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 Collapsing [Clara]

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Lorens Hepburn
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Posté le Jeu 29 Déc - 15:08, vous pouvez
Réversa et Bristol avaient beau être coupées du monde, contrôlées par les militaires, des dizaines d'étrangers, journalistes ou simples curieux, continuaient d'essayer d'entrer en ville. Visiblement, les récentes révélations avaient frappé les esprits et choqué le monde entier. Quelque part, Lorens pouvait parfaitement les comprendre. Ils avaient besoin de voir ça de leurs propres yeux. Voir que ces histoires sans queue ni tête étaient on ne peut plus vraies. Qu'il y avait réellement des vampires et des lycanthropes dans cette petite ville anglaise. Cela dit, ça commençait sérieusement à le faire chier. Parce que, il faut le dire, les Réversiens et toutes leurs emmerdes lui donnaient déjà des migraines terribles, alors... Il s'en passerait de bien de ces conneries.

C'était au Conseil d'agir. Oh, l'ancien elfe se doutait bien que les jeunes aristocrates avaient perdu de leur crédibilité aux yeux du gouvernement britannique, maintenant que la nature sombre de Réversa avait fuité, mais c'était tout de même à eux de contrôler ce genre d'histoires. Le fait qu'on fasse appel à l'Ordre pour tout et n'importe quoi, cela n'aidait vraiment pas. Déjà que les manifestations se multipliaient en ville, puisque les gens étaient nerveux, inquiets pour leur avenir. Les discours des représentants du gouvernement n'étaient pas vraiment rassurants, surtout pour les Nocturnes. Et qui dit Nocturnes nerveux... Eh bien, vous savez. Cela n'augurait rien de bon, évidemment. Mais bon, il n'y avait pas que les Vampires et Lycans qui étaient nerveux, et c'était bien cela le pire. Même dans l'Ordre, il sentait ses collègues plus tendues que d'habitude. Lui-même l'était, à vrai dire. Sans ses parties de chasses nocturnes redevenues plus fréquentes ces dernières semaines, il aurait certainement pété un câble. On se défoule comme on peut, pas vrai ?

Hepburn venait de finir de parler avec une brigade à propos d'un crime particulièrement violent et dont l'enquête venait de commencer. Je vous épargnerai les détails sordides, parce que ce n'était vraiment pas beau à voir. Comme trop souvent à Réversa, d'ailleurs. Parfois, Lorens ne s'étonnait même plus. Il était tellement blasé que cela ne le faisait même plus ciller. Alors qu'il buvait un verre d'eau, des jeunes policiers de son unité lui apprirent qu'une grosse manifestation était en train d'avoir lieu à l'Université. Pour l'instant, cela restait une manifestation pacifique, apparemment, mais... Sérieusement, ce n'était pas la peine de hausser les épaules et de se dire que cela irait, parce que dans une ville pareille, et avec des habitants pareils, cela n'irait jamais. Même avec un couvre-feu instauré depuis des semaines les criminels continuaient de perpétrer des horreurs inouïs. Alors, c'est dire...

Ce n'était pas forcément prévu, mais Hepburn décida de se déplacer à l'Université pour voir l'ampleur de la manif' et pour s'assurer que Clara Sedwick allait bien. Pas qu'il doute de ses compétentes en matière d'auto-défense, hein, mais puisqu'elle était son ancienne cheffe et aussi la compagne de son opposé et mère de l'enfant de celui-ci, le chef d'unité avait envie d'y aller. Surtout que c'était une excuse pour quitter, du moins le temps de quelques minutes, son bureau et d'être sur le terrain. Une fois sur place, accompagné par quelques jeunes policiers, Lorens demanda à parler à la rousse. Il ne connaissait pas très bien l'Université, mais il savait où se diriger pour parler à l'ancienne militaire. Quant à la manifestation, le moins que l'on puisse dire, c'est que ces gens étaient particulièrement bruyants. Ils se manifestaient contre quoi, d'ailleurs ? Le lien d'opposés ? La gestion de la ville ? Les Anges qui n'avaient toujours pas été jugés pour leurs crimes ? Ou bien contre le gouvernement britannique qui les gardait coupés du reste de l'Angleterre, et même du monde ? Peut-être que c'était un peu de tout, mais franchement, ils étaient tellement nombreux et bruyants qu'il ne saurait le dire exactement. Mais enfin, il se doutait quand même que c'était surtout l'avenir de Réversa et cette quarantaine interminable qui inquiétait le plus les gens. C'était probablement pour cela qu'ils maltraitaient ainsi leurs cordes vocales.

Quelques minutes plus tard, la silhouette familière de l'ange se dessina enfin, quelques mètres plus loin. Le trentenaire fit un léger signe de la main aux policiers afin qu'ils les laissent parler tranquilles. Ils savaient ce qu'ils avaient à faire, de toute façon : appeler des renforts, avant que ça ne dégénère. Pacifique ou pas, il s'agissait d'une manifestation bruyante dans une ville explosive. Pas besoin d'une grosse flamme pour que ça pète, il suffirait d'une étincelle. Alors autant être prêt. Lorens étira un sourire en coin, regardant d'un air plutôt blasé son ancienne instructrice. C'était plus fort que lui, à vrai dire.

« Bonjour, Miss Sedwick. Il paraît que même l'Université n'y échappe pas, hein ? Si hausser la voix servait à quelque chose dans cette ville, ça se saurait. »

Le policier poussa un léger soupir.

« Vous allez bien ? Et Cedric, il vous laisse dormir la nuit ? »


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Posté le Jeu 5 Jan - 19:58, vous pouvez
Ce qui avait commencé en un sitting pacifique bien qu’encombrant s’était transformé en seulement deux jours en une manifestation plantée sur une poudrière prête à s’enflammer. Si elle s’était douté, ne serait-ce que deux secondes que la situation risquait de s’envenimer de la sorte, elle aurait fait dégager les deux-trois clampins décidés à squatter le hall de l’université par les agents de sécurité. Mais non, elle avait eu la bonne idée de les laisser faire, de les « laisser s’exprimer » pour qu’on ne vienne pas l’accuser d’être un tyran usant de la censure comme d’un shampoing ! Du coup, le fait qu’ils se soient amusés à harceler toute personne essayant de traverser le hall en scandant leurs récriminations comme s’ils plaidaient pour des droits bafoués avait énervé plus de monde. Ce monde qui s’était alors joint à eux par énervement qui avait donc énervé encore plus de monde dans un cercle infini d’emmerdement maximal.

Personne n’était ravi que la ville soit mise en quarantaine – même si leur terrain de circulation s’était légèrement agrandi avec Brighton mise dans le même sac que Reversa – mais ce n’était en rien une raison de pourrir la vie des autres ! Qu’est-ce que l’université y pouvait ? Qu’est-ce qu’elle y pouvait ? Ni elle ni le conseil administratif n’avait de téléphone magiquement relié au ministère de l’intérieur pour plaider en la faveur des pauvres étudiants qui aimeraient bien changer le monde ou à défaut juste aller voir leurs parents dans la ville d’à-côté.

En plus, avec tous ces cris qui montaient de sous sa fenêtre, Clara pouvait sentir un maux de tête carabiné se profiler à l’horizon. En rentrant, elle allait vraiment avoir la tête un pastèque et les pleurs de son fils n’allaient certainement pas arranger les choses. Peut-être qu’elle ferait mieux d’aller à la bibliothèque en rentrant, si elle était encore ouverte, pour piquer un somme dans un endroit calme et sans bruits. Juste une heure. Une petite heure et après, elle rentrerait et ferait à manger pour se faire pardonner. Elle lirait même une histoire à son fils si elle sentait que Kit lui en voulait. Ou alors, elle pouvait demander aux pompiers de venir et de dégager tout ça à la pompe à eau. Peut-être même qu’elle aiderait en balançant des seaux d’eau par la fenêtre. Ça leur apprendrait à hurler. Clara se prit la tête entre les mains en se laissant à une rêverie faite de seaux d’eau en continu quand la porte s’ouvrit à la volée sur son assistante paniquée. Qui lui fit faire un bon sur sa chaise.

— Qu’est-ce qui se passe ?

Demanda t-elle par réflexe.

—La police est enfin là et on demande à vous voire.

La rousse la remercia d’un petit geste de la tête et la regarda disparaître. Enfin quelqu’un allait intervenir. Ils attendaient les agents de l’ordre depuis que quelqu’un s’était mis à hurler qu’il fallait mettre le feu à l’université, automatiquement suivi par une centaine de personnes. Clara avait attendu le plus longtemps possible que leur bêtise s’épuise d’elle-même mais quand elle avait comprit que leurs esprits étaient suffisamment chauffés pour qu’en disant « Foutons le feu », ils soient en train de penser « Ouais, c’est carrément une bonne idée, foutons le feu ». Or, elle avait encore besoin de cette université, c’était ce qui mettait du beurre dans ses haricots verts.

Alors maintenant qu’elle était là, autant aller payer ses respects à la cavalerie. Clara se redressa donc, ajusta son ensemble et sortit à la rencontre de celui qui la cherchait.

— Hepburn, bonjour ! Si vous saviez comme je suis contente de vous voir ! Je suis bien d’accord mais allez donc leur expliquer… Ils semblent penser que s’ils hurlent tous ensemble et en rythme, ça changera quelque chose. Deux jours que ça dure ! Au début, on aurait dit un rassemblement pacifique de hippies agressifs et aujourd’hui j’ai juste envie de les enfermer dans une caisse et de balancer la caisse à la mer.

Ce qu’elle se sentait mieux maintenant que c’était sorti ! Elle souffla un bon coup et put enfin lui sourire.

— Désolée. Ils sont en partie sous mes fenêtres, ça ne m’aide pas vraiment.

S’excusa t-elle en se passant une main sur le front. Son ancien élève lui posa une question sur Cedric et elle mit une, ou peut-être deux, secondes avant de lui répondre. Elle était tellement peu habituée à discuter de sa vie privée avec ceux qui étaient ou avaient été ses élèves qu’il lui fallu tout se temps pour se rappeler qu’elle avait d’excellente raison de ne pas l’envoyer bouler. L’une d’elle, c’est qu’il était l’opposé du père du gamin en question et que c’était donc « normal » de poser la question.

— Ça va… Il était plutôt calme d’ordinaire mais il se tape une otite depuis quatre jours, c’est un peu l’enfer en ce moment. Et vous, ça va ? Qu’est-ce que vous venez faire sur une histoire de manifestation ? Je vous manquais… ou vous avez eu peur qu’une bande de bébés adultes sèment la zizanie dans la ville ?

Demanda t-elle en croisant les bras avec un sourire malicieux.


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The night has been chaotic. The wind blew down through the chimneys where we were sleeping. People are saying they heard cries of grief in the air, strange screams of death, and terrible voices predicting catastrophes that will usher in a woeful new age. || No Fear. Act II, Scene 2. Shakespeare. › © alaska.

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Lorens Hepburn
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Posté le Jeu 12 Jan - 19:45, vous pouvez
Un large sourire se peignit sur les lèvres de l'homme face aux commentaires de son ancienne instructrice. Deux jours déjà ? Pas étonnant que la rousse en ait déjà plus que marre. Il était là depuis cinq minutes et ça commençait déjà à lui taper sur les nerfs, alors il n'osait même pas imaginer comment il se sentirait à sa place. Surtout que c'était une jeune mère qui n'avait pas forcément des nuits de sommeil très longues en ce moment. L'ange s'excusa pour ses propos, mais Lorens balaya le sujet d'un geste de la main.

« Pas besoin de vous excuser, Miss Sedwick. En fait, c'est la première chose réellement sensée que j'aie entendue aujourd'hui... Ou depuis un moment, même. »

Dit-il, avec un sourire en coin. Eh oui, dit comme ça, ça faisait peur. Mais ce n'était pas si faux que ça, hein. Ces dernières semaines, entre la spéculation à propos des éventuelles mesures que prendrait le Conseil ou le gouvernement anglais, ou encore les crimes en tout genre, qui semblaient devenir de plus en plus barbares, sans parler des gens qui étaient décidément sur les nerfs en ce moment... Non, vraiment, plus rien ne le choquait, là. Lorens se sentait entouré par des fous et des monstres, piégé dans une ville qui n'était rien d'autre qu'une bombe à retardement, qui pouvait exploser à tout moment, sans les prévenir d'abord.

Mais enfin, plus y penserait et plus cela deviendrait insupportable, donc autant changer de sujet. Ainsi, le brun lui posa une question sur Cedric, amicalement. L'ancienne militaire lui expliqua alors que le petit était plutôt calme d'ordinaire, mais que depuis quatre jours, une otite compliquait bien les choses. Lorens grimaça.

« Ouh, je connais ça... Kenneth est passé par là, et je me souviens que ça n'a pas été marrant du tout. Bon courage. »

Dit-il, avec une petite moue désolée. Clara lui demanda alors si de son côté, ça allait, lui demandant aussi ce qu'il venait faire là. Lorens éclata de rire lorsque l'ange lui demanda si elle lui manquait ou s'il avait peur qu'une bande de bébés adultes sèment la zizanie en ville.

« Bah, vous me manquiez, voyons ! En fait, je suis juste venu prendre des nouvelles... Et m'assurer que la situation ne dégénérerait pas, bien entendu. Tant qu'on y est... »

Répondit-il, d'un air amusé. Le pire, c'est que c'était vrai. Cela avait été une bonne excuse pour quitter le Poste et pour se dégourdir un peu les jambes, à vrai dire. Il en avait marre de lire des rapports, il en avait marre de toute cette paperasse infernale. Il voulait juste être sur le terrain, comme avant. C'était la meilleure façon d'oublier ses problèmes, d'oublier la folie qui semblait l'engloutir toujours un peu plus chaque jour. Lire des rapports, voir à quel point les gens étaient de véritables cinglés dans cette ville, voir des crimes tout bonnement immondes, horripilants... Non, ça ne l'aidait pas à tenir bon, loin de là. Au contraire. Et pourtant, il ne pouvait pas y échapper, malheureusement.

« J'aurais bien besoin d'un peu de caféine... Le café n'est pas trop mauvais par ici, j'espère ? »

Pendant que ses collègues s'occuperaient de la manifestation, il voudrait bien s'éloigner un peu de cette bande d'abrutis bruyants et boire un café en paix. Sérieux, il deviendrait un ermite un jour. Il rêvait juste de silence et de café, là...


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Posté le Lun 16 Jan - 22:45, vous pouvez
Parfois, elle oubliait que certains de ses élèves avaient une vie privée bien à eux, avec parfois une femme et des enfants. Pas qu’elle s’en désintéressait fondamentalement – quoi que cela dépendait entièrement de la personne – mais elle avait tendance ça à considérer que la vie privée des gens qu’elle côtoyait n’était pas ses affaires. À moins qu’elle n’y voit un avantage à connaître ce genre d’information, évidemment. Mais maintenant que l’ex-compagne d’Hepburn et son petit garçon se rappelaient à sa mémoire, les inquiétudes dont il lui avait parlé par le passé refirent surface avec les souvenirs. Elle se demandait où il en était à présent mais n’osait pas poser la question, là encore parce que ce n’était pas ses affaires, et espérait intérieurement qu’il ait réussi à trouver l’équilibre entre sa vie privée et les dangers auxquels l’exposait son travail.

Tant qu'on y est...

— Bien entendu…

La rousse se fendit d’un sourire en l’entendant plaisanter puis hocha du cap quand il demanda un peu de café.

Quand elle était arrivée dans le service, le café ne valait pas mieux que du jus de chaussette, si ce n’était pire. Sauf qu’il était hors de question qu’elle s’empoisonne. Clara, comme n’importe quelle personne normale, avait cruellement besoin de caféine pour être parfaitement opérationnelle. Pour la seule et unique fois de toute sa carrière à l’université, toute l’équipe administrative l’avait soutenue et avait appuyé sa requête de changer l’abominable cafetière sans âge pour une machine digne de ce nom. Maintenant, ils avaient une véritable bête de compétition pour faire leurs cafés du matin, du midi et du milieu d’après-midi. Un exemple de cohésion qui avait porté ses fruits et que la rousse avait été infichue de reproduire jusqu’ici. Il fallait croire qu’elle n’avait pas trouvé une cause assez fédératrice pour motiver l’ensemble de ses troupes administratives.

— Pas du tout, il est excellent, j’y ai veillé.

Elle ouvrit le chemin vers les quartiers administratifs, Hepburn lui emboitant le pas.

— Ça nous a couté un an sans nouvelles chaises de bureau.

Alors qu’elles étaient clairement aussi mauvaises que l’ancienne cafetière de l’horreur. S’éloigner du hall étouffa pendant un instant le vacarme de l’extérieur, laissant une simple rumeur désagréable colorer le silence des couloirs. Malheureusement, la salle de pause était dotée du superbes fenêtre tout le long du mur qui éclairait la pièce… et qui donnait tout juste sur la cour où s’était réuni le plus gros des étudiants en furie. Même si les fenêtres en question étaient fermées, le son perçait. Heureusement, entre ceux qui étaient allés chercher un peu de calme dans une salle de cours désertée pour travailler et ceux qui avaient complètement renoncés et posé un jour de congé, la salle était déserte. La rousse désigna une chaise de la main pour Hepburn et se dirigea vers la machine à café.

— Installez-vous pendant que je nous fais du café.

L’enjoignit-elle avant de déranger deux mugs du placard. Quelques minutes plus tard, elle s’asseyait en face de lui et déposait deux tasses fumantes sur la table entre eux. Dehors, on aurait cru que des yodleurs étaient en train de faire une crise d’épilepsie.

— J’espèrais qu’ils se calmeraient d’eux-même et puis je n’avais pas très envie de les déloger, sachant qu’ils pensent sûrement qu’ils n’ont plus que ça pour lutter contre la quarantaine, du moins avant de passer à quelque chose de plus répréhensible. Je n’avais pas envie d’être celle qui allait les déprimer. Peut-être que j’aurais dû, maintenant j’ai une pétition du personnel pour l’achat de boules Quies ou une augmentation générale de tous ceux qui auront eu le courage de rester travailler malgré le capharnaüm dehors.

Clara soupira profondément en touillant distraitement le breuvage sombre.

— Si j’avais menacé de retirer des points sur la note de fin d’année de tous ceux qui ne retournaient pas en cours, une partie au moins aurait renoncé, alors que là, presque tout le monde y est pour crier sous les fenêtres de tout le monde. Même certains professeurs les ont rejoint quand il est devenu clair qu’il serait impossible de faire cours de toute manière.

Mais encore une fois, si elle avait tué le projet dans l’œuf, elle serait passée pour un tyran, et c’était loin de l’image de la diplomate qu’elle essayait de se forger. La rousse secoua la tête pour s’obliger à éloigner les pensées noires de son esprit et releva les yeux vers son ancien élève.

— Alors, comment vont les choses au Poste ?

Demanda t-elle avec un sourire ironique, sachant pertinemment qu’avec l’actualité, ils ne devaient sans doute pas chômer.


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Posté le Mer 25 Jan - 2:45, vous pouvez
Un léger sourire en coin s'installa sur les lèvres de l'homme. Il avait bien besoin d'une pause-café, et la réponse de Sedwick lui plut particulièrement. Le café était excellent ici, elle y avait veillé personnellement... Eh bien, c'était justement ce qu'il voulait entendre. Pour une fois qu'on lui donnait une bonne nouvelle, il fallait vraiment en profiter.

« Il va falloir que je me pointe ici plus souvent alors... »

Répondit-il, malicieux, avant de suivre la rousse vers les quartiers administratifs. Les mains dans les poches, l'homme avançait, tandis que son regard voyageait un peu partout autour de lui. Dehors, les manifestants mécontents continuaient de s'égosiller, infatigables. Et insupportables aussi. Lorens eut un nouveau sourire lorsque son ancienne instructrice lui avoua que cela leur avait coûté sans nouvelles chaises de bureau.

« Vous avez fait le bon choix ; le café doit toujours être une priorité. »

Dommage qu'au Poste de l'Ordre certains le n'aient pas encore compris. Mais il gardait espoir quand même. L'ange et le spectre finirent par s'éloigner du hall, loin du vacarme insupportable qu'il y avait dehors, et Lorens ressentit immédiatement la différence. Il était depuis quelques minutes à peine et il en avait déjà marre de les entendre... Alors il n'osait même pas imaginer comme Clara s'était sentie ces dernières heures. Arrivant dans une grande salle déserte et tranquille, le policier se rendit rapidement compte que la tranquillité était seulement apparente : les grandes fenêtres qui éclairaient la pièce donnait pile sur la cour où les étudiants bruyants criaient depuis des heures. Un soupir s'échappa de la bouche du trentenaire.

Hepburn hocha la tête, avant de s'installer en attendant que le café soit prêt. Il était bien là et n'avait pas la moindre envie de bouger. Même le vacarme extérieur ne le dérangeait plus réellement. Fatigué, Lorens passa une main sur ses yeux, tout en s'étirant. Il pétait la forme, c'était magnifique à voir... Et pourtant, il était là. Comme d'habitude, il n'était pas en vacances, non, il était toujours prêt à faire son boulot, aussi ennuyeux fût-il. Mais n'empêche que son corps réclamait encore une dose extra de caféine. Quelques minutes plus tard, enfin, ils avaient chacun une tasse fumante devant eux. L'odeur et la chaleur réconfortante du café lui firent du bien. Il en avait bien besoin, il faut l'avouer. Hepburn écouta l'ange parler, pendant qu'il sirotait la boisson chaude. La situation était délicate, c'est clair, et lui ne savait pas trop quoi dire. Ainsi, l'ancien elfe ne dit rien, se contentant de hocher la tête. Si Sedwick avait décidé de la jouer ange implacable, peut-être qu'elle aurait bien réussi à tuer dans l'œuf cette manifestation. Sauf qu'elle ne l'avait pas fait, empruntant la voie de la diplomatie... Ce qui n'avait rien arrangé, au final. A croire qu'à Réversa, la démocratie et la diplomatie étaient une simple perte de temps.

« Si les profs s'y mettent aussi... »

Ouais, ça n'arrangerait quoi que ce soit non plus, bien au contraire... L'ange releva les yeux vers lui, avant de lui demander comment allaient les choses au Poste. Lorens détecta aisément une certaine ironie dans ses mots, qu'il comprenait parfaitement. Ce n'était pas un scoop que la situation chaotique de Réversa rendait leur travail absolument infernal ces derniers temps. C'était impressionnant à quel point une petite ville comme Réversa pouvait avoir autant de crimes, de manifestations, de problèmes en tout genre. L'Ordre était là pour limiter les dégâts, pour aider le Conseil à stopper un tant soit peu cette folie qui semblait plus que jamais s'emparer de ses habitants, mais parfois Lorens se sentait tout simplement dépassé. Le brun eut un sourire narquois.

« Ça va, on s'amuse. En fait, notre boulot est tellement amusant en ce moment qu'on y passe de plus en plus de temps la nuit. Moi, personnellement, je m'éclate comme jamais ! Maintenant que je suis officiellement libre comme l'air, je suppose que je vais continuer sur cette voie. Qui a dit que divorcer n'est pas une bonne chose ? »

Sourire narquois, regard désabusé. Il avait divorcé récemment, il avait signé les papiers, rendant la chose officielle. Plus la peine de se mentir, de se leurrer. C'était fini maintenant. Ni Ashley, ni Kenneth avaient envie de le voir en ce moment, et il n'allait pas insister. Ça aussi était une perte de temps. Et lui, il n'avait pas de temps. Juste des migraines et du sommeil en retard.

« Je suis tout bonnement... fatigué. J'ai l'impression que je perds mon temps. Le gouvernement compte prendre les choses en main, et pourtant, on ne voit rien venir. Nous sommes livrés à nous-mêmes, comme d'habitude. Jusqu'à ce que quelqu'un arrive pour nous pointer du doigt, évidemment. J'en ai marre. Voilà la vérité. »


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Posté le Mar 31 Jan - 16:35, vous pouvez
Assise en face de l’officier en soufflant sur son café pour le faire refroidir, Clara remarqua à quel point son ancien élève avait l’air fatigué. Légèrement vouté et les vêtements froissés, il s’était jeté sur sa tasse sans même attendre que son précieux contenu atteigne une température plus supportable pour la bouche humaine. Sans même parler des cernes bleuâtres sous ses yeux. Dire qu’elle se plaignait pour trois jours de raffut alors qu’Hepburn et ses collègues devaient affronter pire à toute heure du jour et de la nuit. Maintenant, elle se sentait bête d’avoir râlé comme elle l’avait fait. Dans sa carrière, la rousse avait vu pire et "pire" était exactement ce qu’il se passait actuellement dans le reste de la ville. C’était décidé, à partir de maintenant, elle allait ronger son frein et arrêter de se plaindre.

Surtout que le Spectre aussi semblait en avoir lourd sur le cœur. Ses paroles suintaient le ressentiment mais apportaient une nouvelle plutot éclairante sur la situation du jeune homme. Depuis leur dernière discussion sur sa situation familiale, qui remontait déjà à un bon moment, la rousse n’avait aucune idée de ce qui s’était passé dans la vie personnelle de son ancien élève. Déjà parce que ce n’était pas du tout ses affaires, et ensuite parce qu’après leur dernière discussion, il lui semblait bien qu’il était parti déterminé à tout faire pour pouvoir allier vie de famille et vie de travail. Visiblement, son plan n’avait pas tout à fait marché comme prévu. Bon, si jamais on lui demandait, Clara répondrait sans hésiter qu’avec un métier pareil, mieux valait ne pas avoir d’attaches et donc que c’était une bonne chose qu’il n’ait plus personne pour l’inquiéter au sujet de sa sécurité ou le houspiller de ne pas être assez présent. Le problème, c’est qu’Hepburn lui avait toujours donné l’impression d’être un homme de famille, que c’était même de là qu’il tirait sa force. Il suffisait de le regarder pour voir la différence entre l’homme qu’il était en arrivant à Réversa et celui qu’il était aujourd’hui. On aurait dit que toute joie l’avait déserté.

Clara prit une gorgée de çafé du bout des lèvres, il était enfin à la bonne température. Quant au rôle des Spectres vis-à-vis des changements en cours, la rousse ne savait pas trop quoi penser. Dans toute cette agitation, il était difficile de savoir qui avait le pouvoir et qui l’aurait lorsque l’agitation retomberait. Les Spectres avaient fini par faire leur trou dans l’écosystème de la ville, malheureusement entre le scandale du procès des Anges et la révélation de Réversa au monde, leur rôle demandait une remise en question. Cependant, une chose était certaine, personne ne se débarrasserait d’eux tout de suite, ils étaient bien trop importants. Clara s’arma d’un sourire pour le rassurer.

— Ils vous pointeront sûrement du doigt mais ils ne se débarrasseront pas de vous comme ça. Vous êtes les seuls à pouvoir retransformer les Nocturnes pour le moment et s’ils décident de reprendre la main, voyez ça comme une opportunité : vous n’aurez plus à courir partout et à passer votre vie au travail. Vous pourrez passer plus de temps avec votre fils et revoir à la hausse votre statut dans la ville. C’est juste un mauvais moment à passer, le temps que les choses se tassent.

Elle tendit la main au-dessus de la table et pressa celle de Lorens.

— Vous ne perdez pas votre temps, votre place est ici. À Réversa.

Elle allait ajouter quelque chose quand un grand bruit retentit quelque part dans le bâtiment. Un choc sourd qui fit trembler le sol. Clara lança un regard interloqué à Hepburn et réagit en entendant la foule s’enflammer dehors. Qu’est-ce qui se passait.


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Posté le Lun 6 Fév - 21:04, vous pouvez
Peut-être. Peut-être qu'ils seraient pointés du doigt, comme d'habitude, mais que le fait que les Spectres soient les seuls à pouvoir réhumaniser des Nocturnes les aiderait à l'avenir. Peut-être qu'on ne se débarrasserait pas d'eux, mais, au contraire, qu'on se rendrait compte qu'ils pouvaient être des atouts précieux pour la ville. Le Conseil gérait pour le moment Réversa, mais Lorens se doutait bien que cela ne durerait pas éternellement. A partir du moment où le gouvernement commençait à s'y mêler, cela voulait dire que ce seraient eux, à un moment ou un autre, ceux qui décideraient de l'avenir de Réversa. Et là, l'ancien elfe avait la sensation qu'ils seraient déterminés à nettoyer ce qui ne leur plairait pas.

Le policier étira un léger sourire face aux paroles de son ancienne cheffe, qui avait posé sa main réconfortante sur la sienne. Hepburn était fatigué, démotivé. Sa vie personnelle n'allait pas bien non plus, et cela ne l'aidait pas. Lorens vivait pour son travail en ce moment, et la situation en ville était tellement terrible, tellement désespérante parfois, qu'il ne ressentait que le désespoir et la fatigue. La frustration de savoir qu'il avait débarqué ici avec ses quatorze collègues, prêt à sauver une ville, sans pour autant pouvoir réellement le faire. Oh, le spectre savait qu'il avait aidé à limiter les dégâts, à réhumaniser des Nocturnes, mais il avait juste la sensation que ce n'était pas assez, tout simplement. Et à la longue, c'était vraiment frustrant.

« C'est ça. »

Lorens hocha la tête, essayant de sonner convaincant, mais force était de constater que ce n'était pas le cas. Peut-être qu'un robot aurait été plus convaincant, en fait. Se dire que ce n'était qu'une mauvaise période, c'était ce que le brun faisait depuis un moment déjà. Mais, dans le fond, il savait pertinemment que ce n'était qu'une illusion.

« Je sais. »

Que sa place était ici, à Réversa. Où est-ce qu'il pourrait aller d'autre ? Son clan dans la forêt n'existait plus. Celui qui s'était formé en Ecosse, ce n'était pas le sien. Et puis... Bristol, ça ne lui disait rien. A vrai dire, Lorens se sentait comme un poisson hors de l'eau, en train d'étouffer, en train de bouger pour rien. Juste pour se faire bouffer à la fin.

« Tant que je serai là, je ferai mon boulot. Ça, c'est sûr et certain. Après, on verra... »

Dit-il, avant de boire une gorgée de café, cette fois-ci à une température plus acceptable pour sa langue. Néanmoins, pile au moment où le membre de l'Ordre commençait à savourer son précieux café, un grand bruit retentit dans le bâtiment. Et voilà ! La partie fun venait de commencer. Fun, ou autrement dit, la partie où ils devraient faire quelque chose avant qu'on ne les dévore vivants. Lorens jeta un œil à la fenêtre et il put remarquer qu'une partie des gens qui étaient tout à l'heure dehors n'étaient plus là. Non pas parce qu'ils étaient rentrés chez eux, mais bien parce qu'ils venaient de s'infiltrer ailleurs. Evidemment, parce que ça n'aurait pas été marrant sinon. Il regarda à son tour Clara, contrarié.

« J'ai déjà demandé des renforts, ils ne devraient pas tarder à arriver. Mais peut-être qu'on devrait aller voir ce qui se passe en bas, en attendant. Ou alors... préparer notre fuite ? Franchement, j'aurais plutôt envie de finir mon café. »

Bon sang, il était tellement blasé. Il en avait marre de cette ville et de ses habitants infernaux. Entre les monstres et les humains qui n'avaient plus de santé mentale, ça craignait sérieusement.


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Posté le Mar 14 Fév - 16:19, vous pouvez
D’où est-ce que ce bruit pouvait-il bien venir ? Qu’est-ce que cette bande de bras cassés avait bien pu faire ? Son intuition lui criait qu’une catastrophe arrivait vers eux à la vitesse d’un train lancé à toute allure. Et son intuition ne mentait jamais. Elle sentait dans ses mains, dont la température baissant à chaque seconde, et à l’espèce de certitude qui lui vrillait l’estomac. Elle se leva d’un bond et suivit son ancien élève à la fenêtre. La foule n’était plus là et quelque chose lui disait que ce n’était plus qu’une question de temps avant qu’elle n’envahisse complètement l’université comme une vague l’aurait fait avec un château de sable. Point positif : dans son malheur, elle n’était pas toute seule. Hepburn était avec elle, il devait y avoir d’autres membres de l’Ordre quelque part dans le coin, et ils ne devaient pas être seuls à avoir été invité à la petite fête.

Sachant qu’elle avait tout donné pour former Hepburn et ses collègues spectres, elle aurait pu se retrouver dans une situation bien pire. Comme par exemple être seulement entourée de professeurs qui ne savaient pas se servir de leurs deux mains. Clara leva les yeux vers le Spectre pour savoir ce qu’il comptait faire pour débloquer la situation et fut amèrement déçue pour son espoir. Elle aurait presque pu le deviner rien qu’en regardant l’expression sur son visage. Le regard de la rousse se durcit à chaque nouveau mot qui prenait une direction qui ne lui plaisait pas du tout. Décidément, il était bien plus mal que ce qu’elle aurait pu imaginer. Énervée, Clara se décala des fenêtres et arracha l’extincteur du mur avant de se diriger vers la porte d’un pas rageux en houspillant son ancien élève.

— Évidemment qu’on va aller voir ce qui se passe bas ! Ça suffit cette attitude ! On ne va pas fuir et on ne va certainement pas attendre que ça se passe en buvant notre café comme deux petites mamies. On se reprend en main et on fait son boulot. !

Pff ! Fuir non mais qu’est-ce que c’était que ces conneries ?! La rousse ne prit pas la peine de s’assurer qu’Hepburn la suivait. Le voir aussi déprimé la désolait vraiment et elle se nota dans un coin de sa tête de demander à Christopher comment il ressentait l’humeur de son opposés ces derniers temps. Ah oui… Sauf qu’elle oubliait un point cruciale : avec tout ce qui se passait, l’humeur de son compagnon n’était pas au top. Tous les deux devaient parfaitement se compléter dans l’apitoiement et la langueur. Bon, elle devrait gérer ça plus tard mais pour le moment, elle avait d’autres chats à fouetter. En tête de ses priorités, il y avait veiller à ce que son université ne sombre pas dans le chaos le plus total. Dans sa tête défilait le nombre d’extincteurs dans cette aile : 23. Elle en avait donc largement assez pour arroser tout ceux qui se mettraient sur son chemin. À commencer par les trois abrutis qui étaient en train de clamer leurs idéaux en grandes lettres noires sur le mur. Elle arracha la goupille de l’extincteur et les aspergea généreusement en hurlant :

— Vous n’avez vraiment que ça à faire ? Dégagez de là avant que je ne vous fasse renvoyer !

Les trois s’enfuirent sans demander leur reste. Elle n’avait plus qu’à les suivre pour rejoindre la procession et elle leur ferait regretter ça.


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Lorens Hepburn
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Posté le Sam 18 Fév - 16:55, vous pouvez
Son ancienne cheffe était visiblement énervée. Son regard ne mentait pas, le ton de sa voix non plus. Lorens, lui, était juste blasé. Alors que Clara soulignait qu'il était temps de changer d'attitude et d'aller prendre le - ou plutôt les, dans ce cas - taureaux par les cornes, le spectre eut juste envie de hausser les épaules. Il ne le fit pas, pourtant, trop occupé à boire une nouvelle gorgée de café. Puis enfin, le brun daigna suivre l'ange, qui venait d'arracher un extincteur du mur, se dirigeant ensuite vers la porte. Le regard qu'elle lui lança était peu amical, et dans le fond, l'ancien elfe savait bien pourquoi elle le regardait de la sorte. Une partie de lui-même le regardait de la même façon, probablement. La partie qui ne voulait pas qu'il se morfonde pour de bon.

« Oui, cheffe. »

Lâcha-t-il d'une voix basse, tout en levant les yeux au ciel. Bon, pas le choix, il faut y aller ! Apparemment, la rousse était décidée à les calmer et, mine de rien, Lorens avait la sensation que ça allait être amusant à voir. Et son instinct avait effectivement raison : dès que l'ange aperçut trois abrutis en train de taguer les murs, Clara dégoupilla l'extincteur, les aspergeant ensuite plus que généreusement. Surpris, les trois jeunes lâchèrent aussitôt leurs affaires, s'enfuyant la queue entre les jambes. Un sourire narquois se peignit sur les lèvres du membre de l'Ordre, se transformant rapidement en un ricanement amusé.

« Magnifique ! Maintenant on sait comment les calmer... »

Lorens alla à son tour attraper un extincteur, désireux de s'amuser à son tour. Eh oui, il préférait imaginer qu'il était là pour s'amuser un peu plutôt que pour perdre son temps à essayer de faire taire des gamins hystériques. Franchement, ça promet la jeunesse d'aujourd'hui ! A n'en pas douter, Réversa aurait encore droit à des fauteurs de trouble pour les années à venir. Mais Hepburn ne pourrait dire qu'il en était réellement surpris, à dire vrai. Il paraît que c'était génétique, après tout. Difficile de se battre contre ses propres gènes, hein.

Un peu plus enthousiasmé, le trentenaire adressa un regard déterminé à son ancienne instructrice. Sans s'arrêter de marcher, Lorens suivit les gamins qui venaient de se faire arroser par l'ange - et qui s'en plaignaient encore, d'ailleurs -, sachant qu'ils allaient vraisemblablement rejoindre les autres. Dehors, la situation ne semblait pas sur le point de se calmer, au contraire. Les voix s'élevaient toujours, de plus en plus fortes. Rien de bien étonnant, vu que c'était le cas depuis qu'il était arrivé ici un quart d'heure auparavant. Mais là... Quelque chose venait de se produire. Certains hurlaient, d'autres venaient de se taire. Mais la tension semblait être montée d'un cran, lui-même pouvait la sentir.

Puis il entendit le mot feu.

« Merde ! Dîtes-moi que c'est pas vrai ! »


Mais si, bien sûr que c'était vrai. Ils venaient de mettre le feu. Parce que hurler, cela ne suffisait pas, bien entendu. Pas s'ils voulaient se comporter comme des délinquants, comment de véritables Réversiens. Lorens attrapa alors sa radio pour contacter l'un de ses agents. Ce dernier lui répondit alors que les renforts n'étaient pas encore arrivés. Justement le genre de phrase qui ne le rassurait pas du tout. Bon, au moins il savait qu'ils ne devraient pas tarder. Restait à savoir si l'Université n'allait pas brûler - et eux aussi, au passage - avant que les pompiers ne se pointent.

« J'espère au moins qu'on ne sortira pas d'ici en mode barbecue. Vraiment. »


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Posté le Jeu 30 Mar - 23:31, vous pouvez
Il cachait bien sa joie de faire un peu son travail pour rétablir l'ordre. Alors d'accord, remettre une bonne d'étudiants crétins dans le bon chemin n'était peut-être pas aussi exaltant qu'une chasse aux nocturnes mais il fallait bien quelqu'un s'en charge ! Au moins, même si ce n'était pas débordant de joie, Lorens finit par la suivre bien qu'énervée comme elle l'était, Clara aurait pu ne rien remarquer. Seul son petit commentaire l'alerta sur le fait qu'il lui avait emboité le pas. Pour un peu, elle lui aurait lancé une rasade de mousse blanche dans la figure, pour le secouer et aussi peut-être pour s'amuser un peu. Peut-être qu'il manquait de motivation dans ce contexte troublé et c'était la raison de son coup de mou, mais quelle que soit la raison de tout ça, il ne pouvait pas rester comme ça. Ni lui, ni les autres d'ailleurs… mais lui principalement puisque depuis le décès d'Hawkhart, la charge de motiver et d'encadrer le reste de la troupe lui était échue.

Malheureusement, ils avaient d'abord d'autres chats à fouetter avant de pouvoir se permettre de se laisser aller à ce genre de petite plaisanterie. Surtout qu'une nouvelle donnée venait tout juste de rentrer dans l'équation, une donnée inquiétante, douloureuse et qui n'augurait vraiment rien de bon. D'ailleurs de manière générale, rien de bon ne ressortait généralement d'un incendie. C'était comme ça, les brasiers laissaient peu de choses exploitables derrière eux, juste des braises, des cendres, des regrets et des doutes. En l'occurrence, les doutes concernaient sa carrière, et Clara n'aimait vraiment pas la direction que prenaient les choses. Elle aurait dû intervenir plus tôt au lieu de laisser faire, elle n'aurait pas eu à gérer cette situation de m*rde !

Ses membres se firent plus lourds et plus légers à la fois, comme si l'ange avait soudain était déconnectée de la réalité, giflée de plein fouet par cette nouvelle information et que son esprit n'était pas prêt à encaisser tout cela. Elle fit quelques pas vers les hurlements qui sonnaient comme s'ils étaient à des kilomètres de là à ses oreilles. Elle ne reprit pied qu'en entendant la voix d'Hepburn qui portait dans sa direction. Du moins la fin de sa phrase… puisque le reste fut perdu quelque part dans le néant entre la bouche du spectre et les oreilles de l'ange. L'énergie qu'elle avait retrouvée pour partir en croisade sembla alors se prendre un champignon magique de Mario Kart et se décupla d'un coup. Illusion sûrement, la rousse se sentit la force d'un titan, l'agilité d'une panthère, la rapidité d'un kangourou et la responsabilité du monde. Une seule idée l'obnibulait : elle ne laisserait pas son université brûler.

JAMAIS. ELLE. NE. LAISSERAIT. SA. PUT*AIN.D'UNIVERSITÉ.BRÛLER.

Merde.

Elle poussa un hurlement de fureur et se précipita dans la direction que désertaient des étudiants paniqués en brandissant au-dessus de sa tête la bombons de neige carbonique. On dit que des mamans paniquées peuvent soulever une voiture pour sauver leur enfant, et bien Clara, elle, s'en servait pour sauver son tremplin et son gagne-pain. L'idée qu'elle puisse brûler vive ou s'évanouir à cause de la fumée toxique ne l'avait pas effleurée le moins du monde. Elle était comme Superman, perdue à une cause dont l'issue seule pourrait déterminer de la suite des événements. Sûrement comme Superman lui-même, l'idée d'échouer lamentablement, d'essuyer une grosse défaite et de mourir était enfermée dans un petit carton au fond de sa tête, étiqueté "n'arrivera jamais". Même Hepburn avait disparu de son échelle de perception immédiate.

Tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle allait trouver l'origine de l'incendie, le faire disparaitre dans un torrent blanc, probablement faire disparaitre aussi celui ou celle qui avait eu cette brillante idée et l'avait mise à exécution.

— Ôtez-vous de mon chemiiiiiin !

Vociféra t-elle en continuant de courir… si on pouvait appeler courir la manière dont elle clopinait furieusement, ralentie dans ses foulées par l'étroitesse de sa jupe. Au moins ne s'embarrassait-elle pas d'un petit accompagnement musical qu'aurait offert le bruit de ses talons dont elle s'était débarrassée par réflexe sur le sol stratifié. Impressionnante, elle ne devait pas l'être mais effrayante, avec ses cheveux en bataille qui s'échappaient de sa queue de cheval, de son air fanatique et de ses yeux qui jetaient des éclairs… si. Dix mille fois oui.


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