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 Sleeping with ghosts [Edana]

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Posté le Mar 4 Avr - 22:18, vous pouvez
Il n’avait aucune idée de ce qu’il faisait là.

Le vent encore froid de la Grande Bretagne lui fouettait le visage, mais lui, il ne réagissait pas. Ne bougeait pas. Si mauvaise idée de rester là sans bouger dans un parc désert où les dealers aimaient vendre leur came, alors qu’il faisait de plus en plus sombre. Mais il s’en foutait. Il ne bougeait pas. Ne respirait presque pas. Et surtout, essayait de réfléchir le moins possible, de ressentir le moins possible. Peine perdue. C’était tellement… Flou. Il ne savait pas du tout ce qu’il faisait là. Plus encore, il n’avait aucune idée de ce qu’il s’était passé en un an. Un an ? Il ne savait même pas exactement quel âge il pouvait bien avoir. C’était tellement lointain… L’humain s’était enfoncé dans le brouillard pendant toute la journée, doucement, sournoisement. De façon assez subtile pour qu’il ne comprenne pas exactement ce qu’il se passait. Sinon qu’il rouvrait une blessure anciennement à vif qu’il avait enfin réussi à refermer, comme si elle n’avait jamais existé. Durant plus d’un an.

Cette pensée l’asphyxia durant de longues secondes, jusqu’à ce qu’il reprenne son souffle. Tu as cru pouvoir fuir, n’est-ce pas ? Recommencer à zéro ? Comme il avait été stupide. Il le savait, tout comme il ne comprenait pas exactement pourquoi. Il se sentait glacé. Vide. Mort. Sans rien pouvoir faire pour qu’il se sorte de là. Impossible de bouger, impossible de penser – du moins de façon clair. La seule chose qu’il pouvait faire, c’était subir. Comme la première fois.

Il ne se souvenait même pas de façon limpide de ce qu’il s’était passé. Juste une scène, banale, qui lui avait fait un drôle d’effet, sans qu’il n’en comprenne la raison sur le coup. L’humain avait été troublé, mais ne s’était pas trop attardé dessus. Du moins, pas sur le coup. Ensuite, les souvenirs avaient commencé à revenir. Mais une autre partie de lui, celle qui ne voulait pas mourir une seconde fois, celle qui n’avait pas eu le temps de se développer, qui avait été avortée, luttait. Et c’était pour ça qu’il était là. Parce qu’il ne voulait pas mourir une seconde fois.

Ils t’ont laissé tomber, n’est-ce pas ? Lyle crispa sa mâchoire à cette pensée. Et le pire étant sans doute qu’ils avaient pensé rattraper leur erreur d’un simple « désolé ». L’humain fronça les sourcils. Il ne comprenait pas vraiment ce que lui-même entendait par là. Il devait faire quelque chose. Essayer de trouver comment il en était arrivé là. De façon floue, il se voyait tituber dans les rues, puis ranger son téléphone car dans l’incapacité totale de taper quoi que ce soit. Il avait essayé d’envoyer un SMS en se sentant glisser, mais il ne se souvenait plus du tout à qui le message aurait été destiné. Car de toute façon, dans sa tête nous étions en 2000. Il ne l’avait pas encore rencontrée. Mais les flashs avaient continués d’essayer de remonter à la surface, encore et encore, tandis qu’une autre partie de lui tentait désespérément de tout refouler. Le plongeant dans une opacité de plus en plus épaisse. Et il avait terminé ici, sans trop comprendre pourquoi, pâle comme la mort et bouillonnant de quelque chose qui vacillait entre une profonde tristesse et un désarroi absolu.

Il y avait eu le chemin en voiture, et puis ils étaient arrivés. Et puis… Il n’arrivait plus à respirer, et ça par contre ce n’était pas qu’un souvenir opaque. Inspirant profondément comme s’il avait failli se noyer, il mit un temps à se calmer avant de regarder autour de lui. Il n’était plus dans le parc, et il commençait à faire super tard. Assis dans un canapé qu’il ne reconnaissait absolument pas, Lyle regarda autour de lui. Un salon vide, épuré à l’extrême, mais dans un foutoir qu’il n’avait que rarement connu. De là à faire le lien entre ses mains qui l’élançaient et certains trucs cassés il y avait un pas… qu’il ne franchirait pas. Pas en état pour réfléchir de façon suffisamment claire. Un appartement qui ne lui disait absolument rien. Pourtant, il s’en foutait. Il s’en foutait définitivement de tout maintenant. Y comprit des bruits de pas qu’il entendait loin, loin dans le brouillard.


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Je n’ai jamais été fidèle Et je n’ai jamais été quelqu’un de confiance Limite schizophrène Et fouteur de merde indiscutable Je n’ai jamais été loyal Si ce n’est à mon propre plaisir Je suis un marginal à jamais Le résultat d’un foyer brisé Je n’ai jamais été fidèle Et je n’ai jamais été quelqu’un de confiance Limite maniaco-dépressif Toujours à te casser les couilles Je n’ai jamais été reconnaissant C’est pourquoi je passe mes journées seul Je suis un marginal à jamais Le produit d’un foyer brisé

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Edana J. May
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Posté le Mer 14 Juin - 18:04, vous pouvez

Nico
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Sa nuit avait été épouvantable. C'était ce genre de jours où l'on sait que sa vie ne serait qu'un sombre enfer et que rien ne pourra fonctionner comme on s'y attend. Depuis que la Révélation avait eu lieu, les nuits et jours des Conseillers n'avaient été qu'une multitude de misère et de problèmes. On leur était tombé sur le dos comme si toute cette situation, ces siècles d'erreurs, était de leur faute. Oh bien sûr, ils avaient fait un terrible travail à garder le secret Réversien caché de tous, mais en dehors de tout cela, la ville se portait tout de même bien mieux que sous certains gouvernements. Déjà, eux, on essayait pas de les assassiner. Si ça c'était pas du progrès ? Toujours était-il qu'on leur faisait faire des tas de choses sans sens ces derniers jours et qu'elle n'en pouvait littéralement plus. Et puis... le vent tournait, ça se sentait réellement. Comme si quelque chose de catastrophique allait arriver. L'air était aussi électrique que les tensions qui agitait la Couronne et Réversa. Et toute cette histoire se terminerait dans un bain de sang total. Ça Edana pouvait le deviner sans problème.

Son téléphone vibra et une part d'elle espérait qu'il s'agissait de la réponse de son grand père pour le départ d'Evannah pour la France. Un papier falsifié et la jeune femme avait soi-disant envoyé l'enfant chez son père qui demandait sa garde. Un crève coeur, des changements de papiers pour l'enfant, une perte de pouvoir pour la jeune femme, mais il lui était impossible de ne pas faire tout ce qu'elle pouvait pour éloigner sa fille du chaos ambiant. Elle lui en voudrait sans doute pour le restant de ses jours, mais au moins, la télépathe lui offrait la possibilité de s'éloigner du sang et de la douleur pour une durée qui lui serait la plus longue possible. S'il devait lui arriver quelque chose, les précautions nécessaires étaient prises. De l'école primaire jusqu'à l'université, l'enfant avait de quoi largement survivre, des tuteurs et précepteurs de confiance pour l'encadrer et un avenir brillant tracé. C'était tout ce que la jeune femme pouvait lui offrir en l'instant. Mais malheureusement, ce n'était pas encore les derniers détails avant la grande séparation avec Evannah, mais un sms plutôt... troublant de Lyle. Hmm. On pouvait dire que ce n'était pas spécialement quelque chose d'hyper courant non plus et surtout elle ne comprenait pas trop ce qu'il signifiait. Mais vu l'état dernier du jeune homme, le laisser sans réponse serait absurde. La brune attrapa donc ses clés de voiture et de débarquer là où il habitait.

L'aristocrate n'était pas très habituée de l'endroit, loin de là. Il lui fallut donc quelques minutes pour trouver le bon appartement, même si une fois devant, l'évidence la frappa. Une porte légèrement entrouverte pour l'accueillir et un son totalement inaudible. Elle s'arrêta un instant avant de pousser le morceau de bois et grinça lorsque son pied craqua un morceau de verre. Vu le bordel ambiant, la crise qu'il avait eue avait dû être épique. Et vu l'état dans lequel il se trouvait dans son divan, l'air perdu et totalement déconnecté, le bordel dans sa tête devait être identique.

« Hé. Lyle ? »

La brune s'avança en douceur dans la pièce, les mains en l'air, le plus lentement possible pour ne pas le surprendre. Parce que la dernière chose qu'elle avait besoin c'était que monsieur se braque. Il n'était pas spécialement musclé, mais elle savait que sous cette apparence presque délicate – terme stupide quand on parlait de Lyle – se cachait une certaine force quand même.

« C'est moi. Tu viens de m'envoyer un message. Tout va bien ? Il s'est passé quelque chose ? »

On ne savait jamais qu'il était rentré pendant un cambriolage ou on ne savait quoi. La jeune femme souffla doucement avant de pousser un débris du pied. Mais lorsque ses yeux se posèrent sur ses mains, il n'y eut plus de doute pour la suite.

« Tu as besoin d'aide ? »




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Posté le Dim 18 Juin - 17:54, vous pouvez
Une voix l’appela, un peu plus loin dans le brouillard. Lyle tourna lentement la tête et dévisagea l’inconnue qui s’avançait vers lui, les mains levée en signe de paix. L’humain ne répondit pas, l’air absent toujours collé sur son visage. Il jeta néanmoins un vague regard à côté de lui. Il n’avait aucun souvenir d’avoir envoyé quoique ce soit, mais il y avait effectivement son portable à côté de lui. Lyle s’en désintéressa tout aussi rapidement pour revenir vers la brune qui venait de rentrer. En vérité, il y avait à peu près toutes les chances que le message ait été envoyé à la mauvaise personne. Entre May et Maë… Lorsque l’on était en train de perdre pied, la différence était si minime. Les yeux toujours aussi vides d’expression, le trentenaire recentra son attention sur l’intruse – si on pouvait parler d’attention quand un rien suffirait à le faire sombrer de nouveau dans la sorte d’état catatonique dans lequel il pataugeait pour la seconde fois de sa vie.

« Je ne sais pas. Il s’est passé quelque chose ? »

Demanda-t-il l’air perdu, lointain. N’importe qui l’ayant croisé auparavant serait choqué de la différence entre ce qu’il avait pu être et le fantôme se tenant droit assis sur le seul meuble n’ayant pas souffert de son apparente crise de rage passée. Besoin d’aide ? L’humain ne lui accorda même pas un autre regard, les yeux dans le vague, perdu dans le temps. Soudain, Lyle se leva comme un somnambule et commença à ranger, comme s’il était seul dans la pièce. C’était un de ces bazars dans le coin… L’étudiant se baissa pour ramasser les livres gisant au sol, les remis machinalement dans l’étagère, puis continua son manège encore un moment. Il semblait avoir oublié l’autre présence humaine sur les lieux, mais une part de lui, infime, muette pour l’instant, continuait de traiter l’information. Mais ne l’interprétait pas de la bonne façon, les situations se superposant. Lyle s’arrêta de bouger quelques instants, puis regarda de nouveau l’autre femme. Elle devait avoir quoi, une dizaine année de plus que lui ? Pas très vieille en tout cas. En un sens, ça étonnait son esprit brumeux. Cependant, il n’était pas en état de faire des bonnes déductions.

« C’est vous l’assistante sociale qu’ils ont engagé pour faire le sale boulot, hein ? demanda-t-il doucement, étonnamment calme, neutre, presque aimable. Quitte à me mettre dehors, ils auraient quand même pu le faire en personne. »

Termina-t-il avec une pointe d’amertume dans la voix, en reprenant ce qu’il avait commencé. Aussi apparemment calme que quand ils lui avaient annoncés eux-mêmes. Tu pars. Dans deux semaines. Sur le coup, il avait été trop choqué pour répondre. En fait, il avait été trop choqué pendant deux mois, les rappelant sans trop y croire pendant un temps avant de glisser un autre moment dans une sorte d’état catatonique. Avant de devenir l’adolescent puis le semi-adulte instable qu’il était devenu, sans doute éternellement coincé à un stade émotionnel immature. Mais pour le moment, on n’en n’était pas encore là. Tandis qu’il continuait de remettre les choses en ordre, allant et venant dans la pièce de façon mécanique, son regard finit par s’attarder sur sa main. Elle ne pouvait pas être aussi grande. Elle n’était pas aussi grande. La panique qu’il s’efforçait jusqu’ici de ne pas laisser enfler le fit lâcher les livres qu’il avait à la main, qui s’effondrèrent mollement au sol. De toute façon, il voyait les choses de beaucoup trop haut. Et ça aussi, ce n’était pas normal. S’obligeant à déglutir, la gorge serrée, il porta une nouvelle fois attention à Edana, qui lui apparaissait toujours comme une inconnue qu’il n’avait jamais vue.

« Je n’ai plus 13 ans depuis un moment, je me trompe ? »

Arriva-t-il à articuler, luttant pour ne pas laisser la panique le submerger. Ses jambes vacillèrent un moment, l’obligeant à porter une main en appui sur l’étagère pour ne pas tomber. Une fois stable, il lança une nouvelle fois un regard trahissant sa détresse à Edana, et parvint tout juste à murmurer :

« Mais qu’est-ce qu’il se passe… ? »



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Edana J. May
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Posté le Lun 19 Juin - 18:18, vous pouvez

Nico
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Lyle & Edana


Le décor ambiant parlait pourtant pour lui-même. Mais l'humain lui semblait extrêmement distant comme rongé par quelque chose. Ou plutôt comme vidé de quelque chose.

« À toi de me le dire ? »

Si on devait avouer une chose, là tout de suite, c'était que la situation était super étrange. En fait, c'était un peu comme la sensation d'entrer dans une dimension parallèle et de se retrouver coincée dans un monde qui n'était pas le nôtre. Là tout de suite, les rouages de son cerveau commençaient à mettre en place ce qui se passait mais Edana était tout de même fort larguée. Lyle et elle n'avaient jamais été proches dans le sens confidences, mais là tout de suite, le flot d'informations était beaucoup trop important. Est-ce que quelqu'un avait seulement été épargné dans cette ville de malades ? La brune se posa contre le mur, attendant patiemment que Lyle finisse sa crise de maniaquerie aiguë. Que pouvait-elle faire autrement ? Cela ne l'empêcha pas d'écarquiller les yeux de temps à autres et de ne pas comprendre vraiment ce qu'il voulait dire. La brune le laissa pourtant s'exprimer sans pour autant intervenir. Autant dire que l'aristocrate était totalement perdue alors que le... gamin... semblait lui parfaitement au courant de quelque chose. Un sentiment profond de malaise la saisit alors et la jeune femme ne put s'empêcher de ressentir une certaine pitié pour son... ami ? Amant ? Allez savoir vraiment.

Devant sa question, la jeune femme secoua négativement la tête, comme pour répondre du mieux qu'elle le pouvait. Edana May, assistante sociale. S'il y avait bien un métier qu'elle n'aurait jamais pu faire c'était celui-là. Déjà qu'elle n'était pas forcément hyper stable, mais les gamins qu'on croisait dans ces milieux, c'était plutôt des cas perdus.

Et il continuait son rangement comme s'il s'agissait de quelque chose de normal. Peut-être qu'elle aurait dû appeler Maë dans la seconde, histoire d'éviter de se salir les mains, mais quelque chose l'en empêcha. Peut-être simplement le souvenir de sa propre détresse à un moment et du fait qu'elle aurait voulu qu'un minimum de personnes y assistent. La télépathe doutait sincèrement que Lyle ait fait attention à qui il appelait à l'aide lorsqu'il avait eu le réflexe d'envoyer ce message, mais Edana pensait le connaître suffisamment pour savoir que lorsqu'il reprendrait ses esprits, il n'allait pas apprécier ce qu'il venait de se passer. Autant limiter les dégâts pour le coup.

Et puis il s'arrêta. Net. Et la jeune femme se tendit tout en lui jetant un regard inquiet. Ce n'était jamais bon signe, des arrêts sur image comme ça. C'était généralement très très mauvais signe. Et lorsque la question frappa, on pu lire sur le visage de l'humaine que non, elle n'était pas préparée du tout à ce qui allait arriver.

Oh. Shit.

Durant sa propre amnésie, on l'avait prévenue que certains moments pouvaient être réellement perturbants, autant pour elle que pour ses proches. Que cela pourrait débloquer des souvenirs complètement enfouis et enterrés depuis très longtemps. On ne l'avait pas prévenue que cela signifiait également de les faire vivre aux autres. Et qu'au delà de la perturbation, c'était surtout la gène que cela occasionnerait qui serait vraiment pénible à vivre.

« Il faut vraiment qu'on arrête d'avoir cette conversation. »

Elle avait murmuré cette phrase tout bas, comme pour se donner un minimum de courage. La Conseillère se décolla alors du mur et s’avança, avant de s'asseoir dans le sofa.

« Tu devrais t'asseoir. Au fait, moi, c'est Edana. »

Elle patienta quelques instants, guettant sa réaction. Peut-être que ça l'aiderait, peut-être pas. En tout cas, c'était assez compliqué et la brune ne savait pas vraiment comment gérer tout ça.

« Tu as eu... une sorte d'accident il y a quelques temps. Tu as perdu la mémoire. Et effectivement, tu n'as plus 13 ans. »

Et c'était plutôt pourri qu'il revive ce moment-là apparemment. La brune passa une main dans ses cheveux avant de souffler.

« Je ne suis pas sure que tout te raconter soit une bonne idée. Je crois que le minimum devrait suffire. Et qu'on devrait appeler un médecin pour t'examiner. »

Comment ils avaient pu relâcher dans la nature un type qui venait de passer le Rituel et qui avait perdu la mémoire sans vraiment faire de suivi ? C'était assez incroyable. Ils avaient pourtant assez de médecins dans la ville et Mithra aurait été plus que ravi de suivre certains dossiers de près. Elle se leva et se dirigea vers la cuisine avant de ramener un verre d'eau au jeune homme.

« On va régler ça okay ? Est-ce que tu veux que je joigne Maë ? Elle est médecin maintenant. »




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Posté le Jeu 22 Juin - 23:58, vous pouvez
Il n’entendit pas sa prière murmurée pour que tout s’arrête, mais en un sens quoique d’une toute autre manière, il faisait la même. Son monde s’écroulait déjà sous ses pieds mais maintenant qu’il comprenait que même ça était soumis à une incohérence temporelle, c’était encore pire. Tout ça, il l’avait donc déjà vécu… Plus encore, il y avait survécu. Mais à quel prix ? Ca, il avait la sensation qu’il n’allait pas tarder à le savoir. L’humain hocha doucement la tête et après une légère hésitation, s’avança lentement vers l’inconnue et alla s’assoir à une distance raisonnable de cette dernière. Elle était plus petite que lui, certes, et si elle avait été une nocturne, il l’aurait su tout de suite. Mais il avait toujours été quelque peu méfiant, et en temps de crise – et là, c’était une situation de crise – cet aspect de sa personnalité avait tendance à s’accentuer. En un sens, ça l’avait tenu en vie jusqu’à ses 30 ans.

Il déglutit une nouvelle fois et finit par hocher la tête quand elle lui expliqua la situation. Une telle situation avait l’air tout droit sortie d’Amour, Gloire et Beauté… Et cette référence ne venait pas de lui, mais il ne savait pas de qui. Il était suffisamment entre deux eaux pour que cette pensée le reperde de nouveau, et il ne réagit pas lorsqu’elle avança l’idée d’appeler un médecin. Un médecin, pourquoi déjà… ? Ah oui, il perdait la boule. Le monstre était en train de bouffer pour la seconde fois le gentil petit garçon. En fait, l’image n’était pas tout à fait appropriée, du moins, pas tout de suite. Pour le moment, le gentil petit garçon était encore là, mais le monstre aiguisait les couteaux et s’apprêtait à refaire un festin qu’il ne s’attendait pas à réitérer quand il avait eu lieu, dix-sept ans auparavant. Une main tenant un verre d’eau sortie de nulle part le tira de sa torpeur, et plus par réflexe que par réel besoin, Lyle hocha la tête et attrapa ce qui lui était tendu sans le porter à la bouche. Néanmoins, le contact avec la matière lui servait presque d’encre avec la réalité, lui permettant de réagir à ses propos. Le jeune homme fronça les sourcils.

« Qui est Maë… ? »

Il ne la rencontrerait que plus de dix ans plus tard, par un croisement de conjonctures improbables. Il ne connaissait même pas encore Anthéa, à l’époque fictive où il se trouvait actuellement. En fait, il était seul dans cette galère, même avec cette femme auprès de lui. Mais en un sens, elle le rassurait. Un peu. Il ne savait pas d’où elle sortait, mais elle restait, alors que la situation était absolument chaotique. Elle aurait juste pu se contenter de refiler le cadeau à quelqu’un d’autre, mais non. Certains n’ont pas eu le même comportement. Sa mâchoire se serra à cette pensée.

« Je ne suis pas vraiment sûr qu’un médecin servira à quoique ce soit vous savez… Je crois que le souci est… vous savez. Dans ma tête. »

Cette phrase le fit éclater de rire, mais d’un rire amère, qui sonnait de façon bizarre, presque comme s’il étouffait un hurlement. Et en vérité, il n’en n’était pas si loin. Mais il gardait son sang froid, comme il l’avait fait auparavant. Son visage se tourna vers l’entrée, où un bout de miroir lui permettait de voir comment il avait évolué. Il resta impassible, mais il n’en pensa pas moins. Il avait l’air… Vieux. Il avait quoi, une trentaine d’années environ ? Il reporta lentement son attention sur Edana, de nouveau vide. Il ne s’en rendait pas compte, mais il avait laissé un blanc s’installer durant cinq minutes. Désormais, il avait la sensation que les choses se reconstituaient lentement dans sa tête.

« Tout cela s’est déjà passé, hein ? Y a plus qu’à tout remettre en ordre. Demanda-t-il, même si ce n’était pas une vraie réponse. Je ne suis pas certain de le vouloir, honnêtement. Mais je n’ai pas vraiment le choix, n’est-ce pas ?»

Autre question rhétorique suivi d’un nouveau rire amère presque inquiétant. Il ne la regardait plus, le regard dans le vague. Pourtant, il était bien là. Là et ailleurs en même temps.

« En même temps en un sens, ça fait un moment que je ne l’ai pas eu. J’ai pas eu le choix de naître humain dans une famille de lycans quasi suprématistes, et on m’a clairement pas donné ma voix au chapitre quand ils m’ont foutus dehors. »

Termina-t-il de façon froide, absente.

« Et après… Je ne sais plus. Je sais juste qu’ils m’ont laissé chez le couple d’humains et ça redevient le brouillard. Nouveau long silence. Au fait, vous êtes qui exactement ? Pourquoi vous restez ? »

L’humain plissa les yeux.

« Vous attendez quoi de moi ? »

Demanda-t-il de façon toujours froide, méfiante. Il revivait lentement les événements des quinze dernières années, et autant dire que c’était brutal.


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