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 Bittersweet memory [Lyle]

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Diane Cordwell
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Posté le Mar 24 Jan - 19:47, vous pouvez
Boire seule était devenu une nouvelle habitude depuis quelques temps. Pas par dépit mais par conviction. Des mois s’étaient écoulés depuis la dernière fois que Diane avait eut le cœur à se sociabiliser. Avec qui que ce soit. L’idée de boire un verre avec quelqu’un à qui il aurait fallu faire la conversation la révulsait. Même au Manoir, la présence de ses semblables commençait sérieusement à lui peser. Au point que si la situation en ville pour les Nocturnes avait été moins précaire, l’Anglaise aurait sans doute embrassé l’idée que l’heure de son envol était enfin arrivée. Mais ce n’était pas le cas. Et si elle n’avait pas été immortelle, cette habitude qu’elle avait prise l’aurait probablement tuée à petit feu par un empoisonnement constant de son foie. Dieu merci, l’état de son foie n’était désormais plus une de ses préoccupations.

Ce qui lui pourrissait vraiment la vie, c’était de savoir en toute raison pourquoi elle devait rester avec des gens qu’elle abhorrait pour leur faiblesse et leur allégeance. Mais les choses étant ce qu’elles étaient, il lui incombait de prendre son mal en patience et de s’accrocher à ce qui lui restait de communauté, même si à cause de ça elle était doucement mais sûrement en train de se transformer en alcoolique. Attention, cependant : en alcoolique classe, pas le genre à se négliger complètement et à être incompréhensible. Le genre à boire dans des beaux verres ou d’avoir une flasque sur soi. Enfin, si le principe d’ « alcoolique classe » existait… Le processus d’assimilation d’alcool des vampires était au moins de son côté en lui permettant d’ingérer plus que la normale sans finir en coma éthylique. En même temps, si on la forçait à rester cloitrée au même endroit (merci le couvre-feu) avec des gens qui lui tapaient sur le système au bout de deux minutes de conversation, il ne fallait pas s’étonner qu’elle le vive mal. Si encore elle avait été libre de passer toutes ses nuits dehors plutôt qu’à l’Eden, les choses auraient sûrement été différentes mais là…

Ce soir ne faisait pas exception. Diane était levée depuis à peine vingt minutes qu’on venait déjà frapper à sa porte au sujet de piles. Comme si elle ne les avait pas rangées chaque fois au même endroit et surtout comme si elle en avait quelque chose à faire. Elle n’était pas la reine des piles à ce qu’elle sache ! Elle envoya donc balader le malotru en lui adressant quelques joyeux mots fleuris lancés sur le ton le plus assassin, attrapa un manteau et sortit pour profiter de ses quelques heures de liberté. Faim oblige, elle passa d’abord prendre son petit-déjeuner au dispensaire de l’hôpital qu’elle sirota assise sur un banc glacé avant de prendre la direction de son café préféré. Avec un plaisir grandissant, Diane pouvait déjà s’imaginer se réchauffer devant un bon verre de vin blanc et un livre. Depuis le mois de novembre, la brune s’était mise à la lecture de tous les recueils de poésie déprimante que contenait la bibliothèque. Pour des raisons aussi obscures que malsaines, elle privilégiait les poètes qui se complaisaient dans la dépression et le malheur et délaissait les cœurs brisés et le chagrin. Comme ça, pour le fun, et aussi pour dissuader quiconque de venir lui parler. Avec des thèmes pareils, il lui suffisait, dans la grande majorité des cas, de résumer sa lecture pour les voir faire marche arrière, quant à ceux à qui ce genre de sujet parlait, il lui suffisait d’hausser le ton et de faire preuve d’un peu d’imagination dans le genre de corvée qu’elle pourrait leur infliger.

Un petit détail l’arrêta cependant sur sa route.

La rue pullulait de membres de l’Ordre qui semblaient faire une descente ou quoi que ce soit qui relève de leur attribution dans la rue. Énorme soupir. Il était absolument qu’elle passe à portée d’eux. Que ce soit l’instinct ou par superstition, Diane n’était pas à l’aise près d’un membre de l’autorité, quelle qu’elle soit à vrai dire. Avec un certain agacement, la brune prit le chemin du café le plus proche en rongeant son frein. Comme quoi, les journées étaient vraiment à l’image du lever. S’il était raté, on pouvait être sûr d’avoir une journée ratée. Elle ne connaissait pas très bien ce bar. À tout casser, elle avait dû y aller trois fois, maximum. Mais peut importe, un bar restait un bar et tant qu’il y avait de l’alcool…

En essayant de s’astreindre au calme, l’Anglaise s’installa au bar et commanda son fameux verre de vin blanc en sortant un livre de Sylvia Plath. Son serveur partit lui chercher ce qu’elle désirait, elle ouvrit son livre et se plongea dans la lecture en oblitérant le monde autour d’elle. Un mouvement lui fit redresser la tête. Son verre. Enfin.

Stop.

Quoi ? Le visage en face n’était plus celui de l’homme à qui elle avait passé commande. C’était quelqu’un d’autre. Quelqu’un qu’elle connaissait et qu’elle aurait préféré ne plus voir. Quelqu’un dont le visage réveilla en un quart de seconde la rage qui lui vrillait le ventre en silence depuis qu’elle avait ouvert les yeux. Une espèce de nuage étouffant se forma autour d’elle, étouffant les bruits et le reste du monde. Il parla peut-être mais elle n’entendit rien. Son bras se tendit avec toute la vitesse vampirique pour se saisir du verre et le lui balancer dans la figure en visant les yeux. Comme elle regrettait de ne pas avoir pris un alcool plus fort qui lui aurait brûlé les yeux.

_ Oh… J’espère que tu n’avais pas craché dedans, sinon ton plan serait tombé à l’eau.

Siffla t-elle d’un ton doucereux en le fusillant du regard.


   
J'irai voir tôt au tard si les sirènes insistent. Sous les flots qui m'entrainent je suivrai leur piste, car nul ne résiste au charme doux de leur chant d'amour . (⚡) le chant des sirènes.
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Posté le Dim 5 Fév - 0:33, vous pouvez
La vie suivait juste son cours. Bientôt un an qu’il était bloqué dans la peau d’un amnésique et il pouvait plutôt dire qu’il ne s’en sortait pas si mal. Les griefs que les autres avaient contre lui s’étaient calmés, et il fallait bien dire que lorsqu’on ne les alimentait pas, ça aidait pas mal. Même plus réellement besoin de garder ce masque de personne froide, il s’était allé à le laisser paraitre juste vaguement réservé, plus silencieux qu’autre chose. Il l’était, en un sens. Mais il avait clairement laissé de côté l’aspect antipathique. Pour ceux le connaissant auparavant, le changement avait été si subtil qu’il n’avait sans doute pas été intégré comme tel. Il était juste plus calme. Comme si ça avait toujours été le cas. Il comptait sur son ancienne misanthropie ainsi que sur la mémoire courte de ses congénères.

Quant à son sabotage de retour à la mémoire ? Difficile. Très difficile. Trop peu d’entourage, trop peu de documentation. Il avait un alter ego maléfique qui se comportait comme un grand malade paranoïaque, et il soupçonnait Maë d’avoir fait disparaitre un certains nombres de documents officiels juste le temps qu’il retrouve la mémoire. Histoire de contrer une subite poussée de curiosité. Il ne pouvait même pas lui demander confirmation étant donné qu’elle comprendrait tout de suite ce qu’il était en train de faire. Alors il remontait la piste. Lentement. Très lentement. Qui s’arrêtait au collège. Il ne pourrait pas aller très loin avec ça…

« Tu ne m’écoutes plus ! »

Son attention revint vers la petite brune assise au bar en face de lui pendant qu’il nettoyait le zync. La remarque lui tira un sourire amusé qui fit office de confirmation. La petite ado d’environ quinze ans –et qui d’ailleurs, n’avait absolument rien à faire dans un bar qui, comme à peu près tous les bars britanniques, étaient interdis aux mineurs – fronça les sourcils et le nez.

« Tu n’es pas sensée être chez toi d’ailleurs ? Commence à faire tard non ? Tu n’as même pas le droit d’être ici. »

Continua-t-il, plus amusé et attendris que réellement menaçant. L’adolescente haussa juste les épaules. De ce qu’il avait compris des nombreuses fois où elle avait atterris sur son lieu de travail pour bavarder – souvent un quasi monologue pouvant durer des heures -, elle était suffisamment maligne pour passer à travers les mailles du filet d’à peu près tout. Il l’aimait bien. Elle était clairement du genre à attirer très facilement la sympathie, même s’il sentait qu’il y avait un truc qui clochait sans savoir quoi. Il était en tout cas au moins sûr qu’il ne lui avait pas fait de mal avant son amnésie. Il n’aurait pas été jusque là. Quand Lyle insistait, Elya se contentait donc de jouer à la ravissante idiote pendant quelques minutes, et l’incident s’arrêtait là.

Son collègue lui faisant passer une commande, il fit un signe à la petite lycane de l’attendre alors qu’il servait une cliente. Sourire habituel, salut habituel. Jusque là rien d’anormal. Sauf quand la vampire leva la tête. S’il y avait bien un regard qu’il avait appris à décrypter très vite à sa sortie de l’hôpital, c’était bien celui là. Il n’eut cependant que le temps de fermer les yeux très vite avant que le contenu du verre lui arrive dans la figure. Bon. C’était bien un des moment où là, il aimerait que son esprit malade soit un peu plus coopératif. Ne réagissant pas sur le moment, il respira juste profondément avant d’ouvrir les yeux et de passer une main sur son visage, stoïque. Son visage ne lui disait définitivement rien du tout.

« Alors vous… Je n’ai absolument aucune idée de qui vous pouvez bien être, mais visiblement, je vous ai fait une crasse. »

Articula-t-il lentement. Dans ces cas là, la stratégie la plus efficace était encore la franchise.

« Accident de voiture, donna-t-il en tant qu’explication. Explication fausse, mais qui tenait la route. J’ai perdu la mémoire. Continua-t-il en attrapant une serviette et en s’essuyant, toujours aussi imperturbable. Vous pouvez me pourrir autant que vous le voulez si ça vous chante -même si j’aimerai autant éviter - c’est comme si vous vous trompiez de personne. Par contre je peux faire passer le message à mon alter égo maléfique si vous voulez. »

Termina-t-il sur une pointe d’ironie, vaguement amusé. Il était à peu près sûr qu’elle ferait le lien elle-même entre son changement de comportement et ce qu’il venait de lui dire.

« D’ailleurs… Vous êtes… ? »


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Je n’ai jamais été fidèle Et je n’ai jamais été quelqu’un de confiance Limite schizophrène Et fouteur de merde indiscutable Je n’ai jamais été loyal Si ce n’est à mon propre plaisir Je suis un marginal à jamais Le résultat d’un foyer brisé Je n’ai jamais été fidèle Et je n’ai jamais été quelqu’un de confiance Limite maniaco-dépressif Toujours à te casser les couilles Je n’ai jamais été reconnaissant C’est pourquoi je passe mes journées seul Je suis un marginal à jamais Le produit d’un foyer brisé

Traduction Black-Eyed - Placebo
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Posté le Jeu 30 Mar - 22:32, vous pouvez
Malheureusement, Lyle n'avait pas l'air assez énervé ou choqué à son goût. Son visage emprunt de profonde résignation rencontra pourtant le sourire ravi de peste qui colorait le visage de Diane, sublimé par l'expression venimeuse de son regard. Et il pouvait s'estimer heureux. S'ils ne s'étaient pas trouvés être dans un lieu public, elle l'aurait sans doute tiré par-dessus le bar pour le trainer et le vider de son sang. Car, désolé pour lui, mais ses soirées arrosées n'avaient en rien alteré son odorat. Un simple reniflement lui avait fait connaître le retour du jeune homme à sa nature première, mieux sans doute que l'aurait fait un bulletin d'information. Quel goût pouvait avoir le sang de quelqu'un qui était passé par le Rituel, ça, elle n'en avait aucune idée mais ça aurait été sa meilleure occasion pour dissiper cette interrogation. Une simple gorgée lui aurait suffit, et si elle avait pressenti que cette horreur pouvait la rendre malade, elle aurait bien trouvé une manière ou une autre pour le vider de son sang, même si c'était pour le gâcher.

Alors un verre dans la figure n'était vraiment rien en comparaison de ce à quoi il avait échappé. Tout ce qu'elle souhaitait désormais, c'était de passer une nouvelle commande – auprès de Lyle évidemment – pour avoir le bonheur de le lui envoyer de nouveau dans la figure. Tant pis si sa petite frasque avait attiré l'attention des autres clients sur eux. De toute manière, tant qu'elle ne mettait pas à exécution l'envie qui lui brulait les doigts, personne n'avait rien à dire et qui sait ? D'un regard extérieur, on pouvait sans doute croire à une dispute de tourtereaux. Si seulement ils savaient…

Pourquoi est-ce qu'il la vouvoyait tout d'un coup ? Était-ce la meilleure technique qu'il avait trouvée pour instaurer de la distance entre eux ou espérait-il la calmer de cette façon? Parce que ça ne marchait pas. Cette façon qu'il avait de la placer comme une étrangère alors qu'elle rêvait de lui enfoncer des cacahuètes dans la gorge jusqu'à ce qu'il s'étouffe avec la mettait encore plus en rage, faisant briller ses yeux de lueurs assassines.

_ Ton alter ego maléfique ? Lequel ? Celui qui a eu un accident de voiture ou celui qui s’est sûrement grillé les neurones à force de se droguer ?

Rétorqua t-elle d'un ton mordant de sarcasme. Mais qu'est-ce qu'il ne fallait pas entendre, je vous jure ! Une chose était certaine, la diplomatie et le désamorçage d'une situation à tension ne faisaient certainement pas partie de ses compétences actuelles. S'il réussissait une chose avec brio ce soir, c'était d'entretenir sa colère et sa rage pour lui. Autant dire que pour quelqu'un qui allait se retrouver avec de la tequila et du jus de citron dans les yeux, il était bien parti pour se dégoter le gros lot. Diane eut un reniflement moqueur, un geste d'épaule avant de se rappeler d'une chose. Elle se retourna pour le regarder dans les yeux avec un sourire Colgate Super Bright et un regard qui rappelait sans doute les robots dans la série que matait Wyatt quand il n'avait rien d'autre à la télévision.

_ D'ailleurs, ça me fait penser que je vais avoir besoin de quelque chose de plus fort pour me remettre de ça… Un double shot de téquila, je te prie.

Demanda t-elle en croisant les mains sur le bar devant elle comme un candidat à la présidentielle.

Qui elle était ? Hoho, très drôle ! De mieux en mieux ! Décidement, Lyle semblait vraiment décidé à jouer la carte de l'amnésie jusqu'au bout. Pensait-il pouvoir l'avoir à la longue? Son histoire à dormir debout n'avait pas la moindre chance de passer avec elle. Diane se revêtit de sa plus belle panoplie d'actrice, se tenant le menton comme si elle cherchait intensément une réponse à sa question débile.

_ La sœur d'une psychopathe génocidaire ? … Attend, est-ce que c'est vraiment comme ça que tu l'as formulé ? Oh, tu sais, j'ai un peu de mal à me souvenir de la formulation exacte… il faut dire que ma tête a tapé fort quand tu m'as encastrée dans cet arbre… Mes souvenirs de la dernière fois ne sont peut-être pas parfait, mais ça doit être comme les tiens, n'est-ce pas ? L'excuse de l'amnésie, c'est peut-être un peu trop tiré par les cheveux pour marcher mais je me demande où tu es allé pêcher une telle idée. Peut-être dans Amour, gloire et beauté ou une connerie dans ce genre ? Si ça se trouve, tu t'es juste retrouvé shooté devant une de ces émissions et c'est rentré de manière inconsciente… qui peut savoir ?

Non, elle ne lui laisserait aucun répit avant d'être certaine d'avoir ruiné sa soirée. De toute manière, elle n'avait rien de plus intéressant à faire ce soir et cette rencontre promettait de pimenter sa soirée.


   
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Posté le Dim 2 Avr - 21:29, vous pouvez
Lyle haussa les sourcils, surpris. Drogué ? Oui, il avait le vague souvenir de quelques joins par ici ou par là. Mais rien de suffisamment fréquent pour que ça en devienne remarquable à ce point. Soit il avait à faire à quelqu’un qui voyait ça d’un très mauvais œil, soit quelque chose lui échappait. Sans répondre, l’humain prit quelques secondes pour réfléchir. Et si... Et si ça expliquait l’énorme masse de calmants en tout genre qu’il avait retrouvé dans l’armoire à pharmacie de sa salle de bain ? Plus encore, pourquoi d’un coup ? Les boites étaient toutes récentes. Pourquoi s’était-il subitement senti obligé de… Là, cela fit tilt. Le loup. Il faisait ça pour calmer le loup. Si l’animal était suffisamment amoché quand il se transformait, il ne pourrait pas faire de mal à qui que ce soit. Lyle n’eut même pas besoin de chercher plus. Il était sûr, sans l’ombre d’un doute, qu’il avait vu juste. Son interlocutrice, aussi agressive était-elle, pourrait bien lui être plus utile qu’il ne l’aurait pensé. Cependant, il garda ses pensées pour lui. Visiblement, il était tombé sur quelqu’un qu’il avait mis très, très en colère.

Le serveur eut un bref sourire en coin quand elle lui demanda un autre verre, avant de faire un geste à Elya pour lui signifier que ça allait prendre un peu plus de temps que prévu. L’adolescente les regarda d’un air curieux, mais hocha la tête. La seconde d’après, elle avait disparus. Tant mieux. Il lui faisait parfaitement confiance pour se défendre toute seule – après tout, elle n’avait rien d’une humaine, même si elle n’avait pas encore opéré sa première transformation – mais il préférait qu’elle s’en aille. Lyle était serein mais son instinct lui disait que la vampire en face de lui pouvait clairement devenir très dangereuse.

« Je suis amnésique. Pas stupide. Si vous voulez quelque chose, je crois qu’il va falloir le demander à un autre serveur. Et si vous recommencez, je vous fais virer du bar. Ils aiment pas trop qu’on agresse le personnel. »

C’était le genre de chose qui faisait désordre y comprit chez les autres clients. Son calme, en outre, laissait tout de même parfaitement entrevoir qu’il disait vrai. Il n’était quand même pas gentil au point de la laisser faire sans rien dire. Enfin, cette version là de lui-même était gentille. Suffisamment pour que la réponse de la vampire le fasse tiquer. Là encore, il n’eut pas besoin de se demander si ce qu’elle racontait était vrai. Il le savait. Il l’avait vraiment envoyée valser contre un mur. Il avait vraiment dit ce qu’elle rapportait sur sa sœur, quoique ces propos lui renvoyait à une impression bizarre. Que si cela avait très clairement été cruel, ça n’avait pas été si à côté de la plaque que ça. Néanmoins, il n’arrivait pas à aller plus loin que ça. Forçant encore un peu, un élancement vint percer son crane de façon suffisamment intense pour qu’il ait une légère perte d’équilibre, quasiment imperceptible. Il n’aurait pas grand-chose d’autre pour l’instant. L’humain continua de la dévisager, toujours en silence.

« Je suis désolé. Vraiment. »

Dit-il en ignorant ses sarcasmes avant de prendre un autre chiffon, propre cette fois, et de continuer de nettoyer un autre verre. Que lui dire de plus ? Il était sincèrement désolé, et cela se voyait sur son visage, quand bien même ce n’était clairement pas ce qu’elle attendait de lui, de toute évidence. Elle voulait le pourrir. Il était désolé, mais il ne la laisserait tout de même pas aller jusqu’à là. Même si pour le moment, il était plus surpris et curieux qu’autre chose. Se penchant légèrement vers elle, toujours avec un calme qui paraitrait étonnant venant de lui, l’humain désigna un homme à une table à sa droite, étrangement nerveux.

« Vous voyez le monsieur là-bas ? Lui, il a vraiment un souci de drogue. Héroïne, je dirais. Et il ne peut pas s’empêcher de trembler. Il tendit ses mains vers elle sans les bouger pendant plusieurs secondes. Parfaitement immobiles. Vous voyez bien. Ca serait difficile de faire le job si j’étais accro à quoi que ce soit de toute façon. »

Il l’aurait remarqué depuis sa sortie de l’hôpital si ça avait été le cas. Essayant une nouvelle fois de pousser sur sa mémoire, il haussa un sourcil avant de la regarder de nouveau quand certaines choses lui revinrent.

« La seule chose que vous m’évoquez de façon extrêmement vague, c’est des hamsters. Et des gerbis. Une sombre histoire d’écureuil aussi. Lyle fronça les sourcils, perplexe. On s’est rencontré dans un zoo ? »

Demanda-t-il, clairement amusé quoique dans le brouillard absolu. Il ne voyait pas quel lien absolument tordu reliait ces animaux à la jeune femme en face de lui. Baissant quelques secondes son regard vers ce qu’il nettoyait, celui-ci s’arrêta quelques secondes sur une cicatrice quasiment disparue à son poignet. Cela lui provoqua quelques flashs. Rapides, flous, mais ils étaient suffisants.

« Attendez, vous m’avez mordu ? »

Les yeux écarquillés, Lyle ne cacha pas sa surprise. Le pire là dedans était la sensation qu’il avait été consentant. Il s’était laissé faire. Ca n’avait absolument aucun sens. Qu’est-ce que c’était que cette relation sans queue ni tête ? Il acceptait de la nourrir, puis il l’envoyait valdinguer contre un arbre ? De nouveau silencieux et immobile, son visage dévisageant celui de son interlocutrice laissait percevoir une perplexité sans fin qui ne lui ressemblait absolument pas. Du moins, pas quand il était dans son état normal. Difficile néanmoins d’entamer un vrai dialogue avec son interlocutrice, il le savait. Surtout quand cette dernière ne croyait visiblement pas du tout à son histoire. Il y allait bien y avoir un moment où elle allait y être obligée, pourtant.



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Posté le Lun 3 Avr - 11:47, vous pouvez
Avec soin, la jeune femme peignit ne expression mi-choquée mi-peinée sur son visage, comme s'il n'avait pas pu lui faire une plus grande insulte. Il s'entêtait à la prendre pour une idiote avec son histoire d'amnésie mais ça ne l'empêchait quand même pas d'être stupide. Stupide avec un bon instinct, mais stupide quand même. En plus, est-ce qu'il croyait sincèrement que la menace de la faire mettre dehors lui faisait peur ? Déjà, rien que pour le plaisir, elle résisterait et ferait une scène digne d'une hystérique pour l'embêter un peu plus. Peu importait si ce qu'elle criait en reproches sortait tout droit de son imagination, si elle pouvait le mettre mal à l'aise ou le mettre en porte-à-faux vis-à-vis des autres clients ou même de ses collègues, ce serait déjà une victoire pour la team Diane. Sans compter que rien ne l'empêchait de l'attendre à la sortie du bar pour le hanter jusqu'à chez lui telle une érinyes.

À dire vrai, cette optique révélait un incroyable pouvoir de séduction.

_ Mais enfin ?! Oui, j'ai réagi sous le coup de l'émotion, pardon pour ça, mais est-ce que ça me condamne à ne rien avoir à boire de la soirée ? Je l'ai pourtant payé mon verre et je n'ai même pas pu le boire !

Piailla t-elle, la main sur le cœur comme une martyre, l'air de sous-entendre que c'était entièrement de sa faute si la soirée allait de travers pour l'un comme pour l'autre.

Cependant, ils avaient d'autres affaires à régler avant de perdre leur temps pour savoir qui de lui ou de ses collègues allait lui servir sa prochaine arme. Et puisque Lyle était assez aimable - ha ! - pour lui tendre une perche, elle serait vraiment idiote de la refuser. Diane se lança donc dans ses récriminations. Ce à quoi il lui répondit qu'il était désolé. Non vraiment. Il. Lui. Répondit.Qu'il.Était.Désolé. Désolé, oui, vous avez bien lu ! La brune haussa un sourcil étonné, avec une moue septique.

Mon dieu, est-ce qu'on lui avait fait un lavage de cerveau pour qu'il soit aussi changé? Diane sortit son téléphone avec précipitation et lui colla presque sous le nez.

_ Désolé ? Tu veux pas me la refaire que je l'enregistre celle-là ? Comme ça je pourrais me le passer en boucle quand ça n'ira pas et que je commencerai à n'avoir plus aucun espoir pour ce monde ?

Lyle désolé. La blague. Toujours aussi sarcastique, elle rangea l'appareil de là où elle l'avait sorti et suivit le mouvement sans vraiment réfléchir quand il se pencha vers elle, comme s'il allait lui faire une confidence. Ce qui, avec un peu de recul paraissait vraiment étrange. De toutes les personnes qu'elle connaissait dans cette ville – et malgré ce que l'on pourrait croire, il y en avait quand même un certain nombre –, le jeune humain était sans doute la personne la moins versée aux confidences de son répertoire. Il suffisait de regarder l'historique de toutes les discussions qu'ils aient jamais eues pour s'en rendre compte. Obtenir juste quelques mots personnels, sur sa vie, relevait soit du miracle, soit de cachetons. Autant dire qu'elle était légèrement curieuse de savoir ce qu'il avait à dire. La déception fut à la hauteur de sa curiosité quand il commença à lui parler d'un homme assis à une table non loin d'eux. La brune se redresse en lui jetant un regard teinté de mépris. Il pouvait bien dire ce qu'il voulait, ou même se dire ce qu'il voulait, jamais il n'effacerait le souvenir qu'elle avait de lui complètement shooté la dernière fois que leurs chemins s'étaient croisés. Diane aurait dû le prendre en photo quand elle en avait l'occasion. La prendre pour une conne aurait été bien plus complexe pour Lyle.

_ Non… Pas du tout. C'était justement un de tes délires la fois où tu étais complètement shooté et que tu m'as envoyée dans l'arbre, ça te revient ? Parce que quand même… tu m'imagines dans un zoo ? « À gauche, les grands loups de Sibérie, à droite… un étrange tas de poussière». Nous aurions eu du mal à nous rencontrer.

Rétorqua t-elle avec un sourire à faire peur, juste dans le but de faire disparaitre le sien de son visage. Mais un autre élément lui permit d'avoir satisfaction et l'amusement céda à la surprise lorsque Lyle regarda son poignet. Oh oui, elle avait presque oublié un des rares gestes volontaires d'humanité du jeune homme. À force de l'avoir toujours sous son plus mauvais jour, il lui arrivait d'oublier qu'il lui avait quand même sauvé la vie une fois. Le sourire de Diane s'agrandit encore plus et elle posa son menton dans la paume de sa main.

_ Haha… Et pas que là !

Mais elle ne lui dirait certainement pas où est-ce qu'elle l'avait mordu d'autre. Elle préférait voir à quelles idées farfelues aboutirait son cerveau. C'était plus drôle comme ça, plus amusant. Et puis, il y avait peu de chance qu'il parvienne à se tordre suffisamment le cou pour apercevoir la cicatrice.

Enfin… bizarre aussi. Normalement, il aurait quand même dû se souvenir qu'elle avait failli le tuer une fois. À leur première rencontre pour être précis. Il jouait vraiment bien la comédie, il fallait au moins lui accorder cela.


   
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Posté le Mer 12 Avr - 23:44, vous pouvez
« Ah ça oui. Mais bon, fallait pas en balancer tout le contenu. Au moins en garder un petit peu pour vous. »

Répliqua-t-il tandis qu’un sourire amusé s’élargissait sur ses lèvres. D’une certaine façon, il la trouvait rigolote. Bizarre, un peu cinglée, mais rigolote quand même. Dire que cette version de lui-même était clairement plus conciliante était un énorme euphémisme. Mais cela faisait désormais plusieurs mois qu’il faisait de moins en moins consciemment la comparaison entre celui qu’il avait été et sa personnalité actuelle. Et temporaire. Ricana une petite voix narquoise dans son esprit. Cette dernière lui fit légèrement pincer les lèvres, mimique qui disparut assez vite suite à la tirade de son interlocutrice. Puis se fut au tour de ses yeux de s’écarquiller le plus possible, tandis que sa tête amorçait un petit mouvement de recul lorsque la vampire rapprocha son téléphone de lui. Ok. Entre les mecs bizarres réagissant de manière tout aussi étrange à la suite d’un simple contact physique, et celles qui tentaient de l’enregistrer, il commençait vraiment à penser qu’il était entouré de cinglés.

« Euh, vous avez pété un câble ? »

Demanda –t-il sans trace de méchanceté dans sa voix, où les seules choses qui pointaient étaient la perplexité et l’étonnement. Néanmoins, il pouvait tout de même comprendre, un peu. Celui qu’il avait été n’avait pas eu l’air d’être un grand adepte des excuses. Ni de l’examen de conscience, d’ailleurs. Il ignora son regard méprisant – il était très bon pour ça, faire semblant de ne pas voir l‘animosité, et de ne surtout pas y broncher – et réfléchit quelques minutes avant qu’un gloussement ne franchisse ses lèvres, franchement amusé et tentant le plus possible de ne surtout pas partir à rire pour de vrai.

« Ca y est j’y suis. Entre nous c’est une sorte de combat d’égo qui est à peu près aussi glorieux et impressionnant qu’un combat de gerbis. C’est débile, ça sert à rien, mais on peut pas s’en empêcher, j’ai raison ? Termina-t-il avec un grand sourire hilare. Et oui, je comprends, ça aurait été dommage que vous vous transformiez en petit tas de poussières, comme vous dites. »

Son drôle de sourire ne fit pourtant pas disparaître le sien, bien au contraire. En dépit du fait qu’il savait qu’elle pouvait être dangereuse, il trouvait sa présence presque… agréable. Quand bien même elle ne croyait pas un seul mot de ce qu’il essayait de lui dire. Elle avait au moins le mérite d’avoir de la répartie, et un certain sens de l’humour. Quelque chose lui disait qu’elle lui avait peut-être même tiré au moins quelques sourires, sans doute à moitié exaspéré, mais quand même, ce qui était en soi une certaine forme de miracle.

Sourire qui se mua pourtant en une nouvelle mimique interloquée. Bon, là, elle avait gagné. Sans répondre, l’étudiant se mit une nouvelle fois à réfléchir à toute vitesse. Bon, il n’avait pas de film porno dans sa tête quand il la voyait, ce qui n’avait pas été le cas pour Edana avec qui ce genre de souvenirs avaient forcément finis par revenir, et la principale intéressée n’avait pas manqué de s’en servir pour le mettre un peu mal à l’aise. Donc, c’était pas une histoire de sexe. C’était déjà ça, même s’il ne pouvait nier qu’elle était très mignonne. Il porta machinalement une main à son cou avant de comprendre. Il haussa un sourcil mi-ahuri, mi-scandalisé.

« Vous avez essayé de me manger ? »

La terminaison utilisée était presque infantile mais il trouvait que c’était celle qui correspondait le mieux. Lyle n’avait pas de souvenirs à proprement parlé, mais il le savait quand même. Il n’y avait pas de vrais mots à mettre sur cette sensation, quelque part entre l’intuition et la certitude absolue sans pour autant en avoir une preuve par la mémoire. Cependant, son comportement lui fit tilter quelque chose et il oublia juste quelques instants le fait précédemment évoqué avant de se une nouvelle fois sur le comptoir, non pas comme en signe de discrétion comme la dernière fois mais plutôt en signe de confrontation, même si de nouveau son visage était emprunt d’un léger amusement.

« Que vous me disiez ça montre qu’il y a au moins une petite part de vous qui pige qu’il y a un truc vraiment pas normal. Honnêtement, est-ce que vous pensez que j’aurais eu la patience nécessaire pour ne serait-ce que supporter les trente premières secondes de notre discussion si j’étais dans mon état normal? Lyle haussa les sourcils, l’air de lui dire Soyons sérieux s’il vous plait, juste un instant.. Donc pourrais-je au moins savoir quel est votre prénom, parce que j’avoue que cela m’échappe entièrement. »

Comme beaucoup d’autres choses, d’ailleurs.


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Je n’ai jamais été fidèle Et je n’ai jamais été quelqu’un de confiance Limite schizophrène Et fouteur de merde indiscutable Je n’ai jamais été loyal Si ce n’est à mon propre plaisir Je suis un marginal à jamais Le résultat d’un foyer brisé Je n’ai jamais été fidèle Et je n’ai jamais été quelqu’un de confiance Limite maniaco-dépressif Toujours à te casser les couilles Je n’ai jamais été reconnaissant C’est pourquoi je passe mes journées seul Je suis un marginal à jamais Le produit d’un foyer brisé

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Posté le Lun 24 Avr - 21:33, vous pouvez
Son expression agrandit son sourire qui était déjà grand. Comme il le disait si bien, elle avait essayé de le manger mais l'épisode remontait à longtemps, presque une autre vie. À l'époque, elle ne s'assumait absolument pas comme vampire, il lui avait même fallu des années avant qu'elle ne se fasse entièrement à sa nouvelle nature et à ses spécificités. Elle l'avait attaqué sous le coup de la Soif mais avait regretté presque aussitôt. Dès qu'elle avait été en état de se contrôler et de s'arrêter de boire.

_ Peut-être bien que oui, peut-être bien que non…

Répondit-elle, volontairement évasive, avec un plaisir incommensurable. Elle ne lui ferait pas le plaisir d’éclairer sa lanterne s’il avait véritablement cette perte de mémoire. Déjà parce qu’elle n’avait aucune envie de l’aider, et ensuite parce qu’elle savait parfaitement que si jamais elle se laissait la latitude pour l’ouvrir, elle risquait de se trahir sur le fait qu’elle avait attaqué un humain qui était encore là pour témoigner. Étant donné qu’elle ne connaissait pas les opinions de Lyle-sans-mémoire sur la question des Nocturnes, elle préférait – pour le moment du moins – jouer la carte de la prudence. Oui, c’était rare que Diane se serve de cette carte là, elle était réservée à quelques rares moments choisis par les dieux.

Il se pencha de nouveau vers elle après que ses yeux se soient brusquement illuminés comme s’il venait de comprendre le sens de la vie et la jeune femme suivit le mouvement de mauvaise grâce avec un petit temps de retard. D’accord, elle devait reconnaitre qu’elle avait beaucoup de mal à continuer de croire qu’il jouait la comédie. Les échanges qu’ils avaient eu avaient chacun montré le manque de patience du jeune homme envers elle, en particulier lorsqu’elle se moquait ou essayait de percer sa carapace. Avec un petit temps, l’idée qu’il lui soit arrivé une mésaventure digne d’une télénovela de mauvaise qualité avait fait son chemin jusqu’à son cerveau. Ce qui ne l’empêchait pas de préférer l’explication des neurones grillés à un accident de la route.

_ Ouais, comme ta tête apparemment…

Piqua t-elle en se redressant et en croisant les bras sur sa poitrine. Il voulait savoir son nom ? Dommage ! Pour une fois, elle avait l’impression de se trouver en position de force vis-à-vis de l’humain, parce qu’elle savait quelque chose qu’il ignorait, et commençait vraiment à en apprécier la sensation. Elle n’allait pas s’en départir comme ça pour ses beaux yeux sans recevoir quelque chose en retour.

_ Je te ferai peut-être ce plaisir si tu me dis ce qui t’es vraiment arrivé… et si j’ai un nouveau verre, bien entendu.

Elle ne ferait rien en particulier d’un tel renseignement si ce n’était pour sa curiosité personnelle. Ne pas lui dire son nom pouvait être perçu comme puéril mais cette sensation de supériorité était exquise et parfaite pour commencer sa journée, elle ne voulait pas y renoncer aussi facilement.

_ Ton accident de voiture, c’était avant ou après que tu te sois fait retransformer ?

Demanda t-elle avec un petit sourire comme si rien ne pouvait l’intéresser plus au monde. Il avait intérêt à ne pas lui mentir. Son histoire ne tenait pas debout : soit il avait eu l’accident de voiture avant sa retransformation mais elle avait du mal à croire qu’ils acceptent de transformer quelqu’un qui vient d’avoir un accident de voiture, un volontaire de surcroit, sans lui laisser le temps de se régénérer ; soit il avait eu l’accident de voiture après, mais alors, il aurait du en porter les stigmates, des cicatrices. Quelque chose de visible. Diane avait besoin de comprendre, parce qu’elle était légèrement attachée à Lyle, mais aussi parce qu’elle redoutait cruellement les hommes et les femmes qui faisaient passer le Rituel et qu’elle ressentait le besoin malsain d’en savoir plus sur la question. Pour les dédiaboliser ou entériner son avis sur la question.


   
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Posté le Dim 14 Mai - 19:02, vous pouvez
Un sourire légèrement douloureux s’étira sur ses lèvres quand elle répliqua que son esprit aussi avait l’air de lui échapper. Elle était loin d’être bête, et pourtant elle n’avait sans doute aucune idée d’à quel point elle avait pu viser juste. Si la majorité du temps tout se passait bien, les flashs le renvoyant pour un aller simple dans un passé qu’il ne saisissait pas ainsi que les rêves – cauchemars, en fait – lui étant tout aussi incompréhensibles n’avaient pas disparus, durant ces derniers mois. Ils avaient juste eu le mérite de se faire plus rares. D’où la sensation un peu coupable qu’il pourrait peut-être bien échapper à ce « retour à la normale » qui n’en n’était pas un et dont il n’avait aucune envie. La suite, néanmoins, lui fit afficher un air légèrement narquois.

« Évidemment… Mais vous comprenez bien que je ne peux pas vous vendre de l’alcool sans avoir vu votre pièce d’identité avant, hum ? »

S’il lui avait mené la vie dure, il comprenait son envie de lui mettre des bâtons dans les roues, mais il n’irait tout de même pas jusqu’à lui faciliter la tâche… Encore une fois, gentil, mais pas stupide. Il sentait néanmoins que la suite allait devenir de plus en plus délicate. C’était bien la première personne qui mettait en doute son explication quant à sa perte de mémoire, le plus dur étant surtout de faire comprendre qu’il l’avait belle et bien perdue. Le plus souvent, après ça son interlocuteur était tellement gêné qu’il ne cherchait pas midi à quatorze heure, si bien que lui non plus n’avait pas pensé utile de chercher plus loin dans son histoire. Il allait devoir improviser. Certes, il pourrait aussi bien dire la vérité. Dire que tout allait très bien – enfin, en un sens -, jusqu’à ce qu’on le ritualise. Mais non seulement il avait promis qu’il serait discret sur la réelle cause de son amnésie, mais il était en plus intimement persuadé que le Rituel n’avait rien à voir avec tout cela. Il n’avait été que la goûte d’eau qui avait fait déborder le vase. Il ne jetterait donc pas le doute sur quelque chose qui pouvait réellement aider les gens. A lui de trouver une bonne explication, et pour une fois, il était face à une coriace.

« Avant. Dit-il distraitement. Je ne m’en souviens que de façon floue, je t’avoue. C’était juste avant de me faire ritualiser. Je sais de manière assez confuse que j’avais mal à la tête et la nausée, ce qui aurait dû me mettre sur la piste d’un traumatisme crânien, mais que j’ai préféré ne pas repousser le Rituel. Je pense honnêtement que je supportais tellement mal ma nature lycane que j’aurais encore préféré crever que de le rester, même si je ne me souviens pas du pourquoi je pouvais autant les détester. Alors j’ai rien dit. Je ne connais pas la raison qui a fait qu’ils n’ont rien remarqué, j’avais sans doute régénéré suffisamment vite pour qu’ils ne remarquent rien d’anormal, ou alors ils ont été négligents. Un peu des deux, sans doute. Et quand je me suis réveillé… Lyle fit un geste théâtral, comme un magicien qui vient de réapparaitre sur scène après avoir disparus. Tadaaaa ! Nouveau Lyle, tout frais tout rutilant, et dont l’usine avait bien pris soin de faire une réinitialisation avant de le renvoyer sur le marché. Les IRM faites après coup ont bien révélé des traces de traumatismes. Si les dégâts n’ont pas été pires, c’est finalement grâce à la lycanthropie. Paradoxalement, j’ai eu de la chance. »

Il avait surtout de la chance d’avoir comme médecin une de ses seules amies, qui avait tout envisagé avant qu’ils ne concluent que le Rituel avait un rapport, même indirect, avec son amnésie. Et qu’ironiquement son cerveau était absolument intact. Il ne savait pas si son histoire serait satisfaisante. En tout cas, certaines choses étaient vraies : il aurait préféré crever que de rester un lycan, à cette époque. Il avait également pris soin de ne pas épargner les acteurs du Rituel : s’il les mettait totalement hors de cause, elle aurait automatiquement des doutes, il en était certain. Et valait mieux supposer une petite bavure qui, en outre, serait en partie de sa responsabilité, que de faire croire que le Rituel en lui-même était le responsable.

« La réponse te parait suffisante, inspecteur Gadget ? »

Termina-t-il avec un large sourire amusé, passant sans le sentir au tutoiement. Il mentait sans vergogne, et pire que ça : il mentait bien. Il ne pouvait pas savoir si cette fois-ci cela marcherait, mais ne ressentait pas de malaise particulier à mentir, même s’il ne le faisait pas de façon aussi éhontée qu’il avait dû le faire avant. Et surtout, il le faisait par nécessité.

« Bon, tu le veux ton verre, où tu comptes discuter neuro toute la soirée ? »

Continua-t-il, la même mine au visage. Néanmoins, l’enjeu restait le même, en dépit du fait qu’il ne laissait rien paraître. S’il te plait. Passe à autre chose, s’il te plait.


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Posté le Mer 7 Juin - 11:21, vous pouvez
_ Ne fais pas ton malin, ça fait très prétentieux.

Répliqua t-elle avec un beau sourire quand il essaya à nouveau de lui soutirer son identité avec la finesse et la subtilité d’un marteau-piqueur. Tant pis pour le verre donc, elle ne pourrait pas lui vider un deuxième verre sur la figure tout de suite. Mais peut-être qu’avec un peu de chance, il finirait pas arrêter de se méfier et lui servirait gentiment une vodka-orange. Ou mieux encore ! Un bloody mary pour être certaine de l’embêter encore plus : il avait intérêt à être connecté sur Radio Grand-Mère pour retirer les taches de jus de tomate sur ses vêtements.

Mais toute cette histoire était largement secondaire comparée à celle qu’elle voulait entendre : le fin mot de ce jeu de transformation qui avait eu lieu cette année. Diane avait besoin de savoir. Pas par altruisme et intérêt pour le jeune homme, mais parce qu’elle avait vraiment besoin d’entendre que le Rituel avait causé son amnésie, qu’elle était responsable de son état, qu’elle faisait le mal. Le vent avait tourné depuis un moment déjà pour les Nocturnes et l’orage n’était pas loin. Si elle pouvait avoir des armes en main, même juste un couteau de poche, pour lutter contre cette situation intenable et espérer changer les choses en ville, elle serait déjà bien avancée. Malheureusement, son histoire n’arrangeait pas les siennes. Rien dans ce que racontait Lyle n’incriminait les Spectres et leur foutu Rituel. Au contraire : il passait juste pour un idiot trop bête ou trop désespéré pour imaginer que son problème allait légèrement impacter le rendu final. Il se plaçait dans son récit comme un crétin qu’ils avaient géré avec professionnalisme. Comme si ce n’était pas de leur faute. Sauf que ça devait l’être. On ne perd pas sa mémoire comme ça. Encore une fois, ce genre d’intrigue était réservé aux télénovelas, un point c’est tout.

Diane le fixa droit dans les yeux quand il lui demanda si son histoire lui semblait suffisante et elle garda son regard sans ciller avant de lâcher, avant d’avoir pu réfléchir à ses mots :

_ Non.

Elle aurait eu envie d’ajouter qu’il mentait mais force lui était de constater qu’elle n’avait aucune idée de ce qui la dérangeait dans ce que Lyle venait de lui raconter. S’agissait-il de quelque chose qui l’avait inconsciemment dérangée sans qu’elle ne parvienne à mettre le doigt dessus ou juste qu’elle n’avait rien à redire sur ce témoignage qui paraissait véridique ? Diane semblait tentée de l’accuser de mentir simplement parce qu’elle n’avait pas trouvé ce qu’elle cherchait dans ses explications, absolument rien qu’elle puisse retourner contre les ennemis de son genre, pour améliorer leur situation. Contrariée, oui, elle l’était.

Mais elle était également résolue à ne rien montrer de son désarroi à cette petite teigne humaine. La brune se recomposa un visage moqueur et distant, se prêtant volontiers à sa petite mascarade. Leurs deux visages paraissaient totalement désaxés comparé à l’atmosphère de tension, de malaise et de contrariété qui les entouraient comme un nuage de parfum.

_ Je ne t’ai jamais dit que j’avais fait de la neurologie ?

Demanda t-elle d’un ton badin en laissant courir la pulpe de son doigt sur le rebord du verre vide. Le blanc perle de ses dents se découvrit après quelques secondes avant d’ajouter, d’un air faussement évident.

_ Ah oui mais de toute manière, tu n’en aurais gardé aucun souvenir, c’est vrai !

La conversation lui était lourde maintenant qu’elle réalisait que ce n’était pas ici qu’elle obtiendrait ce qu’elle voulait mais elle était déterminée à n’en laisser rien paraitre.

Volontiers, ce sera un Bloody Mary pour moi.

Répondit-elle en se disant qu’elle allait peut-être évacuer un peu de sa contrariété ce soir.


   
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Posté le Mer 28 Juin - 20:34, vous pouvez
_ Non.

Le mot tomba comme un couperet. Lyle s’obligea à ne pas réagir outre mesure, la regardant juste alors qu’il continuait de laver autour de lui, comme si sa réplique ne menaçait pas toute sa foutue fragile histoire, et que l’atmosphère ne devenait pas aussi lourde qu’une chape de plomb. Avoir l’air intéressé sans être paniqué, donner la sensation que son refus aussi net ne venait que de son scepticisme ou même de sa mauvaise foi mal placée, et non pas d’un véritable instinct soufflant qu’il était en train de se payer sa tête. Il était très doué pour passer pour un abrutis, et il était si habitué qu’il se soupçonnait d’avoir utilisé cette technique très régulièrement par le passé, bien avant son étape réinitialisation. Il n’empêche que cela, au final, ne changeait pas la situation : il était très mal à l’aise, sans arriver à mettre la main sur la raison précise de son état.

Il la sentait quelque peu… Désespérée. Et le bouquin de Path qu’elle trimballait ne faisait pas partie des indices, parce que ce n’était pas parce qu’on lisait du Baudelaire qu’on allait se finir à coup de laudanum chaque soir que comptait son existence. C’était plus… Une impression, une aura qui la suivait comme un parfum. Elle avait l’air d’avoir besoin de savoir que le Rituel était néfaste, et en un sens, il était peut-être la preuve que dans certains cas, il pouvait l’être. Et alors. La chimiothérapie a elle aussi son lot d’effets indésirables. Elle n’en sauvait pas moins des gens. Sans doute qu’ici, le problème était qu’on ne présentait aucun effet secondaire au Rituel. Ce dernier avait assurément un aspect idéologique. Ce n'était pas le cas pour la chimio. Il fit un petit sourire, mi-amusé, mi-peiné quand elle lui assura avoir fait de la neurologie. Il ne la croyait pas du tout. Et si c’était vrai… ? Alors dans ce cas… La meilleure réponse face à l’incertitude restait tout de même le bluff.

« Si tu voyais la moindre incohérence dans ce que je viens de dire, vu le peu de sympathie à mon égard, tu l’aurais fais savoir tout de suite. »

Ou alors elle s’amusait avec lui comme un chat le ferait avec une souris, mais elle ne semblait pas avoir actuellement la patience nécessaire pour le faire. En tout cas, désormais, peu lui importait son prénom. Il avait juste envie qu’elle s’en aille. S’arrêtant quelques minutes, il la dévisagea un instant, l’air neutre.

« Il a l’air de sacrément te désespérer, le Rituel. J’ai bien conscience que ce n’est pas toujours l’idéal, mais pour certain… C’est une sacrée libération. »

Pour lui comme pour d’autre, comme l’ex-vampire centenaire qui était venu le voir à son appartement, et il était sûr que ça avait été le cas pour d’autres personnes. Les ritualisations obligatoires ? Oui, bon… C’était bien ces cas là qui montraient toute l’idéologie anti-nocturnes. Après tout, il était bien placé pour savoir qu’on n’avait pas besoin d’être un vampire pour savoir ce que c’était que d’avoir soif de sang, quand bien même cette dernière était cette fois-ci un peu plus métaphorique. Le sourire qu’elle fit le tira de ses pensées. Oh oh. Il ne comprenait pas ce qu’elle avait en tête, n’ayant pas écouté la demande faite au serveur passé à côté d’elle, mais il n’était pas suffisamment stupide pour ne pas comprendre que c’était mauvais pour lui. Le Bloody Mary posé juste entre eux ne vint que renforcer cette conviction. Se découvrant des réflexes insoupçonnés, l’humain ne laissa pas le temps à la jeune femme en face de lui d’attraper le verre qu’il le portait déjà vivement à la bouche et l’avalait cul sec, confirmant une bonne descente. Encore une preuve que sur certaines choses, les humains n’avaient pas toujours à envier les vampires. Elle allait vraiment être très en colère. Mais lui-même n’était pas vraiment sûr de vouloir continuer cette conversation. Sa patience avait des limites, et il en avait assez d’être confronté à une boule de hargne humaine. Ô ironie, quand lui-même l’avait été à peine quelques mois auparavant.

Lyle reposa un peu brusquement le verre sur le comptoir en faisant une grimace. Trop sucré pour lui, il trouvait ça dégueulasse. Mais il préférait ça à passer des heures à essayer de récupérer ses vêtements. Toujours sans un mot, l’étudiant sortit son porte feuille et mis le montant de la dernière boisson sur le comptoir.

«Je pense que vous devriez sortir. La soirée vient de commencer et tous les bars viennent d’ouvrir. Ce serait dommage de pourrir votre soirée à cause d’une seule personne, non ? »

En vérité, le regard neutre voir froid qu’il lui lançait indiquait sans aucune ambigüité qu’elle n’avait pas vraiment le choix. En clair, il la foutait à la porte, mais de façon polie, du moins pour l’instant. Si elle le ne faisait pas, il appelait les flics, et quelque chose lui disait qu’elle ne voudrait certainement pas en arriver là et qu’elle serait suffisamment intelligente pour sortir. Il fallait que l’un d’entre eux mette fin à cette situation malsaine, et de toute évidence, elle n’était pas en état de le faire.

L’humain la regarda sortir et resta pensif un instant. Quand il la voyait… Il se disait qu’il n’avait vraiment aucun intérêt à retrouver sa mémoire.

***
RP terminé



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