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 Une volée de bois vert - avec Cleopatra Harbett

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Posté le Mar 13 Sep - 16:57, vous pouvez
St James Place…
L’endroit idéal pour se retrouver à la fois au cœur de l’activité, tout en étant en marge du stress.

L’appartement se situait au-dessus d’une boutique de fleur, dont les effluves montaient parfois jusqu’à l’étage. Et cela se mariait à merveille avec la vue sur le parc.
En revanche, l’aspect rustique du mur de façade tranchait complètement avec l’intérieur luxueux et moderne des pièces.
Aaron avait fait installer, durant les deux premières semaines en ville, un système centralisé, contrôlant stores, climatisation, lumières et même une partie du matériel audio-visuel. Il n’avait qu’à frapper des mains, et les lieux s’animaient en obéissant au chef d’orchestre, dans un ronronnement tout à fait rassurant.
Les murs étaient crèmes, lumineux. Il aimait la lumière. La plupart des meubles répondaient à cette idée, et associaient leurs couleurs de bois clair avec un plancher à peine plus sombre que le reste.
L’endroit était confortable… mais silencieux.

Le traiteur venait tout juste de partir, et le businessman déposa les boites sur le bord de la table. Comme toujours, il y en avait trop. Et comme toujours, il mangerait froid demain. Aaron avait pour habitude de commander d’avantage. Il arrivait souvent qu’un client de dernière minute ; une personnalité locale ; ou un de ses employés, lui rende visite après le travail. Enfin… cela était coutumier à Bristole. Ici, à Reversa, Il ne connaissait pas encore grand monde.
Mais peu importait, il y avait de la place dans le réfrigérateur !

L’homme se servit un verre, et se planta un instant devant la baie vitrée. Les lampadaires avaient pris le relais, en contre-bas. Les gens rentraient chez eux… le parc se vidait. Tout autour, les boutiques étaient en train de fermer à l’unisson, comme si elles s’étaient passé le mot. Il s’en était étonné les premiers soirs, et puis il avait appris que la nuit n’était pas toujours très sûre, et qu’il ne valait mieux pas traîner dans cette partie de la ville une fois les derniers rayons de soleil éclipsés par le toit des immeubles. Ce qui n’empêchait pas l’homme d’affaire de se tenir devant la vitre, à scruter l’obscurité comme si il attendait d'en voir surgir quelque chose… n’importe quoi…
Mais le parc s’enferma simplement dans sa tranquillité nocturne.

La lumière de la pièce se tamisa d’elle-même, et Aaron du faire un mouvement de la main pour rappeler sa présence à son système domotique. L’éclairage se réajusta quelque peu, mais l’homme réalisa qu’il avait dû rester debout longtemps devant la baie vitré… aussi immobile et silencieux que l’était son environnement.
Il laissa échapper un soupir et porta son verre à ses lèvres…


Dernière édition par Aaron Lightwillson le Mer 14 Sep - 2:06, édité 2 fois
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Cleopatra Harbett
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Posté le Mar 13 Sep - 17:47, vous pouvez

Une volée de bois vert.

Le coup porté à la porte, un bruit sourd, mat, d’une sonorité d’encyclie. Pas de tintement distinctif d’une sonnette au bout du doigt, pas de raclement des jointures sur le bois laqué. Juste le claquement, clapotis, d’un corps plus tout à fait vertical.
Derrière, Cleopatra venait de s’échouer en trébuchant sur ses propres pieds.

La batte l’avait cueilli au flanc, chuintement de l’épaule qui s’enfonce dans la chair fragile. Elle était sortie, rai de lumière, d’une rue mal éclairée. Cleopatra avait crié au travers les dents, la mousse aux lèvres.

Cours Cleopatra.

Porte-béton, gomme des chaussures qui s’arrache à l’avant, sous les pieds qui trainent. Crise, dès que son esprit avait repris conscience, dès qu’il avait aperçu la silhouette au bout de la volée de bois vert, il avait couru. Porté par l’effort, planté dans la vaine idée de ne pas côtoyer la maladive amabilité d’un lit d’hôpital.

Cavale Cleopatra.

Joue à cache-cache, amuse-toi des passants, regards ahuris qui voient fuir, qui s’écartent, flotte sur le passage. Réfléchis, putain. Qui est-ce type ? Qui connait-il ? Se retourner pour voir son visage sont de terrifiantes secondes perdues. Putain de sac en bandoulière qui bat flottement les flancs de Saint Sebastian.

Ça faisait mal. Et le corps, porté aux abois, pleurait sur le visage crispé. La mâchoire amène les veines saillantes, palpitant qui envoie hoquet de gorge et sérotonine en même temps. Fonce, vas-y, évite, plonge … plonge putain.

Cleo se rappe les paumes en s’écrasant au sol. Il sent la batte, il sent les muscles derrière, lui passer près du crâne. La vitrine morte sur la gauche lui a révélé, moment avant l’impact, le destin qui l’attendait. Aie. Béton dans la plaie maintenant. La lanière de son sac le prend à la gorge alors qu’on tire dessus et le traine en arrière. Les mains gantées de Cleo se nouent sur le tissu, tirent dans l’autre sens. Grogne la bête intérieure, qui vaut pas grand-chose quand il n’a plus rien à dire.
Et Cleo est souvent muet face à la force brute.

Le regard se jette à la face de l’agresseur, quelques secondes tendues dans le temps où la batte se lève et ou le pied de l’égyptien vient ponctionner une intimité laissée sans protection.
Il connait le visage maintenant, il n’a plus aucun doute et les insultes filtrent alors que les genoux le relève et reprennent leur fuite dans le silence d’une rue désertée par les badauds à la sauce Kitty Genovese.

Saint James. Le calme. La diversité, l’espace. L’absence d’endroit pour se cacher. Ce genre d’agresseur se relève vite d’un coup de pantoufle dans les couilles et Cleo sait, intimement, qu’il est cuit s’il ne s’extraie pas de la rue et de ses lumières découpées à la flamme.
Réfléchis.

Ses pas ralentis, et son bras valide entourant son côté meurtri, l’amènent vers un endroit connu. Vers des boutiques déjà vues et aimées lors d’heures plus saines. Et la terrasse vide du fleuriste rappelle à son bon souvenir un ami commun. Un ami, un client ? Fais chier.

Fais chier, prononce-t-il en se glissant derrière un voisin qui rentre chez lui.
Fais chier, encore, en réalisant qu’il ne se souvient plus de l’étage.
Fais chier, en regardant les noms typographiés sur les boites aux lettres.
Fai .. non, sourire poli et aimable pour l'inconnu dans l’ascenseur. Ah oui, quel temps fâcheux.

Fais chier, jusque devant la porte sur laquelle il s’échoue, ressac envoyé de la mer jusque sur le sable.

Et puis lumière, qui éclaire un visage radieux, un sourire de trente-deux dents impeccable.

« Bonjour, c’est le facteur. Je peux planquer mes gros colis chez vous ? »



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Dernière édition par Cleopatra Harbett le Sam 22 Oct - 20:29, édité 8 fois
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Posté le Mar 13 Sep - 20:47, vous pouvez
La main de l’homme d’affaire se crispa autour du verre quand le silence fut brusquement rompu.
Ce fut bref : Une suite de coups secs, donné contre sa porte d’entrée. Mais il fallut un instant à Aaron pour remettre la chose.
Il fronça les sourcils : Attendait-il quelqu’un ce soir ? Non, il en était sûr. Et puis peu de gens savaient encore ou se trouvait son domicile. Ce qui excluait une visite professionnelle ou personnelle. En plus, les gens avaient normalement pour coutume de s’annoncer, avant de s’inviter.

Aaron posa son verre sur la table basse. Il attrapa son téléphone et le consulta rapidement : rien. La boite du traiteur était toujours abandonnée sur le coin. Cela devait être froid maintenant. Il s’en saisit, hésita un instant puis ramassa son verre avec. Il déposa le tout sur le comptoir séparant la pièce principale de la cuisine.
Tout en faisant cela, il se rendit compte que l’interphone donnant sur l’entrée de l’immeuble était resté muet. La personne était donc possiblement un voisin… ou une voisine…
Presque involontairement, le dandy se mit à sourire. La perspective de se retrouver, ne serais-ce qu’un instant, en autre compagnie que celle de ses quatre murs lui était agréable : la routine était brisé... et l’imprévisible pointait soudain son nez !
Bon, d’accord, il se faisait sans doute une montagne d’une visite qui allait probablement se résumer à un dépannage de sel, ou d’un ouvre-bouteille. D’ailleurs, allait-il être capable de retrouver l’un ou l’autre dans cette cuisine ou il n’avait presque pas mis les pieds ? Mais c’était un peu comme quand on retirait le film plastique d’un nouveau téléphone : Il perdait son filtre gris ; on pouvait le salir… il devenait plus personnel. Tout comme cet appartenant devenait maintenant un peu plus intime.

Aaron ajusta son col de chemise avant de se rendre à l’entrée. Lorsqu’une personne s’annonçait avant de monter à l’étage, on ne prenait pas la peine de jeter un œil au juda. Et donc, là, il aurait dû le faire. Mais son sourire accueillant était en place, son col bien droit, et l’image du voisin était presque visible en transparence à travers la porte. Alors il ouvrit... et ses mots de bienvenue s’évaporèrent dans un nuage de confusion.

« - Merde… Cleo ?! »

Il détailla l’homme des pieds à la tête, tandis que Cleo lui répondait. Puis il jeta un oeil par-dessus son épaule. Le couloir était vide et silencieux. Un millier de questions se bousculèrent dans le crâne du businessman, mais elles n’avaient pas leur place sur le pas de la porte.
Aaron ouvrit plus largement, s’effaça, et invita l'homme à entrer, laissant le protocole de côté pour le moment. Puis il referma la porte sans un bruit, non sans jeter à nouveau un regard inquiet au dehors.

« - attend… là, sur ta droite, le salon… vas-y assied-toi. »

Il l’accompagna avec une attention prudente jusqu’au canapé, puis il s’autorisa quelques secondes d’observation…
Le bougre avait l’air d’avoir morflé.

Aaron réalisa soudain qu’il venait de faire entrer son indic chez lui, personne dont il ne savait pas grand-chose, et qui traînait possiblement derrière lui un traîneau d’ennuis.
Oui, c’était vrai… mais cet homme était aussi un professionnel d’exception.
Sans lui, Aaron aurait prolongé de plusieurs mois le temps qu’il lui avait fallu pour s’installer, lui et son entreprise, entre les murs de reversa.

« - Merde… » répétât-il. « … qu’est-ce qui t'es arrivé ? »
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Cleopatra Harbett
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Posté le Jeu 15 Sep - 23:30, vous pouvez

Une volée de bois vert.

Les yeux de Cleopatra roulèrent si fort en arrière qu’il aurait pu se diagnostiquer un cancer du lobe frontal. Non, les griffes de l’enfer n’allaient pas étouffer le bruit de leur pas sur le crème de la moquette. Pliante fibre synthétique sous les coussinets obscènes. Il n’y avait rien dans le corridor faiblement éclairé, peut-être juste l’angoisse humaine de la solitude, trainée en fer au pied.

Alors oui, Cleo entra, happé par le cœur vers la lumière, vrille claire.

Ô qu’il n’aimait pas les inquiétudes, les innombrables plein et déliés d’un visage trop transparent, trop lisible. Il préférait se cacher derrière un masque, derrière le nystagmus stroboscope de son regard trop ouvert.

Alors Cléo entre, comme on jette les bras aux aspérités de la falaise. Aux mains qui tuent la gravité avant le contraire.
Gravité qui explosait dans les genoux, tremblante ossature qui maintenant se rappelait aux souvenirs. Petit gratte-ciel enlacé autour de son avion. Un arbre qu’on abat à l’envers.

L’appartement avait eu la politesse d’être un lieu froid et austère, un endroit propre. Ici, la vie ne risquait pas de lui sauter au visage. Les meubles étaient si justement contrôlés, si amèrement alignés que la poussière ne pouvait pas s’y inviter. L’égyptien l’imaginait lever son nez, renifler de dédain par ses narines blanchies, fourrés à ras bord de particule du monde, et trahie, s’enfuir par quelconque interstice.

Il s’était laissé tomber, avachi, scié d’un coup sec de réalisation. Le confort du canapé l’avait accueilli avec un bruit sourd, avait trahi le léger gémissement qui avait percé des diastèmes de ses dents esquintées. Impulsion, incontrôlable labeur, qui avait tordu, net de l’instinct, le corps sur le côté. Lâs, la main gantée s’était glissée sous la joue et les genoux étaient remontés. Retour à la position du ventre initial, moins douloureux.
Moins digne, aussi.

Mais Cleo avait depuis longtemps oublié ces principes éculés. La dignité, il ne l'effleurait qu’en de belles occasions. Il ressortait ce mouchoir jauni de son manteau que lorsqu’il s’accompagnait d’un costume, d’une coupe de champagne et d’un nœud papillon.

Ô il voyait bien cette appréhension qui se posait sur lui, exergue de la position assise. Avait-il remarqué ce tutoiement soudain, cette saisie au col qui avait abattu d’un revers les frontières client-receleur ? Oui, derrière, quelque part, l’esprit alerte, celui qui répétait la boucle de l’agression. Celui-là avait noté.
Soupir, qui s’arrête au seuil des poumons. Cri essoufflé. Il papillonne des cils vers Aaron, les lèvres agrafés jusqu’à la joue.

« Ne traversez jamais la rue en regardant votre téléphone » le mouvement de la main qui accompagne le murmure ne laisse pas de place à la réponse « vous ne conduisez pas une grosse berline par hasard ? C’était peut-être vous ».

Rire muet. Rire écho sur les murs. Tu te marre bien tout seul hein Cleo ?

« Pourrais-je, dans l’hypothèse, d’une probabilité vous emprunter un doliprane ? » le regard d’un coup, brille, flamme stressée, pressée de trop vivre. Elle révèle, il le sait etdétourne, camoufle vers autre chose. Le verre, sur le comptoir. Vite, dissimule. « Je vous dérange peut-être ? ».


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Dernière édition par Cleopatra Harbett le Sam 22 Oct - 20:31, édité 4 fois
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Posté le Ven 16 Sep - 19:00, vous pouvez
Aaron écouta sans mot dire, se contentant d’observer cet homme qu’il avait déjà croisé à plusieurs reprises sous un porches, dans un café, ou encore sur le pas de sa propre porte. Chaque fois, il avait relevé la subtile odeur d’eau de javel qui accompagnait l’individu. Et cette-fois encore, les effluves du détergent étaient encore présents.
En revanche, l’attitude de Cleo lui semblait plus relâchée que d’habitude. Non pas qu’elle avait paru spécialement stable à l’homme d’affaire, durant la poigné de rendez-vous qu’il avait obtenu avec l’indic. Mais il y avait une cohérence dans le comportement de Cleo et son côté professionnel.
Et ce soir, la visite avait de toute évidence rien de professionnelle.

« - Me déranger, moi ? Si on part du principe que j’étais en tête-à-tête avec un verre d’alcool, alors je vis plutôt bien ton interruption.
Oh, et... tant que j’y suis : Nous n’avions pas de rendez-vous professionnel de prévu ce soir, c’est bien ça ? Alors dans ce cas… je préférerais laisser les « monsieur » de côté, et je serais plus à l’aise si tu me tutoie. »

Aaron se détourna en laissant échapper un petit rire d’amusement.
« - Sinon, quand tu seras reparti, je risque de me retrouver à vouvoyer mon verre de bourbon… »

Il contourna le comptoir, fouilla dans un tiroir, puis un autre, avec la même déveine. Il râla, recula d’un pas et embrassa la cuisine du regard. Puis il tendit le bras vers une porte de placard et l’ouvrit, en trouvant cette-fois ce qu’il était venu chercher.
Il posa sur le comptoir un tube de doliprane, sortie un verre propre d’un autre endroit, et s’apprêta à ouvrir le tube. Mais il lança un coup d’œil sur Cleo et sur ses gants, et il se ravisa, son instinct lui soufflant de faire autrement.

Quelques secondes plus tard, Aaron posait sur la petite table basse, juste devant son visiteur, les médicaments encore dans leur tube fermé, un verre, et une bouteille d’eau non entamé.
Il s’installa en suite dans un fauteuil à côté du canapé, et à une distance raisonnable de son interlocuteur.
Là encore, ce n’était pas tant pour lui, que pour laisser un certain espace vital à l’homme qu’il avait accueilli chez lui.
Après un court instant, le businessman prit un air taquin.

« - Il y a quand même une question qui me trotte dans la tête... Quand on prend une grosse berline dans les côtes, et en passant ce n’était pas moi… normalement, on atterri dans le premier hosto du coin, non ? Pas chez une connaissance, 3 étages plus haut…
Alors en quoi puis-je t’être utile, Cléo ? J’espère que ce ne sera pas en mes talents de médecins… je n’en ai aucun. »


Ce qui d’ailleurs était très handicapant. Car pour l’heure, Aaron se demandait sincèrement comment il pouvait aider cet homme qui était venu frapper à sa porte.
Quoi qu’il en soit, il n’allait pas le laisser repartir sans être sûr qu'il ne courait pas, ou plus, le moindre danger.
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Cleopatra Harbett
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Posté le Dim 18 Sep - 1:02, vous pouvez

Une volée de bois vert.
Les yeux mi-clos, Cleopatra observait le ballet d’Aaron. Ça lui traversait l’esprit parfois, de se demander à quel point l’inconfort apparent d’un vêtement était synonyme de pouvoir. Jusqu’où la justesse d’une couture, la nette apparente d’un tombé traduisait une puissance de société. Il y avait dans la perfection physique d’Aaron quelque chose que le dealer n’élucidait pas. La rareté d’un intérieur, l’infinie chance de ce genre de situation avait toujours repoussé Cleopatra dans les rues, loin des grandes salles de réunion, loin des aquariums de requin. Les occasions d’exercer son œil sur ces oiseaux de grands bâtiments étaient minces.

Alors pendant qu’Aaron s’adonnait à la gymnastique de tiroir, Cleo entamait la mentale. Le menton posé sur la main, il laissait ses pensées galoper dans l’appartement, sur le verre de vin, sur son hôte qui lui jetait des regards en biais quelques fois. Il avait mal, au sein de son flanc, il sentait remuer les pointes de la blessure, elles se diffusaient, vilénie sourde dans les interstices de sa chair. Elles nimbaient, linceul de coton et de lin, les morceaux de raison. L’adrénaline retombait, et avec elle, la douce torpeur de la négligence.
Qui était son agresseur, ou plutôt pour qui travaillait-il ? Des errements, sautés de questions en questions sans réponses.

« Merci monsieur » souffla-t-il en réponse au doliprane, en notant la délicate attention promise par une bouteille d’eau encore scellée. Est-ce que l’eau ouverte contenait de la vie ? Est-ce qu’il pouvait risquer d’en boire sans recevoir un fla .. non, Cleopatra, il ne fallait pas te lancer en turpitude, ne pas laisser l’esprit dériver, jusqu’à la surface des cauchemars tapis. Tu ne crains rien à boire de l’eau.

Il y eut surement un silence puisqu’après un court instant, Aaron réapparu dans son champ de conscience. Sa phrase fit rire Cleo, de bon cœur, comme un offre un aspect de répit à un compagnon salutaire. Je te l’accorde, un point pour toi.

« Normalement ? Je n’en ai aucune preuve haha. Vous .. tu décides de liquider ton petit dealer de quartier pour être sûr de ne plus rien laisser filtrer » Réalisation. Non Cleopatra, la paranoïa ne te sied pas « Il fallait vite que je trouve un canapé propre sur lequel étaler du cambouis ».

Le geste brusque qui suivi; le déploiement de force à feindre la nonchalance pour attraper le verre d’eau fut une drôle d’erreur. Le récipient lui échappa des mains en se reversant sur la table et l’égyptien se courba en deux sous la douleur, les mains collées aux côtes, aimant de pression dans un océan de douleur.

Cleopatra ressentait souvent la chance qu’il avait d’avoir été vidé de ses barrières personnelles par les vies de mille et une existences. S’il ressentait encore de la peur, vague épidermique, réponse naturelle, ses concepts de honte, de gêne, d’honneur avaient été vaporisés à la lumière de la nature humaine.

Heureusement, lambda aurait surement plongé sous la honte de venir faire une scène chez un client qui contrôlait plus d’emplois permanents que Cleo de bouteilles d’eau de javel.

Il n’empêche que le seuil de peine passé et son souffle retrouvé dans le sépulcre carmin de sa poitrine, il se serra l’arcade du nez entre deux doigts.

Heureusement, Cleopatra riait trop souvent pour que cet air de tragédie grecque ne soit visible. Le feutre de sa veste avait noirci, gorgée de l’eau qu’il avait essuyé du plat de la manche.
« Désolé, merde, j’ai vraiment deux bras gauche » ironisa-t-il en ingurgitant le contenu d’un nouveau verre d’eau et l’antidouleur léger qui l’accompagnait. Trop léger. « Allez, n’aller pas me dire que vous êtes le seul grand patron à ne pas s’enfiler de rail de coke ou de morphine dans le nez. Ca fait oublier les vacances à la neige. S’il en reste au coin d’une carte bleue, j’en veux bien ».

Aussi simplement. Cleopatra et les barrières, Cleo et les conventions sociales arquées de stéréotypes. Cleo et la subtilité évanouie de douleur.

L’égyptien détourna le regard, visible agacé par ce qu’il allait dire malgré ce sourire indéfinissable qui lui barrait la gueule.

« Sinon non, l’hôpital est hors de question, pas avec ma condition. Vous, hum tu vis près, j’ai besoin de quelques minutes de calme avant de rentrer chez moi. C’est pas la première fois que je me prend un pare-brise et ce sera pas la dernière ».

Derrière, l’inconscient, immense araignée aux milles fils, tricotait encore le tissu de l’agression et cherchait les raisons. Cherchait encore, roulant en boules les nœuds increvables du manque d’information. Ne pas savoir, ce qui tue au ventre.

« Mais sinon, raconte-moi une histoire. Indice, j’aime bien les raton-laveurs. Juste deux trois minutes et je décampe ».


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Dernière édition par Cleopatra Harbett le Sam 22 Oct - 20:32, édité 3 fois
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Posté le Lun 19 Sep - 20:03, vous pouvez
Aaron ouvrit la bouche pour répondre, mais le verre roula, rependant de l’eau sur la table, et une grimace sur le visage de Cleo. Quoi que… la grimace avait peut-être devancé la cascade du verre, en y réfléchissant bien. Le gars enfoncé dans son canapé avait mal.
Le problème, c’était aussi que le gars, enfoncé dans son canapé, n’avait visiblement pas envi qu’on l’aide.

Le temps que le bristolien se retourne, pour chercher une éponge, un bout d’essuie-tout, un truc dans le genre, quoi… la veste de son hôte avait fait disparaître l’accident.
OK… pas de précipitation alors… mieux valait laisser faire l’asticot qui se débattait dans le canapé.
Aaron balaya les excuses d’un geste de la main. Ce n’était presque rien et la table n’était à priori pas la plus à plaindre. Il laissa Cleo débiter son discours, jusqu’au bout, attendant d’être sûr de ne pas le couper.

Le comportement de son indic l’inquiétait. Pas pour lui, non… pour son hôte. Il parlait vite, semblait blessé… peut-être perdu. Pourquoi était-il venu le voir, lui, Aaron, un gars dans les affaires, et a des kilomètre du quotidien de cet homme ? Quoi !? Pour de la coke ? Nan, ça semblait beaucoup trop simple… Le businessman allait le tester un peu.
Il attrapa sur le bar un verre, solide le verre, et la bouteille de bourbon, puis il se rassit, et cette fois il posa un regard attentif sur son interlocuteur :
D’accord, celui-ci grinçait un peu. Mais il était monté jusqu’ici, et même si l’homme d’affaire n’avait que peu de compétence médicale, il ne lui semblait pas avoir en face de lui un gars se trouvant au seuil de l’agonie.

« - Je dois être un extra-terrestre, alors… parce que je n’ai rien dont tu parles. D’ailleurs, je ne vais pas pouvoir t’aider pour les ratons laveurs non plus. Mais par contre, tu dois pouvoir te mettre ça dans le museau. A défaut d’autre chose, ça va te soulager un peu les côtes. Et derrière un doliprane, il paraît que ça peut avoir un effet du tonner ! »

Mélanger médication et alcool, ce n’était pas le top. Mais bon, là, ce n’était qu’un petit cachet de rien du tout et… un excellent bourbon 12 ans d’âge. Tout ça ne devait pas être bien méchant. Du coup, il lui servit un verre généreux et lui fit glisser sur la table.
D’ailleurs, Cleo n’aimait pas les microbes, semblait-il. Ce qui tombait très bien : l’alcool ne les aimait pas non plus.

Maintenant, il allait répondre un peu au discours décousu du bonhomme. L’atmosphère prenait de l’épaisseur, et il fallait y faire quelque chose.

« - Bon, en tout cas tu ne veux pas d’hosto… très bien, ça m’arrange. Non parce que j’ai un peu loupé mon coup avec la bagnole, tout à l’heure, tu comprends et… là, tu viens direct chez moi. J’vais pouvoir finir la tâche en t’empoisonnant avec un cacheton… un bon oreiller…»

Les lèvres d’Aaron tremblèrent, puis il éclata de rire. Il n’avait sans doute pas bluffé Cléo, mais lui, il s’était bien fait marrer tout seul. Non allez, un peu de sérieux des fois…
Il se reprit laborieusement. Apparemment, le bristolien était plus tendu qu’il ne l’avait imaginé.

« - Ah merde… attend…, hoqueta-il, bon… Tu veux que j’te dise, Cleo, c’est tout le contraire !
J’ai la veine qui me suis depuis que je suis arrivé à Reversa, c’en est presque indécent. Et t’y est pas pour rien, tu peux me croire… t’as pas idée du temps infini que tu m’as fait gagner, à ma boite et à moi-même. J’ai mis la main sur des locaux au top. Et je te le dois en partie. T’es un vrai pro, mec… j’en ai pas croisé deux comme toi. »


Voilà ! L’homme d’affaire mettait les pieds dans le plat.
Ce type, là, sur son canapé… il l’aimait bien parce qu’en peu de temps, il avait pu compter sur lui pratiquement les yeux fermé. Pas un de ses tuyaux n’avaient fait défaut. Pas un conseil n’avait abouti à un échec.
Au départ, Aaron avait joué de l’imprudence par manque de temps. Et il aurait pu tomber tellement plus mal. Mais non, là, le contact était passé immédiatement, et les résultats avec.
Le businessman s’était sincèrement posé la question de savoir comment il allait pouvoir un jour rendre la pareil à son indic. Et là, le type venait de débouler chez lui, avec un petit air de détresse. Si ça ce n’était pas un signe, mes aïeux…

« - Tu sais quoi ? Je devrais peut-être te poser un chèque sur la table, là… avec par-dessus un nombre à coller des palpitations à ton banquier. Juste comme ça, histoire de m’assurer tes services sur 10 ans. Tiens, d’ailleurs en attendant… Ca te dit une chemise sèche ? J’en ai pleins mes placard, ça déborde et… elles sont sous film. La salle de bain est par là au fond… je vais te chercher ça. »

La dernière phrase que prononça Aaron ne souffrait pas de la réplique. Il s’était redressé, et le temps de pointer la direction de la salle d’eau à son hôte, il avait disparu dans l’autre sens.
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Posté le Mar 27 Sep - 16:52, vous pouvez

Une volée de bois vert.
Le verre dans la main, dans une drôle de position entre l’assise et la chute sur les coussins du canapé, Cleopatra écoutait. Son autre bras s’était enroulé le long de son flanc et ses doigts pressaient, cherchaient les nœuds qui se formaient sous sa peau, dans l’abri de ses côtes. Il souriait, vaguement, aux réponses d’Aaron « oh, il faut plus qu’un verre pour pouvoir m’étouffer avec un oreiller. Je viens quand même d’envoyer une belle voiture à la casse » lançait-il, en vagues réponses, l’image d’un sanglier sur route de campagne dans la tête.

Mais l’idée n’était pas mauvaise et quelque chose, de terriblement viscéral, derrière l’inconscient de Cleopatra s’agrippa à cette phrase. Là quelque part, une méfiance nouvelle naissait. Pas mauvaise, juste posée là, laissée à l’usage d’un utilisateur trop curieux.

Il goutta le bourbon du bord des lèvres et l’alcool brula la fissure qui s’y était formée. La tourbe, le profond arome de l’alcool relevé par l’acide de la plaie acheva de le rendre meilleur que d’ordinaire. Si on pouvait considérer que boire un alcool de luxe faisait partie de l’ordinaire de Cleopatra.
C’est quand même sympa d’être patron.

Alors quand Aaron le noya sous les compliments, le mouvement de tête de Cleopatra fut bref et sec, le regard soudainement dirigé vers les fenêtres noires qui renvoyaient leur reflet. Il se sentit plus petit que d’habitude en apercevant le reflet de son visage « Haha, merci ? Si vous essayez de me remonter le moral ça marche ».
Il avait déjà quelques idées sur la question, le petit dealer, comme toujours il cherchait des informations pour son propre compte. Tracer Aaron n’avait pas été difficile, savoir qui il fréquentait et savoir à quel point l’entreprise de l’homme en face de lui progressait était une notion intéressante. Les clients qui prospèrent font les meilleurs comptes.

Du genre qui s’amuse de vouloir poser un chèque sur la table.
Cleo ne répondit pas.
Vexé.

Oh, pas contre Aaron. Contre beaucoup de choses, contre la situation dans laquelle il s’était fourré, de donner le sentiment de pouvoir être acheté. De devenir un supermarché de l’information. La loi de l’offre et de la demande avait poussé ce fils d’immigré à enrichir les riches et à refuser les pauvres.
Et il se vexait de ne pas du tout vouloir changer cette situation.
C’est qu’il aimait trop le faciès de la Reine dans ses poches pour refuser.

L’homme d’affaire lui indiqua la salle de bain d’un geste de la main et Cleopatra se leva à sa suite, non sans vider son verre d’un trait.

Sérieusement, des chemises sous vide ?

La salle de bain n’exprimait rien, tout était lissé, propre, d’une lumière vive et fluorescente quand Cleopatra trouva ce qui faisait office d’interrupteur. Des produits de beauté alignés, centimètre parfait, s’étendaient sur un comptoir d’une belle couleur et sans tache. Et le miroir était immense. Il ne prit pas la peine de fermer la porte, il était même plus prudent de la laisser ouverte pour entendre toute arrivée.

Le dealer se débarrassa de sa veste, de son haut et de son écharpe en grognant et les laissa s’échoir par terre, sans autre forme de procès.

Dans le processus, sa tête lui tourne et il se rattrape presque de justesse au comptoir le plus proche. Soupir las. Il n’est pas déjà bourré non ? Il se sent juste …
Juste flou.

Sans doute du-t-il fermer les yeux car quand il les rouvrit, il fut surpris par le spectacle. Son épaule accusait un bleu impressionnant mais pas autant que celui qui se trouvait sur son flanc. La peau avait craqué par endroit et saignait, gentiment, sans pour autant couler. Les reflets bleus et noirs sur sa peau sombre ne se devinaient pas encore avec précision mais ils allaient se transformer en publicité pour la jaunisse demain.

Et puis son cou, et la corde de son sac qui l’a étranglé. Trace funeste qui se dessine au-dessus des clavicules.

Le regard de Cleopatra qui se voit dans le miroir.
Et qui rage, petit oiseau dans sa cage.
Et ce regard du bouffon, souvent souriant.
Lorenzaccio qui prépare son meurtre.
Demain, il dort et il va chercher Ronan.
Et il tue.

Les yeux verts, pupilles dilatées, dérivent d’un coup et se posent sur Aaron.
Il sourit de nouveau, au miroir.

« Hey regarde, je crois que je peux voir le logo Mercedes là » pointe-t-il du bout de sa main gantée. « Attends, Mercedes ou BMW ? J’y connais-rien en voiture ».

Il se retourne et tend le bras pour récupérer la chemise mais le geste est trop pressé, trop leste et il percute à moitié la main d’Aaron « Oups, désolé monsieur » .

Il rit seul. Impossible de définir l’expression qu’Aaron lui offre. Un mélange de plusieurs choses, mais quoi ? Les mains gantées sortent le vêtement de leur emballage « sous plastique ? Pourquoi ? » et tâtent le tissu.

Une idée passe. Une idée surement lâchée par les relents d’éther qui colorent son cerveau et qui libèrent les monuments, les architectures les plus folles d’un esprit un peu ralenti. « Au fait, si vous vouliez poser un chèque sur la table, avec plein de zéro, ce serait combien ? Contre quoi ? ».

Moment de silence.

« Et ça n’a pas de rapport avec le fait que je sois à poil dans votre salle de bain hein, je parle d’informations ».


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Dernière édition par Cleopatra Harbett le Sam 22 Oct - 20:34, édité 1 fois
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Posté le Ven 30 Sep - 18:23, vous pouvez
Aaron entra dans le living, assez grand pour qu’il puisse y disparaître entièrement. Il passa la main sur les rangés de chemise, toutes tristement uniformes. Il faudrait qu’il donne quelques consignes pour que cela change.
Quelle taille faisait Cleopatra ? Plus fluet que l’homme d’affaire, il n’aurait sûrement aucun problème pour se glisser dans un de ses vêtements. Le bristolien décrocha une chemise et fit volte-face.

La salle de bain était ouverte, et le businessman aperçu son hôte, du bout du couloir. Ce dernier s’était visiblement débarrassé du superflu vestimentaire, et semblait maintenant détailler son reflet. Bon sang ! Même à plusieurs mètres, Aaron ne pouvait rater les hématomes qui maculaient le corps de l’indic. Il était salement amoché.
Mais pas d’hosto… pas de secours. Le bristolien respecterait cette demande.
Il s’approcha, se plaçant de façon à ce que Cleo puisse le voir dans son dos, et attendant silencieusement que ce soit le cas. A quoi bon lui faire remarquer l’état de son bras, de son flanc. Le jeune homme s’en est forcément rendu compte. Il doit bien y avoir une côte ou deux de cassé mais… Aaron soupçonnait que ce ne devait pas être les premières. Et pour l’heure, il devinait que son invité avait d’abord besoin de calme et de repos.

Cleo s’adressa à l’homme dans son dos, toujours avec ce détachement, cette abstraction à la réalité. Il préférait plaisanter sur les coups qu’il avait reçus, plutôt que de s’en plaindre. Décidément, ce ne devait pas être les premières blessures à son actif.
« - Encore cette histoire de voiture ? Ca va finir par être vexant. »
Malgré la remarque, Aaron offrait à son hôte un sourire tout à fait conciliant.
Cleo lui percuta la main, soulignant l’imprécision de ses gestes. Il avait l’air franchement sur les genoux, le bougre. Et l’homme d’affaire ne savait pas franchement par quel bout le prendre.
« - Tu me pose la question, toi ? S’il y a bien une chose qui me semble étrange, ce soir, c’est que tu ne sache pas à quoi sert une protection sur un vêtement… cela protège le tissu de la poussière, des mauvais plies… des microbes… »
En réalité, un tas de choses étaient étranges. Les mondes de Cleo et d’Aaron se situaient l’un l’autre à des kilomètres.
Et puisqu’on naviguait déjà dans l’incongru, les nouvelles paroles lâchées par Cleo trouvèrent tout à fait leur place dans la situation.
Pour le coup, le bristolien s’autorisa un rire franc, avant d’étudier plus sérieusement la question de son invité :

Dans le salon, il avait pensé à voix haute, c’était évident. Tout comme l’homme d’affaire ne s’était pas attendu à devoir débattre de cette question avec son hôte… tout du moins pas dans ces conditions.
Aaron avait-il été sérieux ? Globalement, c’était le cas. Mais les affaires ne se traitaient pas ainsi. On échangeait une rémunération contre un service. Ou alors, on établissait un contrat pour s’assurer du dit service durant une période donnée. Et c’était de ça dont il s’agissait maintenant.
Mais curieusement, le businessman n’avait pas mentionné la chose dans ce sens. Non, il ne s’agissait pas de commerce. Il s’agissait de rapport humain. Il avait trouvé en Cleopatra un homme d’exception, et… peut-être aussi un homme dans la détresse. Un individu au talent certain, mais glissé dans un costume de souffrance.
Ces gants… cette attitude désinvolte… cette propension à écarter d’un revers de main la réalité…
L’homme s’était-il rendu chez lui dans une dynamique d’appel au secours ?
Ou peut-être était-il simplement comme ça. Trainant quelques secrets aussi étranges que personnels, et échouant ce soir-là chez un de ses clients.
De quoi qu’il puisse s’agir, Aaron n’allait de toute façon pas l’abandonner dans sa démarche.
Ce soir, il lui offrirait tout ce qui était en son pouvoir. Il lui devait bien ça.

« - Ok, t’es sûrement la première personne qui se désape dans ma salle de bain, depuis que je suis en ville mais… d’habitude, je les préfère plus féminines, et moins cassé en morceaux. Alors pas de lézard.
Pour ce qui est du chèque et bien… je suis plutôt sérieux : j’ai confiance en toi, Cleo. Et pour mes affaires, pour ce que j’en fais… j’ai besoin d’avoir un œil expert posé sur la rue… posé sur les gens. Alors dis-moi. Ca t’arrive de travailler sous contrat ? »


En fait, il y avait quand même bien quelque chose d’incongru, à parler de ça avec un client, à la porte d’une salle de bain.
Mais pour sûr, Aaron ne voyait pas Cleopatra comme un simple client.
Il s’effaça tout de même du chambranle de la porte, s’appuyant, dos au mur mitoyen de la salle de bain, et laissant ainsi plus d’intimité à son hôte.
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Cleopatra Harbett
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Posté le Mer 19 Oct - 20:35, vous pouvez

Une volée de bois vert.

La chemise entre les pattes, Cleopatra s’amuse de bon cœur quand Aaron balaye sa remarque sur les voitures. Bien sûr que son hôte n’est pas stupide, il y a vu des accents de fortune et de gloire, il le sent puissant et bien trop intelligent pour ne pas être arrivé ici avec quelques tours de passe-passe neuronaux.

Il faut dire que depuis quelques minutes, tout le fait rire bien plus facilement, bien plus librement, avec une naïveté un peu suspecte. Le dealer ne réalise pas encore qu’il glisse doucement sur la pente de l’ivresse. Il a le regard brillant quand il babille à la face du directeur.

« Non, si j’voulais bosser sous contrat, j’irais au MacDo. Haha, vous devez pas connaître, le Mac Do c’est un restaurant où tu manges gras, sucré et salé pas cher. C’est pour les pauvres et les salariés esclaves ».

Et pour achever la beauté du geste, il tangue un peu dans le silence. Alors la main sur le bord de l’évier, l’autre en l’air « Et bah t’es bien la première personne qui me voit dans une salle de bain et qui tente pas sa chance. Attends, en fait, je crois qu’ils essayaient de me noyer, haha, j’suis pas sûr. On peut faire les deux en même temps ? ».

La chemise est trop grande, elle flotte un peu sur l’égyptien. Il ne le remarque pas quand il se regarde dans le miroir « bordel, j’pourrais aller à un entretien d’embauche comme ça, vous en avez déjà passé ? ».

D’un geste beaucoup trop large, il s’extraie de la salle de bain en joyeux pantin et glisse de nouveau jusqu’au salon où la gravité le rappelle sur le canapé. La pièce est plus lumineuse, ses contours plus flous et Cleo se sent bien. Il est dans son élément, il flotte sur un meuble bien trop moelleux pour ne pas être hors de prix et il est tranquille. Il est heureux, subitement content. Juste content et satisfait, avec ce sourire à la con qu’il adresse à Aaron.

« Non mais j’plaisante sur le contrat. Vas-y tu veux dire quoi ? Une paye, c’est ça ? Ou l’exclusivité sur certains trucs ? Faut m’en dire plus hein, j’suis humain à don mais c’est pas medium » .


Spoiler:
 


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Posté le Mar 6 Déc - 9:53, vous pouvez
Bonjour!
Le rp n'a pas reçu de réponse depuis plus d'un mois. N'oubliez pas d'y répondre dans les délais , ou en cas d'absence de demander à un administrateur de le déplacer dans les rp's en attente. Dans le cas où celui-ci serait terminé, n'oubliez pas de le faire archiver sur ce sujet, en cas d'absence, vous pouvez bien entendu le faire placer dans la section des rp's en attente. Il vous suffira d'envoyer un mp à un administrateur pour le déplacer par la suite dans la section où il se trouvait auparavant.
Merci d'avance =D
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