - 18:59, vous pouvez
Lorens était un peu perdu. Il refusait ne serait-ce que d'imaginer qu'il s'était poignardé. A ses yeux, c'était quelque chose d'inconcevable. Il n'avait jamais été du genre à baisser les bras comme ça. C'était d'ailleurs l'une de ses plus grandes qualités. Lorens savait gérer la pression, il n'était pas fragile mentalement. Certes, à un moment donné, l'ancien elfe avait perdu la tête, commis des erreurs, des erreurs qui avaient précipité son divorce, mais jamais il n'avait réellement pensé à se suicider. Ainsi, la question que lui avait posée Wyatt l'avait quand même interloqué. Son collègue semblait vraiment convaincu que Lorens avait tenté de se suicider, qu'il s'était poignardé. Malheureusement, Hepburn ne se souvenait pas vraiment de ce qui s'était passé... Et cela ne l'aidait pas à être tout à fait sûr qu'il ne l'avait effectivement pas fait. Son instinct lui indiquait que non ; mais est-ce que son instinct était correct ? Ça, il ne saurait le dire avec 100% de certitude.

Blake ne répondit pas tout de suite à la question de l'ancien elfe, se contentant d'ouvrir son carnet pour se mettre ensuite à lire ce qu'il y était écrit d'une voix monocorde. L'attitude du blond vis-à-vis du spectre restait toujours aussi impersonnelle, ce qui commençait d'ailleurs à énerver légèrement le chef d'unité. Néanmoins, ce dernier écouta chaque mot que l'autre homme prononça. Lorens tenta de se rappeler les évènements qui l'avaient conduit vers la forêt, mais rien n'y faisait. C'était comme si Wyatt lui racontait tout simplement une histoire que Lorens n'avait jamais vécue. Enfin, il se souvenait vaguement qu'il avait été dans la forêt. Mais pas d'y être arrivé. Le regard bleu du jeune père se perdit dans le vague, alors qu'il se posait silencieusement des questions. Quelques secondes plus tard, le membre de l'Ordre releva les yeux, les posant sur son collègue. Contrairement à lui, Wyatt semblait être toujours enfermé dans ses pensées. Ou dans l'une de ses absences.

Lorens eut envie de l'appeler pour que le spectre réagisse et le regarde, mais il n'y arrivait pas. Sa voix l'avait vraiment quitté. Du coup, il n'avait pas trente-six choix. Le policier arracha alors une feuille de son cahier, avant de la froisser... et de viser la tête de Wyatt avec. Hepburn grimaça sous le coup de la douleur après ce mouvement brusque, mais ne put tout de même s'empêcher d'afficher un regard joueur. Ce qui était un bon signe. Le spectre n'était pas dépressif, et il tenait à ce que Blake le comprenne. Maintenant que Hepburn croyait avoir attiré à nouveau son attention, il se remit à écrire, avant de montrer au blond ce nouveau message.

MERCI DE M'AVOIR SAUVÉ LA VIE.

Hepburn eut un léger sourire en coin. Wyatt lui avait vraiment sauvé la vie, sans aucun doute. S'il ne l'avait pas suivi dans la forêt et qu'il n'avait pas appelé les secours, Lorens n'aurait pas survécu. Plus que jamais, il se rendait compte qu'il fallait que les Spectres restent soudés, comme une famille. En partie, leur survie à Réversa en dépendait un peu. Ils avaient tellement de dangers et d'ennemis à affronter que cela serait déjà devenu insurmontable s'ils avaient imité les Anges et n'avaient fait que penser chacun à sa poire.

JE NE ME SOUVIENS PAS DE CE QUI S'EST PASSÉ DANS LA FORÊT.

Lorens changea de page, avant de gribouiller à nouveau quelques mots.

MAIS JE NE VEUX PAS MOURIR, WYATT. JE NE L'AI JAMAIS VOULU. J'AI UN GOSSE, JE NE LUI FERAIS JAMAIS ÇA.

Ce n'était pas un secret, l'homme allait bientôt divorcer. Et avec Kenneth, la situation était un peu tendue ces derniers temps. Même si Lorens n'en avait pas parlé avec qui que ce soit, pas besoin d'être sorcier pour s'y attendre. Mais si Wyatt pouvait éventuellement être au courant pour ça, il devait sans doute savoir aussi que l'ancien elfe tenait énormément à son fils et que jamais de la vie il ne se suiciderait. Déjà qu'il s'en voulait pour s'être éloigné de lui à cause de sa mission et l'Ordre... Non, Lorens n'avait pas tenté de se suicider, impossible ! Au fond de lui, le trentenaire le savait, même s'il ne se souvenait pas vraiment de ce qui s'était passé dans la forêt. Quelqu'un avait dû l'attaquer, probablement. L'Ordre n'avait trouvé que ses empruntes là-bas, certes... Mais cela n'empêchait pas forcément que quelqu'un l'ait poignardé ailleurs. Le brun fronça les sourcils, essayant de se rappeler le moindre détail. Certains flashs, toujours aussi vagues, lui revenaient en mémoire... Lorens cligna des yeux : il avait marché, blessé, dans la forêt. Jusqu'à ce qu'il s'effondre. Le chef d'unité écrivit une nouvelle phrase sur son calepin.

QUELQU'UN M'A ATTAQUÉ ! JE NE SAIS PAS QUI.

Il attendit que son collègue finisse de lire, avant de revenir à la charge.

MAIS JE ME SOUVIENS QUE J'AI MARCHÉ PENDANT QUELQUES MINUTES DANS LA FORÊT. JE SAIGNAIS. LE RESTE, JE NE SAIS PAS. EST-CE QUE TU ME CROIS ??


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Posté le Lun 3 Oct - 22:53, vous pouvez
Prendre une boulette de papier en pleine gueule énerverait sans doute la plupart des gens, ou tout le moins, leur ferait esquisser un petit mouvement d’humeur physique et visible dans les yeux avant de disparaître, si l’on comprend qu’une taquinerie gentillette est à l’œuvre. Ou l’inverse si le geste a pour but de réellement vous énerver. Et bien Wyatt n’eut aucune réaction. Il vit du coin de l’œil la petite boule plus ou moins ronde retomber, parcourir quelques centimètres au bord du lit et finir sa course sur le carrelage blanc immaculé. Il ne fit aucun geste, ne releva pas la tête pour interroger du regard son interlocuteur – qu’il voyait du reste très bien par-dessus son petit carnet –, car il savait la raison d’un tel geste. Cela arrivait souvent et d’ordinaire le rappeler à l’ordre suffisait. Mais quand ses propres cordes vocales décidaient de vagabonder vers d’autre pâturage, il n’y avait pas trente-six solutions, et Lorens avait été gentil, il aurait pu lui envoyer le verre d’eau qui se trouvait encore sur la petite table à côté.

Finalement revenu à lui, il observa encore quelques instants ses notes, mais n’entreprit pas de terminer sa petite lecture. Cela tomba plutôt bien car Lorens enchaînait les phrases manuscrites pour s’exprimer. Il était étrange de voir un haut gradé de l’Ordre tenter de se justifier, comme s’il était un suspect qui essayait de se dédouaner d’un crime qu’il n’aurait pas commis – ça restait à prouver. Combien de fois avait-il déjà entendu les fameuses phrases : "ce n’est pas moi", "je suis innocent", "c’est quelqu’un d’autre qui… ", "je ne me souviens pas de… ", ou encore "je ne ferai jamais ça !". Toutes ces petites phrases prémâchées que chaque criminel, qu’importe son envergure, vous recrachait à la figure dès lors qu’il se retrouvait assis en face de vous, fière de vous montrer qu’il avait bien appris ses leçons.

Lorens n’était pas un criminel. Pourtant, son langage avait la même forme, la même sonorité, le même fond… Fallait-il pour autant en conclure la même chose ?

Wyatt ferma son bloc-notes, le rangea ainsi que son stylo dans la poche de sa veste, veste qu’il enleva pour la déposer sur le dossier de la chaise sur laquelle il était assis un peu plus tôt. Il se retourna et dans un geste qu’il ne pouvait contrôler il fit le signe de croix tout en jurant dans sa barbe – il détestait ce toc par-dessus tout car n’était pas croyant. Ce mouvement se manifestait peut, mais toujours lorsque le spectre emmagasinait une émotion forte depuis trop longtemps – c’est pour cela qu’à chaque traque il faisait ce signe. Mais cette nuit, la colère et l’anxiété prenaient le pas sur la joie et l’euphorie. Il se frotta les yeux. La fatigue n’aidait pas à rester calme et bien qu’il ne mêlait jamais sentiment personnel et travail, ce soir il sentait ses barrières se briser et voler en éclat.

De légères veines firent leur apparition sur ses tempes et une fois qu’il eut fini de se frotter les yeux et qu’il baissa la main, on pouvait voir que la sérénité froide et impassible qu’il affichait toujours s’était fissurée, laissant place à une rage bien visible. Il braqua son regard furibond et invectiva Lorens :

« Tu n’es qu’un imbécile ! Un putain d’abruti qui mériterait d’être pendu par les couilles histoire de lui remettre les idées en place ! »
Il se retourna vivement pour donner un coup de pied dans la chaise qui tomba à la reverse. Reprenant place en face du blessé, il se pencha pour s’appuyer sur la barre métallique horizontale qui servait de pieds de lits, tout en gardant son regard dans celui de son supérieur, qui heureusement, dans son état et vu l’heure tardive ne pouvait plus être considéré comme tel dans l’esprit de Wyatt.
« Tu sais pertinemment que Maitan n’attend sans doute qu’une erreur pour nous tomber dessus. »
Il ne vérifia même pas si quelqu’un pouvait l’entendre avant de continuer sur ce sujet sensible.
« Et toi tu ne trouves rien de plus intelligent que de te barrer, seul qui plus est – alors même que j’ai émis une hypothèse plus que crédible lors de notre réunion sur ses cibles probables –, sans donner signe de vie et sans un instant penser à ta sécurité ! Wyatt leva les bras et les yeux en l’air. Mais naaan ! Monsieur est invincible voyons, puisque de ses propres propos, même ce – je cite – : "bon vieux Kane Marcus" s’y est cassé les dents ! »
Il se dirigea vers la chaise et la remis sur ses quatre pieds avant de poser son cul dessus, à cheval, les bras sur le dossier, pointant un doigt accusateur vers le rescapé avant de poursuivre sa diatribe à l’encontre de l’intéressé :
« Tu finiras six pieds sous terre bien avant de comprendre comment et pourquoi à te conduire comme un gros con arrogant ! »

Enfin il croisa les bras et resta un moment sans rien dire. Il reprenait la maîtrise de lui-même. Il ne laissait pas souvent ses émotions prendre ainsi le contrôle. Mais quand cela arrivait, c’était toujours intense pour lui. Son visage rouge de fureur reprenait peu à peu une teinte plus claire, plus neutre. Il souffla deux ou trois fois comme pour expulser se tourbillon bouillonnant de violence. Et c’est d’une voix calme qu’il reprit la parole :

« J’ai retrouvé ton couteau dans ta main, dit-il en insistant sur ces deux mots. Il n’y a que tes empreintes dessus et la blessure correspond à la lame. Il remua sur sa chaise. Je ne trouve rien qui détruise la thèse du suicide et même moi je pourrai être convaincu si je n’étais pas quelqu’un de méfiant. »
Par cette simple phrase, Wyatt venait de répondre par la positive à la dernière question du spectre. Oui, il pouvait croire en la version de Lorens, oui il pouvait sans grande difficulté envisager un coup monté à l’encontre du chef d’unité et non il n’arrivait pas à imaginer ce dernier – même s’il avait été stupide – retourner sa propre arme contre lui.
« Il va falloir que tu te souviennes un peu mieux que ça si tu ne veux pas que le taré qui t’as eu – et qui te fais passer pour un mort en sursis – ne vienne finir le travail. »
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Lorens Hepburn
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Posté le Lun 10 Oct - 17:41, vous pouvez
Hepburn n'en croyait pas ses oreilles. Est-ce qu'il rêvait ? Ou peut-être que c'étaient les médocs qui le faisaient halluciner ? Franchement, le doute était presque permis... Wyatt venait de péter les plombs et de l'engueuler. L'ancien elfe ne s'y attendait pas vraiment, pourtant. Surtout qu'ils étaient dans un hôpital. Mais le blond ne semblait pas prendre ça en compte, lui. Le regard clair du chef d'unité se fit encore plus dur, glacial. Les sourcils froncés, le spectre regrettait que sa voix l'ait lâché, parce que sinon il l'aurait fait taire, oh que oui. Il n'allait quand même pas lui permettre de lui parler sur ce ton ! Ils étaient amis, oui, mais Lorens n'en restait pas moins son supérieur pour autant, et il tenait à ce qu'on ne défie pas son autorité comme ça. Sauf que, malheureusement, la seule façon de communiquer avec l'autre spectre en ce moment, c'était de gribouiller des mots dans un carnet ridicule. Ridicule, voilà le bon mot pour décrire cette situation, d'ailleurs.

Par contre, Lorens ne savait pas quoi écrire. Il était en colère, mais il avait mal aussi. En plus, son esprit était un peu confus pour le moment, ce qui n'aidait pas. La mâchoire serrée, on pouvait aisément remarquer que le brun n'avait apprécié ni les paroles de Wyatt, ni son ton, ni le fait qu'il ai parlé d'un sujet aussi sensible que celui de Maitan alors que quelqu'un pouvait être en train de les écouter. En fait, le membre de l'Ordre n'avait pu s'empêcher d'écarquiller les yeux, hébété par le fait qu'il mentionne son nom à voix haute, comme si de rien n'était. Mais enfin, ce n'était même pas ça ce qui l'avait agacé le plus. Non, c'était plutôt les choses que Wyatt lui avait dites.

C'EST DONC CE QUE JE SUIS À TES YEUX ?

Un gros con arrogant... Sympa. Il croyait pourtant mériter un peu plus de respect de la part de ses collègues, surtout des spectres, mais apparemment il se trompait sur toute la ligne. Mais qu'il se gêne pas, hein ! S'il avait encore d'autres vérités cachées à lui balancer au visage, il était tout ouïe ! Il resterait là, en bon gros con arrogant qu'il était, en train de l'écouter parler. De toute façon, où est-ce qu'il pourrait bien aller ? Dans son putain d'état, ce n'était pas comme s'il avait le choix. Il ne pouvait même pas parler, bordel de merde ! La mâchoire toujours aussi serrée, son regard bleu toujours aussi glacial, Lorens balança son calepin le plus loin qu'il pouvait. Pas très loin donc, mais suffisamment pour réveiller une vilaine douleur à nouveau. Le trentenaire ferma les yeux, avant de s'allonger à nouveau. Il avait mal, putain. Il ne fallait pas oublier qu'il avait failli mourir, merci. Il n'était pas en état de se faire engueuler ou sermonner par qui que ce soit, et surtout pas par l'un des siens. Car, mine de rien, ça avait un goût particulièrement amer.

Finalement, Blake reprit un air et une voix plus calmes. Les yeux fermés, Lorens ne le regardait plus. C'était une façon de lui dire "barre-toi, j'ai pas envie de t'entendre", vu qu'il n'avait même plus son calepin. Il était en colère. Et... En fait, ce n'était pas seulement à cause de ce que lui avait dit Wyatt. Il était en colère parce qu'il avait mal, parce qu'il ne se souvenait pas de ce qui s'était passé et aussi parce qu'il n'arrivait pas à prononcer le moindre mot. Il était en colère, mais il n'était même pas en état de l'exprimer. Putain de bordel ! Mais qu'il s'en aille, qu'il lui foute la paix ! Il n'avait retrouvé que ses empreintes sur son couteau, qu'il tenait apparemment dans sa main lorsque le policier lui était venu en aide... eh bah, d'accord. Qu'il en pense ce qu'il veut. Lorens lui avait déjà expliqué qu'il ne se souvenait de presque rien, et qu'il ne s'était pas poignardé. S'il ne croyait pas, qu'il aille se faire foutre.

La dernière phrase du spectre lui fit rouvrir les yeux, presque malgré lui. Alors il le croyait finalement ? Ou est-ce qu'il le testait encore ? A moins que ce ne soit juste pour le narguer, hein. Il était une cible facile en ce moment. Qu'il en profite à fond, ça n'allait pas durer éternellement. En tout cas, Lorens n'avait pas l'intention de dire quoi que ce soit d'autre. De un, parce qu'il n'avait plus son calepin, et de deux, parce qu'il était vachement agacé, voire offensé. Eh oui, plutôt susceptible le spectre. Mais bon, si vous aviez frôlé la mort et que quelques minutes à peine après votre réveil on venait vous engueuler de la sorte... Eh bien, ce ne serait pas agréable, pas vrai ?


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Posté le Mar 6 Déc - 9:39, vous pouvez
Bonjour!
Le rp n'a pas reçu de réponse depuis plus d'un mois. N'oubliez pas d'y répondre dans les délais , ou en cas d'absence de demander à un administrateur de le déplacer dans les rp's en attente. Dans le cas où celui-ci serait terminé, n'oubliez pas de le faire archiver sur ce sujet, en cas d'absence, vous pouvez bien entendu le faire placer dans la section des rp's en attente. Il vous suffira d'envoyer un mp à un administrateur pour le déplacer par la suite dans la section où il se trouvait auparavant.
Merci d'avance =D
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Lorens Hepburn
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Posté le Mar 21 Fév - 18:52, vous pouvez
RP TERMINÉ !


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