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 Bloody hands [Matt]

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Blerim D. Troshani
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Posté le Mer 28 Déc - 15:52, vous pouvez
Le bruit de la foule le motive à fond. La rage qui l'anime aussi. Le lycan des Balkans veut se défouler, libérer cette colère qui ne demande qu'à sortir. Ce soir, le jeune homme est venu se battre à l'Arène, comme il le fait depuis quelques semaines déjà. Pendant des mois, il a hésité à venir ici pour se battre avec d'autres Nocturnes, mais il a finalement suffi d'une fois pour qu'il ait envie de revenir encore et encore. Enfin, pas tous les soirs, évidemment, puisqu'il travaille au Roma's Restaurant et qu'il ne veut pas attirer la suspicion de ses collègues, mais plusieurs fois par mois en tout cas. C'est que ça fait du bien, bon sang ! Surtout avec cette frustration accumulée à cause de la situation de Drita.

Parfois, Blerim arrive à oublier, à se sentir plus léger, à faire des plans pour son avenir... Mais ça ne dure jamais très longtemps. Parce qu'il se souvient qu'il n'a pas réussi à protéger sa petite sœur. Que c’est juste pour le punir lui qu'on s'en est pris à elle. Que les hommes de son oncle l'ont envoyée dans le monde de la prostitution forcée, la faisant subir des horreurs inimaginables, des horreurs qu'il ne connaît que trop bien, puisqu'il a aidé son oncle à gérer son réseau criminel pendant huit ans. Pas si étonnant donc que la culpabilité finisse toujours par refaire surface, quoi qu'il fasse, le brûlant de l'intérieur, impitoyable. Et ça fait si mal, bordel. Pas physiquement, non, mais... Psychologiquement. La seule façon d'en finir avec ça - si jamais c'est réellement possible - ce serait de la retrouver et de l'aider à s'échapper des griffes de ses agresseurs. Mais même ça semble impossible.

L'Albanais a engagé des gens à Réversa il y a quelques mois pour essayer de retrouver Drita, pour suivre la moindre piste pouvant mener à sa sœur. Sauf que c'était trop tard, visiblement. Ces humains n'ont rien trouvé d'utile pour le moment. Si ça se trouve, Drita est déjà morte et ils l'ignorent encore... Mais qu'est-ce qu'il en sait, après tout ? Le jeune loup n'a aucune idée de ce qui lui est arrivé après son arrivée à Bristol, tout simplement. Il sait juste que s'il avait réussi à la sauver plutôt que de se faire tirer dessus par les hommes de son oncle à Bristol la veille de la quarantaine, tout serait beaucoup mieux aujourd'hui. Il aurait pu partir n'importe où avec sa sœur, changer de vie... Bon, Réversa lui a permis de changer de vie quand même, de se trouver un boulot décent - temporaire, certes, mais c'est un boulot décent et plutôt agréable -, sauf qu'il ne peut pas quitter la ville à cause de la quarantaine... Et surtout, il ne peut même pas se déplacer à Bristol, là où les trafiquants ont débarqué avec Drita. La seule façon de mener son enquête, c'est de payer des gens. Ou des incompétents, plutôt.

Bref, vous l'aurez compris... Que de regrets. Que de blessures psychologiques, terriblement douloureuses, qu'il préfère donc endormir en se faisant mal physiquement. Son adversaire ce soir est un lycan, comme lui. Blerim ne le connaît pas, il n'a rien contre lui, mais une chose est sûre : il ne va pas retenir ses coups. Puisque c'est un lycan, il va le frapper de toutes ses forces, il va se lâcher totalement. Et puis, l'étranger veut gagner ce combat, cela va de soi. Cela a déjà été le cas plusieurs fois, et la vérité, c'est que cela lui a toujours fait plaisir. Rien que pour sa fierté de loup, et d'homme, bien entendu. Alors il est bien décidé à battre ce type ce soir !

Les coups se succèdent. Son adversaire est loin d'être frêle, bien au contraire. Il est imposant et sait se servir de ses poings. Mais cela ne suffit pas à décourager l'ancien trafiquant. Ce dernier revient encore à la charge, se ruant vers le brun, enfonçant son poing dans son abdomen. Les yeux de Blerim brillent de rage, comme s'il était en train de frapper son oncle, son tyran d'oncle qui l'a obligé à devenir un monstre, un homme impitoyable, un homme qu'il n'a jamais voulu devenir. La colère qui coule dans ses veines en cet instant est tellement intense qu'il pourrait littéralement le tuer sur le champ. Néanmoins, qui dit colère démesurée dit manque de concentration... Et son adversaire finit par prendre le dessus. Troshani ne peut plus riposter, la foule devient de plus en plus excitée, de plus en plus bruyante... Et l'autre homme est annoncé finalement comme le grand gagnant.

Amoché, Blerim ferme les yeux et jure en albanais. Sa frustration n'a fait qu'augmenter ce soir. Autant dire qu'il ne veut plus qu'aller se changer dans les vestiaires et partir se défoncer chez lui. Alors que les deux hommes quittent le ring, le lycan lance un regard blasé à l'autre homme et, dans une tentative ratée de se montrer beau joueur, lui dit :

« Bravo. »


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Matt Tuder
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Posté le Ven 30 Déc - 18:11, vous pouvez
Depuis qu’il avait surpris Sophie et Damian en train de se bécoter sous ses yeux, Matt avait totalement changé sa manière de percevoir le monde. Quelque chose en lui avait changé. Il se sentait plus Nocturne que jamais. Le lycan qu’il avait longtemps mis de côté, prenait de plus en plus de place dans sa vie. Il devenait plus fort, plus résistant, plus rapide et tous ses sens s’étaient développés en l’espace d’un mois seulement. Il avait laissé son ancienne vie de côté. Bien sûr, il continuait à protéger et à défendre le droit des Nocturnes. Mais, il ne s’attardait plus à tout ce que pouvait penser la communauté Humaine de Réversa sur son compte.

Voyant les dangers qu’il pouvait causer à ses proches, Matt s’était inscrit sur la liste des combattants de l’Arène. Il avait toujours refusé d’y mettre les pieds depuis sa construction. Jusqu’à présent la meute lui avait permis d’évacuer tout le stresse qu’il éprouvait. Sa mère lui avait même conseillé de ne pas provoquer la bête. Pourtant, ça lui faisait un bien fou. Matt avait l’impression de dérouiller sa grande carcasse dès qu’il se jetait sur le ring. Il n’était pas violent par nature, mais depuis toujours, il avait fait preuve d’une grande force et d’une agilité hors norme. D’après l’Alpha, il se qualifiait comme l’un des prodiges de la meute. Bien que les lycans de la meute soient tous traités à égal, Matt voyait bien que l’Alpha l’avait toujours considéré différemment par rapport aux autres.

C’est pour cela qu’il avait fini par s’écarter. Les études en droit l’avaient mené à faire de nouvelles rencontres, à apprécier les Humains, les Elfes et les Vampires. Matt ne s’était jamais monté la tête à penser qu’une race valait mieux qu’une autre. Chaque être était unique en son genre, et il fallait simplement apprendre à respecter son prochain. Il avait sa philosophie, sa manière de voir le monde, innocente et simple … bref, la vision d’un étudiant.

Puis les années ont passées. Maitre dans son métier, il a vite compris que les Nocturnes ne menaient pas une vie simple. Accusés à tort, ils étaient généralement la cible de moqueries, d’accusations et de crimes impunies. On ne protégeait clairement pas les Nocturnes. Aucun avocat digne de ce nom n’avait fait l’effort de les défendre devant la justice. Du moins, aucun avocat n’avait eu l’audace de clamer haut et fort qu’un Nocturne pouvait être innocent dans une affaire de meurtre. Il serait mal vu de voir un Nocturne s’en tirer à si bon compte. A moins qu’il ne passe le Rituel … Mais Matt ne pouvait le cautionner. Chacun avait sa chance. Et c’est pour cela, qu’il se donnait corps et âme pour protéger les siens.

Depuis sa dernière transformation catastrophique et spontanée, Matt s’était bien plus rapproché de son état premier. L’ADN modifié qui faisait de lui un être unique avait éveillé quelque chose indescriptible en lui. Il ne se voyait plus comme un monstre désormais, mais comme un être exceptionnel doté de nombreux talents. Il suffisait de savoir les exploiter.

Afin d’assouvir le bête féroce en lui et de ne pas sombrer dans une folie certaine, il autorisait son loup à s’exprimer plusieurs nuits par mois. Et les combats à l’Arène lui permettaient de prendre plus d’assurance et de force.

Chaque poing qu’il donnait à son adversaire prenait une nouvelle intensité. Il commençait à y prendre goût. Non pas à cette violence gratuite, mais aux échanges de coups. A avoir mal, à sentir ses muscles bruler, à sortir du ring la mâchoire brisée et le nez en sang. En fait, il avait besoin de se sentir vivant. C’était une sensation que peu de gens pouvaient comprendre. Gagner n’était pas réellement le but de la partie. Il fallait surtout ressentir le combat, contrer les coups, braquer toute sa puissance sur une cible, un point et y parvenir.

Son adversaire avait la rage au ventre. Il pouvait le lire dans ses yeux. Quelque chose brûlait comme un feu ardent, si bien qu’il en perdait le contrôle. Il fonçait tête baissée, hurlant de colère et de désespoir. C’était un combattant comme Matt n’en avait pas vu depuis longtemps. Il ne pouvait s’empêcher de sourire, malgré les coups qu’il encaissait. Ce jeune homme avait malgré tout, pas mal de choses à apprendre. Visiblement, vu ses actions et son impatience, il n’avait pas été élevé par une meute.

Pour mettre fin au spectacle et aux hurlements de la foule en délire, Matt braqua son poing dans l’estomac de son jeune adversaire. Le souffle court, il perdit l’équilibre et tomba lourdement contre les filets du ring. Fin du match. Le gong trembla et la victoire fut prononcée pour Matt. Un tonner d’applaudissement s’éleva dans les gradins. C’était toujours un triomphe, une gloire qu’il appréciait, même si Matt ne venait pas explicitement pour ça. Il n’aimait pas que les regards se braquent sur lui, ni même qu’on lui accorde trop d’importance. C’est pour cela qu’il évitait de venir ici trop souvent.

Il sortit du ring, le corps couvert de sang et de sueur. Un homme barbu s’approcha de lui, un large sourire entaillant son visage carré. C’était Robert Goldwin, le tenancier du bar en proximité de la lisière de la forêt des disparus. Il portait cette large chemise à carreaux qui lui donnait des allures de bucheron, et tenait entre ses gros doigts, une liasse de billets.

« Ha Matt ! Tes combats son épiques ! Tu devrais ramener ta carcasse ici plus souvent. J’ai misé gros sur toi. Regarde moi tout ce pactole ! » dit-il en accordant une accolade virile à l’avocat.

« Content que je puisse combler tes fins de mois Rob. Mais je t’ai déjà dit que je ne souhaitait pas faire des combats un métier. Tu sais que j’ai un devoir à respecter. Et je ne suis pas sûr que la Meute apprécierait ma venue régulière ici. » rétorqua Matt sur un ton moqueur.

« Au diable la Meute ! Rejoins notre gang. Nous ne sommes pas très nombreux, mais nous sommes soudés. Reyan, Joe, Lou, Rick, Annelyse … tous m’ont soutenu pour ne pas te dénoncer le mois dernier … sans leur aide, ne crois-tu pas que tu aurais fini derrière les barreaux ? »

« Je n’ai blessé personne … »

« Tu as attaqué ta femme et ton meilleur ami … Matt, est-ce que la Meute était là pour toi ? »
« Ecoute, je ne pense pas que ce soit l’endroit idéal pour en parler. »

« Ah oui, mais quand alors ? Quand Matt ? »

Puis l’avocat disparut dans la foule, les flashs et les acclamations des spectateurs. Robert semblait perplexe, mais n’insista pas d’avantage. Au fond, il savait qu’il avait éveillé quelque chose chez son ami. Matt ne voulait pas l’admettre, mais Robert avait raison. A quoi lui servait la Meute, si elle n’était pas capable de lui venir en aide en temps voulu ? Il s’apprêtait à prendre la direction des vestiaires, quand quelqu’un lui barra la route. Son adversaire. Son regard était noir, ses cheveux trempés de sueur lui collaient au front. Il lui tendit une main amicale et le félicita. Matt se contenta de sourire. Un adversaire fairplay … ça faisait longtemps qu’il n’en avait pas vu un.

« Bravo à toi. C’est la première fois qu’un adversaire ne m’a pas envoyé de dérouillée après avoir perdu un match. Tu as bien combattu … mais tu manque de technique et d’entrainement petit. »

Il lui posa une main brève sur l’épaule et voulu passer la porte du dortoir. Mais l’inconnu l’en empêchait.


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Dernière édition par Matt Tuder le Mer 4 Jan - 16:52, édité 1 fois
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Blerim D. Troshani
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Posté le Dim 1 Jan - 19:01, vous pouvez
Il a perdu. Il a été battu par ce lycan inconnu, que la foule hystérique acclame à présent. Le sang coule toujours de son nez, il a mal. Mais pas suffisamment pour se sentir enivré par la douleur. Non, loin de là. Il sent juste le poids de l'échec, de la frustration grandissante qui le brûle de l'intérieur. Qu'est-ce que tu fous là ? Voilà la question que l'Albanais se pose en ce moment, alors qu'il regarde autour de lui. Lui-même ne saurait dire exactement. Laissant l'autre homme profiter de la gloire de la victoire, Blerim quitte discrètement le ring, se disant que ce n'est pas plus mal de passer inaperçu, en parfait anonyme. Pour une fois. Après tout, maintenant que Réversa est sous le feu des projecteurs, il doit faire attention...

Lorsqu'il se dirige vers les vestiaires, l'étranger croise le lycan qui l'a battu ce soir. Malgré sa frustration plus qu'évidente, Troshani fait un effort pour le féliciter. En réalité, il a plutôt envie de lui en coller une et de lui montrer que ce combat n'était pas vraiment fini, qu'il a encore la force pour le vaincre. Mais enfin, il essaye de contrarier ses pulsions violentes ces derniers temps. Mais bon sang, que c'est dur parfois... En tout cas, son adversaire lui retourne le compliment, soulignant le fait que c'est la première fois qu'un adversaire ne lui a pas "envoyé de dérouillée après avoir perdu un match". Le Balkanique plisse légèrement les yeux, tout en hochant la tête. C'est quoi une dérouillée ? Eh oui, les amis, le vocabulaire de Blerim reste toujours aussi limité... Même s'il apprend tous les jours en parlant avec les gens. Mais il apprend plutôt lentement, en effet.

Mais bon, vu le contexte de la phrase, il croit comprendre ce qu'il voulait dire par là. L'Albanais ne dit rien pourtant, se contentant d'écouter l'autre parler. Selon lui, il a bien combattu, mais il manque de technique et d'entraînement. Ah ouais... Bon, peut-être. A vrai dire, il ne le démentirait pas. Par contre, qu'il ose encore l'appeler "petit" ! Il n'a vu qu'un aperçu de sa colère, alors il a intérêt à ne pas le provoquer de la sorte.

« Tu m'appelles pas "petit". »

Dit-il en se plaçant devant le lycan pour l'empêcher de s'éloigner. Son regard est à la fois colérique et défiant, méchant, mais aussi joueur. Difficile de dire exactement à quoi Blerim joue. Il n'a pas vraiment réussi à évacuer toute sa colère sur le ring et il n'a pas non plus envie de lâcher l'autre partir. Est-ce qu'il a envie de le frapper encore ? L'idée est tentante, mais une partie de lui ne veut pas le faire. Mais cela ne l'empêche pas de sortir les griffes.

« C’est pas trop tard. Pour la... dérouillée. Tu comprends ? »

Il ne le lâche pas des yeux, se voulant intimidant. Mais, au bout de quelques secondes, cette hargne finit par se dissiper progressivement, laissant place à un air simplement fatigué.

« Moi, c'est Blerim. »

Dit-il, avant de le laisser passer, se dirigeant lui aussi vers les vestiaires. Ce n'est pas lui sa vraie cible ce soir, et dans le fond, l'ex-trafiquant le sait. Ce type ne lui a rien fait, les vraies cibles de sa haine sont loin d'ici. Peut-être qu'un jour il pourra les retrouver en face et n'en faire qu’une bouchée d'eux. Mais là, c'est inutile de s'acharner sur lui comme un idiot, pas vrai ?


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Matt Tuder
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Posté le Mer 4 Jan - 16:51, vous pouvez
Depuis qu’il avait failli tuer Sophie et Damian, Matt s’était donné corps et âme dans la boxe et l’Arène. Il essayait de ne pas en faire un nouveau train de vie quotidien, mais dérouiller ses muscles lui faisait un bien fou. Il avait perdu du poids, gagné en muscles, bref tout laissait penser qu’il ne voyait plus Sophie depuis un moment. Il n’avait pas prit la peine de recontacter Damian depuis maintenant 1 mois. L’Elfe l’avait déçu sur tous les niveaux. Comment pouvait-il lui faire confiance à présent ? C’était dur, trop dur de le revoir, de lui faire face. Il revoyait sans cesse le visage de Sophie, sa voix tremblante alors qu’il lui avait envoyé des paroles cinglantes à la figure. Dans un sens il s’en voulait atrocement de ne plus les voir, mais dans un autre sens il savait que leur faire face lui fera du mal.

Berlim. Voilà comment ce jeune homme se prénommait. Son accent, sa façon de parler, tout prouvait qu’il n’était pas d’ici. Un lycan qui n’est pas originaire de Réversa ? Qui était donc l’imbécile qui l’avait transformé ? Matt ne put s’empêcher de sourire lorsqu’il le menaça. Il croyait s’attaquer à qui comme ça ? Visiblement ce Berlim ne savait pas trop dans quoi il mettait les pieds. Pour commencer, il devait certainement faire bande à part. Or un lycan seul, n’est rien face à un lycan appartenant à une meute. Un loup solitaire fini toujours par avoir des ennuis. Matt passa son chemin pour regagner les vestiaires.

« Moi c’est Matt ! » dit-il sur un ton des plus sympathique. « La dérouillée attendra. Ca me fait du bien de finir sur une note positive. Tu n’es pas vraiment d’ici si je ne m’abuse ? Ton accent … tu n’es pas originaire de Réversa. »

Matt ouvrit le casier pour y attraper une serviette et s’essuya le visage. Celui-ci était couvert de sueur et de sang de ce cher Berlim. Le jeune homme paraissait nerveux, voire anxieux. C’était un peu étrange comme situation. Matt n’avait pas l’habitude de parler à des étrangers. A vrai dire, il n’avait jamais rien connu d’autre que Réversa. Ainsi, l’accent Anglais était certainement la seule langue qu’il n’avait jamais entendue en dehors de la télévision ou la radio.

« Un conseil d’ami … Réversa n’est pas une ville, comment dire, facile à vivre. Je te conseille donc de te faire des amis, plutôt que des ennemis. »

L’avocat le considéra pendant un instant. Il attrapa une serviette propre et la balança à l’étrange personnage.

« Tiens, attrape ça. T’as vraiment une sale gueule. Je t’invite à boire un coup pour fêter ce beau combat. Si ça te dit bien sûr. »

Matt était curieux d’en apprendre d’avantage sur ce Berlim. Réversa recelait de curieux phénomènes et il était parfois intéressant d’en apprendre d’avantage pour se sortir de mauvaises situations. Il faut dire qu’à travers de son métier, il en avait vu de toutes les sortes.


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Blerim D. Troshani
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Posté le Lun 9 Jan - 3:11, vous pouvez
Encore un qui remarque qu'il vient d'ailleurs... Mais l'Albanais ne s'étonne même plus ; après tout, on le lui dit tout le temps. Pourquoi mentir ? Son accent est tellement évident, son manque de vocabulaire est assez flagrant parfois... C'est pas la peine de nier alors. Il ferait mieux de prendre des cours, histoire de combler ses lacunes, mais pour l'instant, le lycan n'a pas encore franchi le pas. Peut-être que dans quelques temps il se lancera, cela ne lui fera pas de mal.

« Je suis albanais. »

Dit-il, pendant que l'autre lycan s'essuie le visage. Blerim s'assied deux secondes, saisi par la fatigue qui s'abat désormais sur lui. L'adrénaline redescend et la réalité le rattrape. L'idée de recommencer à se battre avec le dénommé Matt lui semble absurde maintenant, tout comme le fait même de s'être rendu ici pour taper sur d'autres nocturnes. Qu'est-ce qu'il fait de sa vie, hein ? Du grand n'importe quoi, maintenant qu'il y pense. Mais enfin, à partir du moment où il est devenu le bras droit de son oncle, sa vie est devenue du grand n'importe quoi, de toute façon. Certes, son enfer est désormais fini, Dardan est mort, et lui est libre... Mais, quelque part, il se sent toujours prisonnier. Prisonnier de son passé, de ses choix - forcés ou non -, qui ont fait de lui une terrible personne.

Blerim relève son regard clair vers l'Anglais suite à son "conseil d'ami". Un léger sourire en coin, narquois, vient s'installer sur sa bouche.

« C'est plus... facile de faire des ennemis. »

Dit-il, avant de baisser à nouveau son regard et de pousser un soupir. Il est doué pour se faire des ennemis, ça, c'est sûr et certain. Il a pris l'habitude, à force de devoir jouer tout le temps le rôle du méchant. Blerim attrape la serviette propre que le brun lui lance, avant de le remercier d'un signe de tête. Le Balkanique s'essuie alors son visage, ôtant le sang et la sueur qui couvraient jusque-là ce dernier. Curieusement, l'ancien trafiquant a presque la sensation qu'il est en train d'enlever un masque. Son animosité vis-à-vis de Matt s'est envolée, son air dur également. Il ne reste que la fatigue. Et les marques que les coups de son adversaire ont laissé sur son visage, bien entendu.

Matt semble cependant prêt à laisser ce combat derrière eux et il l'invite à boire un verre. Blerim le regarde, un peu surpris, presque méfiant. Son premier instinct, c'est de lui dire non. Mais il ne fait rien, il ne dit mot. Il laisse deux, trois secondes s'écouler, puis enfin, il décide de répondre à sa proposition.

« Oui. Ça me dit. J'ai besoin de faire des amis, hein ? »

Répond-t-il avec un sourire narquois. Le pire, c'est que c'est vrai... Et dans le fond, le lycan le sait pertinemment. Alors c'est en partie pour ça qu'il a accepté. Et puis, boire un verre dans un bar, ça n'a jamais tué personne. Il n'a plus qu'à se changer et il sera prêt à l'accompagner le Réversien vers un bar de son choix.

« Euh... Tu fais partie de la Meute, toi ? Ou tu te... méfies ? »

Bah quoi ? C'est toujours bon à savoir, ce genre de choses. Surtout quand on traîne avec un lycan inconnu.


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Posté le Lun 9 Jan - 21:22, vous pouvez
La vie à Réversa n’est pas une mince affaire. Matt le savait bien. Rien, absolument rien n’était acquis. Les affaires qu’il traitait quotidiennement le démontraient assez bien. Combien de Vampires et de Lycans étaient montrés du doigt pour un meurtre qu’ils n’avaient pas commis ? Combien étaient les premiers suspects ? La justice était infiltrée par la corruption et le lycan le savait que trop bien. Malgré tout, il avait réussi à en sauver plus d’un. Après tout, c’était son job. Connaître les ficelles du métier pour dissimuler au mieux un meurtre. Rendre la liberté à un condamné.

Il n’était pas toujours fier de ses actions, de libérer des criminels, mais savait qu’il n’était pas évident d’être un Nocturne. Certains étaient plus faibles que d’autres. N’avait-il pas lui même tué une jeune humaine sans défense ? Tout le monde n’avait pas une Meute pour le défendre. Alors, il se donnait corps et âme pour défendre ceux qui en avaient le plus besoin. Ce n’était que son métier. Un métier qui lui coûtait plus qu’il ne le pensait.

S’enticher d’amour pour une humaine lui semblait le bon compromis pour montrer aux yeux des Réversiens, qu’il était possible qu’un lycan ne fasse aucun mal à un humain. Il voulait leur prouver que tous les Nocturnes n’étaient pas démuni de bonne foi. Qu’ils savaient se contrôler. Mais visiblement, il avait tort. Leur instinct primaire demandait du sang, du combat, de la chair. Qu’il soit Lycan ou Vampire. Les Nocturnes n’avaient rien de citoyens dociles et tranquilles. Ce n’était qu’une façade.

Il regrettait ses torts. Il regrettait le tournant que prenait cette situation. Il voulait que les choses changent, mais pourtant rien n’y faisait. Il n’était que le pion d’une tragédie. Sa vie était une tragédie. Mais il s’en sortait plutôt bien, du moins pour le moment. Depuis ses 17 ans, il n’avait jamais commis le moindre meurtre. Mais l’idée qu’il ait pu tuer sa femme et son meilleur ami, avait encore du mal à passer. Malgré les mois qui s’étaient écoulés. L’Arène lui permettait d’oublier, l’espace d’un instant, l’arme de guerre qu’il était. Il se défoulait, apaisait son loup et lui permettait d’être plus serein.

Après s’être lavés, séchés et habillés, les deux combattants quittèrent les vestiaires pour remonter le long et sinueux couloir de l’Arène. Il y faisait sombre, une odeur acre de sueur se dégageait des lambeaux de tapisserie qui se décollaient des murs. De nombreuses traces de griffures ornaient l’allée, comme si certains combats de l’Arène se déroulaient même en dehors du ring. Son sac de sport sous le bras, Matt observait curieusement Blerim. Curieux personnage que celui-ci.

« Je ne t’ai pas répondu toute à l’heure Blerim … mais oui, je fais partie de la Meute. Du moins, j’ai grandi au sein de la Meute. J’ai pensé qu’on était une sorte de grande famille, sur laquelle je pouvais compter. Mais visiblement, j’avais tort. »

Il se rappelait des paroles de Robert. Apparemment, c’était lui et ses compères du bar qui l’avaient couvert. Après son attaque dans le bar, des Humains avaient certainement appelé des membres de l’Ordre à la rescousse. Ca ne fait jamais bon genre de voir un Lycan se transformer dans les toilettes d’un bar-restaurant. Enfin bref, il était sain et sauf, c’était l’essentiel.

« Et toi mon brave ? Tu m’as l’air d’être un loup solitaire. Y’en a quelques uns ici, mais ils ne font jamais long feu … le peu que je connaisse ont fini par passer le Rituel, ou séjourne en prison. »

Ou pire … Il n’essayait pas d’imaginer la période des Anges et leur régime de la terreur. Si Blerim n’était pas d’ici, alors il n’avait pas besoin de connaître le passé morbide de cette ville misérable.

« Tu m’as dit être Albanais n’est-ce pas ? Qui a bien pu avoir l’audace de t’avoir mordu. Mordre un étranger … c’est quand même pas très intelligent. Tu connais le nom de ton Alpha ? »

Les deux protagonistes arrivèrent enfin à la sortie de l’Arène. Matt poussa la porte principale et ils débouchèrent sur le parking. Le couloir était si sombre, que la lumière blanchâtre du soleil lui piquait les yeux. Sa pupille se dilata, lui procurant une vue assez trouble pendant quelques secondes. Matt n’aimait pas être vulnérable, même quelques instants. Il ne savait pas pourquoi, mais depuis que les médias avaient levé le voile sur Réversa, il avait ce pressentiment que les choses pouvaient mal tourner d’un moment à l’autre pour les Nocturnes.

Matt lui indiqua une table ronde d'un snack. Ils s'installèrent à l'abris des regards derrière une haie de thuya.


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Posté le Jeu 12 Jan - 19:46, vous pouvez
Les deux hommes quittent les vestiaires, après s'être lavés, séchés et habillés, ressemblant à nouveau à deux types normaux et non pas à des pugilistes salement amochés. Blerim se demande encore si c'est une bonne idée d'aller boire un verre avec ce loup, mais finalement, il fait un effort pour ne pas s'en aller comme un lâche. Méfiant, l'Albanais ne peut s'empêcher de se poser des questions, mais il sait aussi que ça pourrait être une bonne chose s'il côtoyait d'autres lycans comme lui. Il est là, à Réversa, dans une ville qui en regorge, alors pourquoi pas ? S'il n'aime pas ce type, s'il le provoque, eh bien, il n'a qu'à foutre le camp et c'est tout. Sinon, ça aura été une simple rencontre plus ou moins amicale, sans plus. Pas la mer à boire donc.

Matt prend alors la parole, répondant enfin à la question qu'il avait esquivée tout à l'heure. Blerim ne s'attendait plus réellement à ce qu'il lui réponde, à vrai dire. Après tout, peut-être que l'Anglais était lui aussi un solitaire, un paria... Comme pourrait-il le savoir, hein ? Mais il paraît que Matt fait bien partie de la Meute. Ou du moins, il a grandi au sein de celle-ci. Néanmoins, le lycan semble un peu déçu par cette "grande famille", sur laquelle il n'a pas pu compter. Ronan l'avait prévenu, lui avait dit de se méfier. Apparemment, il n'avait pas tort... L'étranger se contente finalement de hocher lentement la tête, sans piper mot. Puis l'autre homme lui retourne la question, se doutant que l'ancien trafiquant est un loup solitaire. Blerim étire un léger sourire en coin.

« Je préfère être seul que mal accompagné. »

Répond-t-il en haussant les épaules. Et quelle réponse, hein ? Monsieur fait des progrès, mine de rien. Car là, c'est justement ce qu'il voulait dire, il n'y avait pas de meilleure expression. Solitaire ou pas, cela ne le gêne pas tant que ça de ne pas faire partie d'une meute. Ce n'est pas comme s'il avait grandi au sein d'une grande meute, il ne faut pas l'oublier. Son grand-père était un lycan, son arrière-grand-père aussi... Mais ce dernier, il ne l'a pas connu. A part eux, il y avait juste son oncle, Dardan, le terrible trafiquant sans scrupules, sans cœur, sans rien. L'homme qui a détruit sa vie, sa famille, sa petite sœur... L'homme qui a corrompu son âme. En quelque sorte, c'était lui son Alpha. Mais bon, si c'était effectivement le cas, le jeune homme l'a tué. Donc, c'est lui l'Alpha de sa propre meute. Une meute qui n'existe pas, mais tant pis. Il n'a pas à se plier à personne d'autre.

« Tu m’as dit être Albanais n’est-ce pas ? Qui a bien pu avoir l’audace de t’avoir mordu. Mordre un étranger … c’est quand même pas très intelligent. Tu connais le nom de ton Alpha ? »

« Je suis albanais, oui. Et je suis mon Alpha. Je suis un vrai loup. »

Pas un mordu. Il a toujours su qu'il était possible de devenir un loup par morsure, mais dans leur famille, c'était interdit de le faire. Et puis, ils vivaient dans les Alpes albanais, loin de tout et de tous. Pas d'humains autour, ou pas trop, et les routes menant jusqu'à leur village étaient particulièrement mauvaises... Ils étaient isolés, et pouvaient parfaitement lâcher le loup dans les grandes forêts et se nourrir autrement. La Nature était généreuse à Valbona, il y avait tout plein d'animaux qui leur permettaient d'assouvir leur besoin de chasser. En revanche, quand Blerim est parti à Tirana avec son oncle, il n'est pas sûr de ne pas avoir mordu des gens. Il espère que non. Mais ce n'est pas son oncle qui lui a rappelé qu'il fallait faire attention. Ce type était un véritable salaud.

Le lycan des Balkans accompagne l'autre loup, s'installant finalement derrière une haie de thuya. La conversation se poursuit.

« Mon grand-père est un loup, mais pas mon père, et pas mon frère. Mais mon grand-père est mort avant que je deviens loup... Alors, je vais vivre avec mon oncle, il est un loup. Mais c'est un mauvais loup. Et après, j'arrive à Réversa... par hasard. Avant, je ne sais pas qu'il y a d'autres comme moi. La Meute, les loups... C'est étrange pour moi. Je préfère être seul. »

C'est marrant. Il ne comptait pas s'ouvrir, mais il a fini par le faire. Blerim n'a pas l'habitude d'en parler, mais dans le fond, il en a besoin. Néanmoins, il sait qu'il doit faire attention à ce qu'il dit. Il ne veut pas que ce type aille le dénoncer à la Meute.

« Et toi ? T'as un problème avec ta Meute ? »


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Posté le Sam 14 Jan - 11:50, vous pouvez
Matt écouta attentivement son interlocuteur. Une serveuse vint prendre leur commande. Les deux hommes optèrent pour une bière blonde, classique, mais efficace. L’avocat était très intrigué par l’Albanais. Même s’il avait quelques difficultés à le comprendre à cause de son accent prononcé et de ses fautes d’anglais, il restait captivant. Il sentait une certaine distance que le lycan essayait de créer. Comme si chaque seconde pouvait être la dernière. Matt ne savait pas ce que Blerim avait pu vivre avant de venir à Réversa, mais il voyait bien que quelque chose n’allait pas. Blerim présentait tous les sens de quelqu’un de pris au piège. Quelqu’un que l’on surveille, ou quelqu’un qui a du se cacher pendant une longue période de sa vie. Même si physiquement ce jeune homme ne présentait aucun traumatisme, son aura dégageait quelque chose d’étrange.

Lorsque la serveuse revint à leur table pour déposer les bières, Matt accorda un large sourire amical à Blerim. Il n’était pas là pour l’interroger et le pousser à se dévoiler, même s’il en avait terriblement envie. Alors, pour détendre l’atmosphère et lui montrer qu’il ne lui voulait que du bien, Matt lui tendit son verre.

« gëzuar !”

Oui, il avait entendu ça dans un film Albanais. Certes, c’était le seul mot qu’il connaissait, mais peut-être que ça pouvait décompresser Blerim. Ca ne devait pas être évident de se retrouver à Réversa, dans une ville perdue de l’Angleterre, en ne maitrisant que très peu la langue. Mais l’essentiel, c’était qu’ils se comprenaient. Matt bu une gorgée, jeta un coup d’œil autour de lui, puis laissa échapper un long soupire. Il n’aimait pas vraiment parler de la Meute, mais Blerim s’était dévoilé en partie. Alors, il était de son devoir de faire de même.

« Je n’ai pas vraiment de problème avec la Meute, c’est juste que … ils en attendaient beaucoup de moi et je pense les avoir déçu. Quand j’ai décidé de quitter le Manoir pour aider ma mère à monter son commerce, je pense que j’ai cassé quelque chose avec mes camarades lycans. On ne choisit pas vraiment sa Meute, on la subit. L’Alpha voyait un potentiel en moi … un potentiel que je n’ai pas mis au service de la Meute et que je n’ai pas voulu exploiter. »

Son regard se porta sur sa bière. Il l’analysa vaguement, comme s’il s’agissait de la chose la plus importante du monde. Ce moment d’égarement ne dura qu’un bref instant.

« Je suis avocat en criminologie. Mon devoir c’est de défendre les Nocturnes accusés de meurtre. Ce n’est pas toujours évident. Les Humains nous méprisent, nous jugent et ne pensent pas qu’on puisse représenter quelque chose de bien. Bref, j’ai essayé de prouver le contraire en m’isolant de la Meute, en me prenant un appartement au sein d’un immeuble rempli d’Humains. En me mariant avec une Humaine, en évitant de me transformer … mais au final tout ceci n’a servi à rien. »

Oui, au final Matt était un lycan. Et un lycan a besoin de chasser, de tuer, de se nourrir. Les Humains n’avaient pas tort sur le compte des Nocturnes, la Meute n’avait pas tort sur le fait que des Nocturnes et des Humains ne peuvent cohabiter ensemble. Il en avait fait les frais quelques mois plus tôt. Matt s’en voulait d’avoir été si naïf durant toutes ces années.

« Appartenir à une Meute ou pas … ce n’est pas vraiment la question. C’est plutôt comment toi tu gères le truc. Comme tu acceptes ta situation. »

Il reprit une gorgée, avant de poser ses yeux sur le visage du jeune homme.

« Humm mais dis moi … comment tu es atterri ici ? Je pensais que les Lycans et les Vampires étaient cloitré à Réversa de génération en génération … tu viens d’Albanie et tu m’as dit que t’es Lycan par le sang … je ne pensais pas que c’était possible. Il ne doit pas y avoir beaucoup de lycans là bas. Tu es arrivé quand ici ? »


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Blerim D. Troshani
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Posté le Jeu 19 Jan - 17:00, vous pouvez
Blerim relève son regard clair vers l'autre homme. Surpris, il ne s'attendait pas du tout à ce qu'il lui parle en albanais. Même s'il ne s'agit là que d'une simple expression utilisée lorsque les gens trinquent et donc, pas quelque chose de forcément obscur. Cela dit, l'ancien trafiquant trouve cela louche. Après tout, il est un fugitif, recherché pour meurtre dans son pays. Les hommes de son oncle le cherchent, il s'en doute bien. Même si Réversa et sa quarantaine l'ont protégé depuis son arrivée, la vérité est que le fait que le monde entier soit désormais au courant pour les Vampires et Lycans qui vivent ici pourrait bien éveiller la méfiance de ses ennemis. Ils lui ont tiré dessus à Bristol, alors qu'il les avait suivis afin de retrouver sa sœur, qu'ils avaient kidnappée pour la vendre comme une vulgaire prostituée, sur l'ordre de son oncle. Or, Bristol est sous quarantaine aussi... Pas besoin d'être un génie pour se demander où est-ce qu'un loup comme lui aurait pu se cacher.

Alors voilà, si l'Albanais est parano, il a de très bonnes raisons pour cela. Et le fait que ce loup lui parle en albanais, ça n'aide pas. Néanmoins, le Balkanique n'est pas sûr non plus que le brun soit un ennemi potentiel. Il l'a affronté à l'Arène par hasard, il ne le connaissait pas, et ce n'est pas l'Anglais non plus qui l'a approché après le combat... Si le jeune homme se dévoile maintenant, l'accusant d'être un espion payé par le réseau criminel de Dardan ou quoi que ce soit, il sait qu'il ne fera que se tirer une balle dans le pied. Enfin, façon de parler. Et là... Matt finirait certainement par se méfier de lui. Ainsi, Blerim se contente de lever son verre, souriant. Il préfère le tester. Pour une fois, il a pris le temps de réfléchir, de garder la tête froide, plutôt que d'agir impulsivement. Comme s'il s'agissait d'une expression albanaise tout aussi normale, le lycan lui répond dans sa langue natale :

« Gëzuar ! Mais si c'est eux qui t'envoient, je vais devoir te tuer ! »

Puis il sourit comme si de rien n'était. L'homme observe le Réversien. Matt ne semble pas se douter de la menace que Blerim vient de proférer à son encontre, ce qui représente un soulagement aux yeux de l'étranger. Celui-ci lâche alors un léger rire, plus détendu, puis il reprend, cette fois-ci en anglais.

« C'est une... expression. Chez moi. »

Allez, et maintenant on boit un bon coup pour faire descendre les mensonges et la méfiance. Quoique, cette dernière ne disparaît pas totalement. Le jeune loup ne peut se le permettre, et à se demander si jamais il le pourra. En tout cas, la conversation se poursuit. Ils parlaient de la Meute de l'Albanais, avant cette pause-gëzuar, et Matt lui avait dit qu'il s'était trompé à propos de sa Meute, cette grande famille qui apparemment n'en était pas vraiment une. Ainsi, Blerim est curieux de savoir si l'Anglais a un problème avec sa Meute, histoire de comprendre aussi comment ils fonctionnent. Mais, au fur et à mesure que l'Anglais lui explique tout, il retient surtout la partie où il dit qu'on ne choisit pas sa Meute, mais qu'on la subit. Voilà quelque chose qui ne le surprend pas, et qui le conforte dans son idée de se tenir à l'écart. Pas d'aide de la part de ses semblables, certes... mais pas d'emmerdes supplémentaires non plus. Et ça, c'est non négligeable dans son cas.

En tout cas, Matt semble se perdre un peu dans ses pensées. Il parlait de potentiel, de déception. Blerim n'a pas tout compris, mais il peut sentir les regrets dans la voix de l'autre homme. Il ne dit rien, ce sont ses regrets, c'est sa vie. Il n'a pas son mot à dire. Puis, finalement, le Réversien lui dit qu'il avocat en criminologie, qu'il défend les Nocturnes accusés de meurtre. Intéressant, hein. Et encore plus intéressant, c'est que Blerim a compris chaque mot de ce qu'il a dit cette fois-ci ! Comme quoi, quand le sujet l'intéresse, son cerveau se met en mode Google Translator, mais en plus efficace quand même.

« Dis pas ça. T'aides les gens... Et la Meute fait quoi ? Rien. »

Après, il en sait rien. Mais c'est l'impression qu'il a après l'avoir entendu parler. Puis bon, si jamais il a besoin d'un avocat qui aide les Nocturnes, il vaut mieux le caresser dans le sens du poil. Façon de parler, encore une fois. Quoi qu'il en soit, Blerim l'a déjà compris, ce n'est pas toujours facile de faire partie d'une Meute, d'accepter sa situation et l'intervention des autres. L'Albanais hoche lentement la tête tout en sirotant sa bière. Il s'en passera bien de ce genre d'emmerdes, hein. Il est enfin libre, après presque huit ans d'enfer. Il peut enfin être qui il veut, ou du moins, essayer. Sa vie n'est pas parfaite, loin de là, et il n'est pas vraiment heureux à proprement parler, mais en tout cas, il s'en fout de l'avis de la Meute. Qu'ils se démerdent, c'est ce qu'il fait de son côté. Tiens, et puisqu'on parle de se démerder, Matt lui demande comment il a atterri à Réversa. Ah... THE question. Blerim soupire légèrement.

« Ma copine... Ma copine est de Bristol. Je suis là pour la voir, mais... C'est fini. Il y a quelques mois... Et après, il y a quarantaine, je dois rester. C'est comme ça. »

Allez, avouez, c'est hyper clair, hein ? Mais franchement, Blerim préfère ne pas l'être. Il y a certains secrets qui doivent rester là où ils sont, loin de la vue de Matt. Prochaine question : comment ça se fait qu'il soit un lycan pure souche mais aussi qu'il ne vienne pas de Réversa ? Ah, encore une de ces questions difficiles... Non seulement du point de vue de la grammaire et du vocabulaire, en plus.

« Mon grand-père est loup. Et son père aussi. Mais pas tout le monde. Je pense que... Le grand-père... du grand-père du grand-père... est de Réversa et il va vivre en Albanie ? Je ne sais pas. Je connais pas Réversa avant. »

Blerim hausse les épaules avant de pousser un rire amusé. Tout ceci est tellement absurde... Peut-être que c'est bien ça, que ses ancêtres étaient des lycans réversiens qui ont fui la ville pour s'installer dans les Alpes albanais, loin de tout et de tous, gardant le secret sur leurs origines, faisant croire à leurs enfants et petits-enfants qu'ils étaient juste une famille spéciale, choisie par Dieu pour être des hommes-loup. C'est ce que le jeune loup croyait, avant de débarquer ici et de commencer à parler avec d'autres loups ou avec des gens qui connaissent mieux la situation de Réversa et son histoire. Aujourd'hui, il ne pense plus réellement que sa famille était spéciale, mais bien... une famille de loups, tout simplement, comme celles que l'on trouve ici, dans cette ville étrange.

« Tu crois que... La quarantaine finit un jour ? »


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Posté le Sam 28 Jan - 15:13, vous pouvez
Matt continuait à observer d’un air curieux Blerim. C’était un étrange personnage. Il avait l’impression qu’il portait un lourd bagage sur son dos, qu’il n’osait pas dévoiler. Après tout, ils ne se connaissaient pas vraiment. Mais ils avaient tout leur temps pour apprendre d’avantage l’un envers l’autre. Matt plongea ses lèvres dans sa boisson amère, puis écouta attentivement le discours décousu de son partenaire de scène. Il ne comprenait pas très bien sa venue ici. Si sa copine était à Bristol, qu’est-ce qu’il faisait à Réversa ? Peut-être s’était-il trompé de station de train ? Non, impossible … Réversa était incartable et il était quasi impossible d’entrer dans la ville sans motif réel. Puis même, Matt Réversien d’origine, n’avait jamais pu quitter la ville juste pour des vacances. Les Nocturnes, c’est bien surveillé.

La quarantaine … drôle de question. Matt n’en savait fichtrement rien. Il n’avait jamais mis les pieds en dehors de la ville, alors pour lui, qu’il y ait quarantaine ou pas, ça ne le dérangeait pas vraiment. C’était plus ces heures à respecter, ce couvre feu absurde. Mais bon, il valait mieux respecter les règles pour éviter les problèmes. Après tout, il avait assez attiré les ennuis ces derniers temps. La Meute lui en voulait encore pour cette histoire dans le bar. Il avait perdu un ami proche et sa femme, ce qui avait eu l’effet contraire de tout ce qu’il avait bâti jusqu’à aujourd’hui.

« La quarantaine … elle finira par être levée. Quand ? Je n’en sais rien. Ils ne peuvent pas fermer les portes de la ville indéfiniment. Mais bon, en réalité on a toujours été prisonnier de cette ville malgré la mise en quarantaine. Pourquoi, tu comptes retourner en Albanie ? »

Matt reposa sa boisson sur la table. Il resserra ses doigts sur le verre et tendit l’oreille. Il ressentait quelque chose de bizarre. Comme si on les observait, comme s’ils n’étaient pas seuls. C’était un sentiment qu’il n’aimait pas du tout. Mais peut-être qu’il psychosait tout simplement … depuis les derniers incidents, il n’était plus le même. Il avait cette impression que les gens le regardaient différemment.

« T’as pas l’impression qu’on est observé ? »

Puis soudain, une salve de balles leur tomba dessus. Une camionnette blanche venait de passer, tirant sur la terrasse, sans la moindre hésitation. Les verres partirent en éclats, les tables, les chaises, les pots de fleurs, tout explosait sous l’impact des balles. Matt plongea au sol, entrainant Blerim avec lui.

« A MORT LES MONSTRES ! »

Matt se risqua à tendre le cou au dessus du muret pour observer la camionnette blanche partir en trombe. Il releva la plaque d’immatriculation sur son portable, puis se retourna rapidement vers Blerim, légèrement sonné.

« Ca va ? Tu n’as rien ? »

Son cœur battait la chamade. Depuis que le voile a été levé sur la ville, Matt avait cette étrange impression que les Nocturnes ne feraient plus long feu. Le corps de la serveuse gisait sur le sol, une marre de sang se dessinait doucement autour d’elle.

« Merde… »

Etrangement, Matt avait l’impression d’être responsable de sa mort.


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Blerim D. Troshani
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Posté le Jeu 2 Fév - 15:07, vous pouvez
Blerim boit une nouvelle gorgée de bière, l'air pensif. Si la quarantaine est temporaire, comme on lui a dit, elle finira bien par être levée, sûrement. Mais quand ? Lui aussi se pose la question, depuis de longs mois désormais. Il n'a jamais prévu de rester à Réversa, il n'a jamais prévu de s'installer ici. En fait, il n'aurait jamais dû mettre les pieds dans cette ville, ce n'était pas dans ses plans. Sauf que les hommes lui avaient tiré dessus à Bristol lorsqu'il les suivait, désireux de sauver Drita, et il n'a pas eu le choix. Il s'est enfui, blessé, se vidant de son sang, marchant jusqu'à n'en pouvoir plus jusqu'à la ville la plus proche alors que la nuit était déjà tombée. Jamais il n'aurait pu deviner qu'il ne pourrait plus en ressortir avant un long moment ou encore qu'il trouverait d'autres loups et même des vampires ici. Ces découvertes, les mois que l'Albanais a passés à Réversa, son travail, son adaptation plutôt réussie malgré la barrière de la langue et de son passé douteux, tout cela a fait que l'étranger ne sache plus réellement ce qu'il veut faire à l'avenir.

« Je sais pas... Peut-être. Je me sens bien à Réversa, mais... »

Retourner en Albanie est une idée qui le tente et l'effraye à la fois. C'est son pays, sa patrie... et ça n'a rien à voir avec l'Angleterre. Oh, il y a du bon ici, malgré la météo souvent peu réjouissante, tout comme il y a du bon en Albanie, malgré le fait que ce soit l'un des pays les plus pauvres d'Europe et également l'un des plus ravagés par le trafic humain et de drogue, comme il le sait si bien. A vrai dire, Blerim est partagé entre l'envie d'y retourner et l'envie de ne plus jamais le faire, peut-être bien pour rester à Réversa. Il ne sait pas. Et puis, il y a encore Drita, qu'il espère toujours retrouver un jour. Tant qu'il ne sera pas totalement sûr qu'elle est morte, il continuera d'envoyer des gens à Bristol pour essayer de la retrouver. Pour l'instant, il n'a pas eu de chance, mais peut-être que cela changera un jour, qui sait.

Alors que le Balkanique porte à nouveau ses lèvres à sa bière, le lycan remarque que quelque chose a attiré l'attention de Matt, sans savoir quoi exactement. Le brun lui demande alors s'il n'a pas l'impression qu'ils sont observés. Etrangement, il avait une sensation étrange depuis quelques minutes, mais il s'est dit simplement que c'était juste parce qu'il était en train de penser à sa petite sœur disparue. Sauf que quand Blerim s'apprête à lui répondre, un bruit qu'il reconnaîtrait entre mille se fait entendre : une balle fuse juste au-dessus de sa tête, puis une autre et une autre, jusqu'à ce qu'il arrête de compter, désormais au sol, entraîné dans sa chute par l'autre loup. Autour d'eux, des cris de panique se répandent, tandis que tout explose sous l'impact mortifère des balles. Immobile, le cœur battant à tout rompre, l'ancien trafiquant ne bouge pas, essayant de garder son sang-froid, même si en réalité il a peur. Puis Matt prend le risque de jeter un œil à ce qui se passe et de noter quelque chose sur son portable.

Un soupir soulagé franchit alors la bouche de l'Albanais. Ils sont partis, qui qu'ils soient. Ils sont partis, et lui est toujours en vie. Autour d'eux, les gens sont tous par terre, certains morts, d'autres blessés, et d'autres encore simplement effrayés par cette attaque sauvage et cruel. Blerim se redresse lentement, un peu méfiant, puis il regarde Matt. S'il n'avait pas été aussi rapide et qu'il ne l'avait pas entraîné avec lui vers le sol, peut-être que l'étranger serait mort à l'heure actuelle.

« Ça va... Merci. Et toi, ça va ? »

A première vue, ça en a l'air, mais parfois les apparences sont trompeuses. Le jeune homme pose alors les yeux sur la serveuse, qui est désormais morte. Elle a eu moins de chance qu'eux, c'est dommage. Mais voilà, le danger semble être passé, alors Blerim ne panique pas. Au contraire, sa respiration se calme, son rythme cardiaque aussi. Il a envie de s'en aller d'ici, de rentrer chez lui. Entre son combat raté et ce qui vient de se produire, il se demande s'il n'aurait pas fait mieux de rester dans son appart' miteux.

« Maintenant... On parle avec la Police ? L'Ordre ? »

Ça, il n'a pas vraiment envie de le faire, par contre. Il ne manquerait plus qu'ils s'intéressent à lui et qu'ils commencent à fouiller là où il ne faut pas... Ouais, il s'en passerait bien. Mais bon, s'il le faut vraiment, il n'aura pas le choix.


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Posté le Sam 11 Fév - 11:09, vous pouvez
Parler à la police ? L’idée tentait beaucoup Matt. Mais il savait aussi que ça ne servait à rien. A quoi bon ? Le police n’était jamais du côté des Nocturnes et surtout pas de deux hommes lycans. « Si on leur avait tiré dessus, c’est qu’ils le méritaient. » Matt était avocat et savait parfaitement comment fonctionnait la loi dans cette ville. Elle n’avait rien de juste. Les Nocturnes devaient se débrouiller par eux mêmes.

Il jeta un triste regard vers la serveuse. Son corps inerte, sur le sol, sans vie, lui donnait un arrière goût étrange au fond de la gorge. Il avait presque l’impression d’être responsable de ce carnage. Blerim paraissait inquiet par la situation et Matt ne pouvait que le comprendre. Mais en même temps, il n’avait pas l’air si traumatisé que ça. Peut-être parce qu’il était lycan et qu’il encaissait les coups plus facilement qu’un humain ? Même vivre une situation pareille aurait dû le mettre en état de choc. Du moins, c’est ce que Matt avait vécu la toute première fois qu’on avait essayé de le tuer.

Sans dire un mot, il enjamba les pots cassés, les bouts de chaises éparpillées, pour jeter un coup d’œil dans le café. Personne. Il fit signe à Blerim de l’aider à transporter le corps de la serveuse et de le poser sur la banquette d’un banc à l’intérieur. Il fallait réfléchir. Ne pas appeler la police n’était pas la solution, après tout, ils n’allaient pas laisser le corps de cette pauvre fille pourrir ici. Mais rester sur les lieux, c’était également les condamner. Car cette fille avait forcément une famille. Une famille qui voudrait que la justice s’applique, une justice aveugle qui ne chercherait pas bien loin des coupables. Quoi de mieux que deux lycans responsables ? Même s’ils n’étaient pas les meurtriers (car aucune arme de crime visible), Réversa pouvait les accuser comme étant la cause du meurtre. Ca suffisait largement à leur imposer le Rituel ou à les voir croupir en prison pour quelques années.

Matt passa une main dans ses cheveux. Il tournait en rond pour essayer de trouver la bonne solution au problème. Mais pour la première fois de sa vie, il ne trouvait rien.

« Non non non … appeler la police c’est simplement nous attirer encore plus d’ennuis. Il faut qu’on se débrouille par nous mêmes. Déjà, il faut nettoyer nos empreintes, notre passage dans ce café. On appelle la police via une cabine téléphonique pour leur signaler une fusillade dans ce café, puis on recherche ces hommes pour les stopper. J’ai leur plaque d’immatriculation. Il suffit que je donne un coup de fil à un bon ami qui bosse pour l’Ordre, il nous retrouvera le propriétaire du véhicule facilement. »

Matt passa derrière le comptoir. Il avait payé l’addition par espèce. Il suffisait d’effacer de la caisse leur passage et nettoyer toutes leurs empruntes, les bouts de verre de leurs consommations et de brouiller au mieux les pistes.

« Blerim, si tu ne veux pas avoir plus d’histoires, je comprendrais que tu ne veuilles pas me suivre. Mais je ne peux pas laisser ces hommes s’en tirer à si bon compte. La police ne nous aidera pas. Je connais assez bien le système de cette ville pour en être plus que convaincu. »


Il attrapa sa veste, puis l’enfila avant de se retourner vers l’étranger.

« Tu peux me suivre si tu veux. Je comprendrais que tu veuilles continuer ton chemin seul. Dis moi simplement ce que tu décides de faire. »

Puis, il jeta un bref coup d’œil vers la serveuse. Il ne pouvait pas laisser ces hommes s’en tirer à si bon compte après ce qu’ils avaient fait. Ok, on pouvait détester les Nocturnes, il le concevait. Mais tirer dans le tas, sans essayer de comprendre que des innocents pourraient en pâtir, ça non … il ne pouvait pas le permettre.


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Posté le Jeu 16 Fév - 22:38, vous pouvez
L'Albanais regarde autour de lui. Il l'a échappée belle, encore une fois. Méfiant, Blerim se demande si les tireurs étaient juste des Réversiens fous, ou simplement révoltés par la situation actuelle de la ville, ou bien d'hommes fidèles à son oncle, qui voulaient le tuer lui. Comment le savoir ? Ils ont dit "à mort les monstres" ou quelque chose dans le genre... Peut-être que c'étaient des racistes, tout simplement ? Le lycan passe une main dans ses cheveux, silencieux. Difficile de ne pas être parano après tout ce qui lui est arrivé. Il s'en rend compte. Il sait que parfois, il est terriblement méfiant, qu'il ne fait confiance à personne, qu'il est sur le qui-vive, même quand il n'a pas besoin de l'être. L'étranger aimerait être normal, vivre sans devoir regarder par-dessus son épaule... Mais comment pourrait-il se le permettre alors qu'il sait qu'on le recherche pour meurtre en Albanie, et peut-être même en Europe ?

L'ancien trafiquant aide Matt à transporter le corps de la serveuse et à la poser sur la banquette d'un banc à l'intérieur du café. Puis il demande à l'autre lycan s'il compte appeler la police. L'idée ne l'enchante pas, mais c'est probablement le mieux à faire. Non ? Blerim n'en est pas sûr, peu désireux de devoir témoigner et surtout, qu'ils le voient comme un suspect éventuellement. Visiblement, le loup anglais est du même avis, il préfère qu'ils se débrouillent par eux-mêmes. Néanmoins, le Balkanique hésite encore à suivre cette voie. Nettoyer leur passage dans ce café ? Appeler la police via une cabine téléphonique, puis aller après ces types ? Blerim se masse le menton, les sourcils froncés. Ça ne lui plaît pas trop, cette idée... Effacer des preuves, comme s'ils étaient coupables. Or, ce n'est pas le cas, ils n'y sont pour rien, cette fois-ci. Il a juste une sale gueule aujourd'hui, à cause du combat de tout à l'heure, mais ça s'arrête là. Il n'a rien fait de mal, et à ce qu'il sache, l'avocat non plus. Alors pourquoi agiraient-ils comme s'ils savaient d'avance qu'on les accuserait de quelque chose ? Ça ne servirait qu'à attirer l'attention des flics, non ?

Blerim ne dit rien, pensif. Pendant ce temps-là, Matt passe derrière le comptoir. Un soupir s'échappe d'entre les lèvres du jeune homme, tandis que ses yeux clairs se posent sur le Britannique. Probablement, le regard de l'Albanais a laissé transparaître son hésitation, puisque l'autre loup lui dit qu'il comprendrait qu'il ne veuille pas le suivre, afin d'éviter d'être mêlé à des histoires pas nettes, mais que lui, de son côté, comptait bien faire quelque chose. Il dit qu'il connaît bien le système de la ville... Probablement, ouais. Plus que l'étranger, en tout cas. Le lycan des Balkans commence à peine à comprendre Réversa, son histoire, ses habitants... Il ne connaît pas grand-chose au fonctionnement de cette étrange ville. Mais quand même, il n'est toujours pas sûr que ce soit une bonne idée d'agir par eux-mêmes.

« Les caméras ? »

Est-ce qu'il y en a ? Il n'est pas sûr que Matt ait vérifié... Voilà le genre de choses qui le fait hésiter à suivre le lycan. Vous me direz peut-être que Blerim est soudain devenu étonnamment prudent, qu'il a perdu son courage, son sang chaud... mais dans le fond, il veut juste éviter les problèmes. S'il y a ne serait-ce qu'une caméra en train de filmer leur comportement pour le moins suspect au premier abord, cela compliquera sérieusement les choses. Nouveau soupir.

« Je veux juste... aller à la maison, chez moi. Je suis fatigué, je veux pas de problèmes. »


Pour une fois, le loup préfère rester loin des ennuis. Incroyable mais vrai. Cela dit, alors qu'il se dirige vers la porte, il se retourne vers Matt.

« Ton numéro... Je te donne le mien. S'il y a souci, tu me dis. »


Il a la sensation que c'est une bonne idée d'avoir le numéro de Matt. Au cas où il découvre quelque chose sur ces hommes, quelque chose qui ait un rapport avec Dardan Ujkani et donc, avec lui. Mais aussi au cas où il aurait besoin d'un avocat. Il a besoin d'amis dans cette ville, et ils se font rares. Une fois les numéros échangés, Blerim le salue d'un signe de tête.

« Bonne chance. »


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Blerim D. Troshani
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Posté le Lun 20 Fév - 20:19, vous pouvez
RP TERMINÉ !


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Bloody hands [Matt]

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