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 Rude épreuve du réveillon (pv Lorens)

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Posté le Mar 27 Déc - 20:23, vous pouvez
Noel. Cette fête tant redoutée depuis maintenant plusieurs années. Cette date était significative de partage, de joie et de bonheur. Mais pas pour Chris. Il revoyait sans cesse les visages de ceux qu’il avait aimé. Ceux avec qui il avait tant partagé, et qui sont, aujourd’hui, absents. Pour lui, cette fête n’avait plus aucun sens. Ca l’énervait même de voir des gens s’épanouir autour de lui. Il n’était pas encore prêt, pas assez mûr pour franchir le pas. Pourtant, Clara avait prit son mal en patience. Elle avait tout fait pour que Chris puisse aborder Noel en toute sérénité. Mais malgré tout, l’Elfe n’avait pas eu assez de cran pour affronter la famille de sa chère et tendre. Il savait qu’il allait le regretter. Il aurait tellement voulu assister au premier Noel de son fils. Mais pourtant rien n’y faisait, il en était incapable.

Quelque chose en lui le tourmentait. Ca le rongeait depuis un mois maintenant. Il faisait semblant que tout aille bien, mais au fond, il savait que tant que le mal rôdait encore, rien n’irait. Il fallait agir. Il fallait quitter la ville et récupérer le maximum d’énergie pour combattre le démon qui le détruisait. Christopher n’avait pas laissé un seul mot à Clara. Il était parti directement après le travail, afin d’éviter quiconque pouvant lui barrer la route. Il savait de quoi Clara était capable pour lui éviter de commettre une bétise. Alors, il fallait simplement disparaître après le boulot.

Il était tard. Emily avait quitté la clinique. Les cages étaient quasiment toutes vides. Christopher ferma à clé la porte d’entrée sans le moindre regret. Plus le temps passait, moins il s’attachait aux animaux. Il lui arrivait d’avoir des idées dangereuses, voire morbides. Mettre le feu à sa clinique et se pendre. Il n’était pas au meilleur de sa forme, c’était sûr.

Il grimpa dans sa voiture, et traversa la ville. De nombreuses maisons étaient décorées et illuminées. Tout semblait féerique, mais derrière ces apparences, l’Elfe savait que chaque famille pleurait un disparu. Cette ville était condamnée à être malheureuse. Alors à quoi bon faire semblant ? Enfin arrivé à destination, le blondinet s’arrêta et éteignit les feux de sa voiture. Son cœur battait la chamade. Ses mains étaient moites. Le stresse fusait dans ses veines, lui donnant des picotements désagréables au bout des doigts.

Tout en inspirant fortement pour se donner du courage, Christopher ouvrit la portière de sa voiture. Sur la banquette arrière se trouvait un pistolet. Un walther plus exactement. Il devait le faire. Détruire ses démons. Un BANG, une détonation, rien de bien compliqué. Il n’avait qu’à trouver leur repaire et les tuer tous. Après tout, il n’aurait l’esprit apaisé qu’une fois la meute entière décimée. Il avait pensé à mettre le feu au Manoir, mais cet acte criminel lui aurait valu de la prison. Là, il aurait plus de chance de s’en sortir. Tuer un lycan à bout portant ne laissait aucune trace. Il avait tout prévu … changer de chaussures pour mettre la pagaille dans ses empreintes, utiliser des appâts pour viser au plus juste ses cibles.

Alors qu’il chargeait son Walther devant la lisière de la forêt des disparus, un craquement de branche sec retient son attention. Il sentait quelque chose en lui. La présence de Lorens. Un sourire torve se dessina sur ses lèvres. Chris ne prit même pas la peine de se retourner.

« Lorens … qu’est-ce que tu fais là ? C’est Clara qui t’envoie ? »

Il était prêt. Fin prêt à aller jusqu'au bout de ses actes. Une fois la mission accomplie, il sera enfin libre et détaché de son passé. Mais quelque chose, au fond, l'en empêchait.



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Lorens Hepburn
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Posté le Jeu 29 Déc - 15:04, vous pouvez
Dépassé. Voilà comment il se sentait depuis de longues semaines. Pour ne pas dire mois, carrément. Réversa avait toujours été un merdier incroyable, mais depuis que le monde entier avait découvert les particularités morbides de la ville... Cela avait empiré. Eh oui, c'était possible. Plus que jamais, la situation était tendue, les gens étaient soit apeurés, soit révoltés. Soit les deux. Et l'Ordre continuait de faire le possible et l'impossible pour limiter les dégâts. Un couvre-feu avait été instauré par le gouvernement, mais tout le monde ne le respectait pas, évidemment. L'idée était bonne, mais les Réversiens n'étaient pas dociles. Encore moins lorsqu'il s'agissait de Nocturnes. Et les crimes continuaient donc de se produire.

Franchement, le spectre en avait marre. Tout ça le rendait malade. Mais, dans le fond, son mal-être ne datait pas d'aujourd'hui. Cela faisait des mois, de longs mois que ça n'allait plus. Le tournant, cela avait été la révélation du rôle des Anges dans l'incendie qui avait détruit la forêt il y a bientôt sept ans et qui avait détruit la vie de ses proches et de tant d'autres elfes également. Ils lui avaient menti pendant des années, lui faisant croire qu'ils avaient été leurs sauveurs, alors qu'en réalité tout ce qui lui était arrivé à lui et à ses semblables était de leur faute. Lorens n'en revenait pas. Surtout que ces pourritures allaient s'en sortir indemnes, maintenant qu'ils avaient réussi à effacer les preuves. Plus de procès, rien du tout. C'était cuit. Pas de justice, pas de... Rien du tout, en fait. Il ne restait que la frustration, le vide. La colère. Les insomnies, la fatigue. La solitude, la sensation d'échec. Et le dégoût de voir que, quoi qu'ils fassent, Réversa était loin d'être purifiée.

Hepburn avait repris ses chasses nocturnes, enfreignant lui-même le couvre-feu à plusieurs reprises. Eh oui. Mais quand on est membre de l'Ordre et chef d'unité qui plus est, on peut se le permettre, non ? Surtout que cela lui faisait du bien. En ce moment, le spectre avait de moins en moins envie de se poser des questions. La ville partait dans tous les sens, son esprit aussi, alors à quoi bon se battre contre ça ? Sa mission, c'était de nettoyer Réversa, de tuer des Nocturnes, de préférence les plus nuisibles d'entre eux. Mais il mentirait s'il disait que ces chasses n'étaient qu'un devoir ; non, Hepburn y prenait du plaisir, et il avait décidé de ne pas se mentir lui-même. Au contraire, il comptait bien se lâcher. Quelque part, le brun espérait que cela lui apporterait une certaine forme de satisfaction, de paix intérieure. Peut-être qu'il se leurrait, tout simplement, mais il n'y avait plus vraiment de raison pour qu'il retienne ses envies les plus profondes. Il s'était éloigné de sa femme, de son fils. Ils ne voulaient plus le voir. Il avait trop changé, c'était trop tard. Voilà la réalité pure et dure, la vérité qu'il devait accepter, qu'il devait embrasser de toutes ses forces.

Ce soir, le membre de l'Ordre n'était pas en service. Quelque chose le tracassait, quelque chose qu'il ne savait même pas exactement. Curieusement, il n'avait pas vraiment prévu de chasser, mais c'était comme si la forêt l'appelait. Comme si tous ses sens étaient attirés par elle. Peut-être que c'était sa nature d'elfe qui se réveillait, inexplicablement, qui sait ? Au final, quoi qu'il en soit, l'ancien elfe attrapa juste sa veste et son arme de service, mais aussi une autre arme moins... officielle, on va dire. Au cas où. Impulsif, Lorens quitta son appartement et monta dans sa voiture, se dirigeant aussitôt vers la lisière de la forêt. Quelque chose agitait son âme, quelque chose qu'il avait du mal à déchiffrer. Un sentiment qu'il haïssait... et qu'il adorait à la fois. Le cœur battant à tout rompre, le policier gara sa voiture, avant de la quitter pour se mettre à marcher.

Il avait besoin de bouger, bordel. L'adrénaline coulait dans ses veines, et il ne savait même pas vraiment pourquoi. Il savait juste qu'il devait bouger. Et il le fit donc. Puis il aperçut une voiture quelques mètres plus loin. Lorens continua de marcher, silencieux comme une ombre, éteignant sa lampe torche. La lune éclairait la nuit, suffisamment pour qu'il s'en passe. Le spectre fronça légèrement les sourcils. Merde, c'était... Christopher ? Oui, c'était bien son opposé. Il pouvait le ressentir, leur lien. De plus en plus intense, nourri par la présence l'un de l'autre ici. Par contre, Hepburn se demandait ce que le vétérinaire foutait ici plutôt que chez lui auprès de sa compagne et de son fils. Car lui avait la chance de les avoir encore. Ils voulaient de lui, contrairement à Ashley et Kenneth. Ainsi, le membre de l'Ordre s'approcha de l'homme, même si leur lien finirait bien par le trahir à un moment ou un autre... Eh bien, cela ne prit pas longtemps, à vrai dire.

« Je pourrais te retourner la question. Quoique, je suis sûr que ce n'est pas Clara qui t'envoie ici. »

Lorens s'approcha de son opposé, avant de lui lancer un regard méfiant lorsqu'il remarqua que l'elfe tenait une arme en main. Bon, il voulait savoir ce qu'il foutait là ? Très simple.

« J'ai juste... su que je devais venir ici. Ne me demande pas pourquoi. Je pense que tu en sais plus que moi, en fait. Qu'est-ce que tu fabriques, Chris ? »

Lorens s'arrêta juste devant le blondinet. Ses yeux bleus fixèrent ceux du jeune papa.

« Tu sais que tu peux me faire confiance. Je ressens ce que tu ressens en ce moment. Mais je veux savoir pourquoi. »


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Posté le Jeu 29 Déc - 22:18, vous pouvez
Un vent froid s’engouffrait dans l’antre de la forêt. Elle était si épaisse et si dense, qu’elle en donnait la chair de poule. La lune était mendiante ce soir là. D’épais nuages noirs s’enroulaient dans le ciel, obstruant les constellations et la voie lactée. Un silence d’outre tombe régnait en maitre. Christopher pivota sur ses talons pour se retrouver face à Lorens. Le Spectre avait l’air abattu. Les traits tirés de son visage, montraient clairement un nombre insoutenable d’insomnies, ou de pensées néfastes qui le rongeaient de l’intérieur. Peut-être même que le mal être de Christopher rentrait en jeu dans cette triste mine. Son cœur ne cessait de battre la chamade. Il battait si fort, qu’il avait presque l’impression d’être une bombe à retardement. Lorens venait au mauvais moment …

Christopher se sentait prêt. L’adrénaline fusait dans ses veines, si fort, qu’il se sentait quérir l’âme véritable d’un guerrier. Il était prêt à de grands sacrifices pour retrouver une vie normale. Qui ne rêvait pas de ça à Réversa ? Il était légitime de demander réparation. Sauf qu’il savait pertinemment que les Lycans ne l’entendraient pas de cette oreille.

L’Elfe avança vers son ami, l’arme fermement encrée dans sa main droite. Elle tremblait légèrement. La peur ? La rage ? L’excitation ? Il ne saurait l’expliquer. Trop de sentiments se mélangeaient en lui. Le blondinet commençait à capter l’énergie de son opposé, ainsi que les sentiments qui le traversait. Il n’aimait pas cette sensation de percevoir les émotions d’un autre. C’était désagréable, surtout quand ceux-ci ne lui apportaient rien de bon. Il se tenait à quelques centimètres du visage de Lorens. Les yeux dans les yeux, il n’avait ni honte, ni peur de lui révéler ses intentions.

« Ce que je me prépare à faire est bien simple mon cher ami … je suis prêt à changer mon destin. Il est grand temps ! J’en ai marre de vivre dans la peur, de vivre égoïstement et de croire que tout se rétablira quand nos grandes administrations et nos aristocrates décideront de se bouger pour remettre de l’ordre ! Il faut agir Lorens. Agir maintenant ! Avant qu’il ne soit trop tard … »

C’était le bon moment. La veille de Noel, personne ne viendrait le chercher à la lisière de la forêt. Il savait qu’ils étaient là, à roder en meute. Bien sûr, il ne pourrait pas tous les éliminer. Mais leur montrer que les Elfes et Humains ne sont pas que des bouts de viande, permettrait sûrement de les calmer. Il avait parlé avec fouge et conviction. Christopher était déterminé à jouer un rôle important. Il en avait plus qu’assez de vivre dans l’ombre de Clara ou Lorens. Il en avait plus qu’assez de passer pour le bon petit citoyen innocent. Les choses devaient évoluer. Il faisait ça pour son fils, pour Clara et surtout en l’honneur des gens disparus.

Les Anges avaient pris le contrôle une fois de plus. Il s’était entiché de Clara et avait clairement perdu la partie. Il s’était même défais de Léviathan. Alors à quoi bon continuer à leur cracher dessus ? C’était une perte de temps. Christopher avait ouvert les yeux. Le véritable problème n’était pas les Anges et leur dictature de la terreur. Le problème résidait sous ses yeux depuis toujours. Les Nocturnes. Sous leurs airs bienveillants, sous leurs petits slogans « nous ne sommes pas tous des monstres », on pouvait leur trouver de la sympathie. Mais l’Elfe se sentait berné, trahi par toutes ces années de confiance. Et dire qu’il avait longtemps voulu leur ressembler. Il se dégoutait presque.

Voyant que Lorens voulait répliquer, l’Elfe lui pointa son index sur le thorax pour l’empêcher d’avancer.

« Il faut que je le fasse et tu ne m’empêchera pas ! C’est inscrit dans mon rôle, car oui, on a tous un rôle à jouer dans cette ville. L’Ordre n’a pas réussi à faire son travail, alors je vais l’exécuter, dans une certaine mesure, ce soir. On me remerciera un jour pour ce que je m’apprête à faire. Il est temps de remettre de l’ordre dans cette ville. Il est temps pour les Nocturnes de comprendre qu’on n’est pas de simples bouts de viande ! »

Etait-il devenu fou ? Où était passé le Christopher O’Neal raisonnable et respectable ? Absent … volatilisé pour le moment. L’Elfe avait l’impression de renaitre. Une flamme de vitalité brulait en lui. Il ne s’était jamais senti aussi vivant depuis la mort de sa mère. Jamais il n’avait ressenti quelque chose d’aussi intense. C’était une impression étrange et particulière. Comme s’il était assez fort pour déplacer des montagnes, comme si une armure indestructible l’enveloppait, lui donnant la force et le courage de dix hommes robustes.

« Es-tu venu pour me soutenir ? Mon ami ? » demanda-t-il sur un ton calme, tout en lui tendant la main.



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Lorens Hepburn
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Posté le Ven 30 Déc - 15:06, vous pouvez
Il était prêt à changer son destin ? Lorens haussa un sourcil, intrigué. Est-ce qu'il pensait à se suicider ? Pour l'instant, il ne saurait le dire, donc, plutôt que de l'interrompre, le spectre laissa Christopher s'exprimer. Et apparemment, son opposé ne parlait pas de suicide, non. Loin de là, même. L'elfe semblait révolté et surtout, désireux d'agir par lui-même. Quelque part, le membre de l'Ordre comprenait parfaitement son point de vue ; la situation de Réversa était de plus en plus délicate et la vie des Réversiens n'allaient probablement pas s'améliorer de sitôt. Mais de là à vouloir remettre de l'ordre en ville lui-même... Qu'est-ce qu'il s'apprêtait à faire, concrètement ? C'était ça qu'il voulait savoir, en fait.

Quoi qu'il en fût, le vétérinaire semblait animé par une passion à laquelle l'ancien elfe n'était pas vraiment habitué. Christopher était un type posé, calme, un peu taciturne parfois... mais pas un guerrier, pas un véritable rebelle. Quoique... il lui avait déjà prouvé qu'il était capable de sortir les griffes. Ou les poings, dirait peut-être Frederik Queysen. Mais, cela dit, le discours de l'homme l'étonnait un peu, le chef d'unité ne s'y attendait pas réellement. Hepburn regarda le blondinet, les sourcils légèrement froncés, ses yeux chargés d'inquiétude, mais aussi de curiosité. O'Neal ne le laissait pas en placer une, complètement décidé à faire ce qu'il avait à faire. Selon lui, il avait un rôle à jouer dans cette ville, et il comptait bien le faire.

Il est temps pour les Nocturnes de comprendre qu’on n’est pas de simples bouts de viande.

Lorsque Chris prononça ces mots, le spectre sut ce que son ami allait faire. Le membre de l'Ordre garda un air froid, voire impassible, comme il savait si bien le faire, mais, dans son for intérieur, Lorens n'en revenait pas. Il était à la fois effrayé et fasciné face au discours enflammé de son opposé. Un discours qui ressemblait à son propre point de vue, du moins ces derniers temps. Le chasseur en lui s'en frottait déjà les mains à l'idée d'assouvir ses pulsions les plus profondes. Jamais il n'aurait pensé aborder ce sujet avec O'Neal, et encore moins être d'accord là-dessus. C'était tellement improbable ! Et maintenant que leurs avis semblaient converger parfaitement, Lorens était tout bonnement... incrédule. Et enthousiasmé. Sa raison lui disait pourtant de convaincre le vétérinaire de faire demi-tour, de rentrer chez lui. De se comporter donc en bon flic responsable. Mais une autre partie de lui, plus sombre, lui disait tout le contraire. Eh bien, il allait l'écouter. Il en avait fini de se battre contre elle, de toute façon.

Lorens resta immobile, tandis que l'elfe le regardait, sa main tendue vers lui, attendant sa réponse. Le policier laissa quelques secondes s'écouler, silencieusement, puis il finit par laisser un sourire malicieux se dessiner sur ses lèvres. Il serra la main de l'homme, sans le quitter du regard.

« A quoi servirait un opposé, sinon ? »

Dit-il, avant de sortir son arme, déjà chargée. Pas celle de service, bien entendu. Quoi qu'ils feraient ici ce soir, cela resterait officieux jusqu'au bout. Il était peut-être bien un membre de l'Ordre, un haut-placé même, mais le trentenaire savait pertinemment qu'il se retrouverait dans de sales draps si jamais le Conseil - ou pire encore, le gouvernement britannique - découvrait ce qu'il faisait dans ses temps libres. Alors autant le faire sans attirer des regards indiscrets et sans laisser de traces.

« Est-ce que t'as un plan ou tu vas faire à l'improviste ? »

L'improviste, c'était cool, c'était plein d'adrénaline... Mais c'était plus risqué également. Si Christopher avait été un spectre comme lui, hautement entraîné pour la chasse aux Nocturnes, il ne s'inquièterait pas pour lui, mais il ne fallait pas oublier qu'il était juste un elfe. Pas un militaire, pas un flic. Son discours l'avait convaincu de le soutenir dans sa mission, mais Lorens n'était pas suicidaire. Alors, il voulait qu'il lui dise s'il avait déjà un plan, s'il avait déjà préparé le coup ou pas. Histoire de ne pas être pris au dépourvu au mauvais moment. Surtout qu'il n'y avait qu'eux deux ce soir.

« Tu n'as pas peur ? »

Lui demanda-t-il, avec une lueur de défi dans son regard. Arrête, ramène-le chez lui, lui ordonnait la voix de la raison en lui. Peut-être que cela aurait été la bonne décision... Hélas, Lorens n'écoutait pas cette voix ce soir. Non, au contraire, il voulait y aller, il voulait chasser avec sa moitié d'âme. Bon sang, qu'est-ce qu'il était... fier de lui en ce moment. Fier, oui, il n'y avait pas autre mot, tout simplement.


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Posté le Mer 4 Jan - 15:37, vous pouvez
Etonné. Voilà le mot. Christopher était étonné de voir Lorens le suivre dans sa folie. Il s’était attendu à tout, sauf à ça. Au fond, une partie de lui disait de faire marche arrière. Qu’il était totalement absurde de foncer tête baissée dans une mission suicide. Mais d’un autre côté, le soutient du Spectre le renforçait dans cette entreprise. Qu’avait-il à perdre ? Rien. Clara pouvait s’occuper de Cédric toute seule. Il l’avait vu. Elle maitrisait son rôle de mère à la perfection, même si elle n’arrêtait pas de se remettre en question. Chris n’était que l’ombre de lui même depuis la naissance de Cédric. Au lieu de s’épanouir, de vivre cette union comme un cadeau du ciel, il le voyait plus comme un fardeau. Il prenait son rôle de père à cœur et constatait bien qu’il n’avait pas les reins assez solides pour protéger son fils des tragédies de Réversa. Il n’était pas un Vampire, il n’était pas un Lycan, ni même un soldat super entrainé. Non, il n’était qu’un Elfe, sans la moindre défense … Enfin presque. Il savait quand même se battre, se défendre. Il faut dire qu’à l’époque, il en avait mis des coups à ses camarades de classe pour protéger Nathan.

Mais les choses avaient changées depuis. Il était devenu bien plus faible depuis la mort de son frère et de son père. La mort de Josh et la disparition de Connor l’avaient anéanti. L’Elfe s’était embarqué dans un groupuscule terroriste pour mettre fin au règne des Anges. Il s’était convaincu qu’en éradiquant ceux qui l’avaient détruit, il irait mieux. Mais au final, rien ne s’était passé comme prévu. Il s’était rendu compte à quel point il était devenu lâche. A quel point il n’était qu’un trouillard qui n’avait jamais osé aller au bout de ses convictions.

Puis l’amour avait eu raison de lui. Clara qu’il portait fermement dans son cœur était un Ange. Elle l’avait trahi, l’avait manipulé, elle s’était servie de lui pour une obscure raison. Pourtant, il lui avait pardonné. Elle avait réussi à lui changer la vision qu’il avait des Anges, à lui redonner goût à la vie. Mais depuis son changement, depuis qu’il s’était convaincu que les choses pouvaient redevenir normales, toute sa vie en avait prit un coup. Les lycans se sont retournés contre lui. Christopher était convaincu qu’il en faudrait peu de temps pour que les Vampires en fassent de même.

Alors il fallait qu’il se prenne en main. Qu’il retrousse les manches, qu’il prenne les devants et qu’il affronte ses démons. Les lycans voulaient sa peau, mais il ne les laisserait pas faire. Il enroula son bras autour du cou de Lorens et lui accorda un sourire franc. Dans la pénombre, ils ressemblaient à deux ombres dangereuses sur le point de commettre une grave bêtise. Mais Christopher s’en foutait. Il voulait assouvir une soif de vengeance. Il se fichait des conséquences. Et puis un homme de l’Etat était avec lui. Lorens représentait l’autorité de Réversa. A eux deux, ils allaient simplement balayer une menace de la ville. C’était plus un service rendu, qu’un mal.

« Hé oui, heureusement que les opposés sont là ! Ca fait chaud au cœur de se sentir soutenu et compris. Si je l’avais dit à Clara, jamais elle ne m’aurait laissé sortir de la maison. Elle aurait même été capable de m’enfermer dans la cave. »

Quand Lorens lui demanda s’il avait élaboré un plan pour attaquer les lycans, Christopher ne prit pas la peine de répondre. Il avait quelques bouts de viande comme appât et d'autres bottes pour brouiller les pistes. Il portait également des gants en latex pour ne mettre aucune empreinte sur son Walther, qu’il jettera sur les lieux du crime. Après tout, il n’était pas coutume pour un vétérinaire de posséder une arme pareille chez soi. Alors autant s'en débarrasser sur les lieux du crime. Il haussa les épaules et s’engouffra dans la forêt des disparus. Le sentier battu était humide et couvert de feuilles mortes. L’air était froid et un brouillard sinistre se levait tel un voile transparent. Christopher connaissait assez bien le mode de vie des Lycans pour savoir qu’ils se réunissaient dans les parages. Il connaissait leurs points faibles, mais savait également qu’une petite erreur pouvait être fatale.

Ils avancèrent doucement, la respiration courte, dans l’obscurité de la forêt. Curieusement, il n’avait pas peur. L’adrénaline qui fusait dans ses veines y était sûrement pour quelque chose.

« Peur ? De quoi j’aurai peur … j’ai un membre de l’Ordre à mes côtés. Je ne risque rien. » dit-il sur un ton légèrement sarcastique.

Christopher savait qu’il risquait sa vie en pénétrant sur le champ de chasse des lycans. Mais il devait le faire. Pour son bien mental, pour sa famille, pour la ville. Il avait besoin de se sentir utile, de voir que les actions de simples citadins pouvaient être pris en compte. Qu’un ménage était nécessaire et prouver aux Nocturnes que les Humains et les Elfes n'étaient plus des bouts de chair sur lesquels ils pouvaient se défouler.

Ils marchèrent dans le silence pendant un moment. Les nuages qui s’amoncelaient dans le ciel quelques minutes auparavant, se dissipèrent. Une lune éclatante rayonnait dans le ciel, leur permettant une meilleure visibilité. Mais ils étaient également plus exposés. Christopher fit signe à Lorens de le suivre. Ils quittèrent le sentier pour se mêler parmi les arbres. Le sol était tapi de feuilles mortes glissantes et de nids de poules dissimulés. Il fallait se montrer vigilant et attentif. La meute pouvait se montrer à n’importe quel moment.

Dans cette avancée nocturne, des fragments de son enfance lui revenaient. Il revoyait Josh, Connor, Mary, Nathan et lui même parcourir les bois. Il savait que non loin d’eux, se trouvaient les vestiges d’un ancien camp d’Elfes. Le camp de Connor avant le grand incendie. Il ne connaissait pas aussi bien la forêt que son ancien ami, mais savait se repérer facilement. Enfin, l’Elfe rompit le silence.

« C’est curieux. Je n’aurai jamais pensé faire ça avec toi un jour. Chasser du lycan. Je pensais que tu m’en empêcherais, que tu me dissuaderais de faire une telle bêtise. Qu’est-ce qui te pousses à continuer à chasser les Nocturnes, alors que tu sais que la cause de ton malheur réside maintenant à Bristol ? »

Il parlait des Anges bien entendu. Christopher était curieux de connaître la réponse de son ami. Car en toute logique, Lorens devrait chercher à coincer les Anges, maintenant que ses soupçons étaient levés.

« D’ailleurs, n’avais-je pas raison à propos des Anges ? » dit-il d’un sourire amusé.

Lorens n’avait jamais voulu le croire. Ils s’étaient toujours disputé à ce sujet, tant leurs points de vues ne corroboraient pas du tout. Mais maintenant que la vérité avait été levée, jamais Lorens ne s’était excusé auprès de Christopher. Il n’attendait pas des excuses, mais simplement que le Spectre lui avoue s’être trompé. Qu’il pouvait avoir confiance en l’intuition de l’Elfe.



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Posté le Jeu 12 Jan - 19:44, vous pouvez
Lorens ne répondit rien, se contentant de tapoter l'épaule de son opposé. L'ancien elfe ne savait pas vraiment quoi dire ou quoi faire, des pensées contradictoires se multipliaient dans sa tête. D'un côté, il voulait lui dire d'arrêter tout ça, de faire simplement demi-tour et empêcher Christopher de faire une grosse connerie qu'il risquait de regretter pour le reste de sa vie... Mais d'un autre côté, il voulait aller chasser des monstres avec son opposé. Partager l'une de ses plus grandes passions avec la personne à laquelle il était lié par l'âme. C'était une idée terriblement tentante, et morbide aussi. En temps normal, le membre de l'Ordre aurait refusé de faire une chose pareille, mais là, il ne pouvait pas. Il ne voulait pas, dans le fond. Il fallait qu'il le fasse. Il fallait qu'il se laisse porter par la folie qui brûlait en lui.

Le vétérinaire ne pipa mot, haussant juste les épaules, lorsque le brun lui demande s'il avait élaboré un plan. Apparemment, il voulait y aller à l'improviste, et même si c'était dangereux, Lorens ne pourrait nier que cela rendait la chose encore plus enivrante. Ainsi, le trentenaire n'insista pas, se contentant de s'engouffrer dans la forêt sombre avec le blondinet. Bercé par les odeurs et les sons de la nuit, Hepburn fut pris d'une nostalgie qui était à la fois douloureuse et réconfortante. La forêt lui manquait. Son clan lui manquait. La vie qu'il avait laissée derrière lui, qui lui avait été brutalement arrachée, lui manquait. Terriblement. Une partie de lui était morte lors de cet incendie, et plus que jamais il s'en rendait compte. Pour chasser ces idées noires de son esprit, le chef d'unité demanda à Christopher s'il n'avait pas peur. Cela lui faisait presque bizarre de le voir aussi déterminé, sûr de lui. Et de savoir ce qu'ils s'apprêtaient à faire. Lorens étira un sourire narquois suite à la réponse de son opposé.

« Un membre de l'Ordre ? Où ça ? »

Dit-il, sur un ton tout aussi sarcastique que celui de l'autre homme. Quelque part, il y avait du vrai là-dedans. Le policier dévoué, le chef d'unité irréprochable n'était plus là. Non, il avait laissé la place au chasseur impitoyable, à l'assassin froid et redoutable. Il n'était pas là en tant que flic, loin de là. Continuant de marcher, les deux hommes avancèrent, alors que la lune éclairait leur chemin. L'adrénaline coulait dans les veines du spectre, ses sens étaient aux aguets. Son arme bien en main, Lorens était prêt à s'en servir à tout moment. Puis O'Neal finit par reprendre la parole, avant de lui poser une question qui le fit pousser un reniflement de dédain, accompagné d'un sourire amer. Christopher en rajouta une couche à propos des Anges et du fait qu'il avait toujours eu raison en ce qui concernait leur véritable nature. Le policier attendit quelques secondes avant de lui répondre.

« Oui, tu avais raison. Bravo. Voilà, je l'ai dit, t'es content maintenant ? »

Dit-il, d'une voix plus blasée qu'autre chose. Puis il répondit aux commentaires précédents du vétérinaire.

« La cause de mon malheur, c'est Réversa. Pas que les Anges. Parfois... Parfois, j'ai juste envie de voir cette ville brûler. Avec les Anges et tous les monstres qui l'habitent. Et j'ai envie de partir loin d'ici, de cette folie... »

L'ancien elfe continua de marcher, avant de s'arrêter juste devant Christopher, les sourcils froncés, l'âme torturée. Hepburn plongea son regard bleu dans celui de son opposé.

« Est-ce que tu as déjà tué quelqu'un ? Est-ce que tu sais ce que c'est que d'avoir du sang sur les mains ? Et d'en être content ? Est-ce que tu veux ça ? Hein ? Devenir un meurtrier ? Y prendre goût ? C'est ce que tu veux ? »


Lorens prit le visage du blondinet entre ses mains, rageusement. Dans ses yeux, brillait une lueur de désespoir, de terreur. Sa conscience lui hurler de sauver son opposé tant qu'il le pouvait.

« C'est ce que tu veux ? Hein ? C'est ce que tu veux ?! Qu'est-ce que tu fous, Chris, t'as une famille, putain ! T'as une famille, tu ne les as pas encore perdus ! Faut qu'on fasse demi-tour, je ne peux pas te laisser t'engouffrer dans un monde pareil ! Je ne peux pas. »

Le problème, là, c'est que c'était trop tard désormais. Les deux hommes n'étaient plus seuls ici.

Ils étaient là. Les grands méchants loups.

Assoiffés de sang.


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Posté le Dim 15 Jan - 15:03, vous pouvez
Il ne pouvait pas le nier, entendre Lorens approuver ses propos, lui faisait du bien. Un sourire satisfait se dessina sur son visage. Christopher attendait cet instant depuis des lustres ! Qu’enfin Lorens avoue s’être trompé sur le compte des Anges. Qu’il puisse enfin lui accorder assez de confiance pour voir que Christopher n’était pas un illuminé, animé par la simple soif de vengeance. De toute manière, sa haine envers les Anges était passée. Du moins, c’est ce qu’il croyait. Avec Clara à ses côtés, il ne pouvait plus vraiment cracher sur leurs dos. Pourtant, il savait qu’au fond, leurs décisions et leur caractère de grand manipulateur, l’exacerbait. Il connaissait assez bien Clara pour savoir qu’ils n’étaient pas tous mauvais. Après tout, elle ne le manipulait pas, du moins c’est ce qu’il ressentait. Depuis son isolement dans les bois, les deux amants avaient été franc l’un envers l’autre. Mais Christopher lui cachait un lourd secret. Un secret qui le pesait, qui le rendait malheureux. Du moins, son bonheur s’était égaré depuis qu’il avait pactisé avec le diable.

A qui pouvait-il le dire ? Personne. Il ne savait même pas si Lorens était capable de l’entendre. Il avait trop peur de sa réaction, de voir son opposé lui tourner le dos ou même d’entendre une énième leçon de morale sur ce qui est bon ou non. Bref, Christopher se retrancha aussitôt dans ses pensées. Lorens n’était probablement pas prêt à l’entendre.

Puis soudain, alors que l’Elfe ne s’y attendait pas du tout, quelque chose en lui se passa. Il sentait que Lorens n’allait pas bien. Qu’il s’inquiétait, qu’il s’énervait. Et surprise ! Lorens attrapa le visage de Christopher, tout en lui expliquant que tuer n’était pas un acte anodin. Qu’il était temps de faire machine arrière. Qu’il devait penser à sa famille, ne pas se détruire … ne pas détruire tout ce qu’il avait bâti. Christopher en avait conscience. Mais vivre avec l’idée d’être vulnérable, d’être une cible perpétuelle ne lui convenait pas non plus. Il avait tué des animaux en quantité. Mais à coup de seringue.

Lorsque Lorens lui demanda s’il avait déjà tué quelqu’un, des brides d’images oubliées revinrent frapper l’esprit de l’Elfe. Il se revoyait en compagnie de Clara, encore enceinte de Cédric, couverte de sang. Il pleuvait ce jour là. Un lycan les avait agressé dans les bois, laissant comme marque de souvenir une énorme cicatrice sur le bras droit de Chris. Oui, il avait déjà tué. Mais jamais il ne l’avait avoué à qui que ce soit. C’était son secret et celui de Clara. Son visage s’assombrit, tandis que Lorens s’emportait. Il voyait que le Spectre ne souhaitait pas un tel revirement de situation. Il ne souhaitait pas le malheur de Chris, qu’il change et qu’il devienne quelqu’un de dangereux. Mais le mal était déjà fait. Depuis plusieurs mois, Chris avait changé. Il avait juste besoin d’exprimer ce qu’il était vraiment, sa nouvelle nature.

« C’est trop tard Lorens. »

Il se dégagea de l’emprise de son ami et fit quelques pas en arrière. Il le considéra avec gravité. Chris n’appréciait pas que Lorens lui dise la vérité. Que ce qu’il était en train de faire était absurde. Que ça n’avait aucun sens. Frappé dans son orgueil, Chris regrettait presque la présence du membre de l’Ordre. Pourquoi le soutenir quelques instants plus tôt, pour maintenant le brimer ? Il resserra ses doigts sur la gâchette de son flingue. Un craquement de branche, des grognements, des yeux qui luisaient dans le noir. Les voilà cerné. Le retour en arrière n’était plus possible désormais. Le cœur de l’Elfe s’emballa. Il n’avait jamais affronté autant de Lycans en même temps. A chaque fois il s’était retrouvé un contre un, et il s’en était sorti par le plus grand des hasards. Mais cette fois-ci, le hasard n’avait pas sa place. L’erreur pouvait être fatale. Alors, il était temps de mettre ses rancœurs de côté, de laisser l’orgueil bien enfoui dans des terres oubliées, et affronter les problèmes les coudes soudés.

« Bon, et bien la question ne se pose plus … A mon avis, eux ne se poseront pas la question de savoir si c’est bien ou pas bien de nous tuer. T’en vois combien ? J’en ai deux sur ma gauche. »

Chris et Lorens étaient dos à dos. Son walther braqué sur les lycans, Chris était prêt à tirer au moindre mouvement brusque ou qui était susceptible de les mettre en danger. Il ne voulait pas mourir, pas ce soir du moins. Ses mains étaient moites, une vague de frissons lui parcourus le corps. Ses jambes étaient tétanisées par la peur, mais pourtant il ne montrait rien. L’Elfe rassembla tout son courage, même si au fond il n’avait qu’une envie, partir à toutes jambes. Heureusement, la présence de Lorens le rassurait un peu.

« J’espère que tu as une idée pour qu’on se sorte de ce merdier … »

Car oui, ce n’était pas du tout ce qu’avait prévu l’Elfe.



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Lorens Hepburn
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Posté le Mer 25 Jan - 2:45, vous pouvez
C'est trop tard. Lorens regarda son opposé, sans savoir quoi faire. Impuissant, le spectre baissa littéralement les bras, laissant Christopher se reculer. L'ancien elfe ne savait pas au juste pourquoi c'était trop tard, les mots du vétérinaire résonnaient dans son esprit. Est-ce que Chris avait-il déjà franchi le pas avant ? Il avait envie de lui poser la question, de l'entendre dire si c'était le cas ou non. Hélas, il n'allait pas pouvoir le faire maintenant ; ils n'étaient plus seuls ici, bien au contraire. Ils étaient cernés par des lycans sanguinaires, prêts à se jeter sur eux. La situation se compliquait sérieusement et ils n'avaient d'autre chose que de les affronter.

« J'en vois... trois sur ma droite. »

Cinq contre deux. Ce n'était vraiment pas rassurant. Surtout que la présence de son opposé représentait à la fois une force... mais aussi une faiblesse, parce qu'il pourrait ressentir non seulement les sentiments, mais aussi les douleurs physiques que le vétérinaire pourrait éventuellement subir ce soir. Mais voilà, ils n'avaient pas le choix. Au moins, ils étaient armés, c'était déjà ça.

« On aurait dû faire demi-tour. »

Lâcha-t-il, rageusement, alors qu'un soupçon de panique montait en lui, venant peut-être de Christopher. D'habitude, Lorens n'avait pas peur de se battre contre des Nocturnes, au contraire. Il aimait ça, cette adrénaline, ce danger. Mais là, son instinct protecteur l'obligeait à garder un œil sur O'Neal, à se sentir responsable de sa sécurité. Et cela le déconcentrait un peut trop à son goût. Le membre de l'Ordre sortit une lame fort aiguisée, tandis que sa main droite tenait toujours son arme, fermement. Les grands loups s'approchaient de plus en plus, créatures de la nuit, prédateurs redoutables. Lorens posa sa lampe torche par terre, de façon à ce qu'elle leur permette de voir un peu mieux devant eux, puis il regarda Christopher

« Concentre-toi. Vise leur cou, leur tête, ou... Enfin, vise-les du mieux que tu peux, dès que tu le peux. »

Lorens s'avança de quelques pas, essayant de chasser son hésitation. Qu'ils viennent donc ; il se chargerait de calmer aussitôt leurs ardeurs. L'un des loups grogna, défiant du regard, les babines retroussées. Le spectre pointa son arme sur lui, alors que son cœur s'accélérait. Puis, au bout de quelques secondes, la créature se rua vers lui, rapidement imitée par ses semblables.

« Maintenant ! »

Lorens prit une profonde inspiration, puis tira sur la bête. Cette dernière était rapide et agile, ce qui lui permit d'esquiver la balle tirée par le policier. Sans paniquer, le brun tira à nouveau et un glapissement de douleur se fit entendre. Bon, plus que quatre à abattre. Rien que ça.


Spoiler:
 


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Posté le Sam 28 Jan - 14:22, vous pouvez
La panique montait en lui. Les yeux brillants des lycans observaient les deux protagonistes d’un air malveillant. Ils n’étaient pas là pour faire dans la dentelle, non. Leur unique but ce soir, c’était d’entendre des os brisés, une gorge broyée sous leurs crocs ou encore entendre le doux son du déchiquètement de chair humaine. Ils avaient faim. Leur pulsion meurtrière était à son apogée et rien ni personne ne pourrait empêcher ces loups d’exécuter leur but. Christopher connaissait assez les lycans pour savoir qu’il était impossible d’entamer un dialogue. Il savait également que derrière cette apparence de bête sanguinaire, une personne d’une toute autre nature se cachait. Il allait certainement tuer un homme ou une femme, un père ou une mère … Tuer un lycan n’est pas un acte anodin, et ça il le savait plus que tout. Mais d’une certaine manière, il rendrait service à la ville. Car ces personnes étaient dangereuses. Elles avaient eu le choix de passer le Rituel, et n’avaient pas accepté. Alors à quoi bon ? La seule option possible qui restait, c’était la mort.

Car oui, il s’agissait là d’une question de survie. Etre tué ou tuer. Le remord, la peur, l’angoisse de tuer, l’envie de fuir à toutes jambes … tous ces sentiments s’estompèrent en un battement de cils. Le vétérinaire n’avait plus le choix. Il était en face d’une réalité, d’un affrontement qu’il avait provoqué et qu’il désirait depuis plusieurs mois. Il n’avait pas l’âme d’un assassin, mais Réversa tournait mal. Depuis des mois les choses ne tournaient pas rond. Voyant que l’ordre public n’agissait pas, il fallait qu’il le fasse lui même pour protéger sa famille. Cédric. Comment pourrait-il faire confiance à des politiques qui laissent ébruiter le secret de Réversa aux yeux du monde ? Comment pourrait il faire confiance à la police qui n’est pas capable de réduire le nombre de meurtre dans cette ville ?

Il braqua son arme sur les lycans qui grognaient d’une victoire acquise d’avance. D’un simple regard, Christopher comprenait ce que ressentait Lorens et surtout son intention. Le membre de l’Ordre n’avait pas du tout envie de se retrouver six pieds sous terre, la gorge ouverte. Christopher non plus par la même occasion. Mais il n’avait jamais affronté autant de Lycans en une fois. D’ailleurs, sa cicatrice sur son bras droit le lancinait encore.

Un coup de feu retenti. Un lycan fonça droit sur Lorens, ne laissant pas le temps aux deux hommes d’analyser correctement la situation. La nuit était si sombre, qu’il était maintenant difficile de distinguer tous les lycans. La lampe de poche braquée sur les yeux qui le fixaient ardemment, Christopher n’attendit pas l’attaque imminente du monstre le plus proche. Il appuya sur la détente. La balle fendit l’air pour se loger dans le tronc d’un arbre. Le lycan hérissa ses poils drus, le rendant encore plus imposant qu’il ne l’était déjà. Enervé, il fonça droit sur Christopher. Le réflexe était de tirer à plusieurs reprises sur le lycan. Cette fois-ci il ne rata pas sa cible. La bête recula à chaque impact de balle, mais continua tout de même son avancée.

Affaiblie, il était plus facile pour Christopher de contrer le coup du lycan. Il se jeta sur un tapis de fougères et tira une quatrième fois entre les deux yeux du lycan, à bout portant. La créature tomba lourdement sur ses jambes. Dans un sens, Christopher était soulagé d’être encore en vie. Mais ce sentiment s’éclipsa dès qu’un grognement familier se glissa dans ses oreilles. L’autre lycan n’était pas bien loin. Les crocs visibles, il était indéniablement prêt à achever Christopher. Bloqué, le vétérinaire ne pouvait plus rien faire. Il jeta un coup d’œil vers Lorens, mais ce dernier semblait bien occupé avec deux autres Lycans, tout aussi imposants.

A l’aide de ses mains, il poussa de toutes ses forces le corps inerte du premier lycan. Mais celui-ci ne semblait pas vouloir bouger. La rage au ventre, Christopher serra compulsivement la mâchoire, banda tous ses muscles et poussa une seconde fois. Le lycan n’était plus qu’à quelques mètres de lui maintenant. Il prenait son temps, car il savait que l’Elfe était foutu. La boue sous ses jambes le bloquait par le poids du cadavre.

Il repensait à Cédric, à Clara, à ses proches … Christopher se sentait con d’avoir agit sur un coup de tête. Que croyait-il ? Parce qu’il avait tué un lycan avec Clara, il pouvait se prétendre chasseur ? N’importe quoi. Il se maudissait d’avoir cru en lui, d’avoir eu ce surplus de confiance en soi. Il braqua son arme vers la bête, dont le souffle chaud et fétide, lui balaya le visage. D’un simple coup de patte, le lycan fit valser le Walther à plusieurs mètres sur le sol. Christopher lâcha un cri roque, puis gesticula ses jambes autant qu’il pouvait pour se dépêtre de cette situation.

Un sourire satisfait se dessinait presque sur le visage du loup. Comme si le destin avait tracé la mort du vétérinaire. Comme si il était évident qu’il meurt face à un lycan. Mais soudain, quelque chose d’étrange se passa. Le lycan qui se trouvait sur les jambes de Christopher se transforma en homme. Un homme nu d’une cinquantaine d’années se trouvait sur ses jambes. Bien plus léger, bien plus malléable, Christopher s’en débarrassa rapidement.

Mais pas assez vite. Le lycan assena un violent coup dans le bras de Christopher, qui fut projeté sur plusieurs mètres. Il roula sur un tapis de feuilles mortes et de boue. La force du lycan était colossale. Son épaule était-elle cassée ? Il n’en savait rien, mais elle lui faisait horriblement mal. Le loup venait de bondir aux pieds de Christopher qui peinait à se relever. Il attrapa un gros bout de bois qu’il fracassa sur la tête du lycan. Le bout de bois vola en éclats et le lycan secoua vigoureusement la tête. Christopher gagna assez de temps pour remonter une petite pente couverte de nids de poule. Son arme gisait à quelques mètres de là. S’il arrivait à atteindre l’arbre mort à l’opposé de Lorens, il pourrait sans aucune difficulté récupérer son arme et abattre le loup.

Alors qu’il courait tout en trébuchant sur des branches noueuses, un violent coup de griffe le poignarda dans le dos. Christopher laissa échapper un cri horrible, avant d’être projeté en avant. Il se releva difficilement. Sonné, tout ce qui l’entourait tournait dans tous les sens. Il entendait les coups de feu et la voix de Lorens tels un écho lointain. Mais le grognement du lycan – qui jouait visiblement avec lui – résonnait distinctement au creux de ses oreilles.

Son arme se trouvait à quelques centimètres de lui. Il tendit fébrilement la main. Le Walther n’était qu’à un doigt maintenant. Mais le lycan posa lourdement sa patte sur l’avant bras du vétérinaire. Il sentit ses os se broyer sous le poids énorme de la créature.

- AAAAHHHHGGR !!

Tant pis. Christopher jeta un coup d’œil de biais. Il fallait qu’il trouve une autre solution et très rapidement. Le loup approchait sa gueule, les canines apparentes, prêt à dévorer le visage de l’Elfe. Quelque chose s’instillait sur le sol. Son canif … Il était tombé de sa poche et se trouvait dissimulé dans les feuilles mortes. Alors qu’il sentait les griffes s’enfoncer doucement dans sa chair, Christopher tâtonna le sol pour récupérer son canif. Il ne pensait plus à rien, mais juste à s’en sortir.

Ca y est, il l’avait !

- Je ne suis pas prêt pour ça !


Alors que le lycan plongea sa gueule sur le cou de l’Elfe, ce dernier planta sans réfléchir la lame du canif dans l’œil du lycan. Il poussa un cri strident, puis Christopher se releva tout en enfonça d’avantage la lame. Enfin, quand le lycan s’écarta pour reprendre ses esprits, Christopher attrapa son Walther. Il tira trois fois entre les deux yeux de la créature, de sang froid. Son bras pissait le sang, son dos lui faisait horriblement mal et son épaule gauche était en miettes. Il titubait vers Lorens pour lui venir en aide …



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Lorens Hepburn
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Posté le Lun 13 Fév - 16:11, vous pouvez
En ce moment, une bataille sanglante avait lieu au clair de lune, dans la forêt des disparus. Lorens tua un lycan, tandis que Christopher lui aussi venait de tirer. Hepburn avait envie d'aller l'aider, mais la vérité était qu'il ne pouvait pas être partout en même temps. Il avait deux lycans qui se dirigeaient vers lui, déterminés à le tuer, à planter leurs crocs dans sa peau et à la déchirer jusqu'à ce qu'il meure. Alors il n'eut pas le choix : il dut se concentrer sur son propre combat. Le spectre visa l'un des deux lycans, mais rata son tir. Les deux bêtes féroces se ruèrent alors vers lui, l'encerclant, s'approchant de plus en plus de lui. Chaque seconde qui s'écoulait lui semblait interminable. Le cœur battant à tout rompre, Lorens sentait qu'ils venaient de commettre une erreur, une erreur qui allait changer leurs vies à tout jamais.

A présent, deux créatures cherchaient à l'attaquer. Il ne savait pas vraiment à laquelle s'attaquer le premier. Il avait besoin de renforts, il avait besoin de quelqu'un d'autre qui pourrait se charger d'abattre l'un des loups après qu'il ait réussi à tirer sur l'autre. Parce que là, l'ancien elfe était clairement en position de faiblesse. La mort approchait à grands pas, terriblement effrayante. Et lui, même s'il était un soldat très bien préparé, savait qu'il était dans la merde. Surtout que Chris pourrait être blessé d'un moment à l'autre. Voir mourir. Cela l'affaiblirait à son tour, cela le rendrait plus vulnérable lui aussi, ce qui pourrait s'avérer fatal.

« Chris ! »

Hurla-t-il, alors que la panique montait sournoisement en lui. Celle de son opposé y était probablement pour quelque chose aussi. Lorens le voyait à présent par terre, en train de se battre contre un lycan redevenu humain, puis contre un autre lycan sous forme lupine. De son côté, Lorens tira sur l'un des loups, mais pas suffisamment pour l'arrêter définitivement. Non, au contraire, la bête n'en devint que plus féroce. Cette dernière se jeta sur lui, le faisant tomber tel un pantin désarticulé. Son arme s'envola, atterrissant quelques mètres plus loin, alors que le monstre tentait de mordre son cou. Lourde, puissante, la créature voulait le tuer, tandis que le policier tentait de la repousser du mieux qu'il pouvait. Puis il sortit très rapidement sa lame pour la planter dans le cou du lycan. Le sang gicla, et le monstre finit par mourir quelques secondes plus tard.

Sauf qu'il n'eut même pas le temps de soupirer que déjà l'autre monstre se jetait sur lui. Le loup griffa le visage du membre de l'Ordre. Le sang commença à couler, attirant de plus en plus le lycan comme une véritable invitation au massacre et surtout, à un repas délicieux. Le problème, là, c'est que c'était Lorens le plat principal. Et cette idée ne lui plaisait vraiment pas. Pendant ce temps-là, Christopher avait toujours du mal avec l'autre loup. Le spectre ressentait sa douleur lancinante à l'épaule, ce qui d'ailleurs ne l'aidait pas du tout en ce moment. Lorens se servit alors de se jambes et lança un lourd coup de semelle dans le ventre de la créature, histoire de la repousser. Il avait besoin de son arme, vraiment... Mais celle-ci n'était pas à sa portée en ce moment. Il était perdu, de plus en plus fatigué. L'ancien elfe ouvrit malgré lui la bouche, alors que Christopher venait de hurler. Son dos, putain. Il avait mal, si mal... Et si peur.

Serrant les dents, le brun prit son courage à deux mains, et se mit debout. Il avait mal partout, mais s'il devait mourir, il mourait en se battant. Boitant, Lorens courut en directeur de son arme, qu'il attrapa de justesse. La créature se jeta aussi sur lui, le faisant tomber à nouveau. Ses crocs acérés se rapprochèrent à nouveau de son cou.

« CHRIS ! »

Il ne savait pas quoi faire. Juste prononcer son nom comme si cela pouvait sauver au moins l'un d'entre eux.

« CHRIS ! »

Il lâcha à nouveau son arme, malgré lui. Son avant-bras perdit toute sa force alors qu'une douleur indescriptible le traversait. Lorens tourna la tête vers le vétérinaire, qui hurlait. Ce loup, ce putain de loup allait tuer son opposé... Sauf que finalement, O'Neal puisa dans ses ressources pour vaincre la bête. Lorens, en revanche, était de plus en plus affaibli. Une douleur lancinante se faisait ressentir dans son abdomen depuis quelques minutes. Il commençait à avoir froid. Trois tirs résonnèrent alors, et le spectre ferma les yeux. Ça y est, il a réussi. L'homme poussa un soupir soulagé, puis il arrêta de se battre. Il se contenta de rester allongé par terre, tandis que les crocs de la bête perçaient sa peau. Il n'avait plus la force de se battre. Il n'en avait plus... l'envie, dans le fond.

Mais soudain, un nouveau tir résonna. La bête s'effondra. Le silence de la nuit reprit sa place. Lorens ferma les yeux.

« Chris. »

Murmura-t-il, alors qu'il ressentait à nouveau la présence rassurante de Christopher près de lui. Puis il grimaça. Il était gravement blessé, il saignait abondamment. Il n'avait réussi à se battre jusqu'à la fin.

« Je suis désolé. J'aurais dû... te protéger. »

Il fit un geste de la main, demandant à Christopher d'approcher davantage.

« Si... Si quelque chose m'arrive... Je veux que tu... parles avec... le Docteur Silver. Et... Que tu n'oublies jamais... que ta famille passe... avant tout. Promets-le-moi... Mon frère. »

Dit-il, les larmes aux yeux.

« Je serai toujours... avec toi. Quoi qu'il arrive. »

Puis il ferma les yeux, épuisé. Restait à savoir si le spectre allait arriver à l'hôpital à temps.


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Posté le Lun 20 Fév - 19:10, vous pouvez
Non … impossible. Christopher se relevait péniblement de cette attaque. Il distinguait mal Lorens, mais comprenait assez bien la situation au vu de sa position. Il ne se relevait pas. Sans plus attendre, l’Elfe se dirigea prestement vers son ami. Le mal qu’il ressentait à son épaule et à son dos n’était rien comparé à la douleur qu’éprouvait Lorens à ce moment là. Pourquoi avaient-ils eu l’envie de jouer aux héros ? Pourquoi ? Chris frappa du poing sur la terre humide. Lorens n’avait pas le droit de le laisser tomber, surtout pas maintenant. Qu’allait-il devenir ? Trop d’amis, trop d’êtres chers l’avaient abandonné de la sorte. A croire qu’il était vraiment maudit. Lui qui venait tout juste de sortir de cette passe douloureuse suite à la disparition de Connor, de la mort tragique de Josh. Alors non, Lorens devait s’accrocher à la vie. Il n’avait pas le droit de l’abandonner comme ça. Surtout pas !

« Arrête de dire des conneries veux-tu ? Tu vas t’en sortir mon grand ! Comme toujours. T’es un battant, tu ne peux pas me lâcher comme ça. Tu m’entends ?! Penses à ta famille … tes gamins. Et puis moi, qu’est-ce que je vais devenir sans toi ? Avec qui je vais m’engueuler maintenant hein ? » dit-il sur le ton de la rigolade mêlé à des sanglots.

Christopher n’était pas dupe. A la vue de la blessure profonde et à la quantité de sang qu’avait perdu Lorens, il était impossible pour le Spectre de survivre. Chris n’était pas un surhomme. Il avait de loin la force d’un Nocturne pour l’emmener à l’hôpital de Réversa, le corps de Lorens dans les bras. Il prit sa tête entre les deux mains et força son opposé à le regarder. Lorens souriait bêtement, le visage blême, la vie s’effaçant doucement de son regard.

« Non Lorens ! Bordel me dit pas ça ! J’irai jamais voir le docteur Silver tu m’entends ?! Tu vas vivre ok ? »

Il relâcha la tête de son opposé pour finalement se relever et pivoter sur ses talons. L’Elfe regarda tout autour de lui afin de voir ce qu’il pourrait trouver d’utile pour l’aider. Mais ils étaient bien trop enfoncés dans les bois, en dehors des sentiers battus, pour trouver la moindre aide. Seuls cinq corps inanimés se trouvaient éparpillés autour d’eux. Sentant la respiration difficile de son ami, Christopher revint vers Lorens, l’obligeant à le regarder. Mais Lorens venait de fermer les yeux, une larme s’évanouissant dans la crasse de son visage.

« Lorens … t’es comme un frère pour moi. Je t’interdis de mourir. Je te l’interdis … tu m’entends ? Lorens ? LORENS !? »

Mais il ne répondait plus. Son sang continuait à s’imprégner dans le sol boueux. Puis soudain Chris sentit un vide profond. Un chagrin immense et douloureux l’envahissait. Bien plus pénible qu’une blessure physique, il s’agissait là d’une déchirure de l’âme. Une tristesse si grande et si dévorante l’envahissait, qu’il ne put contenir plus longtemps ses larmes. Il commença à pleurer comme un bébé sur le corps inanimé de Lorens, tapant du poing sur le buste de son ami.

« NON ! NON ! NOOON ! Putain, tout ça c’est ma faute … si je t’avais écouté … si on avait rebroussé chemin ! Putain Lorens, je me déteste tellement … je me hais, tu ne sais pas à quel point ! Malgré tes défauts, t’étais comme un frère pour moi. Un membre entier de ma famille. T’avais pas le droit de partir, de me laisser seul. Ca aurait du être moi … ça aurait du être moi … »

Et Christopher resta là, appuyé sur le corps de Lorens, pleurant toutes les larmes de son corps.



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Lorens Hepburn
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Rude épreuve du réveillon (pv Lorens)

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