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 Reversian Mona Lisa [Aaron]

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Damian M. Cantrell
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Posté le Mer 14 Sep - 2:46, vous pouvez
Oh mon Dieu, un jour de congé ! Qu'est-ce que c'est que ça ? Ça se mange ? Eh bah, mes amis, je dois avouer que ça faisait un moment que je n'y avais pas eu droit. Tellement qu'on aurait presque pu dire que, vraiment, je ne sais même plus ce que c'est ! Mais, rassurez-vous, mon cerveau fonctionne toujours et je sais encore parfaitement ce que c'est, et je suis aussi réellement content de pouvoir ralentir un peu le rythme, dormir un peu... Ces dernières semaines ont été éreintantes, il n'y a pas à dire. Réversa a toujours été ce qu'elle est, c'est-à-dire, un merdier grandeur nature, surtout pour nous, les membres du Conseil, mais là, je crois qu'on peut affirmer que notre ville a encore franchi un palier en ce qui concerne le chaos.

Les gens sont mécontents. Rien de plus compréhensible. A leur place, ne le seriez-vous pas ? Personne n'est content d'être coincé ici, littéralement. Avant, on pouvait avoir cette impression, à cause des opposés et de tous ces phénomènes hors du commun qui ont depuis des siècles fait en sorte que les gens ne puissent jamais s'éloigner complètement de Réversa... Des prisonniers malgré eux. Mais maintenant, c'est un fait réel, tangible : on est vraiment coincés ici. Tout comme Bristol, d'ailleurs... Pauvre Bristol. La grande ville voisine a pendant des années été épargnée par le surnaturel qui frappait Réversa, jusqu'à ce que des vampires aillent faire des massacres là-bas l'été dernier, alors qu'ils n'avaient aucun intérêt à se faire connaître hors de Réversa. Franchement, je suis toujours convaincu que c'était Prometheus qui était derrière tout ça. Ça leur ressemble tellement, après tout... Mais plutôt que de gagner de nouveaux alliés désireux de les soutenir contre la menace nocturne, ils ont juste réussi à faire éclater enfin le secret de Réversa, jusque-là très bien gardé par le gouvernement aristocratique de Réversa, ou même avant, par les Anges. Sous pression, puisque Réversa commençait à attirer les soupçons de la presse, le gouvernement britannique a donc fini par obliger le Conseil à prendre des mesures drastiques, avant de limiter la casse, et maintenant... les deux villes en pâtissent, isolées, coincées ensemble.

Mais si ça s'était arrêté là, j'aurais au moins pu me dire que je pouvais toujours me déplacer librement à Bristol comme avant... Sauf que, bien entendu, une grande partie des Anges sont partis là-bas et, comme par hasard, les dirigeants de Bristol ont décidé de contrôler attentivement les entrées et sorties de la ville, interdisant l'entrée de Vampires, Lycans et d'Elfes. Comme si les Elfes étaient des menaces ! C'est là qu'on voit que les Anges commencent déjà à les influencer, hein. Les Elfes savent que les Anges ont provoqué l'incendie de 2010, ils veulent que ces créatures infâmes payent pour ça... Or, quoi de mieux que de les tenir à distance pour qu'ils ne puissent pas ouvrir les yeux des Bristoliens à propos de ces conseillers angéliques ?

Bref, entre manipulation, politique et décisions injustes, il y a vraiment de quoi devenir dingue dans cette ville. Je suis fatigué. Je n'ai jamais aimé la politique, ni mon statut d'aristocrate et surtout, de membre du Conseil. J'ai une âme d'artiste, pas de politicien. Oh, j'assume mes responsabilités, étant l'héritier des Cantrell, l'une des familles fondatrices de Réversa, mais... Ça ne me fait pas rêver, ça ne me motive pas. J'aurais aimé quitter la ville cet été, ne serait-ce que pendant quelques semaines, pour couper un peu. Mais rien, juste des réunions, encore et encore, toutes les plus épuisantes que les autres. Alors autant dire qu'un jour de congé, c'est vraiment un cadeau tombé du ciel. Puisque mes enfants sont à l'école, j'en profite pour aller faire un tour. Marchant lentement dans le quartier de Wilde Avenue, je finis par décider d'aller à la galerie d'art. Ça fait vraiment un bail depuis la dernière fois.

La peinture, je dois l'avouer, ce n'est pas vraiment mon domaine d'expertise, surtout si l'on compare avec la musique, le cinéma ou le théâtre. Mais ça ne m'empêche pas d'être un amateur de peinture. En fait, je suis un grand amateur d'art en général. Curieux, mon regard observe les différents tableaux, alors que je déambule dans la galerie de Kyle, l'opposé d'Edana. Il paraît que le lycan n'est pas là, sinon j'irais bien lui dire bonjour. Mais bon, ce n'est pas grave, car au fond, ce n'est pas pour ça que je suis venu. Mes yeux continuent de voyager, de tableau en tableau, jusqu'à ce qu'ils s'arrêtent, intrigués, sur un tableau en particulier. La Joconde, tout le monde la connaît, non ? Mais une Joconde qui, à la place de ses yeux chargés de mystères, a juste deux mini-miroirs ronds, sur lesquels se reflètent nos yeux... Ça, c'est étrange. Je m'approche un peu. Voilà. Là d'où je me trouve, mes prunelles se reflètent parfaitement dans ces deux minuscules miroirs, devenant momentanément, les nouveaux yeux de la Joconde. Un léger rire s'échappe de ma bouche.

Ça, c'est à la fois con et marrant, tout simplement ! Mais ça me plaît. Déjà, parce que, plutôt que le fameux paysage champêtre derrière l'iconique femme, je reconnais une ruelle sombre de Réversa. Je fronce les sourcils, mon regard devenant plus sérieux, obligeant cette étrange Joconde à me regarder d'un air sévère.

« Bon Dieu ! »

Alors que je recule à nouveau, je me rends compte qu'un autre homme est en train d'observer la curieuse réinvention de cette bonne vieille Mona Lisa.

« Je ne sais pas vraiment quoi en penser... Pendant quelques instants, ça m'a semblé tout bonnement ridicule, mais... Tout comme dans le tableau originel, c'est son regard qui nous perturbe. Ou, en fait non... Le type qui y a pensé... wow. C'est notre propre regard qui nous perturbe, ou qui attire notre attention ! Je veux dire... Mes yeux sont devenus les siens pendant quelques secondes ! Ou devrais-je dire que les siens sont devenus les miens ? C'est... énorme ! »

Mes yeux quittent enfin ce tableau intriguant, alors que je tourne la tête vers le brun, souriant.

« Vous l'avez déjà regardée dans les yeux ? Vous devriez essayer ! »

En fait... Oubliez mes pensées d’il y a quelques minutes ; ce tableau est tout sauf ridicule. Je l'aime de plus en plus, bon sang ! Vous en dîtes quoi ? Devrais-je l'acheter ?


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Posté le Mer 14 Sep - 22:39, vous pouvez
:witch:

Les jours se succédaient, et ils ne pouvaient pas tous être composés de travail, de recherche plus ou moins infructueuse, et de soirées tirants sur le tard…
A un moment, il fallait prendre le temps de poser un peu le cerveau.

Fortune Street était à deux pas de st James Place, ce qui faisait qu’Aaron avait peu de trajet à faire entre son bureau et son appartement. Et si le côté pratique était indéniable, cela réduisait aussi géographiquement son champ d’activité.
Donc, aujourd’hui, l’homme d’affaire voulait s’évader un peu… traverser la ville… prendre un bol d’air frais. Evidemment, il n’avait pas encore tout à fait conscience des frontières virtuelles qui entourait Reversa.

Wilde Avenue était une bonne option en bien des points : Tout d’abord, c’était à l’autre bout de la ville. Et en suite, l’avenue croulait sous les bâtiments culturels en tout genre : théâtres, cinémas, galerie d’art… il n’y avait que l’embarra du choix !
Aaron en fit donc sa destination du jour, non sans trainer un peu en traversant le centre de Reversa. La ville était grande, mais pas au point qu’une bonne paire de jambes ne puissent l’affronter.
Il mangea en terrasse, non loin du square, puis repris sa route. La journée était belle, et l’homme avait l’esprit vide et serein.
Wilde Avenue, donc… elle se déroulait devant lui, longue et animé. Si grande qu’il allait falloir à l’homme d’affaire plus d’un jour pour en faire l’exploration. Ce qui était en soit une bonne nouvelle.
La mauvaise, c’est qu’il hésita un moment avant de décider ou aller. Après avoir longé l’avenue un moment, il s’arrêta devant une galerie d’art à la devanture tout à fait éloquente.
Bien… après tout, Aaron pouvait tout aussi bien mêler ses recherches, quand à la culture de Reversa, avec ses moments de loisirs.

L’endroit était tout à fait admirable. Et animé, de surcroit ! La galerie accueillait nombre de visiteur, aujourd’hui. Etait-ce exceptionnel, ou bien était-ce toujours ainsi ? Si l’on tenait compte de l’architecture, du standing et de la qualité des expositions mise à disposition, l’on pouvait croire sans peine à la deuxième possibilité.
Aaron enchaina les pièces sans s’en rendre compte, passant d’une exposition à une autre, s’émerveillant d’une sculpture, prenant quelques minutes à examiner un document… il y en avait pour tous les gouts… et le potentiel commercial était tout simplement énorme.
L’import-export d’œuvre d’art était une des branches de son entreprise. Aaron avait donc plus ou moins l’impression d’avoir les deux pieds dans la caverne d’Ali Baba.
Il ralenti un peu… voilà qu’il pensait à nouveau boulot. Et il n’était pas là pour ça. Il se força donc à prendre un peu plus de temps en entrant dans la pièce suivante.

Moins de monde, pièce plus petite… quelques tableaux… aucun ne lui parlant vraiment…
Puis le coeur d’Aaron fit un bond ! Comment était-ce possible… La Joconde !?
Le dandy s’approcha : Non, il avait fait erreur. Ceci n’était pas l’œuvre de De Vinci… ceci était… qu’est-ce que c’était au juste ? Il s’approcha d’avantage, se positionnant au côté d’un visiteur debout devant la toile. Ce dernier avait l’air tout à fait absorbé par l’œuvre. Il la regardait fixement, lorsqu’il émit un rire léger, et son visage s’anima devant le tableau : il plissait les yeux, tout en fixant avec intensité la fausse Mona de la galerie.
Aaron, lui, fixait sans s’en rendre compte le visiteur. Quelque chose l’intriguait, mais le businessman n’arrivait pas à mettre le doigt dessus. C’était comme si les contours de la personne, proche de lui, se démarquaient nettement sur le reste du décor… comme si le visage de cet individu exerçait un magnétisme peu naturel… pas humain.

L’homme lâcha une exclamation, ce qui sortit immédiatement Aaron de sa transe.
Ce dernier cligna des yeux, et, quelque peu mal à l’aise, se tourna vers le tableau.
A côté de lui, le visiteur se lança dans une tirade, décrivant visiblement l’œuvre d’art selon son point de vu. Ce qui permit à Aaron de se reprendre, de se concentrer sur le tableau et d’en étudier enfin les différences avec l’original. Il écoutait l’homme à côté, comme si il s’agissait d’un guide faisant découvrir une pièce particulière au cours d’une visite. L’ersatz de la Joconde livrait enfin ses secrets.

L’individu au visage étrangement magnétique le questionna. Il s’était tourné vers l’homme d’affaire, et lui proposait visiblement de prendre sa place, devant le tableau. Aaron détacha ses yeux des deux petits miroirs qui ornaient la toile et se tourna vers le visiteur. Cette fois, il ne se laissa pas surprendre, mais il du tout de même s’éclaircir la gorge :

« - Mmm, je suis curieux d’en faire l’expérience, en effet. Ce que vous dites est… intéressant. Et je crois que je viens de saisir un des messages les plus évidents que nous transmet l’auteur de ce tableau : Les yeux sont les miroirs de l’âme… mais Mona, elle, ne nous renvois que notre égo. »
Le dandy jeta à nouveau un coup d’œil vers la toile, pensif…
« - D’ailleurs, je pense qu’il y a une autre expérience intéressante à tenter avec cette toile… et un autre message, tout aussi important à saisir… »
Il sortit de sa réflexion, se tourna, souriant, vers l’homme à côté de lui, et tendit la main :

« - Je m'appel Aaron... Aaron Lightwillson ! »
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Damian M. Cantrell
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Posté le Jeu 15 Sep - 17:19, vous pouvez
Un sourire en coin s'installe innocemment sur mes lèvres alors que l'autre homme dit qu'il trouve ce que je viens de dire intéressant. Mon regard à nouveau posé sur ce tableau, je hoche lentement la tête quand l'humain affirme avoir saisir l'un des messages les plus évident de celui-ci : que les yeux sont les miroirs de l'âme. Mais ce qui me fait regarder cette toile d'un air plus pensif, c'est ce que le brun dit ensuite : que Mona ne nous renvoie que notre égo. Pas faux. Ouais, décidément, j'aime ce tableau... Et dire que je l'avais trouvé ridicule au premier abord ! Si cette absence d'yeux n'avait pas attiré mon attention, peut-être que je n'aurais même pas pris le temps de l'observer plus longuement... De regarder Mona dans les yeux. Ou dans mes yeux, plutôt.

L'homme à mes côtés ajoute ensuite qu'il pense qu'il y a une autre expérience à tenter avec cette curieuse toile, mais qu'elle a également un autre message, tout aussi important à saisir. Puis il se présente, me tendant ensuite la main. Avec un sourire poli aux lèvres, je la serre amicalement, continuant cependant de réfléchir à ce que l'humain vient de dire.

« Damian Cantrell, enchanté ! »

Malgré moi, je regarde le trentenaire d'un air visiblement intrigué, presque comme si je l'étudiais. Mais ce n'est pas le cas, non ! J'essaye surtout de deviner quel peut bien être ce message que cette Joconde réversienne cache et qu'Aaron pense avoir saisi. Plus curieux que jamais, je ne peux m'empêcher de lui poser directement la question :

« Dîtes, Aaron, c'est quoi l'autre message que, selon vous, notre chère Mona cache ? Vos paroles ont attisé ma curiosité... »

Dis-je, mes yeux verts toujours posés sur lui, juste avant de regarder encore une fois la toile. Quelques secondes plus tard, le nom du brun résonne dans ma tête. Aaron Lightwillson. Lightwillson. Ça me dit quelque chose, curieusement. Je l'ai déjà entendu quelque part... Ou est-ce que je me trompe ? Franchement, je n'en suis pas sûr. J'suis tellement fatigué depuis un moment que mon cerveau pourrait tout à fait se mettre à déconner, le pauvre. Ça ne m’étonnerait pas tant que ça, à vrai dire. Mais j'espère que non quand même, parce que je vais encore en avoir besoin pendant un moment, hein !

« Votre nom m'est familier... Mais je crois que nous ne nous sommes jamais croisés auparavant, si ? »

En tant qu'héritier Cantrell et membre du Conseil, j'ai déjà rencontré plein de monde. Les galas mondains, les soirées de récolte de fonds, les réunions avec des investisseurs... Que ça me plaise ou non, j'en ai déjà vraiment pas mal sur mon CV, donc peut-être que c'est pour ça que son nom me semble familier. Ou alors, je l'ai entendu à travers la presse ? Ou bien... Je me trompe et c'est tout ? J'en sais rien, en fait... Et lui, de son côté, est-ce qu'il fera le lien entre mon nom de famille et le fait que je suis un Conseiller ? Peut-être bien, après tout c'est souvent le cas... D'ailleurs, c'est pour ça que je ne dévoile pas toujours tout de suite mon nom de famille. Mais là, c'est juste sorti comme ça, vu que l'homme avait fait pareil. Mais enfin, on verra ! Je suppose que je saurai bien assez tôt. Quelques secondes s'écoulent, puis je pose encore une fois mon regard sur le tableau énigmatique.

« J'aime bien ce tableau, j'suis presque tenté de l'acheter. Mais peut-être que ce n'est pas une bonne idée ? »

Dis-je avant de lâcher un léger rire amusé. C'est qu'il a quelque chose de terriblement... fascinant, ce fichu tableau ! J'ai envie de le regarder, encore et encore, de voir à chaque fois de quoi Mona a l'air quand mes yeux deviennent les siens... A se demander si ce tableau ne déclencherait pas chez moi une certaine forme... d'obsession ? Comme s'il exerçait un étrange pouvoir sur moi. Genre, comme si c'était un tableau maudit, vous voyez ? Cette hypothèse vous fera peut-être rire, mais... Même si je ne crois pas vraiment aux fantômes et aux sorcières, je me méfie. Après tout, dans cette ville, on n'est jamais trop prudent, hein !


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Posté le Jeu 15 Sep - 19:58, vous pouvez
De petites rides apparaissent au coin des yeux du businessman lorsque son sourire s’élargit.
Décidément, l’homme en face de lui le fascine : Ses yeux verts sont perçants. Et à nouveau, Aaron à l’impression que la silhouette de l’individu se détache du reste de la galerie, et ce en toute élégance.
Il en est presque sûr maintenant : il vient de rencontrer un non-humain.
Mais ce qui le fait sourire, aussi, c’est qu’il vient visiblement d’intriguer son interlocuteur. Au moins, l’homme d’affaire ne se sent pas complètement désarmé, du fait de n’être qu’un… humain.
Aaron s’apprête à lui répondre, puis il se ravise. Son idée marche à coup sûr, c’est une question de comportement de la lumière. Et donc après tout, il peut laisser planer un peu le mystère en dévoilant d’abord la théorie, puis ensuite la pratique.

« - Et bien… c’est une histoire de physique… de lumière, vous voyez… je crois que l’auteur s’est amusé à donner un double sens à son œuvre… à lui attribuer un message tout à fait contradictoire… »

Bon, il n’a pas intérêt à se planter, si il ne veut pas passer pour une andouille auprès de son interlocuteur. Mais cette idée est tellement évidente que le dandy ne peut imaginer un seul instant que l’artiste ne l’ait pas fait exprès.
Et d’ailleurs, si ce n’est pas le cas, et bien Aaron aura trouvé un autre sens à ce tableau… il ne sera pas venu pour rien.

Damian le fait sortir de ses pensées en lui posant une autre question.

« - Pardon, vous dites ?… non, vous avez probablement raison, je ne pense pas que nous nous soyons déjà rencontré. Quoi que… vous fréquentez les galas de charités ? » Ajoute t-il, tout sourire. « - Je suis en ville depuis peu. Je viens de Bristole et… enfin vous savez, ces histoires extraordinaires qu’on raconte sur Reversa. Et bien vous avez devant vous un bristolien curieux d’en apprendre d’avantage sur votre ville… »
Il laisse à Damian le temps d’intégrer l’information, avant de reprendre, son regard répondant à celui d’émeraude de son interlocuteur :
« - Et je suis aussi un homme d’affaire. Une partie de mon entreprise se consacre à l’import et à l’export de l’art à travers le monde. L’idée étant de mettre le monde entier à portée de main des collectionneurs. »
Cette dernière phrase sonnant comme un mauvais slogan, Aaron la regrette immédiatement. Son sourire tique un peu, mais il se reprend. Il est temps de passer à la pratique. Et puis Damian soumet l’idée d’acheter le tableau. Raison de plus pour enrichir son argumentaire, si il doit en négocier le prix.

« - Tenez, reculez d’un pas je vous prie… oui là, un peu à droite de la toile. Maintenant, regardez la Joconde dans les yeux. Techniquement, vous ne voyez plus vos propres yeux mais… attendez un peu… »

Aaron se place sur la gauche, et de manière symétrique à son interlocuteur, par rapport au tableau.
En suite, il cherche le regard de Damian dans les yeux miroir de Mona Lisa. Il ajuste un peu sa position, mais finit par y arriver.
Voilà, maintenant Damian doit voir ceux d’Aaron de la même façon.

« - Vous voyez, maintenant ? Nous somme passé d’un regard égocentrique sur nous même, à un regard plongé dans celui de l’autre. Et vous savez ce qui est étonnant, pour le coup… c’est que Mona Lisa nous lie d’une manière unique. Nous sommes seuls à pouvoir regarder les yeux de l’autre, tout de suite. Personne ne peut y arriver sans se retrouver exactement à notre place. Il pourrait y avoir dix personnes autour de nous, aucune ne pourrait percevoir nos regards dans celui de la Joconde.
Mona Lisa vient de nous isoler du reste du monde ! »

Aaron laisse échapper un rire sincère, avant de changer de position et de se retourner vers Damian :

« - Alors si il vous prend l’envi de faire l’acquisition de cette toile et… si je peux me permettre de vous donner mon avis… vous devriez faire en sorte que ce tableau soit visible du plus grand nombre. Cette expérience mérite d’être partagée, je pense. »

Le ton du businessman est tout à fait sincère. Ce tableau renferme un message qu’il aurait été triste de garder pour soi-même.
Mais l’œuvre d’art n’est pas l’unique objet d’intérêt pour Aaron. L’homme en face de lui le fascine toujours.

« - Etes-vous collectionneur, Monsieur Cantrell ? »
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Damian M. Cantrell
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Posté le Sam 17 Sep - 15:22, vous pouvez
J'ai l'impression que j'ai déjà entendu parler quelque part d'Aaron Lightwillson auparavant, en effet. Même si je suis presque sûr que nous ne nous sommes jamais croisés avant aujourd'hui. L'homme ne pense pas non plus que nous nous soyons déjà rencontrés, et pourtant... il finit par me demander si je fréquente les galas de charité.

« Oui, parfois. »

Réponds-je, une lueur intriguée brillant dans mes prunelles. Le brun poursuit alors, expliquant qu'il vient de Bristol. Apparemment, Réversa a attisé la curiosité de l'humain... Plus fort que moi, un sourire taquin s'étire sur mes lèvres.

« Ah, mais c'est génial, un Bristolien qui vient découvrir notre ville ! Vous êtes donc suicidaire ? »

Dis-je en ouvrant grand les yeux, mon regard fixant le sien, presque intimidant. Puis je lâche un rire amusé, prenant à nouveau un air amical et décontracté, comme avant. Je le taquine, c'est tout... Comme je vous l'avais dit, c'est plus fort que moi ! Cependant, ce n'est pas vraiment mon intention que de terroriser ce cher Lightwillson, qui ignore encore probablement beaucoup de choses à propos de Réversa et de ses bizarreries et dangers. Donc autant le rassurer un peu, le pauvre. Néanmoins, par les temps qui courent, un Bristolien qui vient découvrir Réversa... eh bien, on ne pas dit qu'il n'est pas téméraire. A moins d'être vraiment suicidaire, ouais. Un large sourire se dessine sur ma bouche.

« Je plaisante ! Bienvenue à Réversa alors ! »

Et bonne chance pour ne pas te faire tuer. Quoique, enfin, j'exagère, pas vrai ? Oh, bien entendu, le danger guette partout à Réversa, surtout une fois la nuit tombée, mais si l'on est prudent et qu'on ne traîne pas dehors la nuit, ça devrait aller. En règle générale, quoi. Le visiteur me dit alors qu'il est un homme d'affaires, et qu'une partie de son entreprise se consacre à l'import/export de l'art à travers le monde... D'où le fait qu'il soit ici, dans cette galerie d'art probablement. Soudain, une lumière s'allume dans ma tête.

« Ah, mais oui ! Aaron Lightwillson ! Les entreprises L.Willson, n'est-ce pas ? J'en avais déjà entendu parler, c'était sûrement pour ça que votre nom me semblait familier... Bon, si vous n'êtes pas suicidaire, vous êtes en tout cas suffisamment courageux pour venir à Réversa malgré les préjugés qui doivent circuler à Bristol concernant une partie de notre population. »

Et ça, c'est pas rien. Réversa avait toujours eu des investisseurs bristoliens, puisque celle-ci était la plus grande ville voisine et donc, une forte alliée économique. Et ce même si la nature surnaturelle de ma ville natale n'était pas encore connue des Bristoliens. Enfin, jusqu'à maintenant. Mais désormais, s'ils continuent de faire des affaires avec nous, c'est surtout parce qu'ils n'ont pas vraiment le choix, les deux villes étant ensemble dans ce merdier, sous quarantaine. Cela dit, certains investisseurs et partenaires d'affaires ont décidé récemment de couper le contact avec nous, sans doute effrayés par ces histoires, qui sont désormais devenues plus que des simples légendes urbaines, de Vampires et Lycans, entre autres créatures incroyables. Heureusement, tout le monde n'était pas aussi effrayé et essaye plutôt de comprendre. Aaron Lightwillson en est la preuve.

Après cette parenthèse à propos de l'identité du Bristolien, on se concentre à nouveau sur ce tableau surprenant. J'avoue à l'homme d'affaires que je serais presque tenté d'acheter ce tableau. C'est à ce moment-là que le brun me dit de reculer d'un peu, un peu à droite de la table. Je m'exécute, curieux, sentant qu'il veut m'expliquer quelque chose d'intéressant, probablement cette histoire de lumière dont il a parlé tout à l'heure. Je regarde l'homme se placer à son tour sur la gauche, de manière symétrique, puis... Ma bouche s'ouvre, mes yeux s'écarquillent quand je vois très clairement les yeux de l'homme dans ces yeux miroir de Mona. Mais... comment il s'en est aperçu ? C'est génial ! Un sourire franc prend place sur ma bouche.

« Oui... C'est tout à fait vrai... C'est... Extraordinaire ! »

Les yeux brillants de fascination, je me retourne à mon tour vers le brun, qui me conseille, au cas où j'achèterai cette toile, de faire en sorte que cette œuvre d'art soit visible du plus grand nombre. Je hoche la tête, l'air soudainement pensif, quand l'humain me dit qu'il s'agit d'une expérience qui mérite d'être partagée. Il a bien raison.

« Je crois que je vais vraiment l'acheter... Je prends note de votre conseil, en tout cas. »

Réponds-je, fasciné. Quelle belle découverte que je viens de faire, là ! Et dire que j'avais cru qu'il ne s'agissait que d'une pâle caricature ridicule de la véritable Joconde... Que l'auteur de cette toile me pardonne : j'avais tort. Aaron me demande alors si je suis collectionneur. Je souris

« Oh, appelez-moi Damian ! Après tout, Mona Lisa nous a liés d'une manière unique... »

Ouais, et en plus, je n'aime pas qu'on m'appelle "monsieur Cantrell". Monsieur Cantrell, c'était mon père, hein. Si même pas mes élèves ne sont autorisés à m'appeler monsieur Cantrell, alors pas la peine qu'Aaron le fasse aussi.

« Pour répondre à votre question... Pas vraiment, non. Enfin, j'veux dire, je suis un amateur d'art, mais je n'y consacre pas autant de temps et d'attention que je ne le voudrais, ou devrais. Ceci dit, je suis vraiment ravi d'avoir découvert un chef d'œuvre pareil aujourd'hui ! »

Je fais un signe à l'une des employées de la galerie de Kyle, lui transmettant mon envie d'acheter cette toile. Pendant qu'elle s'éloigne pour s'occuper de certaines formalités, je me retourne à nouveau vers Aaron. Ma curiosité à son égard est toujours là, attendant impatiemment qu'il partage avec moi son regard sur notre Réversa adorée.

« J'avais oublié de vous poser la question... Que pensez-vous de Réversa, pour le moment ? Ça correspond à ce que vous imaginiez avant de venir ? Et, d'ailleurs, si peux me permettre, combien de temps comptez-vous rester en ville ? »


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Posté le Dim 18 Sep - 5:14, vous pouvez
Damian est un personnage tout à fait intriguant, et ce même si l’on met de côté l’étrange magnétisme qui semble émaner de lui. Son visage est très animé, se voulant parfois impressionnant, mais retombant presque aussitôt dans une attitude joviale et souriante.
L’homme est tout à fait à l’aise, et ses paroles recèlent un brin de mystère… laissant entendre que l’individu en sait quelque chose, lorsqu’il parle de sa ville.

Pour Aaron, le doute n’est plus de mise. Damian est un non-humain. Mais de quelle sorte ? L’homme d’affaire possède encore très peu d’information à ce sujet. Mais il peut déjà faire quelques hypothèses :
Pour commencer, il fait jour. Donc ce n’est pas un vampire. En plus, à ce sujet, le dandy commence à avoir deux ou trois données qui excluent presque toute l’homme à côté de lui, dans la galerie d’art, du rang des suceurs de sang. Le problème c’est qu’il ne sait rien, ou peu s’en faut, des autres non-humain. Il y a bien les anges mais, ceux-là, en général, on ne les rates pas. Même à travers le petit écran, on ne peut manquer la condescendante qui s’écoule de tout leur pores. Et ce n’est pas l’impression que lui renvois Damian. Ensuite, il y a les lycans, les elfes, et même des gens tout à fait normaux, si ce n’est qu’ils possèdent une sorte de don.
Ah, et Aaron a entendu parlé aussi de ceux qu’on appelle les « spectres »… sans pour autant avoir la moindre idée de ce que cela peut être… si ce n’est que ça n’a rien à voir avec des fantômes.
Avec ça, l’homme d’affaire est bien avancé.
Bon et maintenant, aussi, il sait que l’homme en face de lui n’est pas un collectionneur.

Damian soulève aussi une autre question :
Le fait de venir à Reversa par curiosité est-il un acte si déraisonné, que l’on puisse l’associer d’office à un suicide programmé ? Aaron ne s’est pas réellement posé la question, jusque-là mais… les expériences s’enchainent et il sait qu’il a déjà pris des risques en faisant certaines rencontres. Et si son subconscient est toujours là pour lui imposer la prudence, son attitude, elle, n’est pas toujours emprunte de raison.
D’ailleurs, cette raison pour laquelle le businessman est venu s’installer à Reversa devient de plus en plus évidente, à mesure que le dandy multiplie les découvertes : Son entreprise est une excuse… elle est secondaire. Ce que cherche Aaron, c’est vivre le mystère qui entoure Reversa. C’est échanger sa vie, jusque-là vide de sens, contre l’adrénaline que lui procure l’extraordinaire.
Et il ne regrette pas son choix.
Enfin pour être exacte, Aaron ne le regretterait pas, s’il avait pleinement conscience de ce pourquoi il a échangé son riche et paisible train de vie contre celui, bien plus excitant, et aussi bien plus dangereux, que lui offre cette ville.
Mais pour l’heure, le dandy s’accroche encore à l’idée qu’il étend simplement son entreprise, multiplie ses relations, tout en s’offrant le bonus d’en apprendre d’avantage sur ces gens qui ne sont pas humain.

L’homme d’affaire soutient le regard de Damian sans sourciller, et s’affiche d’un sourire tout à fait sincère :
« - Des préjugés, dites-vous ? En effet, il circule à Bristole un tas d’histoire mais… je laisse les préjugés aux ignorants, et à ceux qui ne sont pas assez malin pour se faire leur propres idées.
En ce qui me concerne, je suis venu précisément à Reversa pour essayer de comprendre ce qui s’y passe de mes propres yeux. Et non à travers le filtre de la presse, ou celui des gens qui tentent de vous imposer une image par-dessus la réalité. Il y a des… non-humain…»
, Aaron hésite. D’une certaine manière, il espère ne pas froisser son interlocuteur en employant ces mots… « - …le terme est-il correcte ?... certains d’entre-eux, donc, on déjà mis les pieds à Bristole. On attribue des actes sauvages à ceux que vous appelez les « nocturnes ». Et d’autres, qui se présentent sous le nom « d’anges », sont les premiers à appuyer ces propos. Mais est-ce que tout ceci est vrai ? »

Sans s’en rendre compte, le businessman s’est laissé emporter par sa curiosité. Puis il réalise qu’il ne connait pratiquement pas son interlocuteur. Alors son ton devient plus léger :

« - En tout cas, depuis que je suis à Reversa, je dois bien vous avouer que la ville me réserve bien plus de surprise que je n’avais pu l’imaginer. Et pour vous répondre très franchement, je compte bien rester le plus longtemps possible dans la cité… enfin si cette dernière veut bien ne pas se débarrasser de moi. »
Une ombre de malice passe furtivement dans le regard de l’homme.
« - Quoi qu’il en soit, il faut du temps pour qu’une entreprise s’implante dans une nouvelle ville… ce qui laisse à prévoir encore beaucoup de mois de travail… et donc à vivre parmi vous. »

De fait, Aaron ne raconte pas d’histoire : Tout le travail administratif commence à peine. L’entreprise de l’homme d’affaire s’implante doucement, et il y a encore tellement à faire, pour qu’elle soit reconnue par les reversiens.
Et pourtant… tout ça, objectivement, n’est que secondaire. Car là, tout de suite, c’est une autre idée qui s’impose dans l’esprit du nouveau citadin de Reversa.
Ce dernier croise les mains dans son dos, dans une posture se voulant tout à fait ouverte et détendu. Mais son visage semble un peu plus grave.

« - J’aimerais à nouveau vous poser une question, si vous le permettez, Damian : »
Aaron laisse volontairement passer quelques secondes, comme pour ajouter un peu de suspense à la situation. Son regard est planté dans celui de l’homme en face de lui. Il le soutient avec un peu de difficulté, mais cette fois, sa curiosité est telle qu’il pourrait encore le faire durant des heures.
« - Vous m’écoutez, avec une extrême courtoisie, parler de mon impression sur l’extraordinaire qui a surgit de Reversa pour se mêler au quotidien de Bristole, et je vous en sais gré. Mais maintenant, j’aimerais vous demander : Vous et moi, nous ne sommes pas pareils, n’est-ce pas ? Je suis humain et, vous, vous ne l’êtes pas tout à fait… c’est bien ça ? »

Bien sûr, le businessman peut se tromper. Mais si l’homme en face de lui n’est pas un non-humain, alors il mérite tout à fait de se retrouver dans le Guinness des records, à la catégorie « charisme improbable ! »
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Damian M. Cantrell
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Posté le Jeu 29 Sep - 15:40, vous pouvez
Je hoche instinctivement la tête, tandis qu'un sourire se dessine progressivement sur mes lèvres. Les paroles d'Aaron me plaisent, tout comme son ouverture d'esprit. Ma parole, c'est rafraîchissant, ça ! Rien que pour ça, j'ai envie de lui dire à nouveau "Bienvenue, cher Aaron", mais là, je radoterais, alors... Y’a pas intérêt. En tout cas, le Bristolien semble surtout être intrigué par la présence des "non-humains". Un terme qui me fait arquer un sourcil, sans que je ne me départe pourtant de mon sourire. J'avoue que je n'ai pas vraiment l'habitude d'entendre ce terme en ville. Même si, techniquement, c'est vrai que, aux yeux des habitants des autres villes, il y a sûrement les humains normaux - et d'autres un peu moins, en fait - et les autres, tout simplement. L'homme d'affaires prend un air hésitant, avant de me demander si le terme est correct. Je le laisse finir, avant de répondre à ses questions.

« Ce n'est pas vraiment un terme que l'on entend beaucoup à Réversa... Mais je ne peux pas dire qu'il est incorrect. En ce qui concerne les Nocturnes, c'est vrai que certains, et je tiens à souligner ce mot, certains d'entre eux sont extrêmement dangereux, mais pas tous. Quant aux Anges, méfiez-vous, ce sont des manipulateurs et des menteurs. Peut-être qu'il y a des exceptions parmi eux également, mais c'est rare. Ah, et quand ils ne mentent pas, ils ne racontent pas toujours la vérité pour autant, mais ils la manipulent, histoire que ça les arrange. »

Je ne veux pas passer pour un anti-Anges, mais j'ai le devoir de prévenir cet homme. Déjà que les Anges ont plusieurs coups d'avance dans la ville voisine et que la plupart des habitants de Bristol refusent de mettre les pieds à Réversa, alors autant ouvrir les yeux des Bristoliens dès que possible. Ne serait-ce qu'un seul, qui se poserait des questions et en parlerait à une autre personne, qui à son tour ferait pareil, et ainsi de suite. Mais, cela dit, je ne suis même pas sûr que cela suffise à réveiller la méfiance des gens vis-à-vis des Anges, tellement ces pourritures sont rusées et manipulatrices... Mais ça vaut toujours la peine d'essayer, non ? Je reprends un air plus jovial, voire moqueur, quand Lightwillson me dit qu'il compte rester le plus longtemps possible à Réversa.

« Si vous êtes prudent une fois la nuit tombée, ça devrait aller. »

En fait, c'est la clé, ça. Si les gens prennent bêtement des risques, la probabilité pour qu'il leur arrive malheur redouble instantanément, c'est tout à fait logique. Alors, un peu de prudence, ce n'est jamais de trop. Surtout à Réversa. Aaron prend petit à petit un air plus grave, désireux de me poser une question qui semble le démanger. Je hoche la tête pour l'encourager à poursuivre, ce qu'il finit donc par faire. J'étire un large sourire, presque amusé par sa question.

« Vous êtes perspicace, Aaron. En effet, nous ne sommes pas tout à fait pareils... »

Je laisse planer un peu le suspense, regardant l'humain d'un air mystérieux.

« Je suis un elfe. Et non, personne dans ma famille n'a d'oreilles pointues ou quoi que ce soit. Et je ne sais pas tirer à l'arc non plus, eh non. Boum, je brise encore des préjugés !»

Je lâche un rire amusé, avant de croiser les bras, mon regard posé sur l'humain.

« La principale différence des Elfes par rapport aux humains, c'est que nous vieillissons moins vite et que nous vivons donc longtemps. Et que, inconsciemment parfois, nous avons aussi un lien plus profond avec la Nature, même si chez ceux qui sont nés et ont vécu dans la forêt, contrairement à moi, ce lien est encore plus fort. Mais bon, la forêt où vivait la communauté elfique depuis des générations a brûlé il y a quelques années. Désormais, des centaines de personnes sont complètement dépaysées, perdues dans cette ville hostile qu’est la nôtre. Merci les Anges, qui voulaient contrôler tout le monde en ville, et pas qu’en ville visiblement. Croyez-moi, il faut se méfier de ces créatures, ils sont tout sauf innocents. »

Encore une fois, je parle des Anges, je dénonce l'un de leurs plus grands crimes. Un crime pour lequel ils n'ont pas encore payé, les preuves contre eux ayant brûlé - quelle coïncidence ! - il y a quelques mois, empêchant l'avancée du procès. Dégueulasse. Puisqu’un Bristolien ouvert d’esprit est là en train de s’intéresser à Réversa, il faut que je lui dise la vérité.

« Les Elfes ne sont pas des créatures dangereuses. Charismatiques, oui, et souvent écolos aussi. On nous appelle même des "bouffeurs de salade" parfois, pour nous narguer. Ce qui est ridicule, mais bon, ça peut passer. Mais en tout cas, nous ne sommes pas dangereux, ou pas plus que des simples humains comme vous. Les Lycans et les Vampires, par contre, c'est plus compliqué, ce sont des gens avec une nature plus... sauvage parfois. Je peux donc comprendre que ça réveille la méfiance des gens. Mais pas les Elfes, quoi. C’est curieux, les Elfes ne peuvent pas entrer à Bristol, comme si nous étions des bêtes sauvages... Je me demande qui a pu convaincre les dirigeants de votre ville à interdire notre entrée là-bas ? »

J'imagine que ça saute aux yeux, non ?


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Posté le Dim 2 Oct - 17:04, vous pouvez
Aaron profite enfin du fait de pouvoir dévisager son interlocuteur, sans pour autant paraître impoli. Il l’écoute attentivement, les mains toujours croisé dans son dos, et hoche la tête de temps en temps pour appuyer son intérêt accordé aux paroles de l’elfe. Intérêt non feinté, par ailleurs. L’homme d’affaire est toute ouï, et Damian semble tout à fait disposé à la conversation.

Peu avant, il notait la mise en garde de l’elfe, à propos des nocturnes, mais aussi des anges.
Bon, pour ce qui était des nocturnes, Aaron commençait à cumuler deux ou trois rencontres aux tons tout à fait éclatés. Et si son expérience avec les lycans ne faisait pas franchement pencher la balance de leurs côté, celles qu’il avait eu avec les vampires étaient tout autres ! Après tout, le premier non-humain de Reversa qu’il avait rencontré s’était avéré être un des plus anciens vampires du coin. Rien que ça !
Pour ce qui était des anges, et bien Aaron s’était, bien malgré lui, déjà forgé une petite idée… idée qui avait tendance à rejoindre celle de Damian. Il avait trouvé l’intrusion de ces non-humains, à Bristole, des plus grandiloquentes. Et puis il y avait eu toutes ces histoires de quarantaines, que l’on pouvait, tout à fait arbitrairement d’ailleurs, attribuer à ces êtres.
En réalité, aussi charismatique pouvaient-ils êtres, les anges n’inspirait pas grande confiance à qui cherchait un peu à gratter le verni.

Mais l’elfe, maintenant dévoilé, continu son discourt.
Les quelques précisions, rapport aux attribuent physique du non-humain, amusent Aaron. Il n’est lui-même pas un grand connaisseur du folklore fantastique. Bien sûr, il a entendu parler de ce truc, là… le Seigneur des Anneau. Mais toute son enfance, ont lui a rabâché que la culture du fantastique n’était qu’un ramassis d’âneries. Aaron ne s’attend donc pas vraiment à ce que l’individu en face de lui se trimbale muni d’un arc et d’un carquois.
En revanche, le fait que cette espèce soit proche de la nature ne le choc pas spécialement. Après tout, le folklore a quand même bien dû se faire sa petite place dans l’esprit de l’homme d’affaire.
Damian revient sur les anges. Non seulement il ne semble pas les aimer, mais la mise en garde est plus forte encore. Et l’on doit en croire ses propos, alors cela fait de ces créatures des individus prêt à tout, et même au pire, pour arriver à leur fins. Le Bristolien commence à prendre soudain conscience des problèmes raciaux qui gouvernent les meurs de Reversa. Et c’est comme ça ici, alors ce serait sans doute pire, aux yeux du reste du monde.

Toujours silencieux, Aaron laisse finir l’elfe.
De toutes les espèces vivant dans cette ville, Damian semble dire qu’elle est celle qui souffre le plus de l’intolérance.
Mais après tout, il y a quelque chose de logique, dans cela : les elfes sont peut-être les non-humains les plus proches de l’humanité, attisant possiblement l’envi des autres. Et à l’inverse, tout en étant pratiquement comme les gens normaux, ils sont un peu supérieurs à l’être humain.
Evidemment, Aaron ne partage pas cet avis. Mais il en saisit la mécanique.
Là encore, le racisme, l’intolérance, sont des sujet tellement communs… même dans le monde « normal »

l’homme d’affaire relève tout de même un point, sur lequel il ne partage pas l’avis de Damian.
Son interlocuteur vient de finir sur une question. Et si au départ, Aaron lui attribue un sens tout à fait rhétorique, le silence de l’elfe laisserait presque penser le contraire.
Alors le bristolien va rebondir dessus :

« - Si vous me le demandez à moi, alors j’ai bien peur de ne pas posséder la réponse à cette question. Mais je vous concède qu’elle mérite réflexion. Mieux encore… il y a forcément des gens, quelques parts, qui en ont la réponse. Peut-être faut-il juste consulter les bonnes personnes… »
Un instant, Aaron laisse ses pensées s’égarer : La politique, c’est son domaine. C’est un peu comme les affaires, en fait. Sauf qu’il faut plus manier le verbe, et moins le chiffre. Quoi que…
Quoi qu’il en soit, une grande entreprise ne marche rarement sans se mêler à la politique, et réciproquement. Aaron sera donc peut-être amené à croiser les personnes dont ’il vient de parler.

« - En tout cas, je partage globalement le fond de votre pensé, Damian. Pourtant, je ne peux m’empêcher de me dire que… même un « simple humain » comme moi peut être dangereux. Et si là encore, je partage votre point de vue sur les anges, et bien comme vous, je ne peux imaginer que tous sont mauvais. »

Aaron marque une pause. Il a repris volontairement le terme de « simple humain », utilisé par Damian. Mais ce n’est en aucun cas pour lui en faire le reproche. Au contraire, il souhaite guider l’elfe sur une réflexion en particulier :

« - De la même façon, je dois bien vous avouer que si il ne faut pas négliger la puissance des vampires, par exemple, faut-il les traiter comme des individus dangereux pour autant. D’ailleurs, la nature « sauvage » de ces nocturne est-elle lié à leur espèce ou bien… ne sommes-nous pas simplement tous sauvage, à notre manière ?
Evidemment, je ne suis pas capable d’arracher une porte, ou même le bras de quelqu’un. Mais si j’en avais le pouvoir, peut-être serais-je tout aussi dangereux.
Aussi, vous, les elfes, me semblez tout à fait pacifique mais… serait-il déraisonnable de penser que le mal peut se trouver en chacun de nous ? »


L’homme d’affaire ne sait pas vraiment comment tourner cette idée. Et il espère que Damian va en comprendre le sens sans s’en froisser.
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Damian M. Cantrell
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Posté le Mer 5 Oct - 17:51, vous pouvez
« Oh, pas besoin être médium pour deviner qui a bien pu influencer les dirigeants de Bristol dernièrement... »

J'ai l'impression que je vais passer pour un extrémiste anti-Anges. Est-ce qu'Aaron sait ce que c'est que Léviathan ? J'espère que non. Sinon il risque de croire que j'en fais partie. Un aristocrate membre de Léviathan, ce serait une première, hein ? Nul doute que la presse se ferait une joie de mettre un tel titre à la Une. Mais enfin. C'est juste que j'ai du mal à ne pas dire ce que je pense. Et là... Les Anges, je sais ce qu'ils ont fait. J'ai vu les preuves de leur implication dans l'incendie qui a ravagé la forêt et brisé plusieurs clans elfiques. Sans parler de ce que j'ai vu et entendu pendant leur règne, surtout que les familles aristocratiques soutenaient quand même leur gouvernement... Non, je ne me voile pas la face : les Anges sont des créatures manipulatrices et assoiffées de pouvoir.

Qu'ils partent à Bristol pour y régner en maîtres, ça ne m'aurait pas gêné plus que ça normalement. Même si ça ne me ferait pas sourire non plus. Mais qu'ils partent là-bas alors que c'est la seule ville avec qui Réversa a un contact plus ou moins direct, désormais que nous sommes en quarantaine, ça... J'ai du mal à l'accepter. Le procès contre les Anges aurait dû aller jusqu'au bout et eux, ils devraient être en train de payer pour leurs crimes maintenant. Sauf que non, ils ont réussi à échapper à la justice, encore une fois. Et, comme si cela n'était pas suffisant, ils comptent maintenant prendre le pouvoir à Bristol comme ils l'ont fait ici. Après tout, Bristol aussi est isolée du reste de l'Angleterre maintenant. Et eux, les saints protecteurs des humains, savent ce qu'il faut faire pour assurer leur sécurité, évidemment. Est-ce qu'ils comptent refaire des pendaisons comme avant ? Ou des exécutions publiques ? Ah non, oubliez, les Nocturnes et les Elfes sont coincés à Réversa, empêchés d'entrer dans la ville voisine. Dégueulasse.

Je laisse l'homme d'affaires parler, l'écoutant attentivement, avant de reprendre la parole à mon tour.

« Non, vous avez raison sur ce point... Il y a des gens bien et des gens méchants parmi toutes les races de Réversa, et du monde entier, sans doute. Mais n'oubliez pas que les Vampires et les Lycans sont des prédateurs. Après, je ne dis pas que tous sont incontrôlables et dangereux ; ce que je voulais souligner, c'est que pour des personnes qui n'ont jamais grandi dans une ville où le surnaturel est normal, se méfier des Lycans et des Vampires est effectivement compréhensible, logique même. Du coup, qu'on ne les laisse entrer à Bristol, surtout après les incidents de l'an dernier là-bas, n'est pas si étonnant que cela. Mais en revanche, les Elfes n'ont rien fait pour mériter le même traitement. Parce que, réfléchissez, les Anges ne sont pas tout à fait humains non plus mais eux... eux, ils peuvent entrer à Bristol. Alors que ces despotes ont commis plein de crimes affreux à Réversa pendant plus de deux ans, notamment vis-à-vis des Elfes. C'est ça qui me gêne vraiment, en fait. Ils pourront aisément retourner des Bristoliens moins ouverts d'esprit que vous contre tous les Réversiens non-humains et personne ne pourra les empêcher. »

Je soupire. Penser aux Anges me dégoûte, franchement. Un sourire fatigué s'installe sur mes lèvres.

« La politique, c'est compliqué. Réversa, encore plus. Mais la politique ET Réversa en même temps alors... ça vous réduit le cerveau en bouillie à un point inimaginable ! »

Je lâche un léger rire, avant de placer une main amicale sur l'épaule du Bristolien.

« En tout cas, cher Aaron, je vous souhaite bonne chance pour comprendre Réversa ! Je suis membre du Conseil qui gère la ville, et pourtant, je n'ai toujours pas réussi à le faire... A vrai dire, je me sens souvent dépassé. Cette histoire de quarantaine alors, ça a empiré encore plus les choses, les gens sont mécontents, voire désespérés. Parfois, je me sens si coupable d'avoir des enfants, des enfants qui grandissent dans une ville pareille... M'enfin. Et vous, avez-vous des enfants, Aaron ? »

Je regarde le brun d'un air plus jovial alors que je lui pose ma question. C'est surtout un moyen de me forcer à arrêter de me plaindre tout de suite. Après tout, Aaron n'est pas mon psy, il n'a pas à supporter mes jérémiades... En attendant le retour de l'employée de la galerie pour finaliser les détails de l'achat de la fameuse Mona Lisa Réversienne, je décide de continuer à contempler d'autres toiles. J'invite donc Lightwillson à m'accompagner pendant quelques minutes encore, vu que sa compagnie me plaît bien et que notre conversation est quand même assez intéressante.


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Posté le Mar 18 Oct - 19:14, vous pouvez
Aaron est tout aussi attentif, quand Damian lui répond. Il note en silence la rencoeur parfaitement tangible, qu’exprime l’elfe contre les anges. Après tout, lui-même s’est laissé aller à quelques aprioris à leur égard et, il semblerait que cela soit quelque peu fondé.
Malgré tout, l’homme d’affaire prend instinctivement du recul : il est tellement facile de s’enfoncer dans un stéréotype… de pointer du doigt une minorité. Et si l’on peut visiblement reprocher cela aux anges, il serait injuste de leur offrir la même approche.

L’individu charismatique, à ses côté, essaye visiblement d’émettre autant de réserve que le bristolien. Mais il n'y arrive pas. Sans doute parce qu’il possède plus d’expérience que lui à ce sujet. Et aussi parce que, visiblement, il s’est personnellement retrouvé touché par les actions malveillantes de cette espèce au nom trompeur…
Alors même en essayant de rester impartial, Aaron note quelque part ce conseil pour lui-même : toujours être prudent face à un ange.

Oui, la politique n’est pas une mince affaire ! Ca, l’homme d’affaire ne le sait que trop bien. Le monde du business tourne autour de la politique… à moins que ce ne soit l’inverse. Ces deux univers sont intrinsèquement lié de toute façon, et il ne fallait pas s’attendre à ce que le surnaturel y change grand-chose, ici, à Reversa.
Ca aussi, il fallait le noter quelque part, parce qu’à un moment ou à un autre, le bristolien y serait confronter. Mais pas pour le moment… pas maintenant.

« - Des enfants, moi ? Pensez-donc ! Je n’ai pas cette ch… »

… chance…
Les paroles de l’homme manquent d’aller plus vite que sa pensé.

« - … charge. Le monde des affaires est déjà si compliqué, vous savez… et puis il n’existe pas de Mme Lightwillon de toute façon. Ce qui écarte du même coup l’opportunité d’avoir une descendance. »

Ce sujet est tellement glissant… mais c’est de bonne guerre, hein ! Après tout, Aaron s’intéresse à l’intimité de son interlocuteur. Il est normal qu’il en soit de même pour ce dernier.
L’homme d’affaire accepte volontiers l’invitation de Damian. L’heure n’est pas encore très avancée, l’elfe est tout à fait agréable, et puis cette galerie est superbe.
Il en profite pour rebondir sur les propos de son interlocuteur :

« - Mais vous-même ne devriez pas vous sentir coupable. Après tout, vous n’êtes pas responsable du monde qui vous entoure, Non ? Et puis… ce sont vos choix, précisément, qui mettrons le monde à portée de vos enfants… et non pas l’inverse. Alors à mon avis, ne perdez pas de temps à être coupable, Damian… soyez simplement la meilleur arme, ou le meilleur bagage, que vos enfants possèderont pour dompter ce monde. »

L’homme d’affaire adresse un sourire radieux à l’elfe.
Il est tellement plus facile de prodiguer des conseils quand ils ne nous concernent pas soi-même…
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Damian M. Cantrell
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Posté le Lun 24 Oct - 15:38, vous pouvez
Je souris lorsque le Bristolien me dit qu'il n'a pas d'enfants. Une charge en moins pour un homme d'affaires qui n'a sûrement pas énormément de temps libre, et qui apparemment n'est pas marié non plus. Je peux parfaitement le comprendre. Etre père, ce n'est pas facile, mais être père célibataire alors... C'est encore plus dur. Enfin, j'suis pas célibataire, moi, je suis veuf. Ce qui est encore pire. Mais la vie ne s'arrête pas, donc je n'ai d'autre choix que d'aller de l'avant. Noreen et Barney ont besoin de moi et ça, je ne peux pas l'ignorer. Pas comme je l'ai fait quand je suis parti aux Antilles du jour au lendemain. Plus jamais. Je ne pourrais jamais me le pardonner, et eux non plus, probablement.

Nous continuons d'observer d'autres toiles, même si désormais notre conversation occupe davantage notre attention que les œuvres d'art. Détendu, je ne suis pas pressé de partir. J'en ai marre d'être pressé, stressé, épuisé. Le rythme de Réversa est trop fort pour moi parfois. Surtout depuis que j'ai connu autre chose à Anguilla... Alors, quand je peux, je fais tout pour ne pas me prendre la tête. Bon, je n'ai jamais été genre à me trop me prendre la tête, c'est vrai, mais là, étant donné le fait que je suis un Conseiller, je fais carrément un effort pour souffler un peu de temps en temps. Pour le bien de ma santé mentale, voyez-vous.

Aaron relance le sujet de ma culpabilité à propos de mes enfants. Je ne peux m'empêcher de pousser un léger soupir. Je ne suis pas responsable du monde qui m'entoure, c'est vrai... Tout ça me dépasse tellement. Je ne dis rien, me contentant d'écouter les paroles du brun. Il n'a pas tort. En fait, il a tout à fait raison. Un sourire se dessine sur mes lèvres, alors que je tourne la tête vers le trentenaire.

« Dîtes donc, Aaron, vous savez trouver les mots justes pour inspirer les gens ! Je n'ai jamais vraiment aimé les psys, mais je suis presque tenté de vous embaucher... Passer d'homme d'affaires à... coach motivationnel, ça vous dirait ? »

Je ris, avant d'enfoncer les mains dans les poches de mon pantalon. Je m'arrête devant une toile. On y voit un fond noir, noir comme une nuit sans étoiles. Sur ce dernier, l'auteur a laissé tomber quelques gouttes de peinture rouge. On est à Réversa... Je vois parfaitement ce que ces gouttes représentent. Un peu plus en haut du tableau, je remarque un minuscule point blanc. Je fronce les sourcils, puis je m'avance vers la toile pour observer ce petit détail de plus près. Qu'est-ce que ça représente ? Une étoile ? Une lune minuscule ? Non... Pour moi, ce n'est pas ce que ce petit point blanc représente. Non, pour moi, c'est...

« L'espoir... »

Immobile, j'ai presque oublié où je suis, ou ce que je fous là. Ce tableau, encore plus simple que celui que je vais acheter, m'a frappé. Simple, mais sincère.

« Tant qu'il y aura ne serait-ce qu'un tout petit peu d'espoir... On ne tombera pas dans le noir complet. »

Mes yeux deviennent un peu plus humides qu'ils ne devraient. Hop, c'est bon, on s'arrête là ! Je cligne les yeux, m'étire légèrement, puis me retourne vers Aaron.

« J'aime bien celui-ci également, mais définitivement, je préfère notre Mona réversienne. »

Dis-je avec un sourire en coin. Bon sang, elle m'a touché, cette toile... Apparemment, je suis d'humeur sensible aujourd'hui, allez comprendre.


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Bonjour!
Le rp n'a pas reçu de réponse depuis plus d'un mois. N'oubliez pas d'y répondre dans les délais , ou en cas d'absence de demander à un administrateur de le déplacer dans les rp's en attente. Dans le cas où celui-ci serait terminé, n'oubliez pas de le faire archiver sur ce sujet, en cas d'absence, vous pouvez bien entendu le faire placer dans la section des rp's en attente. Il vous suffira d'envoyer un mp à un administrateur pour le déplacer par la suite dans la section où il se trouvait auparavant.
Merci d'avance =D
Le staff
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Damian M. Cantrell
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RP TERMINÉ


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